Conflit israélo-palestinien

03/09/2016 15:44

Conflit israélo-palestinien

Le conflit israélo-palestinien désigne le conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens au Proche-Orient. Il oppose deux nationalismes (le nationalisme juif et le nationalisme arabe palestinien) et inclut une dimension religieuse importante, notamment du fait qu'Israël est un État juif, à majorité juive et que les Palestiniens sont majoritairement musulmans.

 

L'opposition arabe au sionisme se marque dès le début du mandat britannique sur la Palestine, avec de nombreuses émeutes et massacres et une rébellion arabe entre 1936 et 1939. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Juifs qui se révoltent. Ne pouvant plus le gérer, les Britanniques transmettent le dossier à l'Organisation des Nations unies qui fin 1947 vote le partage de la Palestine, conférant un État distinct à chaque communauté et plaçant Jérusalem sous contrôle international. Le lendemain, la guerre civile éclate qui six mois plus tard est suivie de la première guerre israélo-arabe.

 

La région voit l'exode d'Arabes palestiniens pendant la guerre de 1948, l'arrivée de réfugiés juifs en Israël entre 1948 et 1952, puis un nouvel exode de 300 000 Palestiniens pendant la guerre des Six Jours, en 1967 et l'arrivée en Israël de près de 600 000 Juifs en provenance des pays arabes, chassés de chez eux. Les mouvements de populations ont débouché sur le problème des réfugiés palestiniens, qui sont près de 5 000 000 aujourd'hui, à ne pas avoir été intégrés. Depuis l'échec du plan de partage de la Palestine mandataire, les Nations unies ont à ce jour émis près d'une centaine de résolutions par le Conseil de Sécurité et l'Assemblée générale, afin de résoudre le conflit. Plusieurs négociations et conférences de paix ont également eu lieu.

·         Avant 1917, la région est sous l'autorité de l'Empire ottoman. Les populations chrétiennes et musulmanes qui y vivent se définissent en termes de communautés religieuses et ne manifestent pas de sentiment national. La population juive est divisée en deux communautés : l'Ancien Yishouv c'est-à-dire la communauté établie de longue date sur ce territoire, et le nouveau Yichouv composé de Juifs établis depuis quelques dizaines d'années au plus, motivés principalement par le sionisme, mouvement formalisé parTheodor Herzl dans son ouvrage Der Judenstaat.

·         En 1917, les Britanniques conquièrent la Palestine qu'ils administrent officiellement à partir de 1920 dans le cadre d'un mandat de la Société des Nations. Le conflit entre le Yishouv et les Arabes de Palestine débute principalement depuis la Déclaration Balfour de 1917. De 1920 à 1948, le Royaume-Uni exerce son mandat sur la Palestine mandataire. Des conflits éclatent entre Arabes et Juifs, mais aussi entre ces populations et les autorités britanniques.

Le conflit s'est développé au cours de plusieurs périodes distinctes :

 

Contexte

·         De 1948 à 1967, le territoire de la Palestine mandataire est désormais administré par l'État d'Israël fondé en 1948, la bande de Gaza passe sous le contrôle de la République arabe d'Égypte, et la Cisjordanie est occupée puis annexée en 1950 par la Jordanie (le Royaume hachémite de Transjordanie, indépendant depuis 1946).

·         De 1967 à 1993, l'issue de la guerre des Six Jours met les populations de Cisjordanie et de Gaza sous administration israélienne. Le sentiment national palestinien s'exprime par la voix de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

·         De 1993 à 2000, le processus d'Oslo conduit à la reconnaissance de l'État d'Israël par l'OLP, et établit une Autorité intérimaire palestinienne.

·         De 2000 à 2005, la seconde Intifada marque le blocage du processus de paix israélo-palestinien. La bande de Gaza, d'où Israël s'est retiré en 2005, est dirigée par le Hamas, qui en a pris le contrôle par la force en juin 2007. Depuis 2006, la bande de Gaza est soumise à un blocus par Israël.

 

Fin du xixe siècle-1920 : Mouvements nationalistes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : SionismeNationalisme arabenationalisme palestinien et panarabisme.

Les racines du conflit se trouvent, dans le contexte mondial d'exacerbation des nationalismes européens et d'affaiblissement de l'empire ottoman, dans l'opposition progressive des objectifs du sionisme en Europe et du nationalisme arabe au Proche-Orient.

