2 CORINTHIENS 1: 01 À 24 *** + 2 C0RINTHIANS 1 : 01 to 24 + NOTES : JOHN MACARTHUR

24/12/2015 23:59

2 CORINTHIENS 1: 01 À 24 *** +
 

1 ¶  Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe:

apôtre. Ce terme précise le statut officiel de Paul: messager envoyé par Christ;  l’introduction à 1 Corinthiens, auteur et date).

par la volonté de Dieu. Paul n’avait pas décidé lui-même de sa mission, et elle ne reposait pas sur ses œuvres. Son appel et la source de son autorité étaient d’origine divine. Dans sa lettre, il n’apportait pas son message personnel, mais les paroles de Christ.

le frère Timothée. C’était le fils spirituel bien-aimé de l’apôtre et un personnage central dans sa vie et son ministère. Paul le rencontra pour la première fois lors de son séjour à Derbe et à Lystre, durant un voyage missionnaire (#Ac 16:1-4). Timothée l’accompagna à Corinthe, lorsque l’Église de cette ville fut fondée (#Ac 18:1-5); il est aussi mentionné dans #1Co 4:17 ; #1Co 16:10-11. Les Corinthiens devaient donc bien le connaître. Paul l’associe à sa lettre, peut-être pour rappeler à ses lecteurs que Timothée est véritablement un frère et pour apaiser des ressentiments que certains auraient pu éprouver après sa récente visite.

 

2  que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !

la grâce et la paix. Cette expression faisait partie intégrante de la salutation dans toutes les lettres de Paul. La « grâce » est la faveur imméritée accordée par Dieu, et la « paix » l’un des bienfaits qui en découlent.

 

3 ¶  Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,

Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Paul loue le vrai Dieu qui s’est révélé en son Fils, lequel est de la même essence que le Père cf. #Jn 5:17 ; #Jn 14:9-11 ; #Ep 1:3 ; #Hé 1:2-3 ; #2Jn 3). Il est l’oint (sens du terme Christ), le souverain (le Seigneur) et le Rédempteur (Jésus). Alors qu’il jouissait d’une position privilégiée, il a accepté de devenir un serviteur soumis durant son incarnation. Cette bénédiction englobe tout l’Évangile.

Père des miséricordes. Paul emprunte cette expression au langage liturgique juif et à une prière prononcée dans les synagogues qui appelait Dieu à traiter le pécheur avec bonté, amour et affection;  cf. #2S 24: 14 ; #Ps 103:13-14 ; #Mi 7:18-20).

Dieu de toute consolation. L’A.T. appelait Dieu par ce nom (cf. #Esa 40:1 ; #Esa 51:12 ; #Esa 66:13), car en lui se trouve la source de toute consolation véritable. Le mot grec traduit par « consolation » est apparenté au mot bien connu paraklêtos, « celui qui vient pour aider », un des noms du Saint-Esprit. La consolation évoquée ici n’avait pas pour but d’installer Paul dans un confort douillet: il affirme que Dieu est venu à lui au milieu de ses souffrances et de ses soucis pour le fortifier et lui donner du courage et de la hardiesse (cf. vv. #2Co 1:4-10).

 

4  qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction !

afflictions. Ce terme désigne une situation où l’on subit une pression écrasante. Dans la vie de Paul, les circonstances ne manquaient pas où il devait faire face à des attaques qui cherchaient à l’affaiblir, à limiter son ministère ou même à lui ôter la vie. Cependant, dans toutes ces adversités, il savait que Dieu le soutiendrait et le fortifierait;  cf. #Ph 1:6).

afin que …  nous puissions consoler. La consolation divine ne constitue pas une fin en soi. Elle rend les croyants capables de prodiguer à leur tour du réconfort. Les Corinthiens furent humiliés lorsque Dieu les déclara coupables. Plus tard, Dieu envoya à nouveau Paul vers eux, afin qu’il leur apporte un message réconfortant, une fois qu’il aurait été lui-même fortifié (#2Co 6:1-13 ; #2Co 12:6-11 ; cf. #Lu 22:31-32).

