12. LA MORT DE CHRIST 1 DE 4 Trahison et arrestation

21/11/2014 10:56

12. LA MORT DE CHRIST

1 DE 4

Trahison et arrestation

 

Trahison, arrestation et abandon de Jésus

 

MATTHIEU 26 : 47 à 56

47 ¶  Comme il parlait encore, voici, Judas, l’un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple.

48  Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c’est lui ; saisissez-le.

49  Aussitôt, s’approchant de Jésus, il dit : Salut, Rabbi ! Et il le baisa.

50  Jésus lui dit : Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s’avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent.

51  Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée ; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille.

52  Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée.

53  Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ?

54  Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?

55  En ce moment, Jésus dit à la foule : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J’étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas saisi.

56  Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes fussent accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent, et prirent la fuite.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

26:47

Judas, l’un des douze. Voir le v. 14. Les quatre évangélistes désignent tous Judas par cette périphrase (#Mr 14: 10, #Mr 14: 43 ; #Lu 22: 47 ; #Jn 6: 71). Elle est utilisée une seule fois pour parler d’un autre disciple (#Jn 20: 24). Les auteurs des Évangiles semblent l’employer pour souligner le caractère insidieux du crime de Judas, particulièrement dans ce passage où la trahison allait être consommée.

26:50

ami. Ce n’est pas le mot grec habituel pour parler d’un « ami », car il signifie plutôt « camarade ».

26:51

un de ceux. Jean identifie l’homme à l’épée comme étant Pierre et la victime comme Malchus (#Jn 18: 10). Il est évident que Pierre n’avait pas visé l’oreille, mais la tête. Luc est le seul à mentionner le fait que Jésus guérit l’oreille de Malchus

26:52

périront par l’épée. Pierre prit l’initiative de rétablir l’ordre par la force. Même si l’arrestation de Jésus était injuste, il n’avait aucun droit de faire lui-même la loi pour s’y opposer. La réplique de Jésus rappelait le principe de #Ge 9:6: « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé », une déclaration selon laquelle la peine capitale est la punition applicable en cas de meurtre.

26:53

plus de douze légions. Une légion romaine se composait de 6000 soldats, le nombre invoqué représentait donc un total de plus de 72 000 anges. En #2R 19:35, un seul ange tua plus de 185 000 hommes en une seule nuit. Un tel rassemblement d’anges aurait constitué une armée redoutable.

26:54

s’accompliraient les Écritures. Dieu lui-même avait préparé la mort de Jésus dans les moindres détails (#Ac 2:23 ; #Ac 4:27-28). La mort de Christ fut l’acte de soumission ultime à l’égard du Père et de sa volonté. Jésus lui-même restait parfaitement maître de la situation (#Jn 10:17-18). Pourtant, ce ne fut pas lui seul, mais aussi tous ceux qui l’entouraient  y compris ses ennemis - qui accomplirent les prophéties de l’A.T. dans le moindre détail. Cela démontre sa divine souveraineté.

26:57

le souverain sacrificateur Caïphe. #Jn 18: 13 précise que Christ fut d’abord emmené vers Anne (le souverain sacrificateur précédent et beau-père de Caïphe) avant d’être envoyé lié dans la maison de Caïphe (#Jn 18: 24). La conspiration était parfaitement planifiée, car « les scribes et les anciens » (les membres du sanhédrin, étaient déjà « assemblés » dans la maison de Caïphe, prêts à juger Jésus. On se situait alors entre minuit et le premier chant du coq (v. #Mt 26:74). Un tel interrogatoire était illégal à maints égards: les procès criminels ne devaient pas avoir lieu la nuit; de plus, les procès pouvant entraîner une condamnation à mort devaient se tenir dans le temple et en public..

 

MARC 14 : 43 à 52

43 ¶  Et aussitôt, comme il parlait encore, arriva Judas l’un des douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs, par les scribes et par les anciens.

44  Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c’est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sûrement.

45  Dès qu’il fut arrivé, il s’approcha de Jésus, disant : Rabbi ! Et il le baisa.

46  Alors ces gens mirent la main sur Jésus, et le saisirent.

47  Un de ceux qui étaient là, tirant l’épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille.

48  Jésus, prenant la parole, leur dit : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi.

49  J’étais tous les jours parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas saisi. Mais c’est afin que les Écritures soient accomplies.

