12. LA MORT DE CHRIST 3 DE 4 Crucifixion

16/01/2015 15:43

12. LA MORT DE CHRIST

3 DE 4

Crucifixion

 

Moqueries des soldats romains

Matthieu 27 : 27 à 30

27  Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28  Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.

29  Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs !

30  Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:27

prétoire. La résidence de Pilate à Jérusalem, probablement située dans l’enceinte de la forteresse Antonia, adjacente à l’angle nord-ouest du temple. « Les soldats du gouverneur » faisaient partie d’une « cohorte »  environ 600 soldats - détachée au service du gouverneur (Pilate) durant son séjour à Jérusalem.

27:28

manteau écarlate. #Mr 15: 17 et #Jn 19: 2 parlent d’un habit « pourpre ». Ils trouvèrent un vêtement d’une couleur située probablement entre le pourpre royal et l’écarlate, pour imiter au mieux une tenue royale. Le mot traduit par « manteau » désigne un vêtement militaire, une sorte de cape, qui appartenait certainement à l’un des soldats.

27:29

un roseau dans la main droite. Ils choisirent délibérément un objet d’apparence fragile pour imiter un sceptre.

27:30

ils crachaient contre lui. Voir #Esa 50:6.

frappaient sur sa tête. Un roseau qui était assez long pour faire office de sceptre devait être suffisamment rigide pour infliger des coups extrêmement douloureux, un peu comme le manche d’un balai. D’après #Jn 19: 3, ils le frappèrent aussi à mains nues.

MARC 15 : 16 à 19

16  Les soldats conduisirent Jésus dans l’intérieur de la cour, c’est-à-dire, dans le prétoire, et ils assemblèrent toute la cohorte.

17  Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d’épines, qu’ils avaient tressée.

18  Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs !

19  Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se prosternaient devant lui.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 16

prétoire. La résidence officielle du gouverneur à Jérusalem, probablement située dans le complexe de la forteresse Antonia.

toute la cohorte. Une cohorte romaine forte de 600 hommes avait ses quartiers à Jérusalem. Tous les soldats qui n’étaient pas en service à ce moment-là furent rassemblés pour se moquer de Jésus.

15: 17

le revêtirent de pourpre …  une couronne d’épines. Le « pourpre » était la couleur portée traditionnellement par les rois; la « couronne d’épines » parodiait la couronne des rois. Les soldats, par méchanceté, avaient décidé de se livrer à une contrefaçon de couronnement, avec Jésus dans le rôle de roi des Juifs.

15: 18

Salut, roi des Juifs! Cette salutation était une caricature de celle adressée à l’empereur.

15: 19

un roseau. Parodie de sceptre royal.

 

 

Trajet jusqu`à Golgotha

MATTHIEU 27 : 31 à 34

31  Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

32  Lorsqu’ils sortirent, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, appelé Simon, et ils le forcèrent à porter la croix de Jésus.

33 ¶  Arrivés au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne,

34  ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais, quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:31

pour le crucifier. La crucifixion était une forme de châtiment que les Romains avaient héritée des Perses, des Phéniciens et des Carthaginois. La crucifixion romaine était prévue pour rallonger l’agonie. Les bourreaux romains avaient perfectionné l’art d’une torture lente qui gardait la victime en vie. Le supplice de certaines victimes durait jusqu’à ce qu’elles soient mangées vivantes par les oiseaux de proie ou les animaux sauvages. La plupart des condamnés restaient sur la croix durant des jours avant de mourir d’épuisement, de déshydratation, de fièvre traumatique ou, plus fréquemment, de suffocation. Lorsque les jambes ne pouvaient plus soutenir le poids du corps, le diaphragme était écrasé au point de rendre toute respiration impossible. C’est pourquoi les soldats brisaient les jambes des suppliciés afin de hâter la mort (#Jn 19:31-33). Cette intervention se révéla inutile dans le cas de Jésus. Les mains étaient habituellement clouées à travers les poignets et les pieds à travers le cou-de-pied ou le tendon d’Achille (parfois les deux pieds étaient attachés ensemble à l’aide d’un même clou). Ces blessures n’étaient pas mortelles en elles-mêmes, mais la douleur qu’elles infligeaient devenait de plus en plus intolérable à mesure que les heures se prolongeaient. La crucifixion avait un caractère particulièrement stigmatisant par le déshonneur qui s’attachait à ce châtiment (#Ga 3:13 ; #Ga 5:11 ; #Hé 12: 2). L’humiliation commençait lorsque la victime devait porter sa propre croix, d’autant que celle-ci pouvait peser une centaine de kilos. D’habitude, un groupe de quatre soldats escortait le prisonnier parmi la foule jusqu’au lieu de l’exécution. Un écriteau indiquant les motifs de la crucifixion était placé autour de son cou.