Le sionisme naît comme une réponse au sentiment antisémite qui s'est développé au cours du xixe siècle, en Europe et en Russie. Theodor Herzl, journaliste dans l'empire austro-hongrois, publie en 1896 Der Judenstaat (l'État des Juifs), manifeste fondateur du sionisme politique. Pour lui, l'antisémitisme étant inéluctable, il est nécessaire pour sa survie que le peuple juif se penche politiquement sur son avenir national en disposant de sa propre terre sous la forme d'un foyer juif.

La population juive n'est pas unanime sur cette position, jusqu'à la Shoah. Les critiques des milieux laïcs, assimilés, portent sur la localisation de ce foyer national juif en Palestine ottomane, mais aussi sur Jérusalem qu'ils conçoivent davantage comme un centre culturel que comme un centre politique. Enfin, le sionisme risquerait de banaliser le peuple juif, en mettant l'accent sur la politique plutôt que sur le côté religieux.

L'Organisation sioniste mondiale est créée en 1897 à Bâle, où le mouvement sioniste tient son premier congrès et élit Herzl à sa tête. Sa mission définie est de préparer, pour le peuple juif, un foyer en Palestine, région historique de la Terre d'Israël. Pour cela, l'OSM rachète des terres en Palestine et promeut l'immigration et le sentiment national afin de renforcer la présence juive sur le territoire. Elle met en place un ensemble d'institutions qui viseront à constituer un État de fait, un précédent favorable pour la réalisation d'objectifs nationaux juifs.

Herzl et le mouvement sioniste s'engagent dans un travail diplomatique. Herzl engage des négociations avec le sultan, mais c'est un échec. Il se tourne alors vers le Royaume-Uni pour une colonie juive dans le Sinaï ou en Ouganda ; c'est aussi un échec tout en marquant un pas en avant, car la démarche du mouvement sioniste semble être reconnue par ses interlocuteurs malgré les hésitations des grandes puissances et une hostilité de l'Église catholique. Dans le même temps, les premières grandes vagues d'immigration juive commencent en Palestine, et s'accélèrent avec les nouveaux pogroms à Kichinev, en 1903 et 1905, qui amènent quelques dizaines de milliers d'immigrants d'Europe orientale sur la Palestine.

Parallèlement à l'immigration juive en Palestine, des centaines de milliers de Juifs émigrent vers les États-Unis. Les sionistes restent minoritaires au sein du peuple juif, où les orthodoxes, coalisés dans l'Agoudat Israel, s'opposent très vivement à eux1. C'est aussi durant cette période qu'apparaissent les premiers signes d'opposition arabe au mouvement sioniste : en 1891, des notables hiérosolymitains protestent contre la vente de terre aux Juifs ; en 1908, sont fondés les premiers journaux nationalistes arabes Al-Karmel et Falistin2.

À la fin de la période ottomane, la population juive est estimée entre 56 000 personnes3 et 82 000 personnes4 et la population arabe (musulman, juif, chrétiens et autres) à plus de 600 000 personnes5. En 1914, alors que commence la Première Guerre mondiale qui mettra fin à l'empire ottoman, la Palestine compte 690 000 habitants, dont 94 000 sont juifs.

Conséquences de la première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

 

Accords Skyes-Picot de 1916: Influence et contrôle de la France et de la Grande-Bretagne

Accords Skyes-Picot de 1916: Influence et contrôle de la France et de la Grande-Bretagne

En 1914, l'empire ottoman est allié aux empires centraux. Les Français et les Anglais cherchent à profiter d'une défaite "turque" pour se partager la région. L'influence britannique s'affirme de plus en plus au Moyen-Orient : le Royaume-Uni a une présence militaire enIrak dès 1914 et occupe Bagdad en 1917. Il appuie la révolte arabe et leur fait la promesse d'un grand État musulman en échange de leur participation dans les batailles aux côtés des Alliés. En mai 1916, le Royaume-Uni passe l'accord secret « Sykes-Picot » en parallèle avec la France, qui est en contradiction avec cette promesse car il projette de diviser la région en 2 zones d'influence entre les 2 puissances coloniales européennes. Les accords Sykes-Picot attribuent la Jordanie (Transjordanie et Palestine mandataire)[Informations douteuses] [?] à la zone d'influence britannique.

