Chuter, et après… ?

14/12/2019 00:44

Chuter, et après… ?

La course chrétienne (Actes 13.25) n'est pas de tout repos. Tous ceux qui y sont engagés pourraient certainement en rendre témoignage. Celle-ci est très exigeante. En effet, elle demande endurance et persévérance (Hébreux 10.36). Chacun connaît son lot de fatigue, d'abattements et de découragements (Éphésiens 3.13). De même, les coureurs sont tous les jours confrontés à diverses tentations qui leur surviennent (1 Corinthiens 10.13) et qui les exposent à autant de chutes éventuelles (Romains 14.13).

Livrés à eux-mêmes dans cette tourmente, lequel pourrait subsister ? Qui aurait l'audace de penser être suffisant pour faire face à tous ces dangers (2 Corinthiens 11.26) ? Les Écritures assurent que l'humilité précède la gloire mais que l'orgueil vient avant la chute (Proverbes 18.12). Par conséquent, si quelqu'un s'estime debout, il devrait prendre garde de ne pas tomber (1 Corinthiens 10.12) !

Si toutefois l'un des fidèles en arrivait à broncher d'une manière ou d'une autre (Jacques 3.2) et à faire l'expérience amère d'une chute, il est encore temps de se relever. Naturellement, en de telles circonstances, baisser les bras semble être une option agréable mais, en réalité, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une autre épreuve de la foi. La grâce du Seigneur suffit-elle (2 Corinthiens 12.9), oui ou non, pour soutenir, relever, conduire et mener à bon port Ses enfants ? Telle est la grande question qui se pose. L'abandon ne serait rien moins qu'un terrible désaveu. Alors, on affirmerait aux yeux de tous que le sang répandu de Christ n'est pas suffisant (Hébreux 10.29). Hors de question d'en arriver à cette extrémité ! Tant que le terme de la course n'est pas venu, le croyant prend appui sur son Dieu, se relève et continue de courir malgré tout.

Peut-être le désespoir est-il à la porte. Peut-être même en est-il qui sont retournés se vautrer dans ce qu'ils avaient vomi autrefois (2 Pierre 2.22). C'est possible. Toutefois, nul ne peut déclarer : "Il n'y a plus d'espérance" (Jérémie 18.12). Non, Dieu est le Dieu d'espérance (Romains 15.13) ! Aussi une espérance vivante a-t-elle été donnée en Jésus-Christ le Seigneur (1 Pierre 1.3). Tout compte fait, la pire décision qu'un homme pourrait prendre serait précisément celle qui consisterait à se retirer de son Dieu (Hébreux 10.38). Dans ce cas, c'est vrai, il ne resterait plus aucune espérance : on s'est détourné de la source des eaux vives (Jérémie 17.13), on s'est détourné du seul auprès de qui se trouve le pardon (Psaumes 130.4).

La vérité est que si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création (2 Corinthiens 5.17). Étant racheté (1 Pierre 1.18) et accepté, il peut librement s'approcher de Dieu sur la base du sacrifice sanglant de Son Fils (Marc 1.1) par lequel le croyant est justifié (1 Corinthiens 6.11). La condition de cet accès est très claire : elle n'a en aucun cas pour fondement des œuvres de justice accomplies par l'homme (Tite 3.5) mais uniquement la justice parfaite du Seigneur imputée gratuitement à quiconque place sa foi en Lui (Romains 8.1). Maintenant, en toute bonne conscience (Hébreux 9.14), le chrétien peut se tenir devant le trône de la grâce afin d'exposer ses besoins et obtenir du secours (Hébreux 4.16).

Qui n'aperçoit pas que la foi est indispensable ici ? Qui peut être agréable à Dieu sans elle (Hébreux 11.6) ? Le juste vivra par la foi (Habakuk 2.4). Ce qui triomphe du monde, c'est la foi dans le Fils de Dieu (1 Jean 5.4). Si l'on en arrive à L'abandonner, à ne plus faire confiance à Dieu (2 Timothée 4.10), que restera-t-il ? Incontestablement, l'accusateur des frères (Apocalypse 12.10) tente d'entraîner les bien-aimés sur ce terrain glissant. Par ses ruses, il cherche inlassablement à les convaincre que Dieu les rejette dans le but de les rendre vulnérables en les éloignant de Lui.

Quant à nous, sachons-nous en souvenir ! Si nous venons à faillir (ce qui arrivera certainement), ne perdons pourtant pas de vue l'Amour que Dieu nous porte (1 Jean 3.1). Humilié ? C'est entendu. Coupable ? Également. Perdu ? Sûrement pas ! Pourquoi rester à terre et se laisser mourir ? Recherchons le Seigneur, confessons-Lui nos fautes, Il est Fidèle et Juste pour nous pardonner et nous purifier de toutes iniquités (1 Jean 1.9). Ensuite, repartons.

Ne l'oublions jamais : Dieu nous connaît. En nous appelant, Il savait fort bien ce que nous étions : des pécheurs. Que chercherions-nous à Lui prouver aujourd'hui ? Nous ne sommes toujours que chair et poussière (Psaumes 103.14). Par nos efforts, nous ne pouvons-nous préserver de chute ; Lui seul le peut (Jude 24). C'est pourquoi, pour notre bien, faisons-Lui simplement confiance. Assurément, Il nous fera comparaître un jour sans tache et dans la joie en Sa glorieuse présence ! Quelle extraordinaire perspective !

 

https://cms.dieu-avant-tout-com.webnode.fr/