Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde et j’aurai compassion de qui j’ai compassion

25/11/2013 10:54
Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. {#Ro 9:15}

Par ces paroles, le Seigneur réclame le droit le plus entier d’accorder ou de retenir sa miséricorde selon sa souveraine propre volonté. Comme les prérogatives de vie et de mort sont investies dans le monarque, de la même manière le Juge de toute la terre a le droit d’épargner ou de condamner le coupable, comme il peut lui sembler bon à ses yeux. Les hommes par leurs péchés ont perdu toute possibilité de revendication devant Dieu ; ils méritent de périr pour leurs péchés et s’ils ont tout fait pour cela, ils n’ont aucune raison pour se plaindre. Si le Seigneur projette d’en sauver quelques-uns, il peut le faire si les fins de la justice ne sont pas contrecarrées ; ...mais s’il juge qu’il est meilleur de laisser le condamné supporter la juste sentence, nul ne peut le poursuivre en justice. Insensés et impudents sont tous ces discours à propos des droits des hommes d’être tous placés sur un même pied d’égalité ; ignorantes, si ce n’est pas pire, sont ces disputes envers la grâce qui semble discriminatoire, car elles ne sont que des rébellions de la nature humaine orgueilleuse contre la couronne et le sceptre de l’Éternel. Quand nous sommes amenés à voir notre propre ruine complète et notre maladie, et la justice du verdict divin contre le péché, nous ne chicanons pas plus longtemps sur cette vérité qui est que le Seigneur n’est pas tenu de nous sauver ; nous ne murmurons pas s’il choisit de sauver les autres, comme s’il nous faisait en cela une blessure, mais nous sentons qu’il daigne nous regarder, et que c’est son propre libre arbitre que d’agir par sa bonté imméritée, ce pour quoi nous bénirons éternellement son nom. Comment les sujets de l’élection divine pourront-ils suffisamment adorer la grâce de Dieu ? Ils n’ont pas de place pour la vantardise, car la souveraineté exclut cela très efficacement. La volonté du Seigneur est seule glorifiée, et la moindre notion de mérite humain est rejetée vers le mépris éternel. Il n’y a pas de doctrine plus humiliante dans l’Écriture que celle de l’élection, aucune qui appelle autant de gratitude, et, par conséquent, aucune n’est plus sanctifiante. Les croyants ne doivent pas en être effrayés, mais ils doivent se réjouir dans l’adoration.
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