3 Réaction de Christ aux défits lancés par ses adversaires

12/09/2014 13:30

10. LA PRÉSENTATION FORMELLE DE CHRIST À ISRAËL

ET LE CONFLIT CONSÉCUTIF

3 DE 3

Réaction de Christ aux défits lancés par ses adversaires

 

Relation de Christ avec David en tant que fils et Seigneur

MATTHIEU 22 : 41 à 46

41 ¶  Comme les pharisiens étaient assemblés, Jésus les interrogea,

42  en disant : Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ? Ils lui répondirent : De David.

43  Et Jésus leur dit : Comment donc David, animé par l’Esprit, l’appelle-t-il Seigneur, lorsqu’il dit:

44  Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?

45  Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ?

46  Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.

Notes de John Macarthur

22: 42

Que pensez-vous. Une expression souvent employée par Christ pour introduire une question destinée à mettre son interlocuteur à l’épreuve (v. #Mt 22: 17 ; #Mt 17: 25 ; #Mt 18: 12 ; #Mt 21: 28 ; #Mt 26: 65). Les pharisiens, les hérodiens, les sadducéens et les scribes venaient tous de l’éprouver. Il avait aussi un test pour eux.

 De David « Fils de David » était le titre messianique le plus en usage à l’époque de Jésus. Leur réponse reflète leur conviction que le Messie ne serait qu’un homme. Jésus profita de leur réponse pour affirmer une fois de plus sa divinité.

22: 43

animé par l’Esprit. Littéralement « dans l’Esprit », c’est-à-dire sous l’inspiration du Saint-Esprit (cf. #Mr 12: 36).

22: 44 Citation de #Ps 110: 1.

22: 45

David l’appelle Seigneur. David n’aurait jamais appelé « Seigneur » un homme ordinaire. Jésus n’était pas en train de débattre pour déterminer s’il était approprié de qualifier le Messie de « fils de David ». Après tout, ce titre est fondé sur la révélation relative au Messie qu’apporte l’A.T. (#Esa 11: 1 ; #Jér 23: 5), et il est employé avec une signification messianique en #Mt 1: 1 .Cependant, Jésus mit l’accent sur le fait que le titre « fils de David » n’avait pas pour prétention de résumer toute la vérité sur le Messie, qui est aussi « Fils de Dieu » (#Lu 22: 70). On ne pouvait se tromper sur la portée de ses paroles: Jésus déclarait clairement sa divinité.

MARC 12 : 35 à 37

35 ¶  Jésus, continuant à enseigner dans le temple, dit : Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David ?

36  David lui-même, animé par l’Esprit-Saint, a dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

37  David lui-même l’appelle Seigneur ; comment donc est-il son fils ? Et une grande foule l’écoutait avec plaisir.

Notes de John Macarthur

12: 35 La question de Jésus faisait apparaître l’ineptie des chefs religieux juifs dans leur rôle d’enseignants et leur ignorance des doctrines contenues dans l’A.T. sur la nature du Messie.

Christ. Équivalent grec du mot hébreu qu’on trouve dans l’A.T. pour désigner « l’oint », « le Messie », le roi que Dieu avait promis.

fils de David. Titre couramment conféré au Messie dans les enseignements des scribes. Comme les chefs religieux étaient convaincus que le Messie ne serait qu’un homme, ils trouvaient ce titre approprié

12: 36

David lui-même, animé par l’Esprit-Saint, a dit. David utilisait ses propres termes, mais cela n’empêche pas qu’il écrivait bien sous l’inspiration de l’Esprit (cf. #2S 23: 2).

Le Seigneur a dit à mon Seigneur. Dans le texte hébreu de cette citation (#Ps 110:1), le premier mot pour Seigneur est Yhwh (Éternel), nom du Dieu de l’alliance. Le second est un mot différent que les Juifs utilisaient comme titre pour Dieu. David décrivait Dieu en train de parler au Messie, que lui-même appelait son Seigneur. Les chefs juifs de l’époque de Jésus reconnaissaient dans ce psaume un psaume messianique.

