ÊTRE CHRÉTIEN 4 DE 8 LA LETTRE DE CHRIST

23/11/2019 00:14

 

ÊTRE CHRÉTIEN 4 DE 8 LA LETTRE DE CHRIST

La Lettre de Christ

Alors que la Bible, traduite en une multitude de langues et de dialectes, est diffusée chaque année en millions d’exemplaires par toute la terre, l’incrédulité et aussi la crédulité des hommes vont sans cesse en augmentant.

 Le Livre, imprimé en caractères les plus divers, reproduit dans les versions les plus modernes, autorisé et recommandé par les plus hautes autorités religieuses et civiles du monde, n’arrive pas à stopper la marche folle des nations vers la catastrophe.

 D’une manière générale l’enseignement des Écritures ne s’impose plus. Sa lumière n’éclaire plus les ténèbres de l’heure. Ses promesses n’arrêtent plus les désespérés sur le chemin du suicide. Ses avertissements, ses menaces n’effrayent plus les pécheurs.

 Le Livre est là, mais l’autorité de la Parole qu’il révèle semble perdue. Cette Parole est lue sans être vécue, entendue sans être reçue, écoutée sans être mise en pratique.

Afin que la lettre de la Parole ne se multiplie pas dans ce monde pour la condamnation des âmes, (#Jean 12:48), mais pour leur salut, il faut que les masses déchristianisées puissent voir cette semence incorruptible, (#1Pierre 1:23) germer et porter son fruit sur la terre, manifester ses effets dans le cœur des croyants.

 Les presses du sanctuaire céleste ont besoin non de papier et d’encre mais de la vie du chrétien pour imprimer, sur les tables de chair de leur cœur, avec l’Esprit du Dieu vivant, (#2Corinthiens 3:3), les caractères mêmes du Christ, la volonté du Père, qui doit se faire sur la terre comme au ciel, (#Matthieu 6:10).

 Après avoir examiné au chapitre précédent comment un croyant devient pratiquement le parfum de Christ, nous considérerons comment sa vie peut et doit être « la lettre de Christ, connue et lue de tous les hommes » (#2Corinthiens 3:2) sans distinction de sexe, d’âge, de classe, de culture ou de langue, (#Galates 3:28).

 Pour nous révéler sa parole éternelle, Dieu s’incarna en Jésus Christ. « La Parole devint chair et habita au milieu de nous ! » (#Jean 1:14).

Pour répandre la Parole de Dieu sur la terre, il ne suffit pas d’augmenter le tirage de la Bible, il faut que chaque croyant livre à Dieu son corps en sacrifice vivant, (#Romains 12:1), afin que partout ses membres servent à révéler la volonté de Dieu et à l’accomplir, (#Romains 6:13-19).

 Le monde ne se fie plus à la parole des chrétiens. Il veut une signature, (#Job 31:35), une parole écrite non sur du papier, mais dans notre chair mortelle, (#2Corinthiens 4:11). Le témoignage chrétien doit avoir dans ce monde la valeur d’une parole écrite. Les hommes n’écouteront nos paroles que s’ils peuvent d’abord lire dans notre vie l’enseignement de Jésus, (#Actes 4:13). Toute vérité qui n’est pas incarnée dans notre existence n’a ni influence, ni puissance sur ceux qui nous entourent.

 Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le témoignage chrétien dans ce monde n’est pas essentiellement oral.

 Il faut veiller à ne pas identifier le témoignage chrétien à la simple prédication de l’Évangile.

 La prédication, c’est la proclamation publique de l’Évangile devant le monde qui l’ignore. Et, pour que cette annonce soit efficace, elle doit être précédée, accompagnée et suivie du témoignage de Jésus, (#Apocalypse 1:9).

 Le témoignage, c’est l’enseignement constant qui se dégage d’une vie entièrement consacrée au Christ.

 Donc rendre témoignage au Christ, c’est plus que proclamer l’Évangile aux foules, ou raconter notre conversion.

 Il est certes nécessaire pour être sauvé de confesser de sa bouche le Seigneur Jésus, (#Romains 10:9) ; mais nous n’avons pas encore rendu témoignage quand, à l’ouïe de la prédication, nous avons manifesté publiquement que nous acceptions Jésus pour Sauveur.

 Seule la foi du cœur en la résurrection de Jésus-Christ, foi qui accompagne toute conversion véritable, (#Romains 10:9), donne naissance au témoignage chrétien, et celui-ci se manifeste avant tout par une vie transformée.

