1. LA PRÉSENTATION FORMELLE DE CHRIST À ISRAËL ET LE CONFLIT CONSÉCUTIF 1 DE 3

01/08/2014 14:40

10. LA PRÉSENTATION FORMELLE DE CHRIST À ISRAËL

ET LE CONFLIT CONSÉCUTIF

1 DE 3

 

Entrée triomphale et historique du figuier

 

Arrivée à Béthanie

JEAN 11 : 55 à 12 : 1

55  La Pâque des Juifs était proche. Et beaucoup de gens du pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque, pour se purifier.

56  Ils cherchaient Jésus, et ils se disaient les uns aux autres dans le temple : Que vous en semble ? Ne viendra-t-il pas à la fête ?

57  Or, les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on se saisît de lui.

1 ¶  Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

NOTES DE JOHN MACARTHUR

11:55

La Pâque. Il s’agit de la troisième Pâque mentionnée dans Jn (voir #Jn 2:13 ; #Jn 6:4) et de la dernière du ministère terrestre de Jésus, celle qui vit sa mort en sacrifice. Pour la chronologie de la semaine de la Passion, voir le plan de Luc.

11:56

Ils cherchaient Jésus. Les Juifs qui accouraient en foule à Jérusalem pour la Pâque se demandaient si Jésus se montrerait à un tel moment, et ils le recherchaient activement. Le complot des chefs des sacrificateurs et des pharisiens (voir v. #Jn 11:47 ; #Jn 7:12) était assez connu pour piquer la curiosité du peuple.

11:57

si quelqu’un savait. Les auteurs du complot s’étaient arrangés pour truffer la ville d’informateurs potentiels.

12:1

Six jours avant la Pâque. C’était probablement le samedi avant la Pâque, qui aurait lieu du jeudi soir au lever du soleil le vendredi. Voir l’introduction, questions d’interprétation.

Onction de Jésus par Marie en vue de son ensevelissement

MATTHIEU 26 : 6 à 13

6 ¶  Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,

7  une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix ; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête.

8  Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent : A quoi bon cette perte ?

9  On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.

10  Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard ;

11  car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

12  En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture.

13  Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

NOTES DE JOHN MACARTHUR

26:6

Simon le lépreux. Mentionné uniquement par Matthieu et Marc (#Mr 14: 3), Simon était certainement un ancien malade guéri par Jésus, car les lépreux, considérés comme impurs, n’avaient pas le droit de mener une vie sociale normale ni même de vivre à l’intérieur des villes.

26:7

un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix. Marc précise que sa valeur était de « plus de trois cents deniers » soit l’équivalent d’environ une année de salaire. C’était effectivement un grand prix. Le coût du précieux flacon qui fut brisé (#Mr 14:3) augmentait d’autant la dépense. L’albâtre ressemblait au marbre; extrait de carrières en Égypte, il pouvait être taillé pour façonner des récipients raffinés destinés à contenir des parfums de prix. Jean nous apprend que cette femme n’était autre que Marie, la sœur de Marthe et de Lazare (#Jn 12: 3). On peut en déduire que les deux femmes firent le service du repas dans la maison de Simon. Matthieu et Marc indiquent que Marie oignit la tête de Jésus; Jean ajoute qu’elle versa aussi du parfum sur ses pieds et qu’elle les essuya avec ses cheveux. Un acte d’adoration similaire est décrit en #Lu 7:36-38, mais les circonstances du moment et du lieu, ainsi que d’autres détails, indiquent clairement qu’il s’agit de deux situations différentes.

26:8

s’indignèrent. Jean précise que c’est Judas qui joua le rôle de porte-parole et qu’il le fit pour des motifs hypocrites (#Jn 12:4-6). De toute évidence, les autres disciples ne firent pas suffisamment preuve de discernement et se joignirent aussitôt à sa protestation.

 26:11

vous avez toujours des pauvres avec vous. Jésus ne dépréciait certainement pas le ministère à l’égard des pauvres, d’autant moins après la leçon qu’il venait de donner sur le jugement des brebis et des boucs (cf. #Mt 25:35-36). Toutefois, il révélait qu’il existait un ministère plus important que tous les autres: l’adorer. Tout autre que Dieu mériterait d’être accusé de blasphème pour une telle allégation. Une fois de plus, Jésus affirmait implicitement sa divinité

26:12

elle l’a fait pour ma sépulture. Cela ne signifie pas forcément que Marie ait été tout à fait consciente de la signification de son geste. Il est très improbable qu’elle ait su que Jésus se préparait à la mort, ou en tout cas qu’elle ait pu se douter de la date prochaine de son sacrifice. Il s’agissait ici d’un acte de pure adoration: Dieu avait parlé à son cœur, et en réponse elle accomplit cet acte symbolique et sacrificiel dont elle ignorait la signification profonde.

26:13

en mémoire de cette femme. Cette promesse fut accomplie par l’inclusion de ce récit dans le N.T.

 

MARC 14 : 3 à 9

3  Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix ; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus.

4  Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation : A quoi bon perdre ce parfum ?

5  On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s’irritaient contre cette femme.

6  Mais Jésus dit : Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a fait une bonne action à mon égard ;

7  car vous avez toujours les pauvres avec vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez, mais vous ne m’avez pas toujours.

8  Elle a fait ce qu’elle a pu ; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture.

9  Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

Notes de John Macarthur

14:3-9 L’incident rapporté ici avait eu lieu le samedi précédent (cf. #Jn 12: 1). C’est le récit que fait Marc de l’onction de Jésus par Marie en préparation de sa crucifixion (cf. #Mt 26:6-13 ; #Jn 12:2-8).

14:3

Béthanie. Ville natale de Marie, Marthe et Lazare (#Jn 11:1), située sur le flanc est du mont des Oliviers, environ 3 km à l’est de Jérusalem.

Bethphagé. Petite ville juste à l’est de Jérusalem dont le nom signifie littéralement « maison des figues vertes.

montagne des Oliviers. Colline située entre Béthanie et Jérusalem

Simon le lépreux. Ce n’est que dans le contexte de ce récit que le nom de cet homme apparaît dans le N.T. Les lépreux étaient exclus de la société juive. Il avait donc sans doute été guéri miraculeusement de sa lèpre par Jésus et avait organisé ce repas en son honneur pour le remercier .

une femme. #Jn 12:3 l’identifie comme Marie, sœur de Marthe et de Lazare, qui prenaient eux aussi part à ce repas.

vase d’albâtre. Cette bouteille au long col était taillée dans un marbre particulier réputé être le meilleur matériau pour préserver les parfums coûteux et les huiles précieuses (voir la note sur Mt 26:7 {==> "Mt 26:7"}).

parfum de nard pur. C’était une huile tirée d’une plante, le nard, originaire d’Inde. Elle était pure, et donc authentique et non trafiquée, ce qui explique son si grand prix.

ayant rompu le vase. Elle a peut-être simplement cassé le col de la bouteille pour pouvoir en déverser plus rapidement le contenu, signe de sa sincère et totale consécration au Seigneur.