12: 37

David lui-même l’appelle Seigneur. Jésus interpréta le #Ps 110:1 pour les pharisiens. David n’aurait pas appelé l’un de ses descendants « Seigneur ». Donc le Messie est plus que le simple « fils de David »; il s’ensuit qu’il est aussi le « Fils de Dieu ». Jésus proclamait ainsi la divinité du Messie, c’est-à-dire la sienne (cf. #Ro 1:3 ; #2Ti 2:8.

grande foule. Une multitude de gens observaient cette confrontation entre Jésus et les chefs religieux.

LUC 20 : 41 à 44

41  Jésus leur dit : Comment dit-on que le Christ est fils de David ?

42  David lui-même dit dans le livre des Psaumes : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite,

43  Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

44  David donc l’appelle Seigneur ; comment est-il son fils ?

Notes de John Macarthur

20: 41-44 Une fois que les chefs religieux ont cessé de l’interroger, Christ renverse les rôles et les questionne à son tour.

20: 42 Une citation de #Ps 110: 1.

Sept malédictions contre les scribes et les pharisiens

MATTHIEU 23 : 1 à 36

1 ¶  Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples,

2  (23-1) dit : (23-2) Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.

3  Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

4  Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.

5  Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements ;

6  ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ;

7  ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes Rabbi, Rabbi.

8  Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.

9  Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.

10  Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ.

11  Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

12  Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé.

13 ¶  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer.

14  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l’apparence de longues prières ; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.

15  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.

16  Malheur à vous, conducteurs aveugles ! qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, ce n’est rien ; mais, si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé.

17  Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ?

18  Si quelqu’un, dites-vous encore, jure par l’autel, ce n’est rien ; mais, si quelqu’un jure par l’offrande qui est sur l’autel, il est engagé.

19  Aveugles ! lequel est le plus grand, l’offrande, ou l’autel qui sanctifie l’offrande ?

20  Celui qui jure par l’autel jure par l’autel et par tout ce qui est dessus ;

21  celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l’habite ;

22  et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.

23  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.

24  Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau.

25  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au dedans ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

26  Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net.

27  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.

28  Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité.

29  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes,

30  et que vous dites : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des prophètes.

31  Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes.

32  Comblez donc la mesure de vos pères.

33  Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ?

34 ¶  C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville,

35  afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel.

36  Je vous le dis en vérité, tout cela retombera sur cette génération.

Notes de John Macarthur

23: 2

la chaire de Moïse. Équivaudrait à la « chaire de philosophie » d’une université. Être « assis dans la chaire de Moïse » signifiait détenir l’autorité suprême pour instruire le peuple dans la loi. Une autre traduction possible de ce passage « [ ils] se sont assis dans la chaire de Moïse » - souligne qu’il s’agissait d’une autorité imaginaire, qu’ils revendiquaient. Les Lévites et les sacrificateurs étaient légitimement investis d’une certaine autorité de décision pour ce qui concernait la loi (#De 17: 9), mais les scribes et les pharisiens étaient allés bien au-delà de toute autorité légitime, au point d’ajouter des traditions humaines à la Parole de Dieu (#Mt 15: 3-9). Jésus condamna leurs agissements (vv. #Mt 23: 8-36).

23: 3

Faites donc et observez. Pour autant que cela soit conforme à la Parole de Dieu. Les pharisiens étaient prompts à imposer des « fardeaux pesants » (v. #Mt 23: 4), c’est-à-dire des traditions non bibliques qu’ils imposaient aux fidèles. Jésus condamna ouvertement cette forme de légalisme.

23: 5

phylactères. De petites boîtes en cuir, qui contenaient un morceau de parchemin portant #Ex 13: 1-10, #Ex 13: 11-16 et #De 6: 4-9 ; #De 11: 13-21 sur quatre colonnes. Elles sont portées par les hommes au moment de la prière, l’une au milieu du front et l’autre sur le bras gauche, juste au-dessus du coude. L’emploi de phylactères trouve son origine dans une interprétation littérale de passages comme #Ex 13: 9-10 ; #De 6: 8. Les pharisiens n’hésitaient pas à élargir les dimensions des lanières attachées aux phylactères afin de rendre celles-ci plus visibles.

franges. Jésus lui-même en avait, cousues au bord de son vêtement. Ce qu’il condamnait, ce n’était donc pas le port des franges lui-même, mais l’état d’esprit qui poussait à les rallonger pour les rendre plus visibles et ainsi faire croire à la haute spiritualité de la personne qui les portait.