27:32

Cyrène. Une ville d’Afrique du nord. Les coups de verge avaient affaibli Jésus à tel point qu’il n’était plus en mesure de porter sa croix. Cet épisode illustre l’un des aspects les plus poignants de son humanité, chargée de toutes les faiblesses humaines excepté le péché (#Hé 4:15).

27:33

lieu du crâne. « Golgotha » devait être soit une colline au sommet arrondi, tel un crâne, soit un lieu habituel des crucifixions où les crânes s’accumulaient. Aucun des Évangiles ne mentionne une colline. #Lu 23: 33 emploie le nom de « Calvaire », du latin calvaria, « crâne ».

27:34

du vin mêlé de fiel. Le mot « fiel » désigne ici toute substance amère. #Mr 15: 23 précise qu’il s’agissait de myrrhe, qui était un narcotique. Les Juifs avaient pour coutume (basée sur #Pr 31:6) d’administrer aux victimes de la crucifixion un médicament contre la douleur mélangé à du vin afin de soulager la douleur. Lorsqu’il goûta ce breuvage, Christ « ne voulut pas boire », malgré la soif, de peur que ses sens ne s’émoussent avant que son œuvre soit accomplie. On peut penser que l’atténuation de la douleur n’aurait diminué en rien l’efficacité de son œuvre de rédemption. Il avait cependant besoin de toutes ses facultés mentales pour les heures qui suivraient. Il lui fallait être pleinement éveillé et conscient pour pouvoir, par exemple, adresser les paroles de salut au brigand qui mourait à ses côtés (#Lu 23: 43).

 

MARC 15 : 20 à 23

20  Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

21  Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus ;

22 ¶  et ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne.

23  Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 21 On contraignait les condamnés à porter la lourde poutre de leur croix jusqu’au lieu de leur exécution. Épuisé par une nuit sans sommeil et grièvement blessé et affaibli par les verges, Jésus fut incapable de continuer. Les gardes romains enrôlèrent Simon de force, le choisissant apparemment au hasard pour porter la poutre jusqu’au bout. Originaire de la ville africaine de Cyrène, Simon se dirigeait vers Jérusalem. Marc l’identifie comme le « père d’Alexandre et de Rufus » (cf. #Ro 16: 13), indice de la relation qu’il entretenait lui-même avec l’Église de Rome

15: 22

Golgotha …  lieu du crâne. « Golgotha » est un mot araméen signifiant « crâne », que Marc traduisit pour ses lecteurs. Bien que le site exact soit inconnu, on considère que deux localisations sont possibles à Jérusalem:

1° Au nord, le calvaire de Gordon (ainsi nommé d’après celui qui le découvrit de nos jours);

2° le site traditionnel à l’ouest de l’église du Saint-Sépulcre, d’après une tradition remontant au IVe siècle.

15: 23

vin mêlé de myrrhe. Pour adoucir temporairement la douleur, les Romains toléraient que ce breuvage soit administré aux hommes condamnés à la crucifixion, moins par compassion que dans le but de les empêcher de se débattre pendant qu’on les clouait à la croix.

 

LUC 23 : 26 à 33

26 ¶  Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus.

27  Il était suivi d’une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.

28  Jésus se tourna vers elles, et dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants.

29  Car voici, des jours viendront où l’on dira : Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont point enfanté, et les mamelles qui n’ont point allaité !

30  Alors ils se mettront à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! Et aux collines : Couvrez-nous !

31  Car, si l’on fait ces choses au bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec ?

32 ¶  On conduisait en même temps deux malfaiteurs, qui devaient être mis à mort avec Jésus.

33  Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 26

Simon de Cyrène. Les trois Évangiles synoptiques le mentionnent.

23: 28

Filles de Jérusalem. Rien ne permet de conclure qu’il s’agissait de disciples de Christ. Ces femmes pouvaient être des pleureuses professionnelles, dont la présence était indispensable lors de funérailles juives et qui accompagnaient probablement aussi des exécutions marquantes.

pleurez sur vous. La réponse de Christ est un avertissement prophétique. Luc est le seul à rapporter cet incident.

23: 29

Heureuses les stériles. Le temps allait venir où celles qui n’auraient pas d’enfant à pleurer seraient considérées comme heureuses.