14:4

Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation. #Jn 12:4-5 précise que Judas était l’instigateur de ce mouvement, et #Mt 26:8 indique que tous les disciples, suivant l’exemple de Judas, se montrèrent très irrités de ce gaspillage d’un produit de grande valeur.

14:5

trois cents deniers. Un denier correspondait à une journée de travail pour un ouvrier agricole. Cela représentait donc un an de travail.

donner aux pauvres. Onze des disciples auraient probablement été d’accord d’utiliser ainsi cet argent, mais les pauvres n’en auraient sans doute jamais vu la couleur puisque Judas, le trésorier des douze, était un voleur. Il aurait donc probablement détourné toute cette somme (#Jn 12:6).

14:7

vous avez toujours les pauvres avec vous. On a « toujours » l’occasion de faire du bien aux pauvres, mais Jésus allait être avec les disciples pendant seulement peu de temps encore. L’heure n’était donc pas à s’occuper des pauvres et des malades; c’était le temps de l’acte sacrificiel de celui qui allait bientôt souffrir et être crucifié (voir la note sur Mt 26:11 {==> "Mt 26:11"};  cf. #Mr 2:19).

14:8

embaumé mon corps pour la sépulture. Marie avait probablement agi sans se rendre compte de la portée de son acte. Son onction de Jésus prit le sens d’un symbole annonçant sa mort et sa mise au tombeau (voir la note sur Mt 26:12 {==> "Mt 26:12"}).

14:9

Je vous le dis en vérité. Première fois que Marc utilise cette expression. Courante dans les Évangiles, elle était employée comme une formule introductive aux paroles particulières d’autorité prononcées par Jésus (cf. #Mr 8:12 ; #Mr 9:41 ; #Mr 10:15, #Mr 10:29 ; #Mr 11:23 ; #Mr 12:43 ; #Mr 13: 30 ; #Mr 14: 9, #Mr 14: 18, #Mr 14: 25, #Mr 14: 30).

 

bonne nouvelle. Ou « Évangile 

 

JEAN 12 : 2 à 11

2  Là, on lui fit un souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3  Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

4  Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit:

5  Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ?

6  Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.

7  Mais Jésus dit : Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture.

8  Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

9  Une grande multitude de Juifs apprirent que Jésus était à Béthanie ; et ils y vinrent, non pas seulement à cause de lui, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

10  Les principaux sacrificateurs délibérèrent de faire mourir aussi Lazare,

11  parce que beaucoup de Juifs se retiraient d’eux à cause de lui, et croyaient en Jésus.

Notes de John Macarthur

12:3

une livre d’un parfum de nard pur de grand prix. Le terme traduit par « livre » désignait en fait un poids d’environ 3/4 de livre (environ 3,5 dl). Le nard était extrait d’une plante qui poussait en Inde.

oignit les pieds de Jésus. Du fait que les convives étaient couchés le long des tables, les pieds étaient en arrière, ce qui permit à Marie d’oindre facilement les pieds de Jésus. Par cette action, elle lui exprimait son humble dévouement et son amour pour lui.

12:5

trois cents deniers. Un denier représentait le salaire d’une journée de travail d’ouvrier agricole. « Trois cents » équivalaient donc à une année de salaire (on ne gagnait pas d’argent les jours de sabbat ni les autres jours fériés).

12:6

voleur. L’altruisme de Judas n’était en fait qu’une façade cachant sa cupidité personnelle. Du fait de sa fonction de trésorier des apôtres, il pouvait piller les ressources collectives pour son enrichissement personnel.

12:7

garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. Marie agit ainsi pour exprimer son amour mais, comme dans le cas de Caïphe (#Jn 11:49-52), son acte prit une signification bien plus importante. Au Ier siècle, on dépensait des sommes colossales pour les funérailles d’un proche, notamment pour l’achat de parfums très chers destinés à couvrir l’odeur de décomposition

12:8 Cela ne signifie pas que les aumônes ne doivent pas être distribuées aux pauvres (#De 15:11), mais c’était un rappel que les pauvres existeraient toujours, alors que Jésus ne serait plus avec eux avant longtemps. Voir #Mt 26:11 ; #Mr 14: 7.

12:11

se retiraient d’eux …  croyaient. Désigne autant un éloignement conscient et délibéré de la religion des autorités qu’un mouvement authentique vers la foi en Jésus, Messie et Fils de Dieu.

 

Entrée triomphale à Jérusalem

MATTHIEU 21 : 1 à 11 , 14 à 17

1 ¶  Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux disciples,

2  en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les-moi.

3  Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller.

4  Or, ceci arriva afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète:

5  Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d’une ânesse.

6  Les disciples allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

7  Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus.

8  La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupèrent des branches d’arbres, et en jonchèrent la route.

9  Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts !

10  Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l’on disait : Qui est celui-ci ?

11  La foule répondait : C’est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée….

14  …Des aveugles et des boiteux s’approchèrent de lui dans le temple. Et il les guérit.

15  Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu’il avait faites, et des enfants qui criaient dans le temple : Hosanna au Fils de David !

16  Ils lui dirent : Entends-tu ce qu’ils disent ? Oui, leur répondit Jésus. N’avez-vous jamais lu ces paroles : Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle ?

17  Et, les ayant laissés, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit.

Notes de John Macarthur

21:1

Bethphagé. Une petite ville proche de Béthanie, sur le versant sud-est du mont des Oliviers. Elle est mentionnée uniquement dans le contexte de l’entrée triomphale de Christ (#Mr 11:1 ; #Lu 19: 29).

21:3

Si quelqu’un vous dit quelque chose. Marc rapporte que ce fut exactement ce qui se produisit (#Mr 11:5-6). Jésus venait d’arriver à Bethphagé (v. #Mt 21: 1), et il n’avait pas encore eu l’occasion de prendre des dispositions pour se servir de ces animaux. Pourtant, il connaissait l’endroit exact où ils se trouvaient et l’attitude des propriétaires. Une telle connaissance révèle son omniscience divine.