Ces accords n'empêchent pas les Anglais de promettre non seulement un royaume indépendant aux Arabes, mais aussi la création d'un « foyer national » aux Juifs, (Palestine mandataire et Transjordanie). Malgré la neutralité proclamée des sionistes dans le conflit,Chaim Weizmann et Vladimir Jabotinsky sont les seuls à deviner que la guerre va radicalement changer les choses6. Weizmann, chimiste et dirigeant du mouvement sioniste, se consacre à la diplomatie et convainc les Anglais de créer un régiment juif (la légion juive) dans l'armée Anglaise, le 23 août 1917, qui regroupera 800 hommes et qui sera envoyé en Palestine en février 19187. Le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique, inspiré par Weizmann, apporte un soutien considérable au mouvement sioniste en proclamant la déclaration Balfour, selon laquelle il envisage favorablement l'établissement d'un foyer national juif en Palestine, tout en affirmant qu'il ne doit pas porter préjudice aux droits civils et religieux des populations non juives existantes. Cette déclaration a une portée internationale et attire la bienveillance des populations juives des pays alliés. Chaim Weizmann participe aussi à la préparation de la conférence de la paix à Paris et il y signe, en 1919, un accord avec Fayçal, futur roi d'Irak8. Les Arabes s'opposent à ces prises de position britanniques.

La Première Guerre mondiale bouleverse la géographie du Moyen-Orient. Le Royaume-Uni prend pied dans le Moyen-Orient et étend son influence. La Société des Nations entérine en 1922 la déclaration Balfour en donnant l'établissement du foyer national juif pour mission du mandat britannique (sorte de tutelle du Royaume-Uni sur ces territoires) mis en place sur la Palestine, terme englobant à l'époque les territoires transjordaniens de l'autre côté du Jourdain. Le Royaume-Uni contente la famille hachémite avec la création rapide d'un royaume musulman en Transjordanie, sur la partie orientale de la Palestine, ce qui réduit le territoire destiné au foyer national juif.

1920-1948 : Mandat britannique sur la Palestine[modifier | modifier le code]

Les tensions entre communautés juives et arabes s'accroissent à partir de 1920, à la suite de l'augmentation de l'immigration juive et arabe. À partir de 1921, cette opposition arabe est incarnée par le Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini. Les premières émeutes anti-juives se produisent aux mois de mars et avril 1920 à Jérusalem, puis en mai 1921 à Jaffa et contre des établissements agricoles. Ces émeutes font plus d'une centaine de morts juifs et sont attribuées par la commission Haycraft nommée par les Britanniques à la colère arabe contre l'immigration juive2. Cela débouche sur la publication du premier Livre blanc, dit le livre blanc Churchill, visant à rassurer les Arabes, en limitant l'immigration juive. Mais ces émeutes débouchent aussi sur la création des unités de défense juive, laHaganah, à partir des unités de l'organisation Hashomer.

Des motivations religieuses sont à l'origine d'affrontements autour du Kotel à Jérusalem en 1929 et amène à l'aggravation brutale de la situation avec de violentesémeutes antijuives à HébronJérusalem et Safed, qui font près de 150 victimes juives. Pour la première fois depuis l'époque des Croisés, les Juifs sont tués àHébron, leur seconde ville sainte. Le quartier juif de Hébron est détruit.

De nouveau, les Anglais nomment une commission d'enquête qui tend à dédouaner le grand mufti de Jérusalem de ses responsabilités2 et qui aboutit à unsecond livre blanc restreignant les acquisitions foncières et l'immigration juive9. Chaïm Weizmann obtient dès 1931 la quasi-annulation de ce livre blanc, ce qui va entraîner la confrontation directe des Arabes et des Anglais9.

Pendant ce temps, la population arabe palestinienne s'organise. En 1928, on assiste à une institutionnalisation des revendications par des comités de grève (car une part importante de la population travaille dans des entreprises sionistes). Ils revendiquent l'indépendance de la Palestine. Les Arabes palestiniens constituent le 25 octobre 1936 le Haut Comité arabe, sous la direction du grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, pour faire face à l'agence juive. En 1936, c'est lagrande révolte arabe en Palestine, finalement écrasée en 1939 par les britanniques. Le développement du peuplement juif en est une des causes importantes. Alors qu'au début du XIXe, il y avait 1 Juif pour 10 musulmans, en 1947, il y en aura 1 pour 2.

 

Grande révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire.

Grande révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire.