23: 30

à dire. Citation d’#Os 10:8. Cf. #Ap 6:16-17 ; #Ap 9:6.

23: 31

bois vert …  sec. Jésus cite probablement un proverbe courant de l’époque. Le sens de ses paroles semble le suivant: si les Romains commettent de telles atrocités sur sa personne (« l’arbre vert » qui est jeune, fort, et qui est une source de vie), on peut s’attendre à ce qu’ils fassent pires encore à la nation juive (« l’arbre sec » qui est vieux, stérile et bon pour le jugement).

23: 33

lieu appelé Crâne. Golgotha en hébreu et Calvaria (Calvaire) en latin.

JEAN 19 : 17

17  Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

19: 17

portant sa croix. Désigne la barre horizontale de la croix. Le condamné devait la porter sur ses épaules jusqu’au lieu de son exécution. Jésus parvint à la porter jusqu’à la porte de la ville, mais à cause de la brutalité des traitements qu’il avait subis, il fallut que quelqu’un d’autre la porte à sa place (Simon de Cyrène, #Mt 27: 32 ; #Mr 15: 21 ; #Lu 23: 26).

Golgotha. Transcription du grec qui, à son tour, est une traduction du mot araméen signifiant « crâne ». Cet endroit devait sûrement son nom à son aspect. La localisation précise du site n’est pas certaine.

 

 

Trois premières heures de crucifixion

MATTHIEU 27 : 35 à 44

35  Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète : Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique.

36  Puis ils s’assirent, et le gardèrent.

37  Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.

38  Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.

39  Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête,

40  en disant : Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix !

41  Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42  Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

43  Il s’est confié en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu.

44  Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:35

ils se partagèrent ses vêtements. Les vêtements de la victime étaient habituellement le butin des bourreaux. #Jn 19:23-24 donne une description plus détaillée de cet événement, prophétisé en #Ps 22: 19.

27:37

le sujet de sa condamnation. La position de l’inscription (« au-dessus de sa tête ») permet de supposer qu’il s’agissait d’une croix dont le poteau vertical dépassait la traverse, et non d’une croix en forme de T, qui était aussi souvent employée.

27:38

deux brigands. Ce mot désigne un rebelle et un pillard. En général, de simples voleurs n’étaient pas crucifiés. Ceux-là devaient faire partie des partisans de Barabbas. 27:40

qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours. Voir #Mt 26:61. Ils n’avaient pas compris les paroles de Jésus. « Il parlait du temple de son corps » (#Jn 2:21). S’il ne descendait pas de la croix, ce n’était pas parce qu’il n’en était pas capable (#Jn 10:18). La preuve qu’il était bien le Fils de Dieu vint « trois jours » plus tard, lorsqu’il revint à la vie avec son « temple » (son corps) reconstruit.

 

MARC 15 : 24 à 32

24  Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait.

25  C’était la troisième heure, quand ils le crucifièrent.

26  L’inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots : Le roi des Juifs.

27  Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.

28  Ainsi fut accompli ce que dit l’Écriture : Il a été mis au nombre des malfaiteurs.

29  Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant : Hé ! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours,

30  sauve-toi toi-même, en descendant de la croix !

31  Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même !

32  Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 24

crucifièrent. Aucun des récits évangéliques ne donne de description détaillée de la façon dont se déroulaient les crucifixions.

partagèrent ses vêtements. C’était l’accomplissement de #Ps 22: 19. Il était de coutume que les bourreaux se répartissent les vêtements du condamné entre eux.

15: 25

troisième heure. Selon cette manière juive de compter, la crucifixion eut lieu à 9 heures du matin. Jean note qu’il était environ la sixième heure lorsque Pilate condamna Jésus à être crucifié (#Jn 19: 14). Comme Jean utilise apparemment la méthode romaine de compter les heures (en partant de minuit), la 6e heure de Jean devait correspondre à 6 heures du matin.

15: 26

inscription indiquant le sujet de sa condamnation. Le crime pour lequel un condamné était exécuté était inscrit sur une planche de bois fixée à la croix au-dessus de sa tête. Dans le cas de Jésus, c’était une inscription rédigée en latin, hébreu et grec (#Jn 19: 20).

Le roi des Juifs. Comme Pilate avait plusieurs fois répété que Jésus était innocent de tout crime (#Lu 23: 4, #Lu 23:14-15, #Lu 23: 22), il avait ordonné de graver cette inscription. Son intention n’étant sans doute ni de se moquer de Jésus ni de l’honorer, on peut penser qu’il choisit ce motif en guise d’affront aux autorités juives à qui il en voulait de lui avoir causé tant d’embarras. Les chefs juifs, outragés, vinrent exiger que l’inscription soit modifiée, mais ils furent fermement éconduits par Pilate. En comparant les 4 Évangiles, on peut restituer l’inscription complète: Celui-ci est Jésus de Nazareth, le roi des Juifs.