21:5

un ânon, le petit d’une ânesse. Une citation de #Za 9:9 (cf. #Esa 62:11). L’accomplissement précis de cette prophétie messianique ne pouvait pas échapper aux foules juives, qui accueillirent et acclamèrent Jésus d’une manière digne du seul Messie

21:7

l’ânesse et l’ânon. L’Éangile de Matthieu est le seul à mentionner l’ânesse. Cependant, tous rapportent le jeune âge de l’ânon (#Jn 12: 14), et certains précisent même que personne ne l’avait monté auparavant (#Mr 11:2 ; #Lu 19: 30). L’ânesse accompagna son petit, peut-être dans le but de le décider à coopérer.

le firent asseoir dessus. Christ chevauchait l’ânon (#Mr 11:7).

21:8

étendirent leurs vêtements sur le chemin. Cette ancienne coutume était la manifestation d’un hommage réservé aux personnages royaux (cf. #2R 9:13). Par ce geste, la foule reconnaissait en Jésus le roi des Juifs qu’il déclarait être.

21:9

Hosanna. Ce mot est la transcription d’un terme hébreu traduit par « accorde le salut » (#Ps 118:25).

Béni soit celui. Cette expression est une citation littéralement du v. 26 du même psaume. Accompagnées du titre messianique « Fils de David », ces acclamations témoignaient que la foule reconnaissait véritablement les affirmations messianiques de Christ. Cet événement survint le dimanche 9 du mois de Nisan de l’an 30, soit exactement 483 ans après le décret d’Artaxerxès mentionné en #Da 9:24-26

21:15

enfants. Littéralement « garçons ». La foule réunie à Jérusalem pour la Pâque comprenait un grand nombre de garçons de douze ans qui allaient célébrer leur première Pâque, tout comme Jésus l’avait fait.

21:16

Oui … . N’avez-vous jamais lu. La réponse de Jésus aux principaux sacrificateurs et aux scribes « indignés » avait la valeur d’une affirmation sans équivoque de sa divinité. Jésus cita le #Ps 8:3 qui parle de la « gloire » de Dieu proclamée « par la bouche des enfants » et l’appliqua aux louanges qu’il avait reçues lui-même des enfants dans le temple. Ainsi, il se déclarait digne d’être adoré en tant que Dieu.

MARC 11 : 1 à 11

1 ¶  Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,

2  en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est encore assis ; détachez-le, et amenez-le.

3  Si quelqu’un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il le laissera venir ici.

4  Les disciples, étant allés, trouvèrent l’ânon attaché dehors près d’une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.

5  Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent : Que faites-vous ? pourquoi détachez-vous cet ânon ?

6  Ils répondirent comme Jésus l’avait dit. Et on les laissa aller.

7  Ils amenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s’assit dessus.

8  Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d’autres des branches qu’ils coupèrent dans les champs.

9  Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

10  Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père ! Hosanna dans les lieux très hauts !

11  Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s’en alla à Béthanie avec les douze.

Notes de John Macarthur

11:1-11 Ce passage, appelé traditionnellement « l’entrée triomphale de Jésus » (il s’agit plus exactement du couronnement de Jésus comme vrai roi), évoque sa dernière apparition publique importante avant sa crucifixion. Les quatre Évangiles mentionnent l’événement (cf. #Mt 21:1-11 ; #Lu 19:29-44 ; #Jn 12:12-19), et ce pour la seconde fois seulement, ce qui souligne son importance.

11:1

approchèrent de Jérusalem. Phrase de transition générale marquant la fin du récit du ch. #Mr 10. Elle marque aussi le début de l’ultime phase des trois ans de ministère de Christ.

Bethphagé. Petite ville juste à l’est de Jérusalem dont le nom signifie littéralement « maison des figues vertes » .

Béthanie. Ville natale de Marie, Marthe et Lazare (#Jn 11:1), située sur le flanc est du mont des Oliviers, environ 3 km à l’est de Jérusalem.

montagne des Oliviers. Colline située entre Béthanie et Jérusalem

11:2

village qui est devant vous. Sans doute Bethphagé. « Devant » implique que ce village se trouvait à l’écart de la route principale.

ânon. Traduction conforme à l’usage du mot dans les papyri grec (documents écrits ordinaires datant de l’époque du N.T., faits à base de roseaux), et en harmonie avec ses autres emplois dans les Écritures.

aucun homme ne s’est encore assis. Aux yeux des Juifs, les animaux qui n’avaient jamais été montés convenaient tout spécialement aux usages religieux (cf. #No 19: 2 ; #De 21: 3 ; #1S 6: 7).

11:3

Si quelqu’un vous dit. En raison de la nature même de l’action des disciples, Jésus anticipait l’opposition qu’ils rencontreraient (v. #Mr 11: 5).

Le Seigneur. Même si ce n’est pas le cas dans le reste de son Évangile, Marc fait ici allusion à Jésus. Luc et Jean ont quant à eux souvent utilisé ce terme pour désigner Jésus. Les gens de la région connaissaient bien Jésus et ses disciples, et le propriétaire de l’ânon comprendrait cette allusion.

11:8

étendirent leurs vêtements. Cette pratique était courante dans l’Antiquité pour accueillir un nouveau roi.

branches. Les branches de palmier symbolisaient la joie et le salut et évoquaient l’hommage royal qui allait être rendu à Christ (#Ap 7:9). La foule était très excitée et pleine de louanges pour le Messie qui enseignait avec tant d’autorité, guérissait les malades et ressuscitait les morts (Lazare; cf. #Jn 12:12-18).

11:9

Hosanna! A l’origine une prière hébraïque signifiant « sauve donc ». Ici, c’était probablement tout simplement une acclamation de bienvenue.

Béni soit celui qui vient. Cette expression fait partie (#Ps 118:26) du Hallel (le mot hébreu signifiant « louange »), c’est-à-dire les #Ps 113:1-118:@, qu’on chantait à l’occasion de toutes les fêtes juives, surtout à la Pâque. « Celui qui vient » n’était pas un titre messianique de l’A.T., mais avait fini par avoir de telles résonnances pour les Juifs (cf. #Mt 11:3 ; #Lu 7:19 ; #Jn 3:31 ; #Jn 6:14 ; #Jn 11:27 ; #Hé 10:37).

11:10

le règne de David, notre père! Cette expression d’hommage, mentionnée par Marc seul, reconnaît que Jésus introduisait le royaume messianique promis au descendant de David. La foule paraphrasait la citation de #Ps 118:26 (voir le v. 9) en espérant voir Jésus accomplir la prophétie et établir le royaume.

11:11

temple. Désignation non du sanctuaire intérieur seulement, mais de l’ensemble des parvis et des bâtiments.

Quand il eut tout considéré. Détail exclusif à Marc, sans doute fondé sur le souvenir personnel de Pierre. Christ agissait comme ayant autorité pour inspecter l’état du temple, et ses observations étaient exhaustives.

s’en alla à Béthanie. Située à proximité, cette ville était relativement sûre pour éviter une arrestation prématurée de Jésus par les chefs juifs.

