ANCIEN TESTAMENT JOUR 261 DE 929

17/09/2019 00:13

ANCIEN TESTAMENT JOUR 261 DE 929

1 Samuel 25 de 36

 

1 Samuel 25 : 1 À 44

1 ¶  Samuel mourut. Tout Israël s’étant assemblé le pleura, et on l’enterra dans sa demeure à Rama. Ce fut alors que David se leva et descendit au désert de Paran.

Tout Israël …  le pleura. La mort de Samuel, le dernier des juges, marqua la fin d’une époque pour Israël. Son influence était si largement répandue que tout Israël se rassembla pour pleurer sa mort.

désert de Paran. Au nord-est de la péninsule du Sinaï.

2 ¶  Il y avait à Maon un homme fort riche, possédant des biens à Carmel ; il avait trois mille brebis et mille chèvres, et il se trouvait à Carmel pour la tonte de ses brebis.

Carmel. Littéralement « vignoble », « jardin bien cultivé », cette ville se situait à environ 11 km au sud d’Hébron et près de 2 km au nord de Maon. C’était là que Saül avait érigé un monument en son propre honneur (#1S 15:12).

3  Le nom de cet homme était Nabal, et sa femme s’appelait Abigaïl ; c’était une femme de bon sens et belle de figure, mais l’homme était dur et méchant dans ses actions. Il descendait de Caleb.

Nabal. Littéralement « insensé ». C’était un nom approprié, au vu de la folie de son comportement (v. #1S 25:25).

Abigaïl. Littéralement « mon père est la joie ». L’épouse de Nabal était belle et intelligente, contrairement à son mari.

de Caleb. Même si Nabal était un descendant de Caleb et vivait sur le territoire qui lui avait été attribué (#Jos 14:13 ; #Jos 15:13), il ne possédait pas les qualités spirituelles de son illustre ancêtre.

4  David apprit au désert que Nabal tondait ses brebis.

25:4-5

tondait ses brebis. Tout en se cachant dans le désert, David et ses hommes protégeaient les troupeaux de Nabal (vv. #1S 25:7, #1S 25:15-16). Apprenant que Nabal tondait ses brebis, David envoya donc dix de ses hommes afin de recevoir une compensation méritée pour le bien qu’ils avaient fait (v. #1S 25:8).

5  Il envoya vers lui dix jeunes gens, auxquels il dit : Montez à Carmel, et allez auprès de Nabal. Vous le saluerez en mon nom,

6  et vous lui parlerez ainsi : Pour la vie soit en paix, et que la paix soit avec ta maison et tout ce qui t’appartient !

7  Et maintenant, j’ai appris que tu as les tondeurs. Or tes bergers ont été avec nous ; nous ne leur avons fait aucun outrage, et rien ne leur a été enlevé pendant tout le temps qu’ils ont été à Carmel.

8  Demande-le à tes serviteurs, et ils te le diront. Que ces jeunes gens trouvent donc grâce à tes yeux, puisque nous venons dans un jour de joie. Donne donc, je te prie, à tes serviteurs et à ton fils David ce qui se trouvera sous ta main.

un jour de joie. C’était un jour de réjouissances, compte tenu de l’abondance de la laine fournie par les moutons (cf. v. #1S 25:11).

9  Lorsque les gens de David furent arrivés, ils répétèrent à Nabal toutes ces paroles, au nom de David. Puis ils se turent.

10  Nabal répondit aux serviteurs de David : Qui est David, et qui est le fils d’Isaï ? Il y a aujourd’hui beaucoup de serviteurs qui s’échappent d’auprès de leurs maîtres.

25:10-11

Cette prétendue ignorance était certainement une feinte. Le jeune futur roi était connu loin à la ronde. Nabal prétendit ne pas le connaître pour justifier son refus de faire ce qui était juste.

11  Et je prendrais mon pain, mon eau, et mon bétail que j’ai tué pour mes tondeurs, et je les donnerais à des gens qui sont je ne sais d’où ?

12 ¶  Les gens de David rebroussèrent chemin ; ils s’en retournèrent, et redirent, à leur arrivée, toutes ces paroles à David.

13  Alors David dit à ses gens : Que chacun de vous ceigne son épée ! Et ils ceignirent chacun leur épée. David aussi ceignit son épée, et environ quatre cents hommes montèrent à sa suite. Il en resta deux cents près des bagages.