 

5  Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ.

les souffrances de Christ abondent. La consolation divine offerte aux croyants est à la mesure de leurs souffrances pour Christ. Plus ils souffrent pour la justice et plus ils sont réconfortés et récompensés (cf. #1Pi 4:12-14). Paul savait par expérience que ces souffrances peuvent sembler ne jamais finir (#2Co 4:7-11 ; #2Co 6:5 ; #2Co 11:23-27 ; cf. #Ga 6:17 ; #Ph 3:10 ; #Col 1:24), et tous les croyants authentiques doivent s’attendre à passer par une épreuve semblable (cf. #Mt 10:18-24).

 

6  Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons.

Paul évoque l’association de tout le corps de Christ à la souffrance, qui permet de construire, au sein de tous ses membres, la patience et la persévérance selon Dieu (#1Co 12: 26). Tous les croyants ont besoin de prendre conscience de ce processus. Ainsi, ils ne s’apitoient pas sur eux-mêmes lorsqu’ils souffrent pour Christ, et ils peuvent au contraire bénéficier, dans les échanges mutuels, de la consolation qu’ils reçoivent dans leurs épreuves.

consolation. Ou réconfort, aide.

salut. Il s’agit ici de la patiente persévérance des Corinthiens jusqu’au salut définitif, jusqu’au moment où ils seront glorifiés. Par la grâce de Dieu et la puissance de l’Esprit, Paul était prêt à souffrir et à recevoir de la consolation pour pouvoir ensuite réconforter et fortifier d’autres croyants. Son attitude permit aux Corinthiens d’avoir la force de persévérer.

 

7 ¶  Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation.

part aux souffrances. Certains membres de l’Église de Corinthe, peut-être une majorité d’entre eux, souffraient pour la justice, tout comme Paul. À cause de leur fidélité au sein de cette souffrance, Paul les considérait comme des partenaires auxquels il fallait venir en aide, et ce en dépit de toute la peine et des soucis qu’ils lui avaient occasionnés.

 

8  Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie.

nous. Un exemple du pluriel de modestie dont Paul fait usage tout au long de sa lettre. D’une manière générale, il désigne l’apôtre lui-même, mais ici il peut inclure d’autres personnes.

survenue en Asie. Il s’agissait d’ennuis récents qui arrivèrent peu après la rédaction de 1 Corinthiens, soit à Ephese, soit à proximité de cette ville. Les circonstances exactes ne sont pas connues.

désespérions même de conserver la vie. Paul avait dû faire face à un événement qui rendait la survie impossible à vue humaine, et il s’était senti profondément découragé à la pensée que cela pourrait mettre prématurément un terme à son ministère. Le mot grec pour « désespérer » signifie littéralement « n’avoir pas d’issue » (cf. #2Ti 4:6). Les Corinthiens étaient au courant de cette épreuve, mais ils ignoraient l’extrême danger de la situation ou la manière dont Dieu œuvrait à travers ces circonstances.

 

9  Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.

arrêt de mort. Le mot traduit par « arrêt » était un terme technique employé lorsqu’une décision officielle était prise. Paul était tellement convaincu qu’il allait mourir pour l’Évangile qu’il avait prononcé la sentence de mort sur lui-même.

ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais …  en Dieu. Tel était l’objectif ultime que Dieu voulait atteindre en plaçant Paul dans une situation extrême: il l’avait amené à un point où il ne pouvait plus s’appuyer sur aucune ressource humaine, qu’elle soit d’ordre émotionnel, physique ou intellectuel (cf. #2Co 12:9-10).

qui ressuscite les morts. Un titre divin de forme descriptive, employé lors du culte dans les synagogues. Paul avait compris que la confiance en la puissance du Dieu qui ressuscite les morts représentait pour lui le seul espoir d’être secouru dans sa situation.

 

10  C’est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d’une telle mort, lui de qui nous espérons qu’il nous délivrera encore,

11  vous-mêmes aussi nous assistant de vos prières, afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet.

assistez …  de vos prières. La prière d’intercession est un élément crucial dans la manifestation de la puissance de Dieu et de son plan souverain. Paul désirait que les Corinthiens sachent qu’il avait un besoin vital de leur soutien dans la prière à l’avenir, comme par le passé (cf. #Ep 6:18 ; #Ja 5:16).

la grâce. Ce mot signifie ici « faveur » ou « bénédiction »: la faveur imméritée de Dieu ou la réponse divine à la prière, manifestée par la délivrance vécue par Paul.

rendre grâces. La prière n’a pas pour fonction de changer les plans de Dieu, mais de le glorifier et de le remercier pour ce qu’il fait. Paul avait l’assurance que le plan souverain de Dieu serait accompli par la prière persévérante des croyants.

