ANCIEN TESTAMENT JOUR 71 DE 929

12/03/2019 00:42

ANCIEN TESTAMENT JOUR 71 DE 929

Exode 21 de 40

 

EXODE 21 : 1 À 36

1 ¶  Voici les lois que tu leur présenteras.

les lois. Une combinaison de préceptes de type casuistique (jurisprudence) et apodictique (ordre direct) établit, sous la forme d’un élargissement détaillé du décalogue, le cadre permettant de juger et régler les disputes civiles en Israël. Une telle combinaison confirme à nouveau le caractère unique de la loi d’Israël par rapport aux différents codes civils du Proche-Orient antique. Plus tard, lors d’une cérémonie, Dieu appellerait ces préceptes « le livre de l’alliance » (#Ex 24:7).

2  Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années ; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.

21:2-11

Les lois relatives à l’esclavage garantissaient la liberté à l’esclave après une période de 6 ans, à moins qu’il ne choisisse lui-même de rester au service de son maître, dans un contexte d’amour et non d’abus (v. #Ex 21:5). Tout asservissement permanent et involontaire d’un Hébreu au service d’un autre Hébreu était de toute évidence indésirable dans la société israélite, et inconnu en Israël (cf. #Lé 25:39-55). Des dispositions furent aussi prises pour assurer un juste traitement aux femmes esclaves: elles ne pouvaient pas être laissées sans ressources du fait d’une mauvaise action de la part de leur maître.

3  S’il est entré seul, il sortira seul ; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui.

4  Si c’est son maître qui lui a donné une femme, et qu’il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.

5  Si l’esclave dit : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre,

6  alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service.

7  Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.

8  Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.

9  S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.

10  S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.

11  Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent.

12 ¶  Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.

21:12-14

Les lois relatives aux blessures physiques provoquées par un homme ou un animal (vv. #Ex 21:15-36) étaient précédées de celles relatives à la plus grave des blessures, la mort. La peine capitale était prescrite uniquement pour l’homicide volontaire (voir #Ex 20:13), tandis que pour l’homicide non intentionnel, le coupable devait se réfugier dans une des villes instituées par Dieu à cet effet (cf. #No 35:6-24 ; #De 19:1-13) et y rester, loin de chez lui et du parent vengeur, jusqu’à la mort du souverain sacrificateur (#No 35:25, #No 35:28). Dieu pouvait en effet laisser se produire des accidents mortels provoqués par des hommes sans qu’ils ne l’aient planifié. Aucun asile n’était en revanche prévu pour le meurtrier volontaire.

13  S’il ne lui a point dressé d’embûches, et que Dieu l’ait fait tomber sous sa main, je t’établirai un lieu où il pourra se réfugier.

14  Mais si quelqu’un agit méchamment contre son prochain, en employant la ruse pour le tuer, tu l’arracheras même de mon autel, pour le faire mourir.

15  Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.

21:15, 17

Le manque de respect envers les parents, aussi bien physique que verbal, est considéré comme si grave qu’il constituait une offense passible de la peine capitale. Le cinquième commandement était une chose sérieuse! D’autres codes civils antiques, le code d’Hammourabi notamment, mentionnent aussi l’autorité parentale et prescrivent de lourdes sanctions dans ce domaine, mais pas la peine de mort.

16  Celui qui dérobera un homme, et qui l’aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort.

17  Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Cf. #Mt 15:4 ; #Mr 7:10.

18  Si des hommes se querellent, et que l’un d’eux frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais en l’obligeant à garder le lit,

19  celui qui aura frappé ne sera point puni, dans le cas où l’autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail, et il le fera soigner jusqu’à sa guérison.

20  Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l’esclave meure sous sa main, le maître sera puni.

21:20-21, 26-27

Le propriétaire avait le droit de punir ses esclaves (#Pr 10:13 ; #Pr 13:24), mais sans violence. Les juges devaient décider de la sanction appropriée au cas où l’esclave mourait (v. #Ex 21:20). Si l’esclave survivait quelques jours, il était évident que son maître n’avait pas eu l’intention de le tuer, et la perte de l’esclave était considérée comme une punition suffisante (v. #Ex 21:21). Des coups qui ne provoquaient pas une mort immédiate étaient interprétés comme un acte disciplinaire et non comme un homicide. Toute blessure physique permanente entraînait la liberté pour l’esclave, et donc la perte de son investissement pour le maître. Le pouvoir du maître sur l’esclave était ainsi limité. Une telle loi était sans pareille dans l’Antiquité.

21  Mais s’il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni ; car c’est son argent.

22 ¶  Si des hommes se querellent, et qu’ils heurtent une femme enceinte, et la fasse accoucher, sans autre accident, ils seront punis d’une amende imposée par le mari de la femme, et qu’ils paieront devant les juges.

Une compensation était exigée pour un accident qui provoquait une naissance prématurée, même si la mère et l’enfant ne souffraient d’aucun autre dommage. Les juges devaient veiller à ce que les dommages et intérêts réclamés soient justes, et non fixés dans un esprit de vengeance.

23  Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie,

21:23-24

Cf. #Lé 24:19-20 ; #De 19:21. Le principe des représailles, ou loi du talion, s’appliquait en cas de blessures causées à la mère ou à l’enfant. La punition égalait, sans les dépasser, les dommages causés à la victime. Le bien-être d’une femme enceinte était protégé par cette loi pour que le mauvais traitement involontaire constitue une négligence coupable. Si l’on pense aux débats à propos de l’avortement, il est à relever que le fœtus était considéré comme une personne; ainsi, celui qui causait sa mort ou le blessait était tenu pour responsable.

24  œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,

Cf. #Mt 5:38.

25  brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.

26  Si un homme frappe l’œil de son esclave, homme ou femme, et qu’il lui fasse perdre l’œil, il le mettra en liberté, pour prix de son œil.

27  Et s’il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le mettra en liberté, pour prix de sa dent.

28  Si un bœuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et que la mort en soit la suite, le bœuf sera lapidé, sa chair ne sera point mangée, et le maître du bœuf ne sera point puni.

29  Mais si le bœuf était auparavant sujet à frapper, et qu’on en ait averti le maître, qui ne l’a point surveillé, le bœuf sera lapidé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, et son maître sera puni de mort.

30  Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.

Les propriétaires d’animaux étaient tenus pour responsables des morts ou blessures causées par leurs animaux. Puisque le propriétaire était coupable de négligence, et non d’un crime intentionnel, il pouvait payer pour échapper à la peine capitale. A nouveau, les juges devaient veiller à ce qu’aucune décision motivée par la vengeance ne soit prise.

31  Lorsque le bœuf frappera un fils ou une fille, cette loi recevra son application ;

32  mais si le bœuf frappe un esclave, homme ou femme, on donnera trente sicles d’argent au maître de l’esclave, et le bœuf sera lapidé.

sicles. Si l’on estime un sicle à environ 16 g, 30 sicles équivalaient à environ 500 grammes. Christ fut trahi pour le prix d’un esclave (#Za 11:12-13 ; #Mt 26:14-15).

33  Si un homme met à découvert une citerne, ou si un homme en creuse une et ne la couvre pas, et qu’il y tombe un bœuf ou un âne,

34  le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l’animal en argent, et aura pour lui l’animal mort.

35  Si le bœuf d’un homme frappe de ses cornes le bœuf d’un autre homme, et que la mort en soit la suite, ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix ; ils partageront aussi le bœuf mort.

36  Mais s’il est connu que le bœuf était auparavant sujet à frapper, et que son maître ne l’ait point surveillé, ce maître rendra bœuf pour bœuf, et aura pour lui le bœuf mort.

 

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