ANCIEN TESTAMENT JOUR 445 DE 929

19/03/2020 00:26

ANCIEN TESTAMENT JOUR 445 DE 929

Job 9 de 42

 

Job 9 : 1 À 35

1 ¶  Job prit la parole et dit:

 

9:1-10:22

Job, dans un accès de profond désespoir, répondit aux accusations de Bildad par des arguments fondés, comme les siens, sur la nature divine. Il s’aventura dans un domaine que, il l’admettrait lui-même plus tard, il connaissait dangereusement peu. Il conclut que Dieu est saint, sage et puissant (vv. #Job 9:4-10), mais il se demanda s’il était juste (v. #Job 9:22) et pourquoi il refusait de se faire connaître à lui. En face du Dieu tout-puissant, Job n’éprouvait que des sentiments de désespoir. Si Dieu n’est pas juste, pensait-il, alors tout est perdu.

 

2  Je sais bien qu’il en est ainsi ; Comment l’homme serait-il juste devant Dieu ?

 

contester avec lui. Job déclara qu’arguer de son innocence ou de sa culpabilité devant Dieu est une vaine entreprise (illustration au #Ps 103:3).

 

3  S’il voulait contester avec lui, Sur mille choses il ne pourrait répondre à une seule.

4  A lui la sagesse et la toute-puissance: Qui lui résisterait impunément ?

5  Il transporte soudain les montagnes, Il les renverse dans sa colère.

6  Il secoue la terre sur sa base, Et ses colonnes sont ébranlées.

 

ses colonnes. Dans le langage figuratif de l’époque, cette expression décrivait la puissance capable de maintenir la terre en place dans le vide de l’univers.

 

7  Il commande au soleil, et le soleil ne paraît pas ; Il met un sceau sur les étoiles.

8  Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer.

9  Il a créé la Grande Ourse, l’Orion et les Pléiades, Et les étoiles des régions australes.

 

la Grande Ourse, l’Orion et les Pléiades. Trois constellations stellaires (cf. #Job 38:31-32).

étoiles …  australes. Littéralement « chambres du sud ». Il s’agit des constellations situées dans l’hémisphère sud, par conséquent invisibles aux habitants d’une région d’où l’on pouvait voir dans le ciel les trois précédentes et les nommer.

 

10  Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre.

11  Voici, il passe près de moi, et je ne le vois pas, Il s’en va, et je ne l’aperçois pas.

12  S’il enlève, qui s’y opposera ? Qui lui dira : Que fais-tu ?

13  Dieu ne retire point sa colère ; Sous lui s’inclinent les appuis de l’orgueil.

 

l’orgueil. Ou « l’orgueilleux ». Héb. « Rahab », allusion au monstre marin mythologique de l’Antiquité (cf. #Job 3:8 ; #Job 7:12). Cette vision de Dieu frappant l’orgueilleux était une figure poétique: si le monstre marin mythique (métaphore des forces chaotiques et maléfiques et de leur puissance) était incapable de résister à la colère divine, comment Job pouvait-il espérer le faire? Il ne pouvait que perdre la bataille juridique devant le tribunal divin. Dieu était trop fort (vv. #Job 9:14-19).

 

14 ¶  Et moi, comment lui répondre ? Quelles paroles choisir ?

15  Quand je serais juste, je ne répondrais pas ; Je ne puis qu’implorer mon juge.

 

9:15, 20

juste. Job ne prétendait pas être sans péché, il affirmait son intégrité spirituelle; il affirmait aimer Dieu, le servir et lui obéir d’un cœur pur. Il soulignait donc à nouveau que ses souffrances n’avaient aucun rapport avec des péchés qu’il n’était pas disposé à confesser. Si Dieu trouvait à redire même à cela, il pensait qu’il n’y avait aucun espoir à essayer de lutter avec lui.

