EXODE 15 : 1 À 27 + ***EXODUS 15 : 1 à 27 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

10/07/2015 10:57

EXODE 15 : 1 À 27 + ***

1 ¶  Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel. Ils dirent : Je chanterai à l’Éternel, car il a fait éclater sa gloire ; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier.

Je chanterai. En commençant leur cantique à la première personne, les Israélites faisaient de ce chant communautaire un chant personnel où chacun d’eux s’impliquait individuellement, proclamant la victoire de Yahvé et déclarant qui il était et ce qu’il représentait pour lui (notez les pronoms possessifs au v. 2).

15:1-18 Le cantique entonné par Israël se compose de quatre strophes (vv. #Ex 15: 1 ; #Ex 15: 6 ; #Ex 15: 11 ; #Ex 15: 14) et d’une proclamation finale (v. #Ex 15: 18). Les deux premières strophes se terminent par l’idée d’une descente au fond des eaux, dans un refrain qui souligne le caractère définitif de la défaite de l’armée ennemie. Les deux dernières strophes se terminent par une allusion au lieu saint de Dieu (vv. #Ex 15: 13, #Ex 15: 17). Ce cantique est très riche. Le flot de pensées et l’accent porté sont aussi intéressants: la première strophe (vv. #Ex 15:1-5) présente brièvement la puissante victoire de Dieu; la deuxième (vv. #Ex 15:6-10) fait le récit vivant de cette victoire avant de répéter les revendications arrogantes et vindicatives des ennemis pour souligner mieux encore leur pitoyable défaite; la troisième (vv. #Ex 15:11-13) résume la victoire après avoir posé la question appropriée et, puisque la victoire était primordiale pour le salut d’Israël, elle introduit ce peuple; la quatrième (vv. #Ex 15:14-17) relève et développe l’intervention de Yahvé, qui conduit son peuple vers les terres qu’il lui a attribuées, et la peur qui naît parmi les nations lorsqu’elles apprennent cette délivrance impressionnante. Le dernier vers résume le tout par le règne de l’Éternel (v. #Ex 15: 18). Un intermède (v. #Ex 15: 19), que l’on peut ou non rattacher au cantique, reprend le thème de ce chant et introduit la réponse de Marie et des femmes (vv. #Ex 15:20-21).

2  L’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; C’est lui qui m’a sauvé. Il est mon Dieu : je le célèbrerai ; Il est le Dieu de mon père : je l’exalterai.

3  L’Éternel est un vaillant guerrier ; L’Éternel est son nom.

4  Il a lancé dans la mer les chars de Pharaon et son armée ; Ses combattants d’élite ont été engloutis dans la mer Rouge.

5  Les flots les ont couverts : Ils sont descendus au fond des eaux, comme une pierre.

6  Ta droite, ô Éternel ! a signalé sa force ; Ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi.

ô Éternel. Les déclarations de la première strophe (vv. #Ex 15:1-5) sont suivies de formulations à la deuxième personne dans le reste du chant (vv. #Ex 15: 6, #Ex 15: 11, #Ex 15:16-17), puisque le centre de l’attention est sur l’œuvre et l’intervention de Dieu.

7  Par la grandeur de ta majesté Tu renverses tes adversaires ; Tu déchaînes ta colère : Elle les consume comme du chaume.

8  Au souffle de tes narines, les eaux se sont amoncelées, Les courants se sont dressés comme une muraille, Les flots se sont durcis au milieu de la mer.

9  L’ennemi disait : Je poursuivrai, j’atteindrai, Je partagerai le butin ; Ma vengeance sera assouvie, Je tirerai l’épée, ma main les détruira.

10  Tu as soufflé de ton haleine : La mer les a couverts ; Ils se sont enfoncés comme du plomb, Dans la profondeur des eaux.

11  Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, Digne de louanges, Opérant des prodiges ?

12  Tu as étendu ta droite : La terre les a engloutis.

13  Par ta miséricorde tu as conduit, Tu as délivré ce peuple ; Par ta puissance tu le diriges Vers la demeure de ta sainteté.