Les Anglais répondent militairement en augmentant le nombre de policiers et politiquement par une nouvellecommission d'enquête, sous la direction de Lord William Peel, qui propose un premier partage de la Palestine : une région juive (la Galilée et partie de la plaine côtière), une région arabe (Judée-Samarie et Néguev) et une région sous contrôle britannique (Jérusalem)9. Les Juifs espèrent l'améliorer. Le Haut Comité arabe le rejette totalement, mais l'émir Abdallah de Transjordanie l'accepte9. Après l'assassinat du commissaire régional britannique en Galilée, la répression anti-arabe par les Anglais est très dure, le Haut Comité arabe dissous et Amin al-Husseini exilé10.

En 1939, devant les menaces de guerre avec l'Allemagne, les Anglais veulent éviter l'instabilité et que les Arabes ne rejoignent les forces de l'Axe. Ils ont également besoin de s'assurer le soutien du monde arabe (et de son pétrole), qui risque autrement de s'allier avec Hitler. Ils publient en mai 1939 un troisième Livre blanc qui réduit drastiquement l'immigration juive en Palestine (10 000 visas par an pendant 5 ans et 25 000 visas de réfugiés et, de fait, seuls 15 000 immigrants arrivent en Palestine de 1939 à 194510)10. Ce livre blanc est refusé par les institutions sionistes. L’antisémitisme, de plus en plus manifeste en Europe, conduit à l'émergence d'une politique d'immigration illégale à partir de 1939. Cependant, la majorité des Juifs de Palestine se range loyalement aux côtés des Britanniques contre le IIIe Reich au cours de la guerre. Aussi, à la déclaration de guerre, Ben Gourion peut-il déclarer : « Nous ferons la guerre comme s'il n'y avait pas de Livre Blanc, et nous combattrons le Livre Blanc comme si la guerre n'existait pas »11. De leur côté, les "Arabes" acceptent les termes de ce livre blanc. Le 28 novembre 1941, Hitler et le grand mufti de Jérusalem se rencontrent à Berlin. En mai 1942, le congrès sioniste de Baltimore adopte un programme qui revendique en vain la formation d'un État juif sur toute la Palestine, avec une immigration illimitée et la création d'une armée juive.

Malgré les souhaits d'une commission d'enquête anglo-américaine d'accorder 100 000 visas pour la Palestine pour résoudre le problème des réfugiés, les Anglais interdisent toute immigration légale et la Haganah se consacre à favoriser l'immigration clandestine et 70 000 clandestins illégaux peuvent rejoindre, depuis l'Europe, la Palestine12.

En 1944, des actions armées contre les Britanniques sont organisées par l'Irgoun et le Lehi. En 1945, la pression s'accentue, pour permettre l'accueil en Palestine mandataire des rescapés des camps de concentration nazis. Le Royaume-Uni s'y oppose. La Haganah lance à son tour des actions armées contre le Royaume-Uni. L'affaire de l'Exodus 1947, où 4 500 réfugiés se voient contraints de retourner en Allemagne avec des morts à son bord, bouleverse l'opinion mondiale.

 

 

Le plan de partage de l'ONU.

Le plan de partage de l'ONU.

En mai 1946, le Royaume-Uni abandonne sa tentative de trouver une solution, ne voulant pas imposer une solution aux 2 parties.

La Grande-Bretagne confie alors le dossier à l'Organisation des Nations unies qui, avec le soutien conjoint des États-Unis et de l'Union soviétique (aux États-Unis, le Président Truman considère que le réservoir des votes juifs peut lui être politiquement utile; l'Union soviétique considère le sionisme comme un moyen de chasser le Royaume-Uni du Moyen-Orient) et malgré l'opposition de tous les pays arabes, votent le plan de partage de la Palestine, le 30 novembre 1947, ce qui provoque des manifestations de joie de la part des Juifs et de colère de la part des Arabes musulmans. Ce plan de partage divise la Palestine en trois secteurs, l'un arabe, l'autre juif et le troisième, la ville de Jérusalem, international. Les dirigeants palestiniens et les pays arabes refusent ce Plan et annoncent qu'ils s'y opposeront par les armes.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël, immédiatement attaqué par les États arabes voisins.

1948-1967 : Conflit entre Israël et ses voisins[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Guerre israélo-arabe de 1948-1949Exode palestinien de 1948Réfugiés juifs des pays arabes et Guerre des Six Jours.