14  Un des serviteurs de Nabal vint dire à Abigaïl, femme de Nabal : Voici, David a envoyé du désert des messagers pour saluer notre maître, qui les a rudoyés.

rudoyés. David avait envoyé ses messagers pour « saluer » (littéralement « bénir ») Nabal, mais les hommes de David avaient été très mal accueillis. Ce terme souligne la méchanceté de l’attitude de Nabal.

15  Et pourtant ces gens ont été très bons pour nous ; ils ne nous ont fait aucun outrage, et rien ne nous a été enlevé, tout le temps que nous avons été avec eux lorsque nous étions dans les champs.

25:15-16

Le témoignage de l’un des hommes de Nabal confirma la valeur de la protection de David. Il était comme une forteresse, une « muraille » entourant une ville, assurant une sécurité totale.

16  Ils nous ont nuit et jour servi de muraille, tout le temps que nous avons été avec eux, faisant paître les troupeaux.

17  Sache maintenant et vois ce que tu as à faire, car la perte de notre maître et de toute sa maison est résolue, et il est si méchant qu’on ose lui parler.

on n’ose lui parler. Nabal était un « fils de Bélial » (traduit « méchant »), un homme indigne. Sa situation résultait de sa propre méchanceté, et sa réticence à demander conseil aux autres provoquerait finalement sa mort.

18 ¶  Abigaïl prit aussitôt deux cents pains, deux outres de vin, cinq pièces de bétail apprêtées, cinq mesures de grain rôti, cent masses de raisins secs, et deux cents de figues sèches. Elle les mit sur des ânes,

cinq mesures. C’est-à-dire un peu plus de 60 litres.

19  et elle dit à ses serviteurs : Passez devant moi, je vais vous suivre. Elle ne dit rien à Nabal, son mari.

Elle ne dit rien à …  son mari. Abigaïl était consciente que Nabal désapprouverait son projet, mais comme elle savait que l’Eternel avait choisi David (v. #1S 25:28), elle pouvait facilement s’imaginer les conséquences de l’attitude de son mari. Elle choisit donc d’obéir à Dieu plutôt qu’à l’homme (voir #Ac 5:29), comme une épouse peut être appelée à le faire.

20  Montée sur un âne, elle descendit la montagne par un chemin couvert ; et voici, David et ses gens descendaient en face d’elle, en sorte qu’elle les rencontra.

21  David avait dit : C’est bien en vain que j’ai gardé tout ce que cet homme a dans le désert, et que rien n’a été enlevé de tout ce qu’il possède ; il m’a rendu le mal pour le bien.

22  Que Dieu traite son serviteur David dans toute sa rigueur, si je laisse subsister jusqu’à la lumière du matin qui que ce soit de tout ce qui appartient à Nabal !

Que Dieu traite. C’était une auto-imprécation par laquelle David s’engageait à tuer tout homme de la maison de Nabal avant le lever du jour.

23  Lorsque Abigaïl aperçut David, elle descendit rapidement de l’âne, tomba sur sa face en présence de David, et se prosterna contre terre.

24  Puis, se jetant à ses pieds, elle dit : A moi la faute, mon seigneur ! Permets à ta servante de parler à tes oreilles, et écoute les paroles de ta servante.

25  Que mon seigneur ne prenne pas garde à ce méchant homme, à Nabal, car il est comme son nom ; Nabal est son nom, et il y a chez lui de la folie. Et moi, ta servante, je n’ai pas vu les gens que mon seigneur a envoyés.

ce méchant homme. Ou « ce fauteur de troubles ».

il est comme son nom. Un nom n’était pas simplement une étiquette permettant de distinguer une chose d’une autre, il était aussi révélateur du caractère de celui qui le portait. Le terme « folie » a une connotation d’infamie, de déficience du point de vue moral.

26  Maintenant, mon seigneur, aussi vrai que l’Eternel est vivant et que ton âme est vivante, c’est l’Eternel qui t’a empêché de répandre le sang et qui a retenu ta main. Que tes ennemis, que ceux qui veulent du mal à mon seigneur soient comme Nabal !

27  Accepte ce présent que ta servante apporte à mon seigneur, et qu’il soit distribué aux gens qui marchent à la suite de mon seigneur.