LUC 19 : 29 à 44

29  Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne appelée montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,

30  en disant : Allez au village qui est en face ; quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est jamais assis ; détachez-le, et amenez-le.

31  Si quelqu’un vous demande: Pourquoi le détachez-vous ? vous lui répondrez : Le Seigneur en a besoin.

32  Ceux qui étaient envoyés allèrent, et trouvèrent les choses comme Jésus leur avait dit.

33  Comme ils détachaient l’ânon, ses maîtres leur dirent : Pourquoi détachez-vous l’ânon ?

34  Ils répondirent : Le Seigneur en a besoin.

35  Et ils amenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et firent monter Jésus.

36  Quand il fut en marche, les gens étendirent leurs vêtements sur le chemin.

37  Et lorsque déjà il approchait de Jérusalem, vers la descente de la montagne des oliviers, toute la multitude des disciples, saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus.

38  Ils disaient : Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel, et gloire dans les lieux très hauts !

39  Quelques pharisiens, du milieu de la foule, dirent à Jésus : Maître, reprends tes disciples.

40  Et il répondit : Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront !

41 ¶  Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle,

42  (19-41) et dit : (19-42) Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux.

43  Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts ;

44  ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée.

Notes de John Macarthur

19:29

Béthanie. Jésus avait régulièrement séjourné dans cette ville lors de ses visites à Jérusalem.

la montagne appelée montagne des Oliviers. Le sommet le plus élevé d’une chaîne qui s’étend du nord au sud, située à l’est de la vallée du Cédron qui bordait le temple. Il tirait son nom des denses oliveraies qui le recouvraient naguère.

19:30

ânon. Matthieu précise que l’ânesse fut emmenée avec lui sur lequel aucun homme ne s’est jamais assis.

19:36

étendirent leurs vêtements. Luc ne parle pas de branches mentionnées par Matthieu et Marc.

19:37

la multitude des disciples. Il ne fait aucun doute que de nombreuses personnes qui n’étaient pas de véritables disciples y étaient mêlées.

les miracles. #Jn 12:17-18 précise que la nouvelle de la résurrection de Lazare, en particulier, avait décidé de nombreuses personnes à venir voir Jésus.

19:38

Béni soit le roi. Avec ces paroles du #Ps 118:26, la foule acclama Jésus en tant que Messie.

Paix dans le ciel. Luc est le seul à mentionner cette expression. Elle fait écho au message des anges en #Lu 2:14.

19:39

reprends tes disciples. Les pharisiens étaient scandalisés par le fait que des gens adressaient de telles expressions de louange et d’adoration à Jésus, et ils exigèrent qu’il les fasse taire.

19:40

les pierres crieront. Cette affirmation forte que fait Jésus de sa divinité peut aussi être une allusion aux paroles de #Ha 2:11. L’Écriture parle souvent des louanges de Dieu apportées par les éléments inanimés de la nature. Cf. #Ps 96:11 ; #Ps 98:7-9 ; #Ps 114:7 ; #Esa 55:12. Cf. aussi les paroles de Jean-Baptiste en #Mt 3:9. Les paroles de Jésus ont trouvé leur accomplissement en #Mt 27:51.

19:41-42 Luc est le seul à rapporter ces pleurs de Jésus sur Jérusalem. Christ se lamenta sur la ville à deux reprises au moins (#Lu 13: 34 ; #Mt 23: 37). Cette fois-ci, une telle lamentation semble mal s’accorder avec l’accueil triomphal qu’il a reçu à son entrée dans la ville. Elle révèle cependant qu’il connaissait le cœur des hommes et qu’il était parfaitement conscient du caractère superficiel de leurs louanges. Son humeur n’était décidément pas à la joie. Bientôt, la même foule allait réclamer sa mort (#Lu 23: 21).

19:43

t’enfermeront, et te serreront de toutes parts. Cf. #Lu 21:20. Ce fut précisément la méthode employée par Titus lorsqu’il fit le siège de Jérusalem en l’an 70. Il encercla la ville le 9 avril, coupant toutes les sources d’approvisionnement et emprisonnant des milliers de personnes qui s’étaient rendues à Jérusalem pour la Pâque et la fête des pains sans levain (qui venait de se terminer). Les Romains procédèrent à l’édification systématique de remblais autour de la ville et petit à petit affamèrent ses habitants. Ils maintinrent ce siège tout au long de l’été, affaiblissant la défense des divers quartiers de la ville l’un après l’autre. La prise définitive de la ville eut lieu au début du mois de septembre de la même année.

19:44

ils te détruiront. Cette parole fut accomplie mot pour mot. Les Romains anéantirent complètement la ville, le temple, les maisons et les habitants. Les hommes, les femmes et les enfants furent brutalement exécutés par dizaines de milliers. Les rares survivants furent emmenés pour devenir victimes des jeux du cirque romains et des joutes de gladiateurs.

parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. La destruction de Jérusalem était un acte de jugement divin parce que ses habitants avaient refusé de reconnaître et d’accepter leur Messie lorsqu’il était au milieu d’eux (cf. #Lu 20:13-16 ; #Jn 1:10-11).

 

JEAN 12 : 12 à 19

12 ¶  Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem,

13  prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !

14  Jésus trouva un ânon, et s’assit dessus, selon ce qui est écrit:

15  Ne crains point, fille de Sion ; Voici, ton roi vient, Assis sur le petit d’une ânesse.

16  Ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses ; mais, lorsque Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent qu’elles étaient écrites de lui, et qu’ils les avaient accomplies à son égard.

17  Tous ceux qui étaient avec Jésus, quand il appela Lazare du sépulcre et le ressuscita des morts, lui rendaient témoignage ;

18  et la foule vint au-devant de lui, parce qu’elle avait appris qu’il avait fait ce miracle.

19  Les pharisiens se dirent donc les uns aux autres : Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voici, le monde est allé après lui.

Notes de John Macarthur

12:12-19 Cette section évoque l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem (jour des Rameaux). C’est l’un des rares événements de la vie de Jésus qui soit rapporté dans chacun des Évangiles (#Mt 21:1-11 ; #Mr 11:1-11 ; #Lu 19:29-38). Il se présenta ainsi de façon officielle à la nation comme Messie et Fils de Dieu. Le sanhédrin et les autres chefs religieux juifs ne pouvaient le tuer en pleine célébration de la Pâque, car ils craignaient la réaction des foules auprès desquelles il était populaire (#Mt 26: 5 ; #Mr 14: 2 ; #Lu 22: 2). Jésus entra dans la ville, cependant, au moment qu’il avait décidé lui, et il fit en sorte que tout se passe le jour de la Pâque exactement, car c’était celui où les agneaux étaient sacrifiés. Comme le disent les Écritures, « Christ, notre Pâque, a été immolé » (#1Co 5:7 ; #1Pi 1:19). A l’heure parfaitement fixée par Dieu (voir #Jn 7:30 ; #Jn 8:20), à l’heure précise prévue de toute éternité, il se présenta pour mourir (v. #Jn 12: 23 ; #Jn 10:17-18 ; #Jn 17: 1 ; #Jn 19:10-11 ; cf. #Ac 2:23 ; #Ac 4:27-28 ; #Ga 4:4).