 

12 ¶  Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu.

Les détracteurs de Paul s’en prirent plus d’une fois à son caractère et à son intégrité: ils l’avaient traité d’orgueilleux, d’intéressé, d’homme indigne de confiance, d’inconsistant, de mentalement déséquilibré, d’incompétent, d’être dépourvu de finesse et inapte à la prédication. L’apôtre fait ici face à ces accusations en faisant appel au tribunal humain suprême, celui de sa conscience.

gloire. Paul fit souvent usage de ce mot, qui peut aussi être traduit par « confiance orgueilleuse ». Dans un contexte négatif, il désigne une exaltation injustifiée de ses propres mérites et de ses exploits. Ici, Paul l’emploie dans un sens positif pour exprimer sa confiance légitime dans ce que Dieu a accompli dans sa vie (cf. #Jér 9:23-24 ; #Ro 15: 18 ; #1Co 1:31 ; #1Co 15:9-10 ; #1Ti 1:12-17).

conscience. Le système d’alarme de l’âme qui permet aux êtres humains de juger leurs motivations et leurs actions selon les valeurs morales du bien et du mal. La conscience ne peut remplir la fonction pour laquelle Dieu l’a conçue qu’à condition de se référer aux critères moraux et spirituels les plus élevés et aux normes les plus exigeantes. Cela signifie qu’elle doit être soumise au Saint-Esprit qui s’exprime par l’intermédiaire de la Parole de Dieu (cf. #Ro 12:1-2 ; #1Ti 1:19 ; #2Ti 2:15 ; #Hé 9:14 ; #Hé 10:22). Pleinement illuminée par le Saint-Esprit, la conscience de Paul ne portait aucune charge contre lui (cf. #Ac 23: 1 ; #Ac 24: 16 ; #1Ti 1:5 ; #1Ti 3:9 ; #2Ti 1:3). Cependant, en dernier lieu, Dieu seul peut juger des motivations de l’homme (#1Co 4:1-5).

sagesse charnelle. C’est-à-dire la sagesse qui repose sur la connaissance humaine

13  Nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez, et ce que vous reconnaissez. Et j’espère que vous le reconnaîtrez jusqu’à la fin,

Ce passage répond de manière globale à l’accusation selon laquelle Paul n’aurait pas été sincère dans ses relations personnelles avec les Corinthiens (cf. #2Co 7:2 ; #2Co 11:9). Toutes les informations qu’il leur faisait parvenir étaient toujours claires, directes et compréhensibles, cohérentes et authentiques. Paul désirait qu’ils sachent qu’il ne retenait rien de la vérité et qu’il ne cachait aucun plan secret (#2Co 10:11). Il souhaitait simplement qu’ils comprennent tout ce dont il leur avait parlé, dans ses lettres ou de vive voix.

 

14  comme vous avez déjà reconnu en partie que nous sommes votre gloire, de même que vous serez aussi la nôtre au jour du Seigneur Jésus.

en partie. Les Corinthiens comprenaient de mieux en mieux la situation, à mesure qu’ils avançaient dans la lecture des instructions de Paul.

nous sommes votre gloire. Ce passage peut aussi être traduit « vous pouvez être fiers à cause de nous ».

jour du Seigneur Jésus. C’est-à-dire le moment de son retour. Paul aspirait au retour du Seigneur, où tous les croyants se réjouiraient mutuellement dans la gloire (cf. #1Th 2:19-20).

 

15 ¶  Dans cette persuasion, je voulais aller d’abord vers vous, afin que vous eussiez une double grâce ;

une seconde faveur. Ou « une bénédiction double ». Paul avait initialement prévu de rendre visite à deux reprises aux Corinthiens. Il n’avait pas formé ce projet pour des raisons égoïstes. Au contraire, son plan était le fruit de sa relation authentique avec eux, caractérisée par une loyauté mutuelle et par la sainte fierté qu’ils éprouvaient les uns vis-à-vis des autres.