15: 27

deux brigands. Probablement impliqués avec Barabbas dans l’insurrection, puisque, en droit romain, le vol n’était pas un crime passible de la peine capitale.

15: 28

En plaçant la croix de Jésus entre celle de deux brigands (v. #Mr 15: 27), Pilate avait peut-être l’intention d’insulter un peu plus les Juifs, puisqu’il insinuait ainsi que leur roi ne valait pas mieux qu’un criminel sans envergure. Toutefois, pour Dieu, c’était une nouvelle façon d’accomplir une prophétie (cf. #Esa 53:12).

15: 29

secouaient la tête. Geste de mépris et de dérision (cf. #2R 19: 21 ; #Ps 22: 8 ; #Ps 44:15 ; #Ps 109:25 ; #Jér 18: 16 ; #La 2:15).

toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours. Les gens répétaient ainsi la fausse accusation proférée pendant le procès devant Caïphe (#Mr 14: 58). Cette accusation résultait d’une mauvaise interprétation des paroles de Jésus rapportées en #Jn 2:19-21.

15: 32

descende maintenant de la croix. Une dernière sollicitation de la part des autorités juives incrédules pour que Jésus fasse un miracle (cf. #Mr 8:11). Leur affirmation qu’ils croiraient s’ils voyaient un tel miracle n’était pas sincère puisque, devant le miracle encore plus convaincant de la résurrection de Christ, ils s’enferrèrent dans leur incrédulité.

Ceux qui étaient crucifiés avec lui. Les deux brigands se joignirent à ceux qui se moquaient de Jésus, mais l’un d’eux se repentit ensuite (#Lu 23:40-43).

 

LUC 23 : 33 à 43

33  Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche.

34  Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.

35  Le peuple se tenait là, et regardait. Les magistrats se moquaient de Jésus, disant : Il a sauvé les autres ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’élu de Dieu !

36  Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant et lui présentant du vinaigre,

37  ils disaient : Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !

38  Il y avait au-dessus de lui cette inscription : Celui-ci est le roi des Juifs.

39  L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous !

40  Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ?

41  Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal.

42  Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.

43  Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 33

lieu appelé Crâne. Golgotha en hébreu et Calvaria (Calvaire) en latin. 23: 34

pardonne-leur. « Leur » désigne ses tortionnaires, aussi bien juifs que romains (cf. #Ac 7:60). Les milliers de personnes à Jérusalem qui furent sauvées lors de la Pentecôte (#Ac 2:41) comptent peut-être parmi les fruits de cette prière.

ils ne savent ce qu’ils font. Ils ignoraient toute la mesure de leur méchanceté. Ils ne l’avaient pas reconnu comme leur Messie (#Ac 13:27-28). Ils étaient aveugles à la lumière de la vérité divine, « car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire » (#1Co 2:8). Leur ignorance ne leur donnait pas pour autant droit au pardon; au contraire, leur aveuglement spirituel était la manifestation même de leur culpabilité (#Jn 3:19). Cependant, la prière de Christ en leur faveur, au moment même où ils se moquaient de lui, était l’expression de l’infinie compassion de la grâce divine.

23: 35

se moquaient. Cf. #Ps 22:7-8, #Ps 22:17-19.

23: 36

du vinaigre. Cf. #Ps 69:22

23: 38

cette inscription. Les quatre Évangiles la mentionnent tous, même si chacun d’eux en rapporte une version légèrement différente. Certains manuscrits de Luc et Jean (#Jn 19: 20) affirment que l’inscription fut écrite en grec, en latin et en hébreu. Il est donc possible que les diverses variantes soient simplement le reflet de différentes traductions qui apparaissaient sur l’inscription. Il est encore plus probable que les quatre évangélistes se soient contentés de rapporter le sens global de l’inscription, chacun d’eux omettant une partie différente du texte. Cependant, tous les quatre rejoignent la version de Marc, selon laquelle l’inscription comprenait les mots « le roi des Juifs » (#Mt 27:37 ; #Mr 15: 26 ; #Jn 19: 19). Luc ajoute « celui-ci est » au début, alors que Matthieu commence par « celui-ci est Jésus ». La version de Jean commence par les paroles « Jésus de Nazareth ». Regroupées en une inscription unique, ces diverses versions pourraient donner « celui-ci est Jésus de Nazareth, le roi des Juifs ».