 

 

Territoire d'Israël après l'indépendance. La bande de Gazaoccupée par l'Égypte et la Cisjordanieoccupée et annexée par la Jordanie

Territoire d'Israël après l'indépendance. La bande de Gazaoccupée par l'Égypte et la Cisjordanieoccupée et annexée par la Jordanie

Fondation de l'OLP (Organisation de libération de la Palestinequi décide l'intensification de la lutte des Palestinienscontre Israël[précision nécessaire].

Guerre des Six Jours. « Réunification » de Jérusalem.

L'Égypte obtient le retrait des troupes de l'ONU en 

 

, remilitarise le Sinaï et ferme le détroit de Tiran, passage-clef du transport maritime israélien. Le 15 mai 1967, les forces égyptiennes pénétrèrent dans le Sinaï, contrairement aux accords de démilitarisation de 1957.

Le 

 

, devant l'imminence d'une attaque arabe préparée et les bombardements syriens réguliers depuis leplateau du Golan depuis début 1967, Israël lance une offensive préventive éclair contre l'Égypte, menée par le généralMoshe Dayan (voir : Guerre des Six Jours) et appelle la Transjordanie à rester neutre. La Jordanie refuse et attaque Israël avec l'artillerie lourde sur Jérusalem-ouest et la région de Tel Aviv. Le 8 juin, Israël vainc l'armée jordanienne et conquiert la Cisjordanie. Les Syriens continuent de bombarder les habitations, les vergers et les silos agricoles israéliens depuis le plateau du Golan ; en réponse le 9 juin, Israël attaque les Syriens sur le Golan.

Les aviations égyptiennes, jordaniennes et syriennes sont détruites en une journée. Au terme d'une guerre-éclair de six jours, Israël conquiert la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan (y compris la zone des fermes de Chebaa), la péninsuledu Sinaï et Jérusalem-Est13.

Le 22 novembre 1967, adoption de la résolution 242 (1967) du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette résolution stipule le retrait des forces armées israéliennes « des territoires occupés » (dans sa version en français) ou « from occupied territories » (c'est-à-dire « de territoires occupés », dans sa version en anglais) au cours du récent conflit. La fin de toute revendication ou de tout état de belligérance, respect et reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque État de la région et de leur droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, dégagées de toute menace ou tout acte de violence. D'apporter une juste solution au problème des réfugiés. De garantir l'inviolabilité territoriale et l'indépendance politique de chaque État de la région, à travers diverses mesures telles que l'établissement de zones démilitarisées.

1967-1993 : Conflit Israël/OLP[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Opération LitaniIntervention militaire israélienne au Liban de 1982 et Première Intifada.

Début de la guerre d'usure le long du canal de SuezYasser Arafat devient le leader de l'OLP.

1969-1972[modifier | modifier le code]

Les passagers juifs et israéliens des lignes aériennes deviennent la cible des militants palestiniens.

4 septembre : onze athlètes israéliens enlevés pui abattus durant les Jeux olympiques de Munich.

Article détaillé : Prise d'otages des Jeux olympiques de Munich.

Les troupes égyptiennes et syriennes attaquent Israël le 6 octobre, lors de la fête du Yom Kippour ou "jour du pardon". Leur objectif : reconquérir les territoires occupés. Le cessez-le-feu du 24 octobre consacre la victoire de l'armée israélienne. La résolution 338 réaffirme la nécessité d'une "paix juste et durable au Moyen-Orient". L'OLP est reconnue comme seule représentante du peuple palestinien lors du sommet arabe d'Alger qui se tient du 26 au 28 novembre. L'attitude de la Jordanie témoigne, après l'attaque conjointe de l'Égypte et de la Syrie, d'une désolidarisation progressive des pays arabes.

26 juin - 4 juillet : opération Entebbe. une centaine d'otages juifs et israéliens, capturés par un commando germano-palestinien à bord d'un avion et gardés prisonniers en Ouganda, sont délivrés par un raid de l'Armée de l'Air israélienne.

Depuis le Liban sud, des centaines d'obus sont lancés contre Israël, sur la Galilée. Le 

 

, Israël déclenche l'« opération Paix en Galilée » et envahit leLiban jusqu'à Beyrouth pour repousser les forces de l'OLP à plus de 40 km de la frontière israélienne. Le 20 juin, les États-Unis obtiennent un cessez-le-feu comportant l'évacuation de l'OLP en Tunisie.