 

16  je voulais passer chez vous pour me rendre en Macédoine, puis revenir de la Macédoine chez vous, et vous m’auriez fait accompagner en Judée.

revenir. Paul avait prévu de quitter Ephese et de s’arrêter à Corinthe lors de son voyage vers la Macédoine, puis d’y revenir après avoir exercé son ministère dans cette province (cf. #1Co 16:5-7). Il dut changer de plan, et il ne put s’arrêter à Corinthe la première fois. Les faux apôtres qui avaient envahi l’Église saisirent cette occasion pour discréditer Paul et l’accuser d’infidélité à l’égard de l’assemblée de Corinthe.

 

17  Est-ce que, en voulant cela, j’ai donc usé de légèreté ? Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu’il y ait en moi le oui et le non ?

Paul reprend probablement quelques-unes des accusations de malhonnêteté portées contre lui par ses adversaires.

j’ai donc usé de légèreté? La formulation de cette question en grec appelle une réponse négative indignée. Paul affirme qu’en aucun cas son comportement n’était celui d’une personne instable ou vacillante dans ses convictions en qui l’on ne pourrait avoir confiance.

selon la chair. C’est-à-dire d’un point de vue purement humain, sans la direction du Saint-Esprit, telle une personne qui n’est pas régénérée. L’apôtre affirme ici que son « oui » et son « non » n’avaient pas d’autre signification que leur sens habituel.

 

18  Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non.

Aussi vrai que Dieu est fidèle. Peut-être, un serment par lequel Paul en appelle au témoignage de Dieu (cf. #2Co 11:10, #2Co 11:31 ; #Ro 1:9 ; #Ga 1:20 ; #Ph 1:8 ; #1Th 2:5, #1Th 2:10). Il évoque la fidélité de Dieu et souligne qu’il a lui-même toujours agi en digne représentant d’un tel Dieu.

n’a pas été oui et non. Il ne disait pas « oui » tout en pensant « non ». Il était exempt de duplicité, tout comme Timothée et Silvain. Il disait ce qu’il pensait et faisait ce qu’il avait dit, à moins que des raisons impérieuses ne l’obligent à changer ses plans.

 

19  Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais c’est oui qui a été en lui ;

La fermeté de l’affirmation de Paul ainsi que son emploi du titre complet de Jésus indiquent que la personne et l’œuvre de Christ furent attaquées par les faux docteurs de Corinthe. L’Évangile de vérité, fidèlement prêché par l’apôtre, fournissait la preuve de sa conduite sincère à l’égard des Corinthiens.

Silvain. Le nom latin de Silas, qui accompagna Paul lors de son deuxième voyage missionnaire (#Ac 16:1-18:2) et prêcha à ses côtés à Corinthe

 

20  car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.

c’est en lui qu’est le oui. Toutes les promesses de Dieu, dans l’A.T. et le N.T., qui concernent la paix, la joie, l’amour, la bonté, le salut, la sanctification, la communion, l’espérance, la glorification et le ciel deviennent accessibles au croyant, car elles sont accomplies en Jésus-Christ (cf. #Lu 24: 44).

Amen. Le mot hébreu employé pour confirmer une déclaration (cf. sa traduction par « en vérité » dans #Mt 5:18 ; #Jn 3:3 ; #Ro 1:25). Paul leur rappelle qu’ils ont collectivement approuvé la vérité de son enseignement et de sa prédication.

 

21  Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu,

celui qui nous affermit. L’œuvre de grâce et de salut de Christ affermit le croyant, parce qu’elle l’établit sur de fermes fondations en lui (cf. #Ro 16: 25 ; #1Co 15: 58 ; #1Pi 5:10).

 

oints. Terme emprunté à une cérémonie de consécration qui mettait symboliquement à part des rois, des prophètes, des sacrificateurs et certains serviteurs particuliers. Le Saint-Esprit met à part les chrétiens et leur communique la force nécessaire pour la proclamation et le ministère de l’Évangile (cf. #Ac 1:8 ; #1Jn 2:20, #1Jn 2:27).