14  Les peuples l’apprennent, et ils tremblent : La terreur s’empare des Philistins ;

15  Les chefs d’Édom s’épouvantent ; Un tremblement saisit les guerriers de Moab ; Tous les habitants de Canaan tombent en défaillance.

Édom …  Moab …  Canaan. Édom et Moab se trouvaient à l’est du Jourdain, Canaan à l’ouest.

16  La crainte et la frayeur les surprendront ; Par la grandeur de ton bras Ils deviendront muets comme une pierre, Jusqu’à ce que ton peuple soit passé, ô Éternel ! Jusqu’à ce qu’il soit passé, Le peuple que tu as acquis.

15:16-17 Expression de confiance dans les promesses que Dieu avait faites à Abraham 700 ans plus tôt (voir #Ge 12 ; #Ge 15 ; #Ge 17).

17  Tu les amèneras et tu les établiras sur la montagne de ton héritage, Au lieu que tu as préparé pour ta demeure, ô Éternel ! Au sanctuaire, Seigneur ! que tes mains ont fondé.

18  L’Éternel régnera éternellement et à toujours.

régnera éternellement. Il s’agit ici du règne éternel et universel de l’Éternel (cf. #Ps 145:13).

19  Car les chevaux de Pharaon, ses chars et ses cavaliers sont entrés dans la mer, Et l’Éternel a ramené sur eux les eaux de la mer ; Mais les enfants d’Israël ont marché à sec au milieu de la mer.

20  Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit à sa main un tambourin, et toutes les femmes vinrent après elle, avec des tambourins et en dansant.

la prophétesse. Marie fut la première femme à avoir l’honneur d’être appelée ainsi. Elle déclara elle-même que l’Éternel avait parlé à travers elle (#No 12:2). Elle joua apparemment un rôle important dans ces événements, car le prophète Michée la mentionne avec Moïse et Aaron en rapport avec la délivrance d’Israël (#Mi 6:4). D’autres femmes ont eu droit à ce titre rare: Débora (#Jug 4:4), Hulda (#2R 22: 14), la femme d’Esaïe (#Esa 8:3), Anne (#Lu 2:36) et les quatre filles de Philippe (#Ac 21: 9).

21  Marie répondait aux enfants d’Israël : Chantez à l’Éternel, car il a fait éclater sa gloire ; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier.

22 ¶  Moïse fit partir Israël de la mer Rouge. Ils prirent la direction du désert de Schur ; et, après trois journées de marche dans le désert, ils ne trouvèrent point d’eau.

23  Ils arrivèrent à Mara ; mais ils ne purent pas boire l’eau de Mara parce qu’elle était amère. C’est pourquoi ce lieu fut appelé Mara.

24  Le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ?

murmura contre Moïse. Le souvenir de la victoire s’était rapidement estompé, les déclarations de l’ode à l’Éternel, chantée trois jours plus tôt, s’étaient évanouies. Leur confiance en Moïse avait faibli (#Ex 14: 31). Leurs interrogations sur l’eau potable avaient brutalement balayé toutes les paroles de reconnaissance par lesquelles ils avaient affirmé que Dieu était digne de louange car il avait fait des miracles et les conduisait dans leur pays.

25  Moïse cria à l’Éternel ; et l’Éternel lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau. Et l’eau devint douce. Ce fut là que l’Éternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu’il le mit à l’épreuve.

l’eau devint douce. Puisqu’il n’existe aucun arbre connu capable de rendre l’eau potable, il s’agit d’un miracle par lequel Dieu montra sa volonté et sa capacité de prendre soin de son peuple dans un environnement hostile. On identifie généralement Mara à Ain Hawarah, où les eaux sont aujourd’hui encore saumâtres et de mauvais goût.

le mit à l’épreuve. Le mot hébreu comporte l’idée de soumettre quelqu’un (ou quelque chose) à des difficultés afin de tester sa qualité. Plus tard, à Rephidim (#Ex 17:1-7), au Sinaï (#Ex 20: 20) et à Tabeéra (#No 11:1-3 ; #No 13:26-33), Dieu soumettrait encore Israël à ce genre de test. Lui-même ne peut y être soumis (#De 6:16): ni son caractère ni ses actes n’ont besoin d’être testés, au contraire de l’homme.