23: 39

L’un des malfaiteurs. #Mt 27: 44 et #Mr 15: 32 rapportent que les deux criminels se moquaient de Christ en même temps que la foule. Cependant, alors que les heures passaient, la conscience tourmentée de ce malfaiteur le poussa à la repentance: lorsque le brigand impénitent recommença à injurier Christ (v. #Lu 23: 39), il le reprit et refusa cette fois-ci de prendre part à ses moqueries.

23: 41

celui-ci n’a rien fait de mal. Cf. vv. #Lu 23: 4, #Lu 23: 15, #Lu 23: 22. Même le brigand rendit témoignage à l’innocence de Jésus.

23: 42

Souviens-toi de moi. La prière du brigand pénitent était à l’image de sa foi: il croyait que l’âme vit après la mort, que Christ détenait l’autorité sur le royaume des âmes des hommes et qu’il régnerait bientôt sur elles, même s’il était au seuil de la mort. De plus, sa demande que Christ se souvienne de lui  un appel à la miséricorde de Dieu - révèle qu’il était conscient de n’avoir aucune espérance en dehors de la grâce divine et qu’il savait que Jésus avait le pouvoir de la lui accorder. Cette courte phrase prouve que le brigand avait une foi véritable, en vertu de laquelle Christ lui fit grâce et le déclara sauvé (v. #Lu 23: 43).

23: 43

paradis. Les seules autres occurrences de ce mot dans le N.T. se trouvent en #2Co 12:4 et #Ap 2:7. Le terme suggère l’existence d’un jardin (il est employé pour parler d’Éden dans la LXX), mais dans le N.T. il se rapporte toujours au ciel.

 

JEAN 19 : 18 à 27

18  C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.

19 ¶  Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue : Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

20  Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville : elle était en hébreu, en grec et en latin.

21  Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit: Je suis roi des Juifs.

22  Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

23  Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas.

24  Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats.

25  Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

26  Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils.

27  Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

19: 18

il fut crucifié. On obligea Jésus à s’allonger par terre, et ses bras furent étendus et cloués sur la barre horizontale qu’il avait portée. On hissait ensuite cette barre, le supplicié accroché dessus, et on la fixait sur le poteau vertical. Les pieds étaient cloués sur le bas du poteau, et on clouait parfois dessous un bout de bois qui servait d’appui à la victime, non pour la soulager mais pour prolonger et augmenter son agonie. Nu et battu, Jésus aurait ainsi pu rester exposé à la brûlure du soleil pendant des heures, voire des jours. Pour respirer, le crucifié devait pousser sur les jambes et tirer sur les bras, ce qui provoquait des douleurs atroces. Des crampes musculaires torturaient le corps tout entier. Se laisser aller entraînait l’asphyxie, de sorte que la lutte pour la vie continuait.

deux autres. #Mt 27:38 et #Lu 23: 33 emploient au sujet de ces deux crucifiés le même mot que pour Barabbas: c’étaient des guérilleros.

19:19-22

fit une inscription. Il était de coutume, lors de ces exécutions, de placer une tablette ou un petit panneau autour du cou du condamné tandis qu’il se dirigeait vers le lieu de son exécution. Le panneau était ensuite cloué sur la croix (voir #Mt 27:37 ; #Mr 15: 26 ; #Lu 23: 38). Pilate se servit de cette occasion pour se venger  en se moquant d’eux - des Juifs qui l’avaient menacé pour le forcer à prononcer cette condamnation

19: 23

ses vêtements …  aussi sa tunique. Traditionnellement, les vêtements du condamné devenaient la propriété des bourreaux. La répartition de ces dépouilles suggère que le groupe chargé de l’exécution se composait de quatre soldats (cf. #Ac 12: 4). La tunique se portait serrée au corps. Le pluriel « vêtements » renvoie à d’autres habits, probablement les sandales, la ceinture et le couvre-chef.

19: 24

 Jean cite #Ps 22: 19. Dans le psaume, harcelé par la détresse et les moqueries que lui infligent ses adversaires, David utilise, pour faire sentir la profondeur de son affliction, l’image du partage des vêtements de la victime entre les bourreaux. Curieusement, il décrit ainsi une forme d’exécution qu’il ne peut avoir vue de ses yeux, car elle n’existait pas de son temps. Ce passage prophétise donc par typologie la venue de Jésus, l’héritier de David, sur le trône messianique (voir #Mt 27:46 ; #Mr 15: 34).