Raid de l'aviation israélienne sur le quartier général de l'OLP à Tunis : Opération Jambe de bois.

Les Palestiniens déclenchent la première Intifada ou « guerre des pierres », en réponse à l'occupation israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ce conflit prendra fin avec les accords d'Oslo signés à Washington le 

 

 par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Ces accords prévoient la création d'uneAutorité palestinienne et une reconnaissance mutuelle de l'OLP et d'Israël.

1993-2000 : Processus de paix d'Oslo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accords d'Oslo.

 

 

Yitzhak RabinBill Clinton etYasser Arafat durant les accords d'Oslo le 13 septembre 1993.

Yitzhak RabinBill Clinton etYasser Arafat durant les accords d'Oslo le 13 septembre 1993.

9 septembre : l'OLP reconnaît « le droit à l'État d'Israël d'exister en paix et sécurité » et le Gouvernement israélien reconnaît « l'OLP comme le représentant du peuple palestinien »14,15.

13 septembre : signature de la déclaration de principes entre Israël et l'OLP.

4 mai : signature de l'accord sur Gaza et Jéricho par Israël et l'OLP.

25 février : 29 fidèles musulmans qui prient au Caveau des Patriarches à Hébron, sont tués par le Dr Baroukh Goldstein, il en blessa environ 125 autres.

12 décembre : Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat reçoivent le prix Nobel de la paix.

4 novembre : assassinat d'Yitzhak Rabin par un Juif extrémiste

Janvier : l'armée israélienne quitte la ville de Hébron qui passe sous Autorité palestinienne.

2001 à 2012 : Seconde Intifada et conflits latents[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Seconde IntifadaPlan de désengagement des territoires occupésBarrière de séparation israélienneGuerre de Gaza de 2008-2009Blocus de la bande de GazaAbordage de la flottille pour GazaConfrontation israélo-palestinienne de 2011Confrontation entre Israël et la bande de Gaza en 2012 et Opération Pilier de défense.

 

 

Le « mur de sécurité » - tracé approuvé en février 2005, mais susceptible d'évoluer.

Le « mur de sécurité » - tracé approuvé en février 2005, mais susceptible d'évoluer.

·         Septembre : début de la seconde Intifada ou Intifada al-Aqsa.

·         Novembre : Ehud Barak approuve un plan de construction d'une « barrière destinée à empêcher le passage de véhicules motorisés » depuis le Nord-Est de la Cisjordanie jusqu'à la région de Latroun.

Les mouvements armés palestiniens : les organisations armées les plus actives sont le Hamas, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le Jihad islamique palestinien qui opèrent dans la bande de Gaza et la Cisjordanie. Certaines de ces organisations considèrent les morts civils, qui découlent ou non de certaines de leurs actions, comme étant des martyrs dujihad.

Le Hamas a créé une infrastructure d'aide sociale, lui faisant gagner ainsi des milliers de soutiens. Il est soutenu financièrement par de nombreuses organisations, particulièrement en Europe, ainsi que par des pays comme l'Iran et la Syrie.

Le Jihad islamique palestinien est moins populaire que le Hamas. Il est plus petit, et n'a pas d'activités sociales au programme ni aucune aspiration politique. Il est très actif à JénineTulkarem et Naplouse en Cisjordanie. Il travaille en cellule et n'a pas d'infrastructure civile.

14 avril : le gouvernement israélien décide de construire une barrière à l'intérieur de la ligne de séparation, et émet une directive en vue de « commencer immédiatement la construction d'une clôture dans la région de 'Anin… le secteur deTulkarem et le secteur de Jérusalem ».

14 août : approbation par le gouvernement israélien du tracé du Mur, resté secret. Il sera composé en grande partie de barrières électroniques.

Après la mort de Yasser Arafat, relance du processus de paix par Mahmoud Abbas (aussi connu sous le nom de guerre de Abou Mazen), nouveau président de l'Autorité palestinienne. Ce dernier, élu sur un programme visant à la fin de la violence, établit une trêve avec Israël qui semble respectée par des mouvements terroristes palestiniens, sauf par le Hamas et le Jihad qui s'opposent à Abou Mazen au sein de l'Autorité palestinienne et durant les élections. Ariel Sharon de son côté, œuvre à la décolonisation de Gaza mais se heurte à une opposition au démantèlement des colonies dans son propre parti, le forçant à composer avec la gauche israélienne. Les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés font barrage politique à leur démantèlement et réclament un référendum soutenu par la droite israélienne.