50  Alors tous l’abandonnèrent, et prirent la fuite.

51  Un jeune homme le suivait, n’ayant sur le corps qu’un drap. On se saisit de lui ;

52  mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

 14: 43

Judas, l’un des douze.  Les rédacteurs des quatre Évangiles le mentionnent de cette façon (vv. #Mr 14: 10, #Mr 14: 20 ; #Mt 26:14, #Mt 26:47 ; #Lu 22: 47 ; #Jn 6:71); cette manière de faire dénote une retenue remarquable dans leur description et évaluation de Judas. Vu le contexte, cette description, si simple, souligne plus encore la gravité de son crime que toute une série d’épithètes péjoratifs et de critiques négatives. Elle renforce aussi l’accomplissement précis de ce que Jésus avait annoncé aux vv. #Mr 14:18-20.

foule armée d’épées et de bâtons. Cette « foule » se composait de personnes soigneusement sélectionnées dont le seul but était l’arrestation de Jésus pour sa mise à mort. Elle était soutenue par une cohorte (600 hommes, au complet) de soldats romains (#Jn 18: 3, #Jn 18: 12) parce que les chefs juifs (cf. #Lu 22: 52) qui avaient organisé ce rassemblement avaient besoin de la permission de Rome pour exécuter la peine de mort et craignaient les réactions de la foule. Les « épées » (courtes armes de poing) constituaient l’arme réglementaire des soldats romains, et les « bâtons » de bois étaient les armes grossières que portaient les officiers de la police du temple.

principaux sacrificateurs …  les scribes …  les anciens. Ils représentaient trois sections distinctes du sanhédrin (comme l’indique la présence d’un article défini grec devant chacun), mais ils agissaient ici ensemble. Ces chefs juifs avaient de toute évidence espéré pendant quelque temps accuser Jésus de trahison contre Rome. Son exécution pourrait alors être reprochée aux Romains, et ainsi les chefs juifs échapperaient aux représailles que risquaient d’exercer contre eux les partisans juifs de Jésus. Le sanhédrin s’était sans doute empressé de solliciter l’aide des soldats de Pilate, le gouverneur romain; ou peut-être avaient-ils convenu avec lui de mettre la troupe en alerte pour pouvoir intervenir au pied levé. Quoi qu’il en soit, les chefs juifs s’étaient assuré l’assistance des soldats romains basés à la forteresse Antonia, à Jérusalem.

14: 44

baiser. Dans la culture du Moyen-Orient, cette sorte de baiser constituait une marque spéciale de respect et d’affection, mais aussi un hommage. Elle possédait un grand nombre de variantes (sur les pieds, le dos de la main, la paume, l’ourlet du vêtement), et Judas choisit de prendre Jésus dans ses bras et de l’embrasser sur la joue. Témoignage de la plus vive affection et de l’amour le plus profond, cette forme de baiser était normalement réservée à une personne avec laquelle on entretenait une relation proche et même intime. Judas n’aurait pas pu choisir façon plus méprisable d’identifier Jésus, car cela constituait une perversion des plus hypocrite et des plus fourbe de sa signification habituelle.

14: 45

Rabbi. « Mon maître » Littéralement « mon maître ». Titre honorifique conféré par les Juifs à des enseignants respectés. Dans le N.T., il est aussi utilisé pour Jean-Baptiste (#Jn 3:26).

 

lui donna un baiser. « Donner un baiser » est en grec une forme intensive du verbe traduit identiquement au v. 44; cela dénote une expression fervente et continuelle d’affection (cf. #Lu 7:38, #Lu 7:45 ; #Lu 15: 20 ; #Ac 20: 37). Judas affichait une très vive affection pour Jésus. Il fallait en outre que son baiser dure longtemps pour permettre l’identification de Jésus par ceux qui suivaient le traître.

14: 47

Un de ceux qui étaient là. Simon Pierre (#Jn 18: 10), l’un des deux disciples qui avaient apporté une arme (#Lu 22: 38). Marc et les autres auteurs synoptiques ne l’identifient pas explicitement, peut-être parce qu’ils écrivaient plus tôt que Jean, à une époque où Pierre risquait encore d’être victime de représailles de la part des Juifs.

le serviteur du souverain sacrificateur. Malchus (#Jn 18: 10). Il ne s’agissait ni d’un soldat ni d’un garde du temple, mais plutôt de l’un des esclaves personnels de haut rang attachés à Caïphe, le souverain sacrificateur; il avait probablement été envoyé pour observer Judas et faire son rapport sur les événements de la soirée.

14: 48

comme après un brigand. Jésus exprimait un reproche légitime contre l’action et l’attitude de la troupe. Un « brigand » était normalement un bandit de grand chemin ou un brigand armé, prêt à résister à son arrestation. La mise en scène organisée par la troupe était totalement incohérente avec la façon notoire dont Jésus avait exercé son ministère d’enseignement religieux.

14: 49

temple. Désignation non du sanctuaire intérieur seulement, mais de l’ensemble des parvis et des bâtiments. C’était l’endroit le plus public à Jérusalem.

que les Écritures soient accomplies. Cette troupe nourrissait des intentions coupables contre Jésus, et pourtant Dieu était en train de les utiliser, dans sa souveraineté, pour que s’accomplisse la prophétie (#Esa 53:7-9, #Esa 53:12) et que se réalise son plan de grâce

14: 50

l’abandonnèrent. Les disciples ne trouvèrent aucun réconfort dans cette allusion de Jésus aux Écritures. Bien au contraire, leur foi en lui s’effondra quand ils comprirent qu’il ne résisterait pas à son arrestation et qu’eux-mêmes risquaient d’être pris.