 

16  Et quand il m’exaucerait, si je l’invoque, Je ne croirais pas qu’il eût écouté ma voix,

17  Lui qui m’assaille comme par une tempête, Qui multiplie sans raison mes blessures,

18  Qui ne me laisse pas respirer, Qui me rassasie d’amertume.

19  Recourir à la force ? Il est tout-puissant. A la justice ? Qui me fera comparaître ?

20  Suis-je juste, ma bouche me condamnera ; Suis-je innocent, il me déclarera coupable.

21  Innocent ! Je le suis ; mais je ne tiens pas à la vie, Je méprise mon existence.

22 ¶  Qu’importe après tout ? Car, j’ose le dire, Il détruit l’innocent comme le coupable.

23  Si du moins le fléau donnait soudain la mort ! …  Mais il se rit des épreuves de l’innocent.

24  La terre est livrée aux mains de l’impie ; Il voile la face des juges. Si ce n’est pas lui, qui est-ce donc ?

 

il voile la face des juges. Job reprochait ici à Dieu l’injustice du monde qu’il avait créé. Il l’accusa de traiter tous les hommes de la même façon, sans rapport avec la justice (vv. #Job 9:21-23), et même de couvrir les yeux des juges terrestres pour qu’ils ne puissent discerner l’injustice. Ces accusations lui vaudraient d’être blâmé par Dieu (ch. #Job 38:1-41:2), et il s’en repentirait finalement (#Job 42:1-6).

 

25 ¶  Mes jours sont plus rapides qu’un courrier ; Ils fuient sans avoir vu le bonheur ;

 

9:25-26

Des messagers courant, leur missive à la main, des navires fendant les flots, des aigles fondant rapidement sur leurs proies: autant d’images qui suggèrent l’inconsistance de l’écoulement des jours, absurdes de douleur et de désespoir.

 

26  Ils passent comme les navires de jonc, Comme l’aigle qui fond sur sa proie.

27  Si je dis : Je veux oublier mes souffrances, Laisser ma tristesse, reprendre courage,

 

9:27-28

Même si Job s’engageait à manifester une humeur joyeuse, il ne pourrait qu’enfreindre cette promesse, et Dieu ajouterait cela à la liste des accusations retenues contre lui.

 

28  Je suis effrayé de toutes mes douleurs. Je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent.

29  Je serai jugé coupable ; Pourquoi me fatiguer en vain ?

 

9:29-30

Job conclut que, de toute évidence, Dieu l’avait déclaré coupable, et qu’il ne servait donc à rien de lutter. Même s’il faisait tous les efforts possibles pour purifier chaque aspect de sa vie, il devait s’attendre à être encore puni. Une telle conclusion était le signe du désespoir le plus profond et le plus absolu.

 

30  Quand je me laverais dans la neige, Quand je purifierais mes mains avec du savon,

31  Tu me plongerais dans la fange, Et mes vêtements m’auraient en horreur.

32  Il n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, Pour que nous allions ensemble en justice.

 

que nous allions ensemble en justice. Job reconnaissait qu’en tant qu’homme il n’avait aucun droit d’en appeler à Dieu pour déclarer son innocence, ni de lutter avec lui pour en faire la démonstration. Il ne se prétendait pas sans péché, mais il était convaincu qu’il n’avait jamais péché au point de mériter des souffrances aussi atroces. En fait, il se fondait sur la même conception simpliste de la rétribution que ses accusateurs, celle qui voulait qu’il ne puisse y avoir de souffrance sans péché. Il savait qu’il n’était qu’un simple pécheur, mais il avait fait le tour de toutes les fautes dont il pouvait se souvenir et s’était repenti de chacune d’elles. Il ne pouvait donc que se demander où était la justice de Dieu.

 

33  Il n’y a pas entre nous d’arbitre, Qui pose sa main sur nous deux.

 

9:33-35

Il n’y a pas entre nous d’arbitre. Job ne trouvait pas de juge capable de discerner les deux côtés de l’affaire, de même que la source du contentieux, pour trancher impartialement. Où trouver un avocat, un arbitre, capable de peser le pour et le contre? N’existait-il personne pour détourner la verge de Dieu et en appeler à sa justice?

 

34  Qu’il retire sa verge de dessus moi, Que ses terreurs ne me troublent plus ;

35  Alors je parlerai et je ne le craindrai pas. Autrement, je ne suis point à moi-même.

 

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