 Toute décision d’accepter Jésus-Christ doit être suivie du renoncement à soi-même, sans lequel il est impossible de suivre le Seigneur et de témoigner pour Lui dans ce monde, (#Matthieu 16:24-26).

Savoir que Jésus-Christ a expié nos péchés sur la Croix, ce n’est pas encore être sauvé.

 Croire que Jésus-Christ est mort pour nous, ce n’est pas encore connaître et expérimenter le si grand salut de Dieu, (#Hébreux 2:3).

 Accepter toutes les vérités bibliques et continuer de vivre ici-bas comme auparavant, ce n’est pas appartenir à Jésus-Christ, (#1Jean 3:6).

 C’est de notre condition présente, c’est de notre vie propre que nous devons être délivrés. Le salut de Dieu ne nous est pas donné seulement pour éviter un jour le jugement éternel, mais aussi pour nous sauver de notre misère actuelle et nous faire vivre sur la terre à la gloire de Dieu.

 Ce qui perd les hommes, ce n’est pas d’avoir hérité la nature d’Adam, le premier pécheur, mais c’est de vouloir conserver leur propre vie, (#Matthieu 10:39) et leur vaine conduite, (#1Pierre 1:18), sans se soucier de Dieu ni de sa loi, refusant sa grâce et le don de son amour : Jésus, vie nouvelle et éternelle, (#Jean 3:16-21).

 « L’Évangile, écrit Ph. Menoud, est une Personne : Jésus-Christ. Il est en même temps une doctrine, c’est-à-dire un ensemble d’affirmations sur cette personne et sur sa signification pour l’humanité. Les croyants s’engagent envers cette personne et adhèrent à cette vérité. L’engagement personnel et l’adhésion doctrinale sont une seule et même démarche, vu que la doctrine explique la personne et n’est pas extérieure à elle. La vérité chrétienne n’est pas extérieure non plus au croyant qui la professe. Car, accepter l’Évangile, c’est admettre la seigneurie de Jésus-Christ sur sa personne, corps et âme, et sur toute son existence. C’est là l’œuvre de toute une vie ».

    *  * *

 Le témoignage chrétien est tout d’abord silencieux. Sans parole, le croyant devient ici-bas le parfum de Christ pour Dieu, (#2Corinthiens 2:14-16). Sa pensée étant rendue captive de l’obéissance du Christ, (#2Corinthiens 10:5), sa vie témoigne de la présence de Jésus.

 Au milieu de ceux qui croient, sa présence apporte une odeur de vie qui attire, réconforte et vivifie.

 Parmi les incrédules, son passage laisse une odeur de mort, car toute vie sainte met en lumière le péché des autres, et porte en elle-même un jugement, la condamnation et la mort.

 Le vrai chrétien n’est pas un homme qui a besoin de se recommander au monde. Sa vie est sa lettre de créance et découvre son origine. Ayant renoncé à lui-même, s’étant chargé de sa croix pour suivre Jésus, il a été crucifié avec Lui. Désormais ce n’est plus lui qui vit, mais Christ en lui. Et ce qu’il vit dans la chair, il le vit dans la foi au Fils de Dieu qui l’a aimé et s’est Lui-même donné pour lui, (#Galates 2:20). Dieu emploie notre chair mortelle, ce corps que le monde voit, pour agir et témoigner dans ce monde, (#2Corinthiens 4:10). Marchant par l’Esprit, le chrétien n’accomplit plus les convoitises de la chair, (#Galates 5:16). Il n’a pas même besoin de parler de sa foi, car « elle est connue dans le monde entier », comme l’était celle des Thessaloniciens, (#1Thessalonic 1:8). L’Esprit manifeste en lui son fruit, et la foi ses œuvres, (#Jacques 2:14-26).

 Lettre de Christ dans l’Église, sa vie est un modèle pour ceux qui croient. Sans parole elle enseigne, édifie, reprend et exhorte.

 Lettre de Christ dans le monde, sa vie est un exemple et recommande l’Évangile aux perdus. D’autres âmes sont sauvées à son contact et viennent à la connaissance de la vérité. Désormais ces vies transformées deviendront elles-mêmes les lettres de recommandation du croyant et de la doctrine de vie qui l’habite.

 A nos arguments, les hommes opposent d’autres arguments et nos discussions sont souvent stériles.