Mars : Israël envisage de confier à l'Égypte le contrôle d'une zone tampon à Gaza. Un « accord de principe » sur le déploiement d'une force égyptienne de 750 hommes le long des huit kilomètres de la zone tampon, dite du « couloir de Philadelphie », a été conclu à Charm el-Cheikh en Égypte entre le président égyptien Hosni Moubarak et le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz.

La tension avec les Palestiniens continue d'être vive (tirs de roquette "Qasam" sur les villes israéliennes et représailles de Tsahal). Le 25 juin, le caporal Gilad Shalit est enlevé par 3 groupes terroristes palestiniens (les Comités de résistance populaire, l’Armée de l’Islam et la branche armée de l'organisation terroriste Hamas) lors d'une attaque conjointe contre un poste militaire de Tsahal en territoire israélien. En riposte, le cabinet israélien déclenche l'opération Pluie d'été.

Le mercredi 12 juillet, 8 soldats de Tsahal sont tués et 2 sont capturés par le Hezbollah près de la frontière israélo-libanaise16. L'aviation israélienne riposte en bombardant routes, ponts et l'aéroport de Beyrouth. Le bilan de la journée est de 40 morts civils17. La réponse d'Israël est jugée "disproportionnée" par l'ONU mais soutenue par les États-Unis qui estiment comme la Grande-Bretagne qu'Israël a le "droit à l'autodéfense".

À la suite de la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, le gouvernement israélien décide du blocus du territoire fin juin 2007.

Le 5 novembre, après 5 mois de trêve partielle18, Israël procède à un raid contre un tunnel du Hamas qui entraîne des échanges de feu et la mort de 6 membres du Hamas19,20. Le 18 décembre, le Hamas annonce la non-reconduction de cette trêve21. Les tirs de roquettes vers Israël reprennent22.

À partir du 27 décembre, l'aviation israélienne bombarde les infrastructures du Hamas à Gaza : c'est le début de l'opération Plomb durci.

Le 3 janvier, l'opération Plomb durci connaît une nouvelle phase quand les Israéliens envoient des troupes dans la bande de Gaza. L'opération fait selon les sources palestiniennes plus de 1 300 morts à Gaza et 13 du côté israélien selon les sources israéliennes.

Le 18 janvier, Israël proclame le cessez-le-feu. Le même jour, le Hamas annonce une trêve et donne 7 jours à l'armée israélienne pour quitter Gaza, ce qui est fait dès le 21 janvier.

Pendant les semaines qui suivent, les Palestiniens de Gaza continuent d'envoyer quelques roquettes plusieurs fois par semaine sur Israël dont l'aviation réplique en bombardant les tunnels palestiniens de contrebande avec l'Égypte.[réf. nécessaire]

 

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Des images d'une attaque à la roquette dans le sud d'Israël, mars 2009.

 

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Tir d'une roquette Qassam vers le sud d'Israël, janvier 2009.

 

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Une explosion causée par un raid aérien israélien dans la bande de Gaza au cours du conflit de 2008-2009 entre Israël et le Hamas à Gaza.

Les Élections législatives israéliennes de mars 2009 amènent au pouvoir Benyamin Netanyahou qui forme un gouvernement ancré à droite.

Le 31 mai, l'armée israélienne aborde le Mavi Marmara, navire qui, à la tête de la flottille humanitaire "Free Gaza'', cherche à briser le blocus de Gaza. Des médicaments et de la nourriture sont transportés par plusieurs bateaux transportant des hommes politiques européens et un prix Nobel de la paix. Neuf militants, turcs pour la plupart, sont tués. Le déroulement de l'Arraisonnement du Mavi Marmara est sujet à interprétation : la version israélienne défend la thèse de l'agression subie par les troupes israéliennes par certains membres de l'équipage ; au contraire, l'équipage affirme avoir subi les tirs des commandos israéliens sitôt après l'abordage. Au cours de ces évènements, plusieurs soldats israéliens sont blessés, et neuf militants tués. Le rapport de la commission d'enquête de l'ONU (dit : Rapport Palmer) accréditera la thèse de la "légitime défense", tout en jugeant "excessive" la riposte israélienne23.