26  Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens ; car je suis l’Éternel, qui te guérit.

l’Éternel qui te guérit. Puisque c’était ce qu’il était, Yahvé-Rapha, l’obéissance aux instructions et directives divines apporterait évidemment la guérison, et non le malheur comme les plaies qui avaient frappé l’Egypte. Cette promesse est limitée au contexte d’Israël, et probablement à la durée de l’exode uniquement.

27  Ils arrivèrent à Elim, où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers. Ils campèrent là, près de l’eau.

Elim. On situe ce deuxième campement à l’oued Gharandel, où se trouvaient de nombreuses sources d’eau. Dieu les conduisait aux bons endroits!

 

EXODUS 15 : 1 à 27 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Then Moses and the Israelites sang this song to the LORD. They said: I will sing to the Lord, for he hath triumphed gloriously; He thrown into the sea horse and its rider.

I will sing. Beginning their song in the first person, the Israelites made this community singing a personal song where each of them individually involved, proclaiming the victory of the Lord and declaring who he was and what he represented for him (note the possessive pronouns in v. 2).

15: 1-18 The song intoned by Israel consists of four verses (vv #Ex 15: 1; #Ex. 15: 6; #Ex 15: 11; #Ex 15: 14) and a final proclamation (v . #Ex 15: 18). The first two stanzas end with the idea of ​​a descent into the depths, into a chorus that emphasizes the finality of the defeat of the enemy army. The last two stanzas end with an allusion to the holy place of God (vv #Ex. 15: 13 #Ex 15: 17). This song is very rich. The flood of thoughts and the emphasis are also interesting: the first stanza (vv #Ex 15: 1-5.) Briefly presents the powerful victory of God; (. vv #Ex 15: 6-10) the second tells the story of this victory alive before repeating the arrogant claims and vindictive enemies to emphasize even more their pitiful defeat; (. vv #Ex 15: 11-13) summarizes the third victory after asking the appropriate question and since the victory was vital for the salvation of Israel, it introduces this people; the fourth (#Ex vv. 15: 14-17) reports and develops the intervention of Yahweh, who led his people to the lands he attributed to him, and fear that is born among the nations when they learn that deliverance impressive. The last verse sums it up by the reign of the Lord (v #Ex. 15: 18). An interlude (v #Ex. 15: 19), which may or may not relate to the song, continues the theme of this song, and introduced the response of Mary and women (vv #Ex. 15: 20-21).

2 The LORD is my strength and my song; It was he who saved me. He is my God and I will praise; He is the God of my father I will exalt him.

3 The LORD is a warrior; The LORD is his name.

4 He has cast into the sea Pharaoh's chariots and his army; His chosen captains also are drowned in the Red Sea.

5 The depths have covered them: they sank into the bottom like a stone.

6 Your right hand, O LORD reported its strength; Your right hand, O LORD crushed the enemy.

O Lord. The statements of the first stanza (vv #Ex. 15: 1-5) are followed by formulations in the second person in the rest of the song (vv #Ex. 15: 6, #Ex 15: 11 #Ex 3:16 p.m. -17), since the focus of attention is on the work and God's intervention.

7 In the greatness of your majesty you overthrow your adversaries; You send forth your wrath, which consumed them as stubble.

8 With the blast of your nostrils the waters were piled up, The floods stood upright like a wall, the waves were congealed in the midst of the sea.

9 The enemy said, I will pursue, I will overtake, I will divide the spoil; My lust shall be satisfied, I will draw my sword, my hand shall destroy them.

10 Thou didst blow with thy wind, the sea covered them; They sank like lead in the mighty waters.

11 Who is like you among the gods, O LORD? Who is like thee, glorious in holiness, fearful in praises, doing wonders?

12 You stretched out your right hand, the earth swallowed them.

13 For your mercy you led you have redeemed this people; Thou in thy strength directed towards the habitation of thy holiness.