12:12

Le lendemain. Le dimanche, le jour qui suivit la visite de Jésus à Béthanie

12:13

prirent des branches de palmiers. Il ne manquait pas de palmes de dattiers; ces arbres poussent toujours aussi abondamment à Jérusalem. Depuis environ deux siècles, agiter des palmes de dattier était devenu un symbole national, voire nationaliste, signalant l’espoir fervent de l’arrivée d’un libérateur messianique (#Jn 6:14-15).

Hosanna! Transcription d’un mot hébreu signifiant « sauve donc ». C’était un terme d’acclamation ou de louange que l’on trouve au #Ps 118:25, psaume familier à tout Juif puisqu’il faisait partie du Hallel (#Ps 113:1-118:@). Ces psaumes étaient chantés chaque matin par le chœur du temple pendant la fête des tabernacles (#Jn 7:37), associés à la fête de la Dédicace (#Jn 10:22) et surtout à la Pâque. Après avoir crié « Hosanna », les foules hurlèrent le #Ps 118:26 ; il est significatif que le contexte original du #Ps 118 puisse avoir été celui d’une bénédiction en faveur d’un roi davidique. Les commentaires juifs au sujet du psaume ont interprété ces vv. comme porteurs d’implications messianiques. « Celui qui vient au nom du Seigneur » renvoie au Messie, surtout associé à l’expression « roi d’Israël », bien que ce titre messianique ne figure pas dans le #Ps 118.

12:14-15 Les Évangiles synoptiques donnent plus d’informations ici au sujet du choix de l’âne (voir #Mt 21:1-9 ; #Mr 11:1-10 ; #Lu 19:29-38). Ils font comprendre que Jésus voulait se présenter à la nation de cette façon, car il désirait accomplir la prophétie messianique de #Za 9:9 (citée ici). Les mots « ne crains point » ne se trouvent pas dans ce passage de Zacharie mais proviennent d’#Esa 40:9. Ce n’est qu’après l’ascension de Jésus que les disciples comprirent la signification de cette entrée triomphale (cf. #Jn 14: 26).

12:19

le monde est allé après lui. « Le monde » signifie le peuple en général, par opposition aux individus en particulier. Il est clair que la plupart des gens ne connaissaient même pas Jésus ce jour-là, et beaucoup en Israël n’avaient pas foi en lui. Le mot « monde » est souvent utilisé dans ce sens général (v. #Jn 12:47 ; #Jn 1:29 ; #Jn 3:17 ; #Jn 4:42 ; #Jn 14:22 ; #Jn 17:9, #Jn 17:21).

 

Malédiction contre le figuier

MATTHIEU 21 : 18 – 19

18 ¶  Le matin, en retournant à la ville, il eut faim.

19  Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit : Que jamais fruit ne naisse de toi ! Et à l’instant le figuier sécha.

Notes de John Macarthur

21:19

à l’instant. Le terme est relatif. L’arbre a pu mourir dans l’instant, cependant #Mr 11:14-20  suggère que les effets du dépérissement ne furent pas visibles avant le lendemain. Jésus avait maudit l’arbre délibérément pour offrir une leçon de choses aux témoins de la scène; il n’avait pas agi précipitamment, sous l’emprise de la frustration. Le figuier est souvent employé dans l’Écriture en tant que symbole d’Israël (#Os 9:10 ; #Joe 1:7). Le figuier stérile, en particulier, symbolise souvent le jugement divin sur Israël qui ne porte pas de fruit en dépit des abondants privilèges spirituels qu’il a reçus (#Jér 8:13 ; #Joe 1:12). Le geste de Jésus illustre donc le jugement de Dieu contre l’Israël terrestre pour son refus honteux de porter du fruit, attitude qui se manifesta pleinement dans le rejet du Messie. L’une des paraboles de Christ enseignait une leçon similaire (#Lu 13:6-9).

 

MARC 11 : 12 à 14

12 ¶  Le lendemain, après qu’ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim.

13  Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; et, s’en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.

14  Prenant alors la parole, il lui dit : Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l’entendirent.

Notes de John Macarthur

Le Lendemain. #Mt 21: 18 précise que c’était « le matin », sans doute avant 6 heures.

figuier qui avait des feuilles. Les figuiers représentaient une source de nourriture courante. Il fallait trois ans après la plantation pour que l’arbre porte des fruits. Ensuite, on pouvait faire deux récoltes par an, d’habitude très fructueuses. Normalement, les figues poussaient avec les feuilles. Ce figuier-là portait bien des feuilles mais, curieusement, pas de fruits. Le fait qu’il se trouvait le long de la route (cf. #Mt 21: 19) implique qu’il était propriété publique. Il était planté dans une terre fertile, puisque son feuillage était en avance par rapport à la saison et par rapport aux autres figuiers. L’abondance des feuilles laissait espérer que l’arbre était précoce aussi par ses fruits.

ce n’était pas la saison des figues. La prochaine saison pour la récolte normale des figues était en juin, plus d’un mois plus tard. Cette précision, unique à Marc, accentue la nature inhabituelle de ce figuier.

11:14

Que jamais personne ne mange de ton fruit! En interpellant directement l’arbre, Jésus le personnifiait et le condamnait parce qu’il ne fournissait pas ce que son apparence promettait. Cet incident ne constituait pas l’exécution pratique de la parabole du figuier (#Lu 13: 6-9), avertissement contre la stérilité spirituelle. Jésus maudit ici l’arbre pour son apparence trompeuse qui faisait espérer une grande productivité, sans l’offrir. Il aurait dû être couvert de fruits, mais il était stérile. Le figuier était souvent présenté dans l’A.T. comme un type de la nation juive (#Os 9:10 ; #Na 3:12 ; #Za 3:10), et en l’occurrence, Jésus utilisa l’arbre le long de la route pour donner une divine leçon de choses sur l’hypocrisie et la stérilité spirituelles d’Israël .

Deuxième purification du temple

 

MATTHIEU 21 : 12 – 13

12 ¶  Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons.