1:21-22

Christ …  Dieu …  Esprit. Une allusion claire aux trois personnes de la Trinité. L’authenticité de la vie spirituelle de Paul  ainsi que de tous les croyants véritables - est démontrée par les quatre œuvres divines (« affermir », « oindre », « marquer d’un sceau », « mettre dans le cœur les arrhes de l’Esprit ») qui s’accomplissent dans la vie de chaque chrétien. Critiquer l’authenticité de l’apostolat de Paul revenait à détruire l’œuvre de Dieu et l’unité de l’Église.

 

22  lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit.

marqués d’un sceau. Image empruntée à la pratique ancienne qui consistait à apposer de la cire sur un document et à y laisser l’empreinte d’un sceau qui prouvait l’identité de l’auteur ou du propriétaire du document, afin d’authentifier et de protéger celui-ci. Lorsqu’il scelle les croyants, le Saint-Esprit accomplit de fait tout cela;  cf. #Ag 2:23 ; #Ep 4:30).

arrhes. Une garantie de paiement. L’Esprit est un acompte sur la vie éternelle des croyants;  cf. #2P 1:4, #2P 1:11).

 

23  Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c’est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe ;

vous épargner. Paul then explains why he had withdrawn his coming: he wanted to give them more time to repent and make a correction to their attitude marked by sin. Il avait préféré attendre un rapport de Tite avant d’agir (voir ch. #2Co 7), dans l’espoir qu’il n’aurait pas à revenir pour affronter leur rébellion, comme auparavant.

 

24  non pas que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie, car vous êtes fermes dans la foi.

non pas que nous dominions sur votre foi. Paul ne désirait pas régner sur les Corinthiens lorsqu’il les visitait et qu’il travaillait parmi eux.

 

2 C0RINTHIANS 1 : 01 to 24 + NOTES : JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Paul, apostle of Jesus Christ by the will of God, and Timothy our brother, to the church of God which is at Corinth, with all the saints who are in all Achaia:

apostle. This term specifies the official status of Paul messenger sent by Christ; introduction to 1 Corinthians, author and date).

by the will of God. Paul had not decided himself of his mission, and it was not based on his works. His call and the source of his authority was of divine origin. In his letter, he did not bring his personal message, but the words of Christ.

Brother Timothy. It was the beloved spiritual son of the Apostle and a central figure in his life and ministry. Paul met him for the first time during his visit to Derbe and Lystra during a missionary trip (#AC 16: 1-4). Timothy accompanied him to Corinth, when the Church of this city was founded (#AC 18: 1-5); it is also mentioned in # 1 Corinthians 4:17; # 1 Corinthians 16: 10-11. The Corinthians were so well known. Paul associates it with his letter, perhaps to remind his readers that Timothy is truly a brother to appease resentment that some might have felt after his recent visit.

 

2 Grace and peace to you from God our Father and the Lord Jesus Christ!

grace and peace. This expression was part of greeting in all the letters of Paul. "Grace" is undeserved favor granted by God and "peace" one of the benefits resulting therefrom.

 

3 ¶ Blessed be the God and Father of our Lord Jesus Christ, the Father of mercies and God of all comfort,

God and Father of our Lord Jesus Christ. Paul praises the true God who revealed himself in his Son, who is of the same essence as the Father cf. #Jn 5:17; #Jn 14: 9-11; #EP 1: 3; Hey # 1: 2-3; 2Jn # 3). He is the anointed (Christ sense of the term), the king (the Lord) and Redeemer (Jesus). While he enjoyed a privileged position, he agreed to become a servant subject during his incarnation. This blessing encompasses the entire Gospel.

Father of mercies. Paul borrows this expression to the Jewish liturgical language and a prayer recited in synagogues calling God to treat the sinner kindly, love and affection; cf. 2S # 24: 14; #PS 103: 13-14; #Mi 7: 18-20).

God of all comfort. The A.T. God called by this name (cf. #Esa 40: 1; 51:12 #Esa; #Esa 66:13), for in it lies the source of all true consolation. The Greek word translated "consolation" is related to the well known word parakletos, "the one who comes to help," one of the names of the Holy Spirit. The consolation discussed here had not intended to install Paul in cozy comfort: he says that God came to him in the midst of his suffering and his worries to strengthen and give him courage and boldness (cf. .. vv # 2 Cor 1: 4-10).

