INTRODUCTION A L’EPITRE GENERALE DE JACQUES

07/05/2014 08:17
#Ja 1:1 
 
INTRODUCTION A L’EPITRE GENERALE DE JACQUES 
 
Cette Épître est la première d’une série de sept épîtres dites « générales ». Elles sont anciennes, et contrairement aux épîtres de Paul, celles-ci ne s’adressent pas à des églises particulières, mais aux églises en général. Cette épître de Jacques s’adresse aux « Douze Tribus de la Dispersion ». Cette dédicace montre qu’elle fut écrite pour les Juifs Chrétiens dispersés parmi les nations païennes. Il semble particulièrement approprié à Jacques d’écrire cette lettre aux multitudes qui ont leur domicile dans des pays étrangers ; les Actes des Apôtres et la lettre aux Galates nous présentent Jacques comme ayant la plus grande influence dans les églises de Judée. Il est donc normal qu’il adresse cette lettre aux Chrétiens de race Juive. Toutefois, il y a une discorde concernant la personnalité de ce Jacques qui rédigea cette lettre. Il y a trois disciples distincts qui portent le même nom : 
 
(1) Jacques, frère de Jean, un des fils de Zébédée, un des Douze. 
 
(2) Jacques, fils d’Alphée, également apôtre, appelé « Jacques le Mineur ». #Mr 15:40 
 
(3) Jacques, mentionné par Paul dans Galates comme étant « le frère du Seigneur ». #Ga 1:19 
 
Il apparaît dans les Actes, au chapitre 15. Il aurait eu une certaine influence au sein de l’église de Jérusalem. Cette épître n’a pas pu être écrite par Jacques, le frère de Jean, car il a été tué par Hérode avant cette période. #Ac 12:2 
 
L’auteur doit être soit Jacques, le fils d’Alphée, soit Jacques, le « frère du Seigneur ». Dans les temps anciens, on pensait que « le frère du Seigneur » en était l’auteur. Tous les indices tendent également vers cette opinion. Il était un habitant permanent de Jérusalem, et il avait de grandes responsabilités dans l’église ; il semble être le dirigeant du « Concile de Jérusalem » décrit en Actes 
15. Il était l’un des piliers de l’église ; #Ga 2:9 par conséquent, il pouvait parler avec autorité aux Chrétiens d’origine Juive qui étaient dispersés. Certains ont pensé que Jacques fils d’Alphée est le même. Au lieu d’être frère de Christ, il ne serait en fait que son cousin. Cet argument est assez intéressant. 
 
(1) Il est dit que Marie n’a jamais eu d’autres enfants que Jésus, et ainsi les « frères du Seigneur » étaient les neveux de Marie. 
 
(2) Marie, femme de Clopas, était la sœur de Marie, mère de Jésus. #Jn 19:25 
 
(3) Alphée et Clopas sont deux formes différentes du même nom. 
 
(4) Les frères de Jésus « Jacques et Joseph, et Simon et Judas » sont les cousins de Jésus. Au moins deux d’entre eux, Jacques et Judas, furent des apôtres. #Mt 13:55  Mr 6:3 
 
(5) Ceci s’explique également par le fait que Jésus, sur la croix, a recommandé sa mère à Jean ; ceci prouve qu’elle n’avait pas d’autres fils que Jésus. En réponse à cette théorie, il peut être dit que : 
 
(1) Il est improbable que la femme de Clopas soit la sœur de Marie, car cela voudrait dire que deux sœurs aient eu le même nom. Jean mentionne deux paires : Marie et sa sœur, et Marie femme de Clopas et Marie Madeleine. La sœur était sans doute Salomé, mère de Jean, mentionnée comme l’une des quatre femmes dans les autres évangiles, sauf dans celui de Jean qui ne l’a pas nommée pour les mêmes raisons qu’il ne s’est pas nommé lui-même. Ainsi Jean était le neveu de Marie, et les frères de Jésus n’étaient pas croyants, c’est pourquoi il recommande Marie à Jean. 
 
(2) Les frères de Jésus n’étaient donc pas croyants, et même vers la fin du ministère de Jésus. Aucun d’eux ne fut donc un apôtre. 
 
(3) Ils ne sont jamais appelés « cousins » de Jésus, et il n’y pas de preuves certifiant que le mot Grec les appelant « frères » a le sens de cousins dans le NT. 
(4) Lorsque ces frères sont devenus croyants, après la résurrection, ils sont restés distincts des Douze. #Ac 1:14    1Co 9:5 fait qui ne peut pas être expliqué si au moins deux d’entre eux faisaient déjà partie des Douze. Il est vrai qu’il est dit de Jacques qu’il fut un grand apôtre. #Ga 1:19 bien que ni lui ni Paul, le plus grand des apôtres, ne firent partie des Douze, les faits semblent indiquer clairement que « Jacques, le frère de notre Seigneur », auteur de cette épître, ne faisait pas parti des Douze ; il était par contre un frère du Seigneur Jésus dans le sens où il fut un enfant de Marie. Son importance, toutefois au sein de l’Église primitive, peut se comprendre par les références suivantes : #Ac 12:17    15:19  21:18  Ga 1:19  2:9,12 
 
Le NT ne parle pas du reste de la vie de Jacques, mais l’historien Juif Josèphe donne quelques informations supplémentaires. Il nous apprend que peu avant la guerre qui prit fin avec la prise de Jérusalem, vers l’an 63 ap. J.-C., « Ananias, le grand prêtre, a rassemblé le sanhédrin et fit comparaître le frère de Jésus, dit le Christ, que l’on nomme Jacques. Il le fit comparaître ainsi que quelques-uns de ses compagnons …  et empêcha qu’on les lapide » (« Antiq. » XX 9.1). Il a été autorisé à rester à Jérusalem jusqu’à la dispersion de l’Etat Juif. Bien qu’il ne demandait pas aux Chrétiens Gentils d’obéir à la loi, il continua de prêcher pour son respect, car il considérait le Christianisme comme étant la perfection et l’accomplissement de la loi, et non son abolition. Ainsi il n’avait peut-être pas une vision aussi claire que Paul, mais il était peut-être le plus apte à guider sa propre nation vers Christ. 
 
L’épître a été sans doute écrite à Jérusalem, probablement pendant les dix dernières années de la vie de Jacques. Elle était destinée à des Chrétiens Juifs. Elle n’est pas doctrinale, mais elle est pleine d’instructions pratiques pour la vie dans le service. Les Pères ont discuté sa place dans le Canon, mais maintenant il semble que tout doute ait disparu. 
 
B. W. Johnson The People’s New Testament. 1889. (p. 338-339) 
 
 
SOMMAIRE DE JACQUES 1.
La tentation.
 
La joie dans les épreuves.
La recherche de la sagesse.
La nécessité de ne pas douter.
L’origine de la tentation.
La source de toute bénédiction.
La religion pure et sans tache.
 
 
Jacques. Voir l’introduction. Paul et Flavius Josèphe le présentent comme étant le frère de Jésus. 
 
Serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. Cette formule utilisée par Jacques pour se présenter nous permet de penser que, très probablement, il n’était pas un des apôtres. En effet la plupart des Épîtres commencent par une déclaration précisant que leur auteur est un des apôtres. 
 
Aux douze tribus. Cette expression désigne souvent le peuple juif. Voir #Ac 26:7 
 
Dans la dispersion. Une expression utilisée pour désigner les Juifs qui vivaient en dehors de la Judée. 
 

 

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