Notes de John Macarthur

21:12

chassa. C’était la seconde fois que Jésus purifiait le temple. #Jn 2:14-16 décrit un incident semblable au début du ministère public de Christ. Des détails notables différencient ces deux événements. La première fois, les officiels du temple contestèrent aussitôt l’action de Jésus  cf. #Jn 2:18). Aucun des récits de la deuxième intervention dans le temple ne signale une telle opposition de la part des Juifs. En revanche, tous les synoptiques rapportent que Jésus s’adressa aux personnes présentes (v. #Mt 21: 13), et même qu’il profita de l’incident pour présenter un enseignement en public (#Mr 11: 17 ; #Lu 19:46-47).

ceux qui vendaient et qui achetaient. Il considérait aussi bien les vendeurs que les clients comme coupables de souiller le temple. Parmi les articles achetés et vendus il y avait des « pigeons », ainsi que d’autres animaux pour le sacrifice (cf. #Jn 2:14).

changeurs. Il était nécessaire de recourir aux agents de change, massivement présents sur les lieux, parce que des pièces romaines et d’autres monnaies étrangères étaient jugées inacceptables pour les offrandes du temple. Évidemment, les marchands et les changeurs exigeaient des sommes exorbitantes, de sorte que le marché du temple avait pris l’allure d’un repaire de voleurs (v. #Mt 21: 13). Ce genre de commerce avait lieu dans le parvis des païens, un vaste espace recouvrant plusieurs acres autour du temple.

21:13

Il est écrit. Jésus rapproche deux prophéties de l’A.T., #Esa 56:7 (« ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples ») et #Jér 7:11 (« Est-elle à vos yeux une caverne de voleurs, cette maison sur laquelle mon nom est invoqué? »).

 

MARC 11 : 15 à 18

15  Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons ;

16  et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple.

17  Et il enseignait et disait: N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.

18  Les principaux sacrificateurs et les scribes, l’ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr ; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine.

Notes de John Macarthur

temple. Le vaste parvis des païens fournit le cadre des événements suivants.

vendaient …  achetaient. Les Juifs avaient besoin d’animaux pour leurs sacrifices dans le temple. Il était plus pratique de les acheter sur place que de les apporter de loin, en risquant de plus qu’ils ne passent pas avec succès l’inspection menée par le souverain sacrificateur. Les vendeurs étaient rattachés à l’organisation mise en place par le souverain sacrificateur, ou bien ils devaient verser aux autorités du temple une lourde taxe pour avoir le droit de commercer. Quel que soit le cas de figure, la famille du souverain sacrificateur en tirait un bénéfice financier.

changeurs. Installés dans le parvis, ils échangeaient les pièces grecques et romaines contre de la monnaie juive ou tyrienne, celle que les pèlerins (tous les hommes juifs de 20 ans et plus) étaient obligés d’utiliser pour verser leur contribution annuelle (un demi-sicle) aux services religieux du temple. Les changeurs prélevaient une commission de 10 à 12% pour leurs services.

vendeurs de pigeons. Ces oiseaux étaient si souvent utilisés pour les sacrifices que Marc réserve une mention spéciale à ceux qui les vendaient. Ils représentaient l’offrande normale des pauvres (#Lé 5:7) et servaient aussi dans d’autres cas (#Lé 12:6 ; #Lé 14: 22 ; #Lé 15: 14, #Lé 15: 29).

11:16

ne laissait personne transporter aucun objet. Jésus ne voulait pas que le parvis continue de servir de raccourci pour porter ustensiles et récipients pleins de marchandises à travers tout Jérusalem. Cette pratique dénotait un total irrespect envers le temple, et finalement envers Dieu lui-même.

11:17 Comme ses actions avaient provoqué un attroupement, Jésus se justifia en citant les Écritures.

maison de prière pour toutes les nations. La véritable raison d’être du temple de Dieu. Marc est le seul à inclure « pour toutes les nations » dans cette citation d’#Esa 56:7, probablement du fait qu’il s’adressait surtout aux non-Juifs. Le parvis des païens constituait la seule partie du temple où ils étaient autorisés à prier et adorer Dieu, et les Juifs les avaient empêchés de prier en faisant de cet endroit un lieu consacré à un commerce cupide.

caverne de voleurs. En choisissant de citer l’expression de #Jér 7:11, Jésus donnait des chefs religieux l’image de brigands qui trouvaient refuge dans les cavernes remplies d’autres malfaiteurs. Le temple était devenu un endroit où le peuple de Dieu n’était plus en mesure d’adorer tranquillement, mais était plutôt victime d’extorsion, et où les coupables étaient protégés.

11:18

Les principaux sacrificateurs et les scribes. C’est la première fois que Marc utilise cette combinaison. Ils faisaient partie des principaux dirigeants du sanhédrin.

cherchèrent les moyens de le faire périr. Les chefs parlaient sans cesse de la façon dont ils tueraient Jésus.

frappée de sa doctrine. L’autorité des enseignements de Jésus, la Parole de Dieu, contrastait fortement avec celle des scribes (experts en A.T.), qui fondaient leur autorité sur celle d’autres rabbins. L’enseignement direct, puissant et personnel de Jésus leur semblait si éloigné de leur expérience propre que ceux qui l’entendaient se disaient « frappés » (cf. #Tit 2:15).

LUC 19 : 45 à 48

45  Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient,

46  leur disant : Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.

47  Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr ;

48  mais ils ne savaient comment s’y prendre, car tout le peuple l’écoutait avec admiration.

Notes de John Macarthur

19:45-46 Cet incident est distinct de celui relaté en #Jn 2:14-16 et correspond à une deuxième intervention de Jésus. Le passage cité vient d’#Esa 56:7. Voir la note sur Mt 21:12 {==> "Mt 21:12"}.

19:47

principaux sacrificateurs. C’étaient les responsables du temple.

scribes. Principalement des pharisiens, qui étaient versés dans la loi et les traditions.

les principaux du peuple. Des notables juifs qui exerçaient une influence dans les affaires du temple. En introduisant son ministère dans le temple, Christ se plaça au cœur même de l’opposition contre lui.

cherchaient à le faire périr. Cf. #Lu 22:2 ; #Mt 26:3-4 ; #Jn 5:16-18 ; #Jn 7:1, #Jn 7:19, #Jn 7:25.

 

Demande de la part de grecs et nécessité que le fils de l`homme soit élevé

JEAN 12 : 20 à 36

20 ¶  Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête,

21  s’adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance : Seigneur, nous voudrions voir Jésus.

22  Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus.

23  Jésus leur répondit: L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.

24  En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.

25  Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.

26  Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.

27 ¶  Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ? …  Père, délivre-moi de cette heure ? …  Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure.