14: 51

Un jeune homme. Peut-être. Marc lui-même. Si, dans sa recherche de Jésus, la troupe bruyante menée par Judas était passée par la maison de la mère de Marc  dans la mesure où c’était là que Jésus et les douze avaient célébré la Pâque - Marc avait pu entendre du bruit, soupçonner ce qui se tramait et s’empresser de suivre le groupe.

qu’un drap. Une robe de nuit ample ou un drap dans lequel Marc se serait enveloppé à la hâte après avoir été tiré de son sommeil.

14: 52

se sauva tout nu. Marc échappa ainsi à la capture, mais ce qui le couvrait fut arraché ou se perdit dans l’action, et il se retrouva tout nu, ou alors avec rien de plus que ses sous-vêtements.

 

LUC 22 : 47 à 53

47 ¶  Comme il parlait encore, voici, une foule arriva ; et celui qui s’appelait Judas, l’un des douze, marchait devant elle. Il s’approcha de Jésus, pour le baiser.

48  Et Jésus lui dit : Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme !

49  Ceux qui étaient avec Jésus, voyant ce qui allait arriver, dirent : Seigneur, frapperons-nous de l’épée ?

50  Et l’un d’eux frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille droite.

51  Mais Jésus, prenant la parole, dit : Laissez, arrêtez ! Et, ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit.

52  Jésus dit ensuite aux principaux sacrificateurs, aux chefs des gardes du temple, et aux anciens, qui étaient venus contre lui : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons.

53  J’étais tous les jours avec vous dans le temple, et vous n’avez pas mis la main sur moi. Mais c’est ici votre heure, et la puissance des ténèbres.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

22: 47

une foule. Des représentants du sanhédrin lourdement armés (#Mt 26:47 ; #Mr 14: 43), accompagnés d’une cohorte romaine portant des lanternes, des flambeaux et des armes (#Jn 18: 3).

donner un baiser. Salutation coutumière. Ici, il s’agissait en réalité du signal convenu par lequel Judas identifiait Christ pour les soldats (cf. #Mt 26:48-49 ;

22: 50

lui emporta l’oreille droite. Les quatre Évangiles mentionnent tous cet incident. Toutefois, Jean est le seul à préciser que l’homme à l’épée n’était autre que Pierre et que la victime portait le nom de Malchus (#Jn 18: 10). En revanche, Luc, le médecin, est le seul à relater la guérison qui s’ensuivit (v. #Lu 22: 51).

22: 51

Laissez, arrêtez! Jésus invitait ses disciples à ne pas empêcher cette trahison ni son arrestation. Tous les événements se déroulaient selon le plan divin préétabli

ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit. C’est le seul passage de toute l’Écriture où Christ guérit une blessure. Ce miracle est aussi unique par le fait qu’il guérit un ennemi, sans que celui-ci ne le lui demande, et sans aucune manifestation de foi de la part de l’intéressé. Il est tout aussi remarquable qu’un tel miracle n’ait eu aucun effet sur le cœur des hommes présents. Ils restèrent aussi insensibles à la puissance des paroles de Jésus, qui les fit tomber (#Jn 18: 6). Ils poursuivirent leur tâche comme si rien de particulier ne s’était passé (v. #Lu 22: 54).

22: 53

c’est ici votre heure. C’était la nuit, le règne de l’obscurité. Ils n’eurent pas le courage de se mesurer à lui en présence de la foule, au temple, où il avait publiquement enseigné tous les jours. Leur tactique consistant à agir en cachette révélait le fond de leur cœur. La nuit était un moment propice pour les agissements des ouvriers de Satan, le prince des ténèbres (cf. #Jn 3:20-21 ; #Ep 5:8, #Ep 5:12-15 ; #1Th 5:5-7).

 

JEAN 18 : 2 à 12

  Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.

3  Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.

4  Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ?

5  Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux.

6  Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.

7  Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth.

8  Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.

9  Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés.

10  Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.

11  Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ?