14 The peoples have heard, they tremble: Pangs have taken hold of the Philistines;

15 The chiefs of Edom were dismayed; A trembling seized the leaders of Moab; All the inhabitants of Canaan have melted away.

Edom Moab ... ... Canaan. Edom and Moab were east of the Jordan, Canaan west.

16 Fear and dread fall upon them; By the greatness of thine arm they are still as a stone, till thy people pass over, O LORD Until it is passed, the people who you have purchased.

15: 16-17 Expression confidence in the promises God had made to Abraham 700 years earlier (see #Ge 12; #Ge 15; #Ge 17).

17 You will bring them and plant them in the mountain of your heritage, the place which thou hast made for your dwelling, O LORD The sanctuary, Lord! that thy hands have established.

18 The LORD shall reign for ever and ever.

reign forever. This is the eternal and universal kingdom of the Lord (cf. #PS 145: 13).

19 For Pharaoh's horses, chariots and horsemen went into the sea, the LORD brought upon them the waters of the sea; But the children of Israel walked on dry land in the midst of the sea.

20 Miriam the prophetess, Aaron's sister, took a tambourine in her hand, and all the women went out after her with tambourines and dancing.

the prophetess. Mary was the first woman to have the honor of being called so. She said herself that the Lord had spoken through it (#No 12: 2). She apparently played an important role in these events, as the prophet Micah mentions Moses and Aaron in connection with the deliverance of Israel (#Mi 6: 4). Other women were treated to this rare title: Deborah (#Jug 4: 4), Hulda (# 2R 22: 14), the wife of Isaiah (#Esa 8: 3), Anne (2:36 #Lu ) and the four daughters of Philip (#AC 21: 9).

21 Miriam answered the children of Israel: Sing to the Lord, for he hath triumphed gloriously; He thrown into the sea horse and its rider.

22 ¶ And Moses brought Israel from the Red Sea. They went out into the wilderness of Shur; and after three days' journey into the wilderness, they found no water.

23 And they came to Marah but they could not drink the water of Marah because it was bitter. That is why it was called Marah.

24 And the people murmured against Moses, saying, What shall we drink?

murmured against Moses. The memory of the victory had quickly faded, the statements of the ode to the Lord, sung three days earlier, had vanished. Their confidence had weakened Moses (#Ex 14: 31). Their questions on drinking water had suddenly swept all recognition words by which they had claimed that God was worthy of praise because he had performed miracles and led them to their country.

25 And Moses cried to the Lord; and the LORD showed him a tree, which he threw into the water. And the water became sweet. It was there that the Lord gave the people the laws and ordinances, and it was there that he put him to the test.

the water became sweet. Since there is no known tree able to make water drinkable, it is a miracle by which God showed its willingness and ability to take care of his people in a hostile environment. Generally identifies Mara Hawarah Ain, where the water is still salty and tasteless.

put it to the test. The Hebrew word has the idea of ​​submitting someone (or something) with difficulties to test its quality. Later in Rephidim (#Ex 17: 1-7), Sinai (#Ex 20: 20) and Taberah (#No 11: 1-3; #No 13: 26-33), God still submit Israel this kind of test. Himself there can be no subject (# of 6:16), neither his character nor his actions will need to be tested, instead of the man.

26 And he said, If thou wilt diligently hearken to the voice of the Lord your God, if you do what is right in His sight, and give ear to His commandments and keep all His statutes, I do thee put none of the diseases I brought on the Egyptians; for I am the Lord who heals you.

the Lord who heals you. Because it was what it was, Yahweh-Rapha, obedience to God's instructions and guidelines obviously bring healing, not misfortune as wounds that struck Egypt. This promise is limited to the context of Israel, and probably the only time of the exodus.

27 And they came to Elim, where were twelve springs of water and seventy palm trees. They camped there near the water.

Qual. It is this second camp at Wadi Gharandel, where many water sources were. God led them in the right places!

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