23: 8-10

Rabbi …  père …  directeurs. Dans ce passage, Jésus condamne l’orgueil et la prétention, et non les titres en tant que tels. Paul se présentait comme le père des Corinthiens (#1Co 4: 15). Il est évident aussi que ce passage n’interdit pas l’expression du respect (cf. #1Th 5: 11-12 ; #1Ti 5: 1). Christ proscrit seulement l’emploi de ces noms comme des titres spirituels ou des appellations débouchant sur la reconnaissance d’une autorité excessive à des hommes, comme si la vérité venait de ces derniers et non de Dieu.

23: 13

vous n’y laissez pas entrer. Les pharisiens, qui avaient tourné le dos à la justice de Dieu, cherchaient à établir leur propre justice (#Ro 10: 3) et enseignaient aux autres à faire de même. Leur légalisme et leur propre justice obscurcissaient la porte d’entrée dans le royaume.

23: 15

prosélyte. Un non-Juif converti au judaïsme. Voir #Ac 6: 5.

un fils de la géhenne. C’est-à-dire quelqu’un dont la destination éternelle est l’enfer.

23: 16

ce n’est rien. Il s’agissait d’une distinction arbitraire opérée par les pharisiens et habillée de propos moralisateurs qui permettait en réalité de mentir impunément. Si quelqu’un jurait « par le temple » (ou l’autel, v. 18, ou le ciel, v. 22), son vœu n’était pas considéré comme contraignant, mais s’il jurait « par l’or du temple », il devait tenir parole sous peine de sanctions prévues par la loi juive. Jésus affirma clairement que le fait de jurer par ces choses revenait à jurer par Dieu lui-même.

23: 23

la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin. Des herbes aromatiques, qui n’étaient pas tout à fait le genre de produits agricoles sur lesquels la dîme devait être levée (#Lé 27:30). Les pharisiens s‘appliquaient pourtant à peser le dixième de chaque plante et allaient peut-être jusqu’à compter les graines d’aneth, une par une. Ce n’était pas ce respect des menus détails de la loi que Jésus visait. Le problème résidait ailleurs: en réalité, ils négligeaient « ce qui est plus important », à savoir la justice, la miséricorde et la fidélité, qui sont les principes moraux sous-jacents à toutes les lois. Ils se contentaient de soigner des aspects secondaires et externes et résistaient volontairement à la signification spirituelle de la loi. Jésus leur dit qu’ils auraient dû porter leur attention sur les questions majeures « sans négliger les autres ».

23: 24

éliminez le moucheron …  avalez le chameau. Certains pharisiens avaient pour habitude de filtrer leurs boissons à travers un tissu fin pour ne pas risquer d’avaler un moucheron, le plus petit des animaux impurs (#Lé 11: 23). Le chameau était le plus grand de tous les animaux impurs (#Lé 11:4).

23: 25

vous nettoyez le dehors. Le fait que les pharisiens portaient leur attention quasi exclusivement sur les aspects extérieurs se trouvait à la base de leur erreur. Qui voudrait boire d’une coupe lavée à l’extérieur, mais qui serait restée sale à l’intérieur? Les pharisiens vivaient cependant comme si l’apparence extérieure était plus importante que la réalité intérieure. C’était précisément sur cette attitude que se fondait toute leur hypocrisie. Elle leur valut de nombreuses critiques de la part de Jésus.  

23: 27

des sépulcres blanchis. Les tombeaux étaient régulièrement blanchis à la chaux afin d’être bien visibles. Celui qui touchait une tombe ou marchait dessus par inadvertance se rendait rituellement impur (#No 19: 16). Une tombe fraîchement repeinte était d’un blanc éclatant et d’un aspect très propre; elle pouvait même être ornée d’une manière remarquable. Cependant, son intérieur était en putréfaction. Comparer avec #Lu 11: 44.