 A une vie, le monde ne peut opposer qu’une autre vie. Si dans notre comportement ici-bas, dans nos gestes, nos actes et nos paroles, les hommes peuvent discerner la vie de Jésus manifestée dans notre chair mortelle, voyant nos bonnes œuvres ils glorifieront notre Père qui est dans les cieux, (#Matthieu 5:16).

 C’est par des faits que nous pouvons convaincre, et non par des idées. Il faut que l’Évangile, dans notre vie, soit un fait, et non une idée. Ce fait, c’est « Christ en nous, l’espérance de la gloire » (#Colossiens 1:27).

 Ainsi, l’athée qu’aucun raisonnement scientifique ou aucune preuve mathématique n’aurait pu convaincre de l’existence de Dieu, croira un jour parce qu’il l’aura rencontré dans la vie d’un chrétien. Lui qui refusait d’ouvrir la Bible aura pu lire la Loi de Dieu, écrite du doigt de Dieu, non sur une table de pierre, mais sur celle de chair du cœur de ce croyant. Son exemple l’aura conduit à rechercher la doctrine qui l’inspire, et cette doctrine l’aura amené à la Personne qui en est l’auteur, la force et la vie.

 L’homme révolté par la souffrance et les peines qui l’accablent, blessé et meurtri davantage par toute prédication, verra l’acceptation naître dans son cœur, la paix et la lumière envahir son âme quand, sur sa route, il rencontrera une douleur plus grande que la sienne louant Dieu pour ses bienfaits, n’enviant rien du bonheur des autres, oubliant sa propre misère pour penser avec compassion La détresse de son prochain, rayonnant sur tous l’amour de l’homme de douleur.

Oui, les lettres de Christ ici-bas, ce sont des vies transformées, capables d’influencer d’autres vies non seulement par leurs paroles, mais surtout par leur conduite, leur amour, leur foi, leur pureté, (#1Timothée 4:12). C’est dans notre attitude et notre comportement en toutes circonstances et en tous lieux que se trouve le témoignage chrétien.

 S’il est exact que la simple lecture de la Bible peut amener une âme au salut, il est encore plus certain que la vraie doctrine se propage essentiellement par nos vies. Elle attire surtout par ses réalisations ; elle n’est aimée qu’au jour où, incarnée, on constate qu’elle est la vie de ceux qui la possèdent.

 Ainsi, la vie aujourd’hui changée d’une prostituée qui découvrit un jour la sainteté et l’amour de l’invisible Présence dans le regard d’une jeune femme, parle plus en faveur de l’Évangile qu’une multitude de sermons remarquables écoutés par des gens qui se croient irréprochables.

 La vie nouvelle de l’homme autrefois ivrogne, mauvais mari, père indigne, laissant ses enfants dans la misère pour satisfaire sa passion dans les bistros, proclame davantage la puissance de la Parole qu’un grand rassemblement de gens religieux, discutant de la prédestination.

 Comment la vie d’un tel homme fut-elle changée ? Par l’exemple d’un camarade, ouvrier comme lui, ayant des charges comme lui, et qui ne crut pas devoir l’inviter d’abord à une réunion, mais dans sa maison, à sa table, non pour lui faire un sermon, mais pour lui donner l’occasion de voir un foyer chrétien. Saisi par le contraste, touché par l’invisible Présence, l’invité rechercha la raison de l’infortune de son propre foyer et du bonheur de celui de son camarade. C’est ainsi qu’il fut amené à l’Évangile, au Livre qui lui révéla le Christ dont les paroles sont « esprit et vie » (#Jean 6:63).

 Le changement radical opéré dans cet homme d’affaires, âpre au gain, dur avec ses employés, d’une honnêteté douteuse dans certaines transactions, et qui aujourd’hui, parce qu’il a rencontré Jésus-Christ, répare les torts commis hier, s’inquiète des conditions de vie de ses ouvriers, cherche à améliorer le sort de leur famille, recommande plus la Parole de Dieu qu’une magnifique vente organisée pour couvrir les déficits d’une église ou financer ses œuvres futures.

 Comment une telle conversion put-elle se faire ?

 Simplement parce qu’un jour, au cours d’un voyage, un autre homme d’affaires fit voir à son client comment lui dirigeait son entreprise, faisant entrer Christ dans toutes ses voies et prenant ses enseignements au mot.

par Gaston Racine

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