12  La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

18: 1

Jésus alla. On constate ici le courage suprême de Jésus, par sa détermination à aller à la croix, où sa pureté et sa sainteté parfaite seraient violées, tandis qu’il supporterait la colère de Dieu envers les péchés du monde (#Jn 3:16 ; Le temps de la puissance des ténèbres était venu (#Lu 22: 53).

torrent du Cédron. Il s’agissait d’un cours d’eau intermittent, sec la plupart du temps, mais qui se transformait en torrent lors de la saison des pluies. Il coulait dans la vallée du Cédron entre le mont du temple, à l’est de Jérusalem, et le mont des Oliviers, encore plus à l’est.

un jardin. De nombreux jardins se trouvaient sur les pentes du mont des Oliviers, ainsi nommé du fait des oliveraies qui le couvraient. #Mt 26:36 et #Mr 14: 32 l’appellent « jardin de Gethsémané », qui signifie « pressoir à olives ».

il entra. Le texte suggère qu’il y avait une enceinte, un mur de pierre autour du jardin.

18: 3

la cohorte, et des huissiers. Une « cohorte » était un détachement de troupes romaines. Une cohorte auxiliaire complète offrait un renfort potentiel de 1000 hommes (c’est-à-dire 760 fantassins et 240 cavaliers menés par un chili arque ou « chef de 1000 »). D’habitude cependant, une cohorte comptait en pratique 600 hommes, mais elle pouvait même ne représenter qu’une force de 200 hommes (c’est-à-dire un « manipule »). Les troupes auxiliaires romaines étaient normalement stationnées à Césarée, mais pendant les fêtes elles étaient transférées à la forteresse Antonia, sur le périmètre nord-ouest du temple (de façon à parer à toute velléité de rébellion du peuple, à une occasion où Jérusalem grouillait de monde). Le second groupe, appelé « huissiers », était constitué de la police du temple; ils furent les premiers à arrêter Jésus, puisqu’il avait été décidé de l’envoyer devant le souverain sacrificateur (vv. #Jn 18:12-14). Ils arrivèrent armés (« armes ») pour se prémunir d’une éventuelle résistance de la part de Jésus et de ses disciples.

18:4-8

Qui cherchez vous? En posant deux fois cette question (vv. #Jn 18: 4, #Jn 18: 7), à laquelle ils répondirent (vv. #Jn 18: 5, #Jn 18: 7), Jésus les forçait à reconnaître qu’ils ne venaient que pour lui et n’avaient donc aucun mandat pour arrêter ses disciples. Il exigeait donc qu’ils les laissent s’en aller (v. #Jn 18: 8), et la force de sa demande fut manifeste par la puissance de ses paroles: lorsque Jésus prononça « c’est moi » (ou « je suis », v. 6), expression qu’il avait déjà utilisée auparavant pour proclamer son identité divine (#Jn 8:28, #Jn 8:58 ; cf. #Jn 6:35 ; #Jn 8:12 ; #Jn 10:7, #Jn 10:9, #Jn 10:11, #Jn 10:14 ; #Jn 11:25 ; #Jn 14: 6 ; #Jn 15: 1, #Jn 15: 5), ceux qui étaient venus l’arrêter furent précipités à terre (v. #Jn 18: 6). Cette démonstration de force et l’autorité que l’on percevait dans sa demande de laisser ses disciples libres furent d’une importance capitale, comme l’indique le v. suivant.

18: 4

sachant tout. Sans en avoir l’air, Jean déclare que Jésus était omniscient, et donc Dieu.

18: 9

Je n’ai perdu aucun. Jésus affirmait ainsi qu’il protégeait ses disciples de l’arrestation pour n’en perdre aucun, tenant donc les promesses qu’il avait formulées peu de temps auparavant (#Jn 6:39-40, #Jn 6:44 ; #Jn 10:28 ; #Jn 17: 12). Il savait en effet qu’une arrestation, avec peut-être une mise aux fers, voire l’exécution, était plus qu’ils n’en pouvaient supporter alors. Cela aurait risqué de briser leur foi. C’est pourquoi Jésus fit en sorte que cela ne se produise pas. Tout croyant est faible et vulnérable sans la protection du Seigneur. Mais il ne les laissera jamais être tentés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter (#1Co 10:13), comme on en eut une preuve à cette occasion. Les croyants sont en sécurité pour l’éternité, non par leurs propres forces, mais grâce à la protection constante et pleine de grâce du Sauveur (cf. #Ro 8:35-39).

18: 10

Simon Pierre. Il visait sans doute la tête de Malchus, prêt à engager la bataille pour défendre son Seigneur, mais son amour et son courage manquaient de sagesse. Christ guérit l’oreille du malheureux (#Lu 22: 51).

18: 11

Ne boirai-je pas la coupe. L’impétueuse témérité de Pierre au v. 10 était non seulement inopportune, mais elle démontrait surtout qu’il ne comprenait pas l’importance cruciale de la mort de Jésus. La « coupe » dans l’A.T. est associée à la souffrance et tout particulièrement au jugement, c’est-à-dire à la coupe de la colère de Dieu (#Ps 75:9 ; #Esa 51:17, #Esa 51:22 ; #Jér 25:15 ; #Ez 23:31-34 ; ;  cf. #Ap 14:10 ; #Ap 16:19). 

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