28  Pardonne, je te prie, la faute de ta servante, car l’Eternel fera à mon seigneur une maison stable ; pardonne, car mon seigneur soutient les guerres de l’Eternel, et la méchanceté ne se trouvera jamais en toi.

une maison stable. Cette vision pleine de perspicacité d’Abigaïl correspondait à une clause essentielle de l’alliance davidique (cf. #2S 7:11-16).

soutient les guerres de l’Eternel. Contrairement au roi désiré par le peuple (#1S 8:20), David était un homme qui soutenait les « guerres de l’Eternel ». Il était vraiment le roi désigné par Dieu.

29  S’il s’élève quelqu’un qui te poursuive et qui en veuille à ta vie, l’âme de mon seigneur sera liée dans le faisceau des vivants auprès de l’Eternel, ton Dieu, et il lancera du creux de la fronde l’âme de tes ennemis.

liée dans le faisceau des vivants. Cette métaphore reflète la coutume de lier ensemble les objets de valeur pour les protéger de tout mal. Elle exprime la conviction que Dieu prend soin des siens comme un homme prend soin de ses biens les plus précieux. D’après Abigaïl, David jouissait de la protection divine, ce qui le destinait à de grandes choses. Quant à ses ennemis, Dieu les repousserait comme on lance une pierre avec une fronde.

30  Lorsque l’Eternel aura fait à mon seigneur tout le bien qu’il t’a annoncé, et qu’il t’aura établi chef sur Israël,

établi chef sur Israël. Abigaïl était sûre que David remplacerait Saül sur le trône. Elle l’invitait, entre-temps, à ne rien faire qui puisse porter préjudice à son avenir royal et à ne pas agir contre la volonté de Dieu en recherchant une vengeance personnelle sous le coup de la colère (vv. #1S 25:33-34).

31  mon seigneur n’aura ni remords ni souffrance de cœur pour avoir répandu le sang inutilement et pour s’être vengé lui-même. Et lorsque l’Eternel aura fait du bien à mon seigneur, souviens-toi de ta servante.

32 ¶  David dit à Abigaïl : Béni soit l’Eternel, le Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui à ma rencontre !

33  Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m’as empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main !

34  Mais l’Eternel, le Dieu d’Israël, qui m’a empêché de te faire du mal, est vivant ! si tu ne t’étais hâtée de venir au-devant de moi, il ne serait resté qui que ce soit à Nabal, d’ici à la lumière du matin.

35  Et David prit de la main d’Abigaïl ce qu’elle lui avait apporté, et lui dit : Monte en paix dans ta maison ; vois, j’ai écouté ta voix, et je t’ai favorablement accueillie.

36 ¶  Abigaïl arriva auprès de Nabal. Et voici, il faisait dans sa maison un festin comme un festin de roi ; il avait le cœur joyeux, et il était complètement dans l’ivresse. Elle ne lui dit aucune chose, petite ou grande, jusqu’à la lumière du matin.

37  Mais le matin, l’ivresse de Nabal s’étant dissipée, sa femme lui raconta ce qui s’était passé. Le cœur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre.

25:37-38

Le cœur …  coup mortel, et devint comme une pierre. Nabal fit apparemment une attaque et resta paralysé jusqu’à sa mort.

38  Environ dix jours après, l’Eternel frappa Nabal, et il mourut.

39  David apprit que Nabal était mort, et il dit : Béni soit l’Eternel, qui a défendu ma cause dans l’outrage que m’a fait Nabal, et qui a empêché son serviteur de faire le mal ! L’Eternel a fait retomber la méchanceté de Nabal sur sa tête. David envoya proposer à Abigaïl de devenir sa femme.

40  Les serviteurs de David arrivèrent chez Abigaïl à Carmel, et lui parlèrent ainsi : David nous a envoyés vers toi, parce qu’il désire te prendre pour femme.

41  Elle se leva, se prosterna le visage contre terre, et dit : Voici, ta servante sera une esclave pour laver les pieds des serviteurs de mon seigneur.

42  Et aussitôt Abigaïl partit, montée sur un âne, et accompagnée de cinq jeunes filles ; elle suivit les messagers de David, et elle devint sa femme.

43  David avait aussi pris Achinoam de Jizreel, et toutes les deux furent ses femmes.

Achinoam de Jizreel. Ce fut la troisième femme de David, après Mical et Abigaïl.

44  Et Saül avait donné sa fille Mical, femme de David, à Palthi de Gallim, fils de Laïsch.

Palthi de Gallim. Palthi signifie « ma délivrance ». L’emplacement de Gallim n’a pas été identifié, mais il devait se situer à quelques kilomètres au nord de Jérusalem. Voir #2S 3:13-16 pour le retour de Mical auprès de David.

 

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