19: 25

 Bien que le nombre exact des femmes présentes effectivement au pied de la croix soit controversé, Jean parle probablement de quatre et non pas de trois femmes: deux qu’il désigne nommément et deux autres auxquelles il fait allusion sans les nommer:

1° « sa mère » (Marie);

2° « la sœur de sa mère » (probablement Salomé #Mr 15: 40, la sœur de Marie et la mère de Jacques et Jean, fils de Zébédée #Mt 27:56-57 ; #Mr 15: 40);

3° « Marie, femme de Cléopas » (mère de Jacques le mineur et de Joseph, #Mt 27:56);

4° Marie de Magdala (village sur la rive ouest de la mer de Galilée, à 3 à 5 km au nord de Tibériade). Cette Marie joue un rôle de premier plan dans le récit de la résurrection (voir #Jn 20:1-18 ; cf. #Lu 8:2-3 où Jésus la libère de sept démons).

19: 26

le disciple qu’il aimait. Allusion à Jean. Étant l’aîné, et donc le gagne-pain de la famille avant de commencer son ministère, Jésus ne confia pas cette responsabilité à ses frères, car ils n’approuvaient pas son œuvre et ne croyaient pas en lui (#Jn 7:3-5); ils n’étaient probablement même pas présents à ce moment-là (ne serait-ce que du fait que leur maison se trouvait à Capernaüm, voir #Jn 2:12).

 

Trois dernières heures de crucifixion

MATTHIEU 27 : 45 à 50

45  Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre.

46  Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

47  Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Il appelle Elie.

48  Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire.

49  Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Elie viendra le sauver.

50 ¶  Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:45

Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième. Depuis midi jusqu’à 3 heures de l’après-midi. La crucifixion avait commencé à 9 heures

27:46

Eli, Eli, lama sabachthani. Le mot « Eli » vient de l’hébreux, les autres sont araméens (#Mr 15: 34 écrit la plainte entière en araméen). Ce cri est l’accomplissement du #Ps 22: 2 et constitue l’un des nombreux parallèles frappants entre ce psaume et les détails de la crucifixion. A ce moment-là, Christ connut l’abandon et le désespoir, parce que Dieu déversa sa colère sur celui qui portait le péché du monde

27:50

rendit l’esprit. Un acte volontaire, voir #Jn 10:18

 

MARC 15 : 33 à 37

33 ¶  La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.

34  Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eloi, Eloi, lama sabachthani ? ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

35  Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Voici, il appelle Elie.

36  Et l’un d’eux courut remplir une éponge de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire, en disant : Laissez, voyons si Elie viendra le descendre.

37  Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 33

la sixième heure. Correspond à midi, selon l’heure juive, milieu de la période de 6 heures que dura le supplice de Jésus à la croix

ténèbres. Signe de jugement divin (cf. #Esa 5:30 ; #Esa 13:10-11 ; #Joe 2:1-2 ; #Am 5:20 ; #Sop 1:14-15 ; #Mt 8:12 ; #Mt 22: 13 ; #Mt 25: 30). L’étendue géographique de cette obscurité n’est pas connue, mais d’après les écrits des Pères de l’Église elle déborda le territoire d’Israël.

neuvième heure. C’est-à-dire à 3 heures de l’après-midi.

15: 34

Eloi …  sabachthani? Paroles du #Ps 22: 2 en araméen Matthieu mentionne aussi ce cri, mais en hébreu (#Mt 27:46).

pourquoi m’as-tu abandonné? Jésus éprouva très douloureusement cet abandon du Père, dû au fait que la colère de Dieu était en train de se déverser sur lui, le substitut des pécheurs

15: 35

Elie. Moquerie supplémentaire qui signifiait: « Que son précurseur vienne sauver ce soi-disant Messie »

15: 36

vinaigre. Vin bon marché que consommaient soldats et ouvriers. C’était peut-être un geste de pitié, ou alors un acte purement dicté par la volonté de prolonger ses souffrances.

un roseau. Une branche d’hysope (#Jn 19: 29).

15: 37

ayant poussé un grand cri. Vu les intenses souffrances qu’il venait d’endurer, ce cri démontre qu’il gardait une force incroyable. Cela révèle que sa vie ne s’était pas affaiblie petit à petit, mais qu’il la rendit par un acte volontaire (#Jn 10:17-18). Au sujet du contenu de ce cri de Jésus, voir #Luc 23: 46.

 

LUC 23 : 44 à 46

44 ¶  Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.