28  Père, glorifie ton nom ! Et une voix vint du ciel : Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore.

29  La foule qui était là, et qui avait entendu, disait que c’était un tonnerre. D’autres disaient : Un ange lui a parlé.

30  Jésus dit : Ce n’est pas à cause de moi que cette voix s’est fait entendre ; c’est à cause de vous.

31  Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors.

32  Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.

33  En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. -

34  La foule lui répondit : Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : Il faut que le Fils de l’homme soit élevé ? Qui est ce Fils de l’homme ?

35  Jésus leur dit : La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point : celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.

Notes de John Macarthur

12:20-21 Il s’agit probablement de païens convertis au judaïsme qui étaient venus pour la Pâque et qui, dans leur désir de voir Jésus, adoptaient une position diamétralement opposée à celle des dirigeants nationaux, désireux quant à eux de l’éliminer. Au moment même où les autorités juives complotaient pour tuer Jésus, les païens commençaient à réclamer son attention.

12:23

L’heure. C’est-à-dire l’heure de la mort, de la résurrection et de l’exaltation de Jésus (v. #Jn 12: 27 ; #Jn 13: 1 ; #Jn 17: 1). Jusqu’à ce moment-là, l’heure de Jésus avait toujours été future (#Jn 2:4 ; #Jn 4:21, #Jn 4:23 ; #Jn 7:30 ; #Jn 8:20).

Fils de l’homme. C’est le titre de prédilection de Jésus qui l’employa pour se désigner lui-même plus de 80 fois. Dans le N.T., il est exclusivement réservé à Jésus et apparaît principalement dans les Évangiles (cf. #Ac 7:56). Dans le quatrième Évangile, l’expression se répète 13 fois, et elle est le plus souvent associée aux thèmes de la crucifixion et de la souffrance (#Jn 3:14 ; #Jn 8:28) ou de la révélation (#Jn 6:27, #Jn 6:53), mais aussi à l’autorité eschatologique (#Jn 5:27). Bien que pouvant parfois évoquer l’humanité de la personne ou fonctionner en tant que simple substitut pour « je » (#Jn 6:27 ; cf. #Jn 6:20), elle prend une signification eschatologique en rapport avec #Da 7:13-14 où un « fils de l’homme », le Messie, vient en gloire pour recevoir le royaume des mains de l’« Ancien des jours », c’est-à-dire le Père.

12:24 De même que le grain semé doit mourir pour porter beaucoup de fruits, la mort de Christ aura pour résultat le salut de beaucoup.

12:25-26 Ce principe de mort n’est pas seulement applicable à Jésus (voir v. 24), mais aussi à ses disciples. Eux aussi risquent de perdre la vie au service de Jésus et dans leur témoignage pour lui (voir #Mt 10:37-39 ; #Mt 16:24-25).

12:27

mon âme est troublée. Le terme utilisé ici est très fort et signifie l’horreur, l’anxiété, l’agitation. La perspective de prendre sur lui la colère de Dieu contre les péchés du monde révulsait le Sauveur sans péché (cf. #2Co 5:21).

12:28

glorifie ton nom! Cette requête incarnait le principe qui animait la vie de Jésus autant que sa mort. Voir #Jn 7:18 ; #Jn 8:29, #Jn 8:50.

Je l’ai glorifié, et je le glorifierai. Le Père répondit au Fils d’une voix audible. Cela ne se produisit que trois fois au cours du ministère de Jésus (cf. #Mt 3:17, lors de son baptême; 17: 5, lors de la transfiguration).

12:31

le prince de ce monde. Allusion à Satan (voir #Jn 14: 30 ; #Jn 16: 11 ; cf. #Mt 4:8-9 ; #Lu 4:6-7 ; #2Co 4:4 ; #Ep 2:2 ; #Ep 6:12). Alors que la croix pouvait passer pour le signe le plus éclatant de la victoire de Satan sur Dieu, elle marquait en fait sa défaite définitive (cf. #Ro 16: 20 ; #Hé 2:14).

12:32

élevé de la terre. Cela renvoie à la crucifixion (v. #Jn 12: 33 ; #Jn 18: 32).

12:34

demeure éternellement. Le terme de « loi » désignait, au sens large, non seulement les cinq livres de Moïse (Pentateuque) mais aussi l’A.T. tout entier (voir #Ro 10:4). Peut-être avaient-ils à l’esprit #Esa 9:6, qui promettait que le royaume du Messie serait éternel, ou #Ez 37:25, où Dieu promit que le dernier David serait prince d’Israël pour toujours (voir aussi #Ps 89:36-38).

12:35-36

Jésus leur dit. Cette dernière invitation de Jésus fut rapportée par Jean en rapport avec son thème de la foi au Fils de Dieu et Messie (voir #Jn 20:30-31).

 

Retrait de jésus loin de la foule incrédule et réaction

JEAN 12 : 36 à 50

36  Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. Jésus dit ces choses, puis il s’en alla, et se cacha loin d’eux.

37 ¶  Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui,

38  afin que s’accomplît la parole qu’Esaïe, le prophète, a prononcée : Seigneur, Qui a cru à notre prédication ? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ?

39  Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu’Esaïe a dit encore:

40  Il a aveuglé leurs yeux ; et il a endurci leur cœur, De peur qu’ils ne voient des yeux, Qu’ils ne comprennent du cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

41  Esaïe dit ces choses, lorsqu’il vit sa gloire, et qu’il parla de lui.

42 ¶  Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui ; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue.

43  Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

44 ¶  Or, Jésus s’était écrié: Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ;

45  et celui qui me voit voit celui qui m’a envoyé.

46  Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.

47  Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.

48  Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour.

49  Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.

50  Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites.

Notes de John Macarthur

12:37-40 Dans ces vv., Jean donna l’explication scripturaire d’une incrédulité aussi énorme que catastrophique de la part de la nation juive: cette incrédulité était non seulement prévue dans les Écritures, mais exigée par elles. Au v. 38 Jean cite #Esa 53:1, et au v. 40 il cite #Esa 6:10 (voir #Ro 10:16), qui soulignent tous deux que Dieu, dans son plan souverain, endurcit les cœurs en Israël en guise de jugement (cf. l’argumentation de Paul en #Ro 9:1-11:@). Même si un tel jugement correspondait à une décision de Dieu, il n’était pas sans rapport avec la responsabilité et la culpabilité de l’homme (voir #Jn 8:24).

12:41

Esaïe …  vit sa gloire …  parla de lui. Allusion à #Esa 6:1. Jean assimile sans ambiguïté Jésus à Dieu, l’Éternel (ou Yahvé) de l’A.T. Par conséquent, puisque le v. 41 renvoie à Jésus, il fait de lui l’auteur de l’endurcissement judiciaire d’Israël. Cela convient à son rôle de juge (voir #Jn 5:22-23, #Jn 5:27, #Jn 5:30 ; #Jn 9:39).

