ANCIEN TESTAMENT JOUR 250 DE 929

06/09/2019 00:57

ANCIEN TESTAMENT JOUR 250 DE 929

1 Samuel 14 de 36

 

1 Samuel 14 : 1 À 52

1 ¶  Un jour, Jonathan, fils de Saül, dit au jeune homme qui portait ses armes : Viens, et poussons jusqu’au poste des Philistins qui est là de l’autre côté. Et il n’en dit rien à son père.

de l’autre côté. Jonathan et son porteur d’armes sortirent du camp et s’approchèrent du poste avancé des Philistins.

2  Saül se tenait à l’extrémité de Guibea, sous le grenadier de Migron, et le peuple qui était avec lui formait environ six cents hommes.

grenadier. Ces arbustes aux longues branches poussaient dans la campagne israélite. Celui-ci était peut-être particulièrement grand.

3  Achija, fils d’Achithub, frère d’I-Kabod, fils de Phinées, fils d’Eli, sacrificateur de l’Eternel à Silo, portait l’éphod. Le peuple ne savait pas que Jonathan s’en fût allé.

Achija. Littéralement « frère de l’Eternel ». Il était l’arrière-petit-fils du sacrificateur Eli et donc membre d’une famille qui, comme celle de Saül, avait été rejetée par l’Eternel (#1S 2:22-36).

portait l’éphod. L’éphod était un vêtement blanc porté par les sacrificateurs et noué par une ceinture. Le pectoral attaché à l’éphod sur la poitrine avait des poches dans lesquelles les sacrificateurs conservaient certains objets servant à déterminer la volonté de Dieu, c’est-à-dire l’urim et le thummim, ou les dés sacrés. Apparemment, Saül choisit de ne pas recourir à eux pour chercher la volonté de l’Eternel.

4  Entre les passages par lesquels Jonathan cherchait à arriver au poste des Philistins, il y avait une dent de rocher d’un côté et une dent de rocher de l’autre côté, l’une portant le nom de Botsets et l’autre celui de Séné.

Botsets …  Séné. Termes hébreux pouvant signifier « glissant » et « épineux ».

5  L’une de ces dents est au nord vis-à-vis de Micmasch, et l’autre au midi vis-à-vis de Guéba.

6  Jonathan dit au jeune homme qui portait ses armes : Viens, et poussons jusqu’au poste de ces incirconcis. Peut-être l’Eternel agira-t-il pour nous, car rien n’empêche l’Eternel de sauver au moyen d’un petit nombre comme d’un grand nombre.

incirconcis. Terme péjoratif désignant ici les Philistins.

 

d’un petit nombre comme d’un grand. Jonathan prouva sa grande foi, celle qui avait précisément manqué au roi (cf. #1S 13:11).

7  Celui qui portait ses armes lui répondit : Fais tout ce que tu as dans le cœur, n’écoute que ton sentiment, me voici avec toi prêt à te suivre.

8  Hé bien ! dit Jonathan, allons à ces gens et montrons-nous à eux.

9  S’ils nous disent : Arrêtez, jusqu’à ce que nous venions à vous ! nous resterons en place, et nous ne monterons point vers eux.

10  Mais s’ils disent : Montez vers nous ! nous monterons, car l’Eternel les livre entre nos mains. C’est là ce qui nous servira de signe.

nous servira de signe. C’était une manière peu habituelle de déterminer la volonté de l’Eternel, mais elle n’était pas sans précédent (cf. la toison de Gédéon, #Jug 6:36-40). Jonathan fut autorisé à déterminer la volonté de Dieu par la réaction de ses ennemis.

11  Ils se montrèrent tous deux au poste des Philistins, et les Philistins dirent: Voici les Hébreux qui sortent des trous où ils se sont cachés.

Hébreux. C’était le terme le plus ancien utilisé par les nations païennes pour désigner le peuple d’Israël.

des trous où ils se sont cachés. Bien des Israélites se cachaient par peur de la bataille. Apparemment, les Philistins pensaient que Jonathan et son compagnon étaient des déserteurs désireux de se rendre à eux.