45  Le soleil s’obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.

46  Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 44

la sixième heure …  jusqu’à la neuvième heure. De midi à 3 heures de l’après-midi (Luc compte le temps à la manière juive).

ténèbres. Une éclipse solaire est à exclure, puisque la Pâque tombait systématiquement à la pleine lune (les Juifs utilisaient un calendrier lunaire). Il s’agit ici bel et bien d’une obscurité d’origine surnaturelle.

23: 46

entre tes mains. Citation du #Ps 31:6. La manière dont Christ est mort s’accorde avec #Jn 10:18. Les victimes de la crucifixion enduraient généralement une mort beaucoup plus lente. Mais Jésus, dans sa souveraineté, décida simplement de rendre l’esprit (#Jn 10:18 ; #Jn 19: 30) en le remettant à Dieu. C’est ainsi qu’il « s’est offert lui-même …  à Dieu » (#Hé 9:14).

JEAN 19 : 28 à 30

28  Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie: J’ai soif.

29  Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche.

30  Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

19: 29

Ce breuvage ne doit pas être confondu avec le « vin mêlé de fiel » qu’on lui offrit sur le chemin de la croix (#Mt 27:34) et qui était destiné à apaiser un peu ses souffrances. On lui fit boire cela pour prolonger sa vie et ainsi faire durer la torture et la douleur encore plus longtemps (cf. #Mr 15: 36). Le vin était le gros rouge bon marché que buvaient les soldats. L’emploi de ce mot rappelle le #Ps 69:22, où le même mot apparaît dans la LXX. L’hysope est une petite plante, idéale pour les aspersions (voir #Ex 12: 22).

19: 30

Tout est accompli. Le verbe suggère l’idée d’accomplir une tâche et, dans un contexte religieux, de remplir ses obligations religieuses (voir #Jn 17: 4). Toute l’œuvre de la rédemption était désormais accomplie. Le mot grec traduit ici par « tout est accompli » apparaît dans des papyri que l’on a retrouvés; il s’agit de reçus relatifs au paiement de taxes, et il y signifie « entièrement payé » (voir #Col 3:13-14).

il rendit l’esprit. Expression qui signale que Jésus a remis son esprit à Dieu par un acte volontaire. Personne ne lui a pris la vie, car c’est lui qui l’a abandonnée pour nous volontairement et de bonne grâce (voir #Jn 10:17-18).

 

Témoignages de la mort de Jésus

MATTHIEU 27 : 51 à 56

51  Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,

52  les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

53  Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.

54  Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

55  Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir.

56  Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

27:51

le voile du temple. Le rideau qui interdisait l’entrée du lieu très saint (#Ex 26:33 ; #Hé 9:3). Le voile déchiré signifiait que l’accès vers la présence de Dieu était désormais offert à tous, par le moyen d’une voie nouvelle et vivante (#Hé 10:19-22). Le fait qu’il s’ouvrit de haut en bas indiqua qu’il ne s’agissait pas d’une action humaine, mais d’une œuvre divine: Dieu lui-même déchira le voile.

27:52

corps des saints …  ressuscitèrent. Matthieu est le seul à mentionner ce miracle. Il n’est fait aucune autre mention de ces personnes, ce qui n’aurait certainement pas été le cas si elles étaient restées sur terre longtemps après cet événement. De toute évidence, elles reçurent un corps glorifié; elles apparurent à « un grand nombre de personnes » (v. #Mt 27:53), ce qui était suffisant pour pouvoir établir de manière certaine la réalité du miracle, puis elles montèrent dans la gloire. Cet événement préfigure en quelque sorte celui de #1Th 4:16.

ceux qui étaient avec lui. Probablement les hommes placés sous ses ordres. #Mr 15: 39 nous apprend que ce fut le centenier qui fit cette confession, mais il est évident qu’il parlait aussi au nom de ses hommes. Leur « frayeur » dénote une conscience de leur péché, et le mot « assurément » implique une certitude et une conviction caractéristiques d’une foi authentique. Ces hommes représentent la réponse à la prière de Jésus en #Lu 23: 34. Leur attitude contraste nettement avec les railleries moqueuses des vv. 39-44.

27:56

Marie de Magdala. Elle avait été délivrée de sept démons (#Lu 8:2); l’autre « Marie » (« la femme de Clopas », #Jn 19: 25, dont le nom est une variante d’Alphée) était la mère de l’apôtre connu sous le nom de « Jacques le mineur » (#Mr 15: 40 

la mère des fils de Zébédée. Salomé (#Mr 15: 40), mère de Jacques et de Jean. #Jn 19: 26 signale que Marie, la mère de Jésus, était aussi présente à la croix; elle se tenait peut-être à l’écart des trois autres femmes, « qui regardaient de loin » (v. #Mt 27:55) comme si elles ne pouvaient supporter de voir les souffrances de Jésus sans avoir toutefois la force de le quitter.