12:42-43 La mise à l’index des vv. 37-41 est suivie des exceptions des vv. 42-43 (voir #Jn 1:10-11 / 1:12-13). Le peuple semblait faire confiance à Jésus avec beaucoup plus de candeur et de ferveur que ceux des chefs d’Israël qui croyaient en lui: ils faisaient preuve d’une foi inadéquate, irrésolue, et même suspecte. Leur foi était si faible qu’ils refusèrent de s’engager dans un sens qui menacerait leur position dans la synagogue. C’est l’une des plus tristes déclarations qui soit à propos de responsables spirituels: ils préférèrent les louanges des hommes à celles de Dieu, dans leur refus de reconnaître publiquement Jésus comme le Messie et le Fils de Dieu.

 

Enseignement sur la foi à partir du figuier séché

MATTHIEU 21 : 19 À 22

19  Voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles, et il lui dit : Que jamais fruit ne naisse de toi ! Et à l’instant le figuier sécha.

20  Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et dirent : Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant ?

21  Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

22  Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.

Notes de John Macarthur

21:19

à l’instant. Le terme est relatif. L’arbre a pu mourir dans l’instant, cependant #Mr 11:14-20 suggère que les effets du dépérissement ne furent pas visibles avant le lendemain. Jésus avait maudit l’arbre délibérément pour offrir une leçon de choses aux témoins de la scène; il n’avait pas agi précipitamment, sous l’emprise de la frustration. Le figuier est souvent employé dans l’Écriture en tant que symbole d’Israël (#Os 9:10 ; #Joe 1:7). Le figuier stérile, en particulier, symbolise souvent le jugement divin sur Israël qui ne porte pas de fruit en dépit des abondants privilèges spirituels qu’il a reçus (#Jér 8:13 ; #Joe 1:12). Le geste de Jésus illustre donc le jugement de Dieu contre l’Israël terrestre pour son refus honteux de porter du fruit, attitude qui se manifesta pleinement dans le rejet du Messie. L’une des paraboles de Christ enseignait une leçon similaire (#Lu 13:6-9).

21:21

si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point. Cela présuppose que la demande est conforme à la volonté de Dieu, car seule une foi qui vient de Dieu peut être libérée du doute (cf. #Mr 9:24).

 

cela se ferait. C’était exactement ce genre de miracle aux proportions gigantesques qu’avaient réclamé les scribes et les pharisiens, mais Christ le refusa toujours. Dans ce passage, il emploie une métaphore pour parler de la puissance absolue de Dieu, qui agit librement dans la vie de ceux qui possèdent la foi véritable.

 

MARC 11 : 19 À 26

19  Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.

20  Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines.

21  Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.

22  Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu.

23  Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

24  C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

25  Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.

26  Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Notes de John Macarthur

11:19

sortit de la ville. Les trois premiers jours de la semaine de la Passion, Jésus attendit le coucher du soleil pour sortir de Jérusalem. C’était l’heure où les portes de la ville étaient sur le point d’être fermées et où la foule se dispersait.

 11:20

Le matin. #Mt 21:18 précise que c’était « le matin », sans doute avant 6 heures.

séché jusqu’aux racines. La maladie de l’arbre qui l’empêchait de porter du fruit (v. #Mr 11:14) s’était étendue à tout l’arbre et l’avait tué. Matthieu décrit l’événement d’une manière plus concise, mais son récit s’inscrit dans la même séquence temporelle que celui de Marc.

11:21

Rabbi. Littéralement « mon maître ». Titre honorifique conféré par les Juifs à des enseignants respectés. Dans le N.T., il est aussi utilisé pour Jean-Baptiste (#Jn 3:26).

 

11:22

Ayez foi en Dieu. Doux reproche pour le manque de foi des disciples dans le pouvoir de sa parole. Cette sorte de foi croit en la vérité révélée de Dieu, en son pouvoir, et s’applique à faire sa volonté (cf. #1Jn 5:14.)

11:23

cette montagne …  dans la mer. Cette expression rappelait une métaphore courante à l’époque, celle des déracineurs de montagne, qui, dans la littérature juive, renvoyait aux grands rabbins et aux chefs spirituels capables de résoudre de difficiles problèmes et qui semblaient en mesure de réaliser l’impossible. Évidemment, Jésus ne déracina pas de montagne au sens littéral. De fait, il refusait d’accomplir des miracles spectaculaires devant les chefs juifs incrédules. Jésus voulait dire que, si les croyants mettent sincèrement leur confiance en Dieu et prennent vraiment conscience de la puissance illimitée qui est disponible à travers la foi en lui, ils verront ses pouvoirs extraordinaires à l’œuvre (cf. #Jn 14:13-14.)

11:24

Tout ce que vous demanderez en priant. Cela implique une absence de restrictions à la prière du croyant dans la mesure où elle est faite en accord avec la volonté et l’intention de Dieu. Cela signifie que la foi et la prière de l’homme ne sont pas en contradiction avec la souveraineté de Dieu. En outre, il n’appartient pas au croyant de comprendre comment cela est possible, mais d’accorder foi et obéissance aux enseignements sans ambiguïté au sujet de la prière, tels que Jésus les livre dans ce passage. La volonté de Dieu se révèle tout au long de l’histoire de la rédemption, au moyen des prières de son peuple, au fur et à mesure que son but s’accomplit à travers la foi de ceux qui entendent l’Évangile et se repentent. Cf. #Ja 5:16.

11:25

debout faisant votre prière. Posture de prière traditionnelle des Juifs (cf. #1S 1:26 ; #1R 8:4, #1R 8:22 ; #Né 9:4 ; #Mt 6:5 ; #Lu 18: 11, #Lu 18: 13). En des circonstances exceptionnelles ou pour des besoins urgents, on priait à genoux ou face contre terre (cf. #1R 8:54 ; #Esd 9:5 ; #Da 6:10 ; #Mt 26:39 ; #Ac 7:60).

quelque chose contre quelqu’un. Cette déclaration exhaustive inclut aussi bien les péchés que les simples aversions, à cause desquels le croyant garde un grief contre quelqu’un. « Quelqu’un » comprend aussi bien les incroyants que les croyants.

pardonnez. Jésus insiste sur le devoir permanent du croyant d’adopter une attitude de pardon. L’exaucement d’une prière exige le pardon autant que la foi.

11:26

C’est la seule fois que Marc emploie le mot « offenses », terme dénotant une chute de côté ou l’abandon du chemin de la vérité et de la droiture. 

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