12  Et les hommes du poste s’adressèrent ainsi à Jonathan et à celui qui portait ses armes : Montez vers nous, et nous vous ferons savoir quelque chose. Jonathan dit à celui qui portait ses armes : Monte après moi, car l’Eternel les livre entre les mains d’Israël.

13  Et Jonathan monta en s’aidant des mains et des pieds, et celui qui portait ses armes le suivit. Les Philistins tombèrent devant Jonathan, et celui qui portait ses armes donnait la mort derrière lui.

14  Dans cette première défaite, Jonathan et celui qui portait ses armes tuèrent une vingtaine d’hommes, sur l’espace d’environ la moitié d’un arpent de terre.

15  L’effroi se répandit au camp, dans la contrée et parmi tout le peuple ; le poste et ceux qui ravageaient furent également saisis de peur ; le pays fut dans l’épouvante. C’était comme une terreur de Dieu.

le pays fut dans l’épouvante. On peut comprendre que la terre trembla. Dieu vint effectivement au secours de Jonathan et de son porteur d’armes en provoquant la panique parmi les Philistins. Il serait intervenu de la même manière pour aider Saül si celui-ci avait choisi la voie de la patience (cf. #1S 13:9).

16 ¶  Les sentinelles de Saül, qui étaient à Guibea de Benjamin, virent que la multitude se dispersait et allait de côté et d’autre.

17  Alors Saül dit au peuple qui était avec lui : Comptez, je vous prie, et voyez qui s’en est allé du milieu de nous. Ils comptèrent, et voici, il manquait Jonathan et celui qui portait ses armes.

18  Et Saül dit à Achija : Fais approcher l’arche de Dieu ! — Car en ce temps l’arche de Dieu était avec les enfants d’Israël.

arche de Dieu. La LXX parle de l’éphod au lieu de l’arche; cela semble plus juste, puisque l’arche se trouvait à Kirjath-Jearim et que l’expression du v. 19 convient mieux à l’éphod (v. #1S 14:3).

19  Pendant que Saül parlait au sacrificateur, le tumulte dans le camp des Philistins allait toujours croissant ; et Saül dit au sacrificateur : Retire ta main !

Retire ta main! Saül, dans le stress de la situation, ordonna au sacrificateur d’interrompre sa recherche de la volonté divine.

20  Puis Saül et tout le peuple qui était avec lui se rassemblèrent, et ils s’avancèrent jusqu’au lieu du combat ; et voici, les Philistins tournèrent l’épée les uns contre les autres, et la confusion était extrême.

21  Il y avait parmi les Philistins, comme auparavant, des Hébreux qui étaient montés avec eux dans le camp, où ils se trouvaient disséminés, et ils se joignirent à ceux d’Israël qui étaient avec Saül et Jonathan.

Hébreux. Il s’agissait de déserteurs ou de mercenaires israélites.

22  Tous les hommes d’Israël qui s’étaient cachés dans la montagne d’Ephraïm, apprenant que les Philistins fuyaient, se mirent aussi à les poursuivre dans la bataille.

la montagne d’Ephraïm. Vaste région partiellement boisée au nord et à l’ouest de Micmasch.

23  L’Eternel délivra Israël ce jour-là, et le combat se prolongea jusqu’au delà de Beth-Aven.

L’Eternel délivra Israël. L’auteur utilise un langage similaire à celui employé à propos de l’exode. Malgré la désobéissance du roi, Dieu resta fidèle aux Israélites et les délivra de leurs ennemis.

24 ¶  La journée fut fatigante pour les hommes d’Israël. Saül avait fait jurer le peuple, en disant : Maudit soit l’homme qui prendra de la nourriture avant le soir, avant que je me sois vengé de mes ennemis ! Et personne n’avait pris de nourriture.

fatigante. Saül se montra incapable d’assumer ses responsabilités en ne subvenant même pas aux besoins physiques de ses hommes, les laissant faibles et fatigués.

Maudit. Ce serment stupide de Saül visait à attirer une malédiction sur celui qui mangerait avant la fin du combat. Il le prononça après le départ de Jonathan.