 

MARC 15 : 38 à 41

38  Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.

39  Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu’il avait expiré de la sorte, dit : Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

40  Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Josés, et Salomé,

41  qui le suivaient et le servaient lorsqu’il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

15: 38

Le voile du temple se déchira en deux. L’énorme rideau qui séparait le lieu très saint du reste du sanctuaire (#Ex 26:31-33 ; #Ex 40:20-21 ; #Lé 16: 2 ; #Hé 9:3). Son déchirement signalait que l’accès à la présence de Dieu était ouvert à tous par la mort de son Fils.

15: 39

Le centenier. L’officier romain chargé de la crucifixion. Les centeniers représentaient l’épine dorsale de l’armée romaine et commandaient 100 soldats.

voyant qu’il avait expiré de la sorte. Ce centenier avait assisté à la mort de bien des condamnés à la crucifixion, mais aucune ne ressemblait à celle de Jésus. On n’avait encore jamais vu un crucifié faire preuve d’autant de force que celle dont Jésus fit preuve, en lançant un cri (v. #Mr 15: 37) si puissant au moment de rendre l’esprit. Ce cri s’ajouta au tremblement de terre qui coïncida avec la mort de Christ (#Mt 27:51), ce qui donna au centenier la conviction d’affirmer: « Assurément, cet homme était Fils de Dieu ». D’après la tradition chrétienne, ce centenier se serait converti.

15: 40 Certaines de ces femmes se trouvaient précédemment au pied de la croix (#Jn 19:25-27). A cet instant, incapables de supporter de si près le spectacle de la souffrance de Jésus, elles « regardaient de loin ». Leur fidélité remplie de compassion contrastait avec l’attitude des disciples qui, Jean excepté, avait disparu dans la nature.

Marie de Magdala. Elle était originaire du village de Magdala, sur la rive ouest de la mer de Galilée, d’où son nom. Luc rapporte que Jésus avait chassé d’elle sept démons (#Lu 8:2). Elle est d’habitude citée la première dans la liste des femmes qui suivaient Jésus, ce qui suggère qu’elle était peut-être leur chef.

Marie, mère de Jacques le mineur et de Josés. On la distingue de ses homonymes grâce au nom de ses fils. « Jacques le mineur » (appelé aussi « Jacques, fils d’Alphée » en #Mt 10:3) faisait partie des douze.

Salomé. Femme de Zébédée (#Mt 27:56) et mère de Jacques et Jean

15: 41

plusieurs autres. Elles accompagnaient Jésus depuis le temps de son ministère en Galilée, le suivaient dans ses voyages et veillaient à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses disciples (cf. #Lu 8:2-3).

 

LUC 23 : 45 à 49

45  Le soleil s’obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.

46  Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.

47  Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste.

48  Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s’en retournèrent, se frappant la poitrine.

49  Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l’éloignement et regardaient ce qui se passait.

NOTE DE JOHN MACARTHUR

23: 46

entre tes mains. Citation du #Ps 31:6. La manière dont Christ est mort s’accorde avec #Jn 10:18. Les victimes de la crucifixion enduraient généralement une mort beaucoup plus lente. Mais Jésus, dans sa souveraineté, décida simplement de rendre l’esprit (#Jn 10:18 ; #Jn 19: 30) en le remettant à Dieu. C’est ainsi qu’il « s’est offert lui-même …  à Dieu » (#Hé 9:14).

23: 47

cet homme était juste. Selon #Mt 27:54 et #Mr 15: 39, le soldat dit: « Cet homme était Fils de Dieu. » Il est possible que Luc ait donné une version équivalente d’une telle déclaration, ou bien, ce qui est plus probable, le centenier prononça les deux phrases.

23: 49

les femmes …  depuis la Galilée. #Mt 27:56 et #Mr 15:40-41 précisent que le groupe incluait Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques (le mineur) et de Josés (ou Joseph), Salomé, la mère de Jacques et de Jean, et bien d’autres encore. Les mêmes femmes furent présentes lors de son ensevelissement (v. #Lu 23: 55 ; #Mt 27:61 ; #Mr 15: 47), puis de sa résurrection (#Lu 24: 1 ; #Mt 28:1 ; #Mr 16: 1). Elles furent donc les témoins oculaires de tous les événements cruciaux de l’Évangile (cf. #1Co 15:3-4). 

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