23: 30

nous ne nous serions pas joints à eux. Une affirmation tout à fait ridicule de leur propre justice alors qu’ils complotaient déjà le meurtre du Messie (cf. #Jn 11: 47-53).

23: 34

des prophètes, des sages et des scribes. Les disciples, aussi bien que les prophètes, les évangélistes et les pasteurs qui ont suivi leurs traces (cf. #Ep 4: 11).

23: 35

Abel …  Zacharie. Respectivement le premier et le dernier martyrs de l’A.T.

fils de Barachie. #Za 1: 1. L’A.T. ne précise pas les circonstances de sa mort. Cependant, la mort d’un autre Zacharie, fils de Jehojada, est mentionnée en #2Ch 24: 20-21. Il fut lapidé dans la cour du temple, conformément à la description que Jésus fait ici. Seul un manuscrit ancien de Matthieu omet l’expression « fils de Barachie » (omise aussi en #Lu 11: 51). Certains ont émis l’hypothèse que le Zacharie dont il est question en #2Ch 24 était en réalité le petit-fils de Jehojada et que son père s’appelait Barachie. Mais toutes les difficultés relatives à son identité s’évanouissent si nous acceptons la validité des paroles de Jésus et son témoignage infaillible selon lequel le prophète Zacharie subit le martyre entre le temple et l’autel, tout comme le premier Zacharie.

23: 36

cette génération. D’un point de vue historique, ce fut la génération qui vécut la destruction complète de Jérusalem lorsque le temple fut brûlé en l’an 70. La lamentation de Jésus sur Jérusalem et le fait qu’il retire la bénédiction de Dieu sur le temple (vv. #Mt 23: 37-38) invite fortement à penser que la chute de Jérusalem en 70 fut le jugement dont il parlait.

MARC 12 : 38 à 40

38  Il leur disait dans son enseignement : Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques ;

39  qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins ;

40  qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l’apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement.

Notes de John Macarthur

12: 38

Gardez-vous. Le verbe signifie « voir » ou « faire attention ». Il s’agissait de se préserver de la mauvaise influence des scribes.

robes longues. Long manteau flottant qui servait à proclamer la grande piété et la célébrité académique de celui qui le portait.

être salués. Accolades réservées à ceux qui détenaient des titres honorifiques.

12: 39

les premiers sièges dans les synagogues. C’est-à-dire les bancs les plus proches du coffre où l’on conservait les rouleaux sacrés. C’était une aire réservée aux responsables et aux personnes de renom  

12: 40

dévorent les maisons des veuves. Jésus dénonçait les pratiques des scribes, hommes cupides dépourvus de scrupules. Ils servaient souvent de gestionnaires des biens des veuves. Cela leur offrait l’occasion de persuader ces femmes éplorées qu’elles serviraient Dieu en apportant leur soutien financier au temple ou à leurs propres œuvres. Dans l’un et l’autre cas, le scribe en retirait un bénéfice personnel temporaire, ce qui revenait à dépouiller la veuve de l’héritage de son mari.

longues prières. Les pharisiens essayaient de faire étalage de leur piété en priant longuement. Leur motivation n’était pas la dévotion, mais le désir d’être admirés par les autres.

LUC 20 : 45 à 47

45  Tandis que tout le peuple l’écoutait, il dit à ses disciples:

46  Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques ; qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins ;

47  qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l’apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement.

 

Lamentation sur Jérusalem

MATTHIEU  23 : 37 à 39

37  Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !

