17 LE FESTIN DES NOCES

12/08/2014 17:20

17 LES PARABOLES DE JÉSUS

 

LE FESTIN DES NOCES

 

MATTHIEU 22 : 2 À 14

2  Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils.

3  Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces ; mais ils ne voulurent pas venir.

4  Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant : Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin ; mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.

5  Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic ;

6  et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.

7  Le roi fut irrité ; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville.

8  Alors il dit à ses serviteurs : Les noces sont prêtes ; mais les conviés n’en étaient pas dignes.

9  Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.

10  Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives.

11  Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces.

12  Il lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée.

13  Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

14  Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

NOTES DE JOHN MACARTHUR

22:2

semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Jésus raconta une parabole similaire, quoique différente, en #Lu 14:16-23. Ici, il s’agit du festin des noces du propre fils du roi; ainsi, les invités qui se montrent indifférents (v. #Mt 22:5) ou qui rejettent l’invitation (v. #Mt 22:6) manquent d’égards pour la personne même du roi. De plus, en maltraitant et tuant ses messagers, ils commettent un affront impensable à sa bonté.

22:4

Il envoya encore d’autres serviteurs. Ce passage illustre la patience et la longanimité de Dieu à l’égard de ceux qui le méprisent délibérément. Il ne cesse d’offrir son invitation, même après que sa bonté a été ignorée ou repoussée.

22:7

Le roi fut irrité. Sa patience venue finalement à bout, il les jugea.

brûla leur ville. Ce jugement anticipe la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Même le temple monumental édifié en gros blocs de pierre fut alors détruit par le feu et réduit en poussière.

22:9

appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. C’est l’offre gratuite de l’Évangile, qui s’étend à tous les hommes sans distinction (cf. #Ap 22:17).

22:11

un habit de noces. Puisque tous sans exception ont été invités au banquet, cet homme ne doit pas être considéré comme un simple trouble-fête. En réalité, tous les invités ayant été rassemblés à la hâte sur « les chemins », aucun d’entre eux ne pouvait se présenter en habits décents. Cela signifie que les vêtements sont fournis par le roi lui-même. Ainsi, le fait que cet homme ne s’est pas vêtu correctement dénote son rejet volontaire de l’offre généreuse du roi. Il insulte le roi plus gravement encore que ceux qui ont tout simplement refusé de venir, parce qu’il ose commettre cet affront en sa présence. L’ensemble de cette image peut représenter l’attitude de gens qui s’identifient de manière extérieure au royaume, professent être chrétiens et appartiennent à l’Église au sens visible du terme, mais qui rejettent cependant l’habit de justice offert par Christ (cf. #Esa 61:10) et cherchent à établir leur justice par eux-mêmes (cf. #Ro 10:3 ; #Ph 3:8-9). Honteux d’admettre leur propre pauvreté spirituelle, ils refusent un habit meilleur que le Roi leur offre généreusement. Ils se rendent ainsi coupables d’un péché abominable contre sa bonté.

22:12

Cet homme eut la bouche fermée. Il n’a aucune excuse.

22:13

les ténèbres du dehors. Ce terme s’applique certainement à l’obscurité extrême, celle qui est la plus éloignée de la lumière.

des pleurs et des grincements de dents. Cette expression décrit la souffrance inconsolable et le tourment sans repos. Jésus l’employa couramment pour parler de l’enfer (cf. #Mt 13:42, #Mt 13:50 ; #Mt 24:51).

22:14

il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. L’appel dont il est question ici est parfois qualifié d’appel « général » ou « externe ». Il correspond à une sommation à la repentance et à la foi, qui est inhérente au message de l’Évangile. Il s’étend à tous ceux qui entendent l’Évangile. « Beaucoup » l’entendent, mais « peu » y répondent (voir la comparaison entre peu et beaucoup en #Mt 7:13-14). Ceux qui répondent à l’appel constituent les « élus », ceux qui sont choisis. Dans les écrits pauliniens, le mot « appel » se réfère habituellement à l’appel irrésistible de Dieu, adressé aux seuls élus (#Ro 8:30); il est connu sous le nom d’appel « efficace » (ou « interne »). Jésus le mentionne en #Jn 6:44, où il dit que Dieu attire les élus à lui d’une manière surnaturelle. Dans ce v., il est question d’un appel général qui s’adresse à « quiconque » entend l’Évangile (cf. #Ap 22:17). Le texte fait part de l’équilibre entre la responsabilité humaine et la souveraineté divine: les « appelés » qui rejettent l’invitation le font de leur propre chef, de sorte que leur exclusion du royaume est parfaitement juste. Les « élus » ont part au royaume uniquement parce que Dieu leur fait la grâce de les choisir et de les attirer à lui. 

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