Article détaillé : Confrontation israélo-palestinienne de 2011.

Articles détaillés : Confrontation entre Israël et la bande de Gaza en 2012 et Opération Pilier de défense.

Le 

 

, le chef militaire du Hamas Ahmed Jabari est tué dans un raid aérien israélien en réponse aux tirs de roquettes contre le territoire israélien et les forces de défense israéliennes (Tsahal) lancent l'« Opération Pilier de défense. »

2014-2015 : regain de tensions[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Guerre de Gaza de 2014 et Vague de violence palestino-israélienne de l'automne 2015.

En juin 2014, l'enlèvement de trois jeunes Juifs israéliens dans le secteur d'Hébron marque le début d'une escalade. Tsahal, qui attribue à juste titre24 le rapt à deux membres du Hamas, engage des recherches, qui s'accompagnent de 580 arrestations, de la confiscation par la violence de nombreux biens palestiniens25, du bouclage d'Hébron, et de morts26. Ces actions, vécues comme une punition collective, engendrent en réaction un regain des tensions, jugé comme le plus grave depuis la seconde intifada. La découverte des corps de ces trois adolescents est suivie du meurtre d'un jeune palestinien le 2 juillet, et par des tirs de roquettes du Hamas à partir de la bande de Gaza. En réaction, Israël lance l'Opération Bordure protectrice, afin de détruire les tunnels illégaux de passage de Gaza vers Israël27. Cette opération fera au moins 2 202 victimes côté palestinien, dont 1394 civils et 526 enfants. Côté israélien, 72 personnes, dont 62 soldats, ont perdu la vie28. .

L'automne 2015 voit l'émergence d'une nouvelle vague de violence.

Conflit international[modifier | modifier le code]

Les nouvelles frontières israéliennes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Guerre des Six JoursLigne verte et Conflit israélo-arabe.

Mobilisation internationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réactions internationales au conflit israélo-palestinien.

 

Manifestation à Rabat en soutien du peuple palestinien

À travers le monde, le conflit sucite des réactions29. Certaines réactions visent à favoriser le processus de paix, tandis que d'autres visent à soutenir un mouvement idéologique ou politique ou bien l'un ou l'autre des partis impliqués. Israël bénéficie d'aides militaires et du soutien des États-Unis, ainsi que de bonnes relations diplomatiques30. Tandis que les Palestiniens bénéficient d'aides au développement des États du Golfe, de l'UNRWA, de l'Union européenne, des États-Unis et d'organisations de soutien, ainsi qu'un soutien militaire, notamment de la république islamique d'Iran. SelonBernard Lewis, si les dirigeants palestiniens se sont d'abord tournés vers l'Allemagne nazi puis l'Union soviétique pour du soutien, ils se tourne maintenant vers l'Union européenne31

 

Réactions à l'ONU[modifier | modifier le code]

Résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies :

·         Résolution 242 (1967)Résolution 338 (1973)Résolution 1322 (2000), 1397 (2002)

Résolutions de l'Assemblée générale de l’ONU :

Il existe un large consensus international à l'Assemblée Générale de l'ONU sur la manière de régler le conflit israélo-palestinien. Chaque année, l'assemblée générale de l'ONU vote une résolution intitulée "Règlement Pacifique de la Question de Palestine" qui demande à Israël de :

·         Se retirer de(s) territoires occupés depuis 1967 y compris Jérusalem Est (« from territories occupied in the recent conflict » d'après la résolution 242) ;

·         Régler le problème des réfugiés de manière juste par le droit au retour ou à la compensation (d'après la résolution 194 (III))32.

Cette résolution est chaque année approuvée par la plupart des pays du monde (environ 160) et réjetée par les États-Unis, Israël, l'Australie et quelques îles du Pacifique (au total 6 ou 7 pays)33.

·         Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU (29 novembre 1947)

·         Résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies, 1948

·         Résolution 3236, 1974

·         Résolution 3376, 1975. S'appuyant sur la 3236, fonde le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et sa Division des droits des Palestiniens du secrétariat de l'ONU.

·         Résolution 3379, 1975.

·         Résolution 4686, 1991. Révoque la résolution 3379.

Comités et conférences à l'ONU :

·         Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, créé en 1975

·         Conférence de Durban

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_isra%C3%A9lo-palestinien

 

https://cms.dieu-avant-tout-com.webnode.fr/