 

4 who comforts us in all our tribulation, that, by the comfort wherewith we ourselves are from God, we can comfort those in any trouble!

afflictions. This term refers to a situation where we suffered a crushing pressure. In the life of Paul, the circumstances were not lacking where he had to face attacks seeking to weaken, limiting his ministry or even to take his life. However, in all these adversities, he knew that God would support and fortify; cf. #Ph 1: 6).

... so that we can comfort. The divine consolation is not an end in itself. It makes believers to provide in turn comfort. The Corinthians were subdued when God found them guilty. Later, God sent Paul to them again, so it brings a comforting message once he had himself been fortified (# 2Co 6: 1-13; # 2Co 12: 6-11; cf. . #Lu 22: 31-32).

 

5 For just as the sufferings of Christ abound in us, so our consolation also abounds through Christ.

the sufferings of Christ abound. Divine consolation offered to believers is to the extent of their suffering for Christ. The more they suffer for justice and are comforted and rewarded (see # 1 Peter 4: 12-14). Paul knew from experience that this suffering can seem to never end (# 2 Corinthians 4: 7-11; # 2Co 6: 5; # 2Co 11: 23-27; cf. 6:17 #Ga; #Ph 3:10; # Col 1:24), and all true believers should expect to go through a similar ordeal (see #Mt 10: 18-24).

 

6 If we are afflicted, it is for your comfort and your salvation; if we are comforted, it is for your comfort, which is realized by the enduring of the same sufferings we suffer.

Paul evokes the association of all the body of Christ to suffering, with which to build, among all its members, patience and perseverance in God (# 1 Cor 12: 26). All believers need to be aware of this process. Thus, they do not feel sorry about themselves when they suffer for Christ, and they can instead benefit in mutual trade, consolation they receive in their trials.

consolation. Or reassurance, help.

salvation. This is the patient perseverance of the Corinthians until final salvation, until they will be glorified. By the grace of God and the power of the Spirit, Paul was willing to suffer and receive consolation to then be able to comfort and strengthen other believers. Her attitude allowed the Corinthians to have the strength to persevere.

 

7 ¶ And our hope for you is firm, because we know that if ye are partakers of the sufferings, you also of the consolation.

partakers of the sufferings. Some members of the Church of Corinth, perhaps a majority, were suffering for righteousness, as Paul. Because of their loyalty in this suffering, Paul considered them partners that needed to assist, in spite of all the pain and worries they had caused him.

 

8 We do not want, in fact, you ignorant, brethren, concerning our affliction which came to us in Asia, that we were pressed beyond our strength, so that we despaired even life.

we. An example plural modesty which Paul uses throughout his letter. In general, it refers to the apostle himself, but here it may include other people.

occurred in Asia. It was recent troubles that happened shortly after writing 1 Corinthians, or Ephesus, or near this city. The exact circumstances are not known.

despaired even of life. Paul had to deal with an event that made it impossible for human survival, and he felt deeply discouraged at the thought that this could prematurely end his ministry. The Greek word for "despair" literally means "to have no end" (cf. # 2Ti 4: 6). The Corinthians were aware of this event, but they were unaware of the extreme danger of the situation or how God was working through these circumstances.

 

9 And we ourselves have our death warrant, in order not to put our trust in ourselves but on God, who raises the dead.

death warrant. The word translated "stop" was a technical term used when an official decision was made. Paul was so convinced he would die for the Gospel which he had pronounced the death sentence on himself.

do not place our trust in ourselves but in God .... That was the ultimate goal that God wanted to achieve by putting Paul in an extreme situation: it had brought him to a point where it could no longer rely on any human resource, whether emotional, physical or intellectual (see # 2 Corinthians 12: 9-10).

who raises the dead. A divine as descriptive, used in worship in synagogues. Paul understood that confidence in the power of God who raises the dead represented for him the only hope of rescue in his situation.

 

10 It is he who delivered us and deliver us from such a death, him in whom we trust that he will yet deliver us,

11 ye also helping together with your prayers, so that grace obtained for us by many to be more an opportunity to give thanks to our subject.