25  Tout le peuple était arrivé dans une forêt, où il y avait du miel à la surface du sol.

miel à la surface du sol. Allusion aux rayons de miel que l’on trouvait en forêt (v. #1S 14:27).

26  Lorsque le peuple entra dans la forêt, il vit du miel qui coulait ; mais nul ne porta la main à la bouche, car le peuple respectait le serment.

27  Jonathan ignorait le serment que son père avait fait faire au peuple ; il avança le bout du bâton qu’il avait à la main, le plongea dans un rayon de miel, et ramena la main à la bouche ; et ses yeux furent éclaircis.

Jonathan ignorait. Il était apparemment parti avant le serment de Saül.

28  Alors quelqu’un du peuple, lui adressant la parole, dit : Ton père a fait jurer le peuple, en disant : Maudit soit l’homme qui prendra de la nourriture aujourd’hui ! Or le peuple était épuisé.

29  Et Jonathan dit : Mon père trouble le peuple ; voyez donc comme mes yeux se sont éclaircis, parce que j’ai goûté un peu de ce miel.

Mon père trouble le peuple. Jonathan voyait bien que le serment de Saül était stupide et nuisait, en réalité, à Israël.

30  Certes, si le peuple avait aujourd’hui mangé du butin qu’il a trouvé chez ses ennemis, la défaite des Philistins n’aurait-elle pas été plus grande ?

31  Ils battirent ce jour-là les Philistins depuis Micmasch jusqu’à Ajalon. Le peuple était très fatigué,

Ajalon. Ville située à 24 km à l’ouest de Micmasch. C’était le chemin qu’auraient dû emprunter les Philistins pour rentrer chez eux.

32  et il se jeta sur le butin. Il prit des brebis, des bœufs et des veaux, il les égorgea sur la terre, et il en mangea avec le sang.

en mangea avec le sang. Affamé à cause du serment de Saül (v. #1S 14:24), le peuple désobéit à la loi en mangeant de la viande crue sans la vider de son sang (cf. #Lé 17:10-14).

33  On le rapporta à Saül, et l’on dit: Voici, le peuple pèche contre l’Eternel, en mangeant avec le sang. Saül dit: Vous commettez une infidélité ; roulez à l’instant vers moi une grande pierre.

34  Puis il ajouta : Répandez-vous parmi le peuple, et dites à chacun de m’amener son bœuf ou sa brebis, et de l’égorger ici. Vous mangerez ensuite, et vous ne pécherez point contre l’Eternel, en mangeant avec le sang. Et pendant la nuit, chacun parmi le peuple amena son bœuf à la main, afin de l’égorger sur la pierre.

35  Saül bâtit un autel à l’Eternel: ce fut le premier autel qu’il bâtit à l’Eternel.

le premier autel. C’est le premier, et le seul, autel construit par Saül que mentionne l’Ecriture.

36 ¶  Saül dit : Descendons cette nuit après les Philistins, pillons-les jusqu’à la lumière du matin, et n’en laissons pas un de reste. Ils dirent : Fais tout ce qui te semblera bon. Alors le sacrificateur dit : Approchons-nous ici de Dieu.

Approchons-nous ici de Dieu. Le sacrificateur Achija suggéra de rechercher la volonté de l’Eternel concernant les décisions à prendre.

37  Et Saül consulta Dieu : Descendrai-je après les Philistins ? Les livreras-tu entre les mains d’Israël ? Mais en ce moment il ne lui donna point de réponse.

Saül consulta Dieu. Saül suivit le conseil d’Achija.

il ne lui donna point de réponse. A cause du péché que Saül avait provoqué au sein de son armée, Dieu n’accéda pas à sa requête. Ce genre de situation allait se reproduire plus tard (cf. #1S 28:6).

38  Saül dit : Approchez ici, vous tous chefs du peuple ; recherchez et voyez comment ce péché a été commis aujourd’hui.

39  Car l’Eternel, le libérateur d’Israël, est vivant ! lors même que Jonathan, mon fils, en serait l’auteur, il mourrait. Et dans tout le peuple personne ne lui répondit.