38  Voici, votre maison vous sera laissée déserte ;

39  car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Notes de John Macarthur

23: 37

ai-je voulu …  et vous ne l’avez pas voulu. Dieu est entièrement souverain et par conséquent parfaitement capable de faire survenir tous les événements qu’il désire (cf. #Esa 46: 10). Il peut ainsi sauver qui il veut (#Ep 1: 4-5). Cependant, il décide parfois de ne pas exercer son action sur un événement, tout en exprimant le désir que celui-ci se produise (cf. #Ge 6:6 ; #De 5: 29 ; #Ps 81: 14 ; #Esa 48: 18). De telles expressions ne signifient nullement que la souveraineté de Dieu soit limitée ou que Dieu ait changé en quoi que ce soit (#No 23: 19). Ces affirmations révèlent pourtant certains aspects essentiels du caractère divin: Dieu est rempli de compassion; il désire sincèrement le bien de tous et non le mal, c’est pourquoi il ne se réjouit pas de la destruction des méchants (#Ez 18: 32 ; #Ez 33: 11). Tout en affirmant la souveraineté de Dieu, il faut comprendre ses appels à la repentance adressés aux perdus comme des appels authentiques, et sa bonté à l’égard des méchants comme une compassion réelle qui a pour but de les amener à la repentance (#Ro 2: 4). Dans ce passage (ainsi que d’autres semblables, tels que #Lu 19: 41), Jésus manifeste visiblement une passion profonde et sincère. Tous les sentiments de Christ devant être en parfait accord avec la volonté divine (cf. #Jn 8: 29), on ne peut expliquer ces lamentations simplement comme une marque de son humanité.

23: 38

votre maison vous sera laissée déserte. Quelques jours auparavant, Christ avait parlé du temple comme de la « maison » de son Père (#Mt 21: 13). Mais la gloire et la bénédiction de Dieu allaient se retirer d’Israël (voir #1S 4: 21). Comme Christ « s’en allait » (#Mt 24: 1), la gloire de Dieu partit avec lui. En #Ez 11: 23, Ézéchiel décrivit la vision du départ de la gloire: la gloire de Dieu quitta le temple et s’arrêta sur le mont des Oliviers, ce qui correspond exactement au chemin emprunté par Christ (cf. #Mt 24: 3).

23: 39

vous ne me verrez plus. C’était la fin du ministère public d’enseignement de Christ. Il se retirait de la nation d’Israël jusqu’au moment  à situer dans l’avenir - où les Juifs le reconnaîtraient en tant que Messie (#Ro 11: 23-26). Il cite #Ps 118: 26.

 

Don de tous ses biens par une veuve pauvre

MARC 12 : 41 à 44

41 ¶  Jésus, s’étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup.

42  Il vint aussi une pauvre veuve, elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou.

43  Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ;

44  car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.

Notes de John Macarthur

12: 41

tronc. Désigne les treize réceptacles placés dans la cour des femmes, où étaient déposés les dons et les offrandes au temple.

12: 42

deux petites pièces. C’étaient des petites pièces de monnaie en cuivre, la plus petite unité en vigueur.

quart de sou. Pour que son public romain le comprenne, Marc transposa la valeur de cette pièce dans la monnaie romaine. Un « quart de sou » équivalait à 1/64e de denier, qui lui-même équivalait à une journée de travail.

12: 44

tout ce qu’elle avait pour vivre. Cela signifiait qu’elle ne pourrait pas manger avant son prochain salaire. Cette veuve incarnait donc le don sacrificiel authentique.

 

LUC 21 : 1 à 4

1 ¶  Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc.

2  Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces.

3  Et il dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres ;

4  car c’est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre.

Notes de John Macarthur

21: 1

le tronc. Treize coffres avec un couvercle en forme d’entonnoir se trouvaient dans le parvis des femmes. Chacun d’eux était porteur d’une étiquette et consacré à un usage particulier; les dons étaient offerts en conséquence.

21: 2

une pauvre veuve. La formulation grecque véhicule l’idée d’une extrême pauvreté. Cette femme, qui vivait dans la misère, était davantage qualifiée pour bénéficier d’un don que pour en offrir un.

petites pièces. Les pièces les plus petites (grec lepton) en circulation dans la région à cette époque. Son offrande valait à peine le quart d’un as (qui était le salaire d’une heure de travail), mais elle représentait toutes ses ressources (v. #Lu 21: 4).

21: 3

a mis plus. Compte tenu de ses possibilités; c’était ce qui avait le plus de valeur aux yeux de Dieu.

21: 4

de leur superflu. Leur offrande ne leur coûtait aucun sacrifice.

 

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