... attend prayers. The intercessory prayer is a crucial element in the manifestation of the power of God and His sovereign plan. Paul wanted the Corinthians to know that he had a vital need their prayer support in the future as in the past (see #EP 6:18; #Ja 5:16).

Grace. This word here means "favor" or "blessing": the unmerited favor of God or God's answer to prayer, manifested by the issue experienced by Paul.

give thanks. Prayer does not change depending on the plans of God, but to glorify and thank him for what he does. Paul had confidence that the sovereign plan of God would be accomplished by persevering prayer of believers.

 

12 ¶ For this is our rejoicing is this testimony of our conscience that we conducted ourselves in the world, and especially toward you, with holiness and purity of God, not in fleshly wisdom but in the Grace of God.

Critics of Paul took in more than once to his character and his integrity: they had a proud treaty, interested, to untrustworthy man of inconsistent, mentally unbalanced, d incompetent, being devoid of finesse and unfit to preaching. The apostle is here facing the charges by appealing to the supreme human court, one of his conscience.

glory. Paul often made use of this word, which can also be translated as "arrogant confidence." In a negative context, it refers to an unjustified exaltation of its own merits and achievements. Here Paul uses it in a positive way to express its legitimate confidence in what God has done in his life (cf. Jer # 9: 23-24; #Ro 15: 18; 1 Cor 1:31 #; # 1 Corinthians 15 : 9-10; # 1Ti 1: 12-17).

consciousness. The alarm system of the soul that allows human beings to judge their motives and actions according to the moral values ​​of good and evil. Consciousness can not fulfill the function for which God has entertained only to refer to the highest moral and spiritual criteria and highest standards. This means that it must be submitted to the Holy Spirit who speaks through the Word of God (cf. #Ro 12: 1-2; 1 Tim 1:19 #; # 2Ti 2:15; Hey # 9:14; Heb 10:22 #). Fully illuminated by the Holy Spirit, Paul's conscience bore no charge against him (cf. #AC 23: 1; #AC 24: 16; # 1 Tim 1: 5; # 1Ti 3: 9; # 2Ti 1: 3 ). However, ultimately, only God can judge human motivations (# 1 Corinthians 4: 1-5).

fleshly wisdom. That is to say, the wisdom that is based on human knowledge

13 We are writing to you anything other than what you read and what you recognize. And I hope that you will recognize to the end,

This passage responds comprehensively to the charge that Paul was not sincere in his personal relations with the Corinthians (cf. # 2Co 7: 2; # 2 Cor 11: 9). All information that made them arrive were always clear, direct and understandable, consistent and genuine. Paul wanted them to know that he was holding the truth and nothing he hid no secret plan (# 2Co 10:11). He just wished that they understand all that he had spoken to them in his letters or in person.

 

14 as you have already acknowledged in part that we are your rejoicing, even as you also are ours, in the day of the Lord Jesus.

in part. The Corinthians understand better and better the situation, as they advanced in the reading of Paul's instructions.

we are your glory. This passage can also be translated "you can be proud because of us."

day of the Lord Jesus. That is to say, the time of his return. Paul longed for the return of the Lord, where all believers would welcome each other in glory (cf. # 1 Thessalonians 2: 19-20).

 

15 ¶ And in this confidence I wanted to go to you first, so you might have a second grace;

for one second. Or "double blessing". Paul had initially planned to visit twice to the Corinthians. He had not formed this project for selfish reasons. Instead, his plan was the result of his genuine relationship with them, characterized by mutual loyalty and holy pride they felt vis-à-vis each other.

 

16 I wanted to go home to go into Macedonia, and again from Macedonia to you, and you would have me to Judea.

come back. Paul had planned to leave Ephesus and stop in Corinth during his visit to Macedonia and to come back after exercising his ministry in this province (see # 1 Corinthians 16: 5-7). He had to change his plan, and he could not stop the first time in Corinth. False apostles who had invaded the Church seized this opportunity to discredit Paul and accuse him of infidelity towards the assembly of Corinth.

 

17 Will, wanting this, so I use lightness? Or are my resolutions according to the flesh, so that there is in me yes and no?