Car l’Eternel …  est vivant! Non content d’avoir prononcé un premier serment irréfléchi, Saül enchaîna avec un second, mettant involontairement la vie de son propre fils en danger.

40  Il dit à tout Israël : Mettez-vous d’un côté ; et moi et Jonathan, mon fils, nous serons de l’autre. Et le peuple dit à Saül : Fais ce qui te semblera bon.

41  Saül dit à l’Eternel : Dieu d’Israël ! fais connaître la vérité. Jonathan et Saül furent désignés, et le peuple fut libéré.

désignés. On distinguait un homme ou un groupe d’un autre par le tirage au sort. Jonathan fut désigné comme coupable, bien qu’il ait agi en toute innocence (v. #1S 14:27).

42  Saül dit : Jetez le sort entre moi et Jonathan, mon fils. Et Jonathan fut désigné.

43  Saül dit à Jonathan : Déclare-moi ce que tu as fait. Jonathan le lui déclara, et dit : J’ai goûté un peu de miel, avec le bout du bâton que j’avais à la main : me voici, je mourrai.

44  Et Saül dit : Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si tu ne meurs pas, Jonathan !

Dieu me traite …  si. C’étaient l’orgueil et le souci de son autorité et de son honneur qui motivaient le désir de Saül de respecter son vœu.

45  Le peuple dit à Saül : Quoi ! Jonathan mourrait, lui qui a opéré cette grande délivrance en Israël ! Loin de là ! L’Eternel est vivant ! il ne tombera pas à terre un cheveu de sa tête, car c’est avec Dieu qu’il a agi dans cette journée. Ainsi le peuple sauva Jonathan, et il ne mourut point.

avec Dieu qu’il a agi. Contrairement à son père, Jonathan avait compris que Dieu était pleinement suffisant pour la victoire et s’était appuyé sur lui en toute obéissance.

46  Saül cessa de poursuivre les Philistins, et les Philistins s’en allèrent chez eux.

les Philistins s’en allèrent chez eux. Les Philistins purent poursuivre leur repli sans obstacle.

47 ¶  Après que Saül eut pris possession de la royauté sur Israël, il fit de tous côtés la guerre à tous ses ennemis, à Moab, aux enfants d’Ammon, à Edom, aux rois de Tsoba, et aux Philistins ; et partout où il se tournait, il était vainqueur.

14:47-48

Saül s’engagea dans des campagnes militaires importantes qui élargirent les frontières d’Israël dans toutes les directions: vers le sud (Edom), l’est (Ammon et Moab), le nord (Tsoba) et l’ouest (Philistie). La défaite des Amalécites est relatée au ch. #1S 15.

48  Il manifesta sa force, battit Amalek, et délivra Israël de la main de ceux qui le pillaient.

49  Les fils de Saül étaient Jonathan, Jischvi et Malkischua. Ses deux filles s’appelaient : l’aînée Mérab, et la plus jeune Mical.

14:49-51

Les enfants de Saül qu’étaient Jonathan et Mical joueraient tous deux un rôle important dans la vie du prochain roi, David. Nous ne savons rien de plus sur l’épouse de Saül ni sur ses autres enfants mentionnés ici.

50  Le nom de la femme de Saül était Achinoam, fille d’Achimaats. Le nom du chef de son armée était Abner, fils de Ner, oncle de Saül.

Abner. C’était un cousin de Saül qui commandait son armée (cf. #1S 17:55, #1S 17:59 ; #1S 20:25 ; #1S 26:14-15).

51  Kis, père de Saül, et Ner, père d’Abner, étaient fils d’Abiel.

52  Pendant toute la vie de Saül, il y eut une guerre acharnée contre les Philistins ; et dès que Saül apercevait quelque homme fort et vaillant, il le prenait à son service.

guerre acharnée. L’opposition des Philistins fut tenace et continuelle, jusqu’aux derniers jours de la vie de Saül (#1S 31:1-3).

homme fort et vaillant. Saül recherchait les bons soldats et les intégrait à sa troupe personnelle. David fut l’un d’eux, et il perpétua cette pratique sous son règne (#2S 23:8-39).

 

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