Paul probably takes some of the accusations of dishonesty made against him by his opponents.

so I use lightness? The wording of this question in Greek called an indignant negative response. Paul says that in any case his behavior was that of a person unstable or flickering in his convictions that we could trust.

the flesh. That is to say, from a purely human point of view, without the guidance of the Holy Spirit as a person who is not regenerated. The apostle says here that her "yes" and "no" had no meaning other than their usual meaning.

 

18 But as God is faithful, our word to you was not yes and no.

But as God is faithful. Perhaps, an oath which Paul appeals to the testimony of God (cf. 2 Cor 11:10 #, # 2Co 11:31; #Ro 1: 9; 1:20 #Ga; #Ph 1: 8; 1 Thessalonians # 2: 5, # 1 Thessalonians 2:10). He mentioned the faithfulness of God and emphasizes that he himself always acted as a worthy representative of such a God.

was not yes and no. He did not say "yes" while thinking "no." It was free of duplicity, like Timothy and Silvanus. He said what he thought and did what he had said, unless compelling reasons would force him to change his plans.

 

19 For the Son of God, Jesus Christ, who was preached by us among you by me and Silvanus and Timothy, was not yes and no, but yes that was in him ;

The firmness of Paul's assertion and his schedule full title of Jesus indicate that the person and work of Christ were attacked by the false teachers in Corinth. The gospel of truth, faithfully preached by the apostle, providing proof of his sincere conduct towards the Corinthians.

Silvain. The Latin name of Silas, who accompanied Paul on his second missionary journey (#AC 16: 1-18: 2) and preached at his side in Corinth

 

20 For, as regards all the promises of God in him are yes; wherefore also through him is the Amen spoken by us to the glory of God.

it is in him are yes. All the promises of God, in the A.T. and NT, which concern the peace, joy, love, kindness, salvation, sanctification, communion, hope, the glorification and heaven become accessible to the believer, as they are fulfilled in Jesus Christ (see #Lu 24: 44).

Amen. The Hebrew word used to confirm a declaration (see his translation of "truth" in #Mt 5:18; #Jn 3: 3; #Ro 1:25). Paul reminds them that they have collectively endorsed the truth of his teaching and preaching.

 

21 He who establishes us with you in Christ, and has anointed us is God,

He who establishes us. The work of grace and salvation of Christ strengthens the believer, because it lays the foundations on farms in him (cf. #Ro 16: 25; # 1 Cor 15: 58; 1 Peter 5:10 #).

 

anointed. Term borrowed from a consecration ceremony that symbolically put aside kings, prophets, priests and some special servants. The Holy Spirit sets apart Christians and communicate their strength to the proclamation and ministry of the Gospel (cf. #AC 1: 8; 1 John 2:20 #, # 1 Jn 2:27).

1: 21-22

... God ... Christ Spirit. A clear allusion to the three persons of the Trinity. The authenticity of the spiritual life of Paul and all true believers - is demonstrated by the four divine works ("consolidate", "anointing", "mark of a seal", "put in the heart of the deposit Spirit ") that take place in the life of every Christian. Criticize the authenticity of Paul's apostleship was returning to destroy the work of God and the unity of the Church.

 

22 which has marked us as a seal and put in our hearts the earnest of the Spirit.

marked with a seal. Image borrowed from the ancient practice of affixing wax on a document and leave the imprint of a seal that proved the identity of the author or owner of the document to authenticate and protect the -ci. When seals believers, the Holy Spirit accomplishes all this done; cf. #Ag 2:23; #EP 4:30).

deposit. A payment guarantee. The Spirit is a down payment on eternal life of believers; cf. 2P # 1: 4 # 2P 1:11).

 

23 But I call God to witness upon my soul, that to spare you I came not as yet to Corinth;

save yourself. Paul then explains why he had delayed his coming: he wanted to give them more time to repent and make a correction to their attitude marked by. He preferred to wait for a report before acting Titus (see ch. # 2Co 7), hoping he would not have to return to face their rebellion as before.

 

24 Not that we lord it over your faith, but are helpers of your joy, for you stand in faith.

Not that we have dominion over your faith. Paul did not want to rule the Corinthians when he visited them and worked with them.

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