JEAN 18: 1 À 40 + ***JOHN 18 : 1 à 40 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

06/08/2015 09:30

JEAN 18: 1 À 40 + ***

1 ¶  Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.

Jésus alla. On constate ici le courage suprême de Jésus, par sa détermination à aller à la croix, où sa pureté et sa sainteté parfaite seraient violées, tandis qu’il supporterait la colère de Dieu envers les péchés du monde (#Jn 3:16 ). Le temps de la puissance des ténèbres était venu (#Lu 22: 53 ).

torrent du Cédron. Il s’agissait d’un cours d’eau intermittent, sec la plupart du temps, mais qui se transformait en torrent lors de la saison des pluies. Il coulait dans la vallée du Cédron entre le mont du temple, à l’est de Jérusalem, et le mont des Oliviers, encore plus à l’est.

un jardin. De nombreux jardins se trouvaient sur les pentes du mont des Oliviers, ainsi nommé du fait des oliveraies qui le couvraient. #Mt 26:36 et #Mr 14: 32 l’appellent « jardin de Gethsémani », qui signifie « pressoir à olives ».

il entra. Le texte suggère qu’il y avait une enceinte, un mur de pierre autour du jardin.

18:1-40 Ce ch. traite de l’arrestation et du procès de Jésus. Le but de Jean étant de présenter Jésus comme le Messie et le Fils de Dieu, il apporte des preuves dans ce sens à travers le récit de la Passion de Jésus. En décrivant toutes les actions avilissantes et humiliantes auxquelles Jésus fut soumis, Jean démontre avec une grande habileté que, loin de contredire la mission et la personne de Christ, elles forment un faisceau de preuves irréfutables de sa nature et de la raison pour laquelle il vint sur terre (#Jn 1:29 ; cf. #2Co 5:21).

2  Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.

3  Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.

la cohorte, et des huissiers. Une « cohorte » était un détachement de troupes romaines. Une cohorte auxiliaire complète offrait un renfort potentiel de 1000 hommes (c’est-à-dire 760 fantassins et 240 cavaliers menés par un chiliarque ou « chef de 1000 »). D’habitude cependant, une cohorte comptait en pratique 600 hommes, mais elle pouvait même ne représenter qu’une force de 200 hommes (c’est-à-dire un « manipule »). Les troupes auxiliaires romaines étaient normalement stationnées à Césarée, mais pendant les fêtes elles étaient transférées à la forteresse Antonia, sur le périmètre nord-ouest du temple (de façon à parer à toute velléité de rébellion du peuple, à une occasion où Jérusalem grouillait de monde). Le second groupe, appelé « huissiers », était constitué de la police du temple; ils furent les premiers à arrêter Jésus, puisqu’il avait été décidé de l’envoyer devant le souverain sacrificateur (vv. #Jn 18:12-14). Ils arrivèrent armés (« armes ») pour se prémunir d’une éventuelle résistance de la part de Jésus et de ses disciples.

4  Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ?

sachant tout. Sans en avoir l’air, Jean déclare que Jésus était omniscient, et donc Dieu.

18:4-8

Qui cherchez-vous? En posant deux fois cette question (vv. #Jn 18: 4, #Jn 18: 7), à laquelle ils répondirent (vv. #Jn 18: 5, #Jn 18: 7), Jésus les forçait à reconnaître qu’ils ne venaient que pour lui et n’avaient donc aucun mandat pour arrêter ses disciples. Il exigeait donc qu’ils les laissent s’en aller (v. #Jn 18: 8), et la force de sa demande fut manifeste par la puissance de ses paroles: lorsque Jésus prononça « c’est moi » (ou « je suis », v. 6), expression qu’il avait déjà utilisée auparavant pour proclamer son identité divine (#Jn 8:28, #Jn 8:58 ; cf. #Jn 6:35 ; #Jn 8:12 ; #Jn 10:7, #Jn 10:9, #Jn 10:11, #Jn 10:14 ; #Jn 11:25 ; #Jn 14: 6 ; #Jn 15: 1, #Jn 15: 5 ), ceux qui étaient venus l’arrêter furent précipités à terre (v. #Jn 18: 6). Cette démonstration de force et l’autorité que l’on percevait dans sa demande de laisser ses disciples libres furent d’une importance capitale, comme l’indique le v. suivant.

5  Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux.

6  Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.

7  Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth.

8  Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.

9  Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés.

Je n’ai perdu aucun. Jésus affirmait ainsi qu’il protégeait ses disciples de l’arrestation pour n’en perdre aucun, tenant donc les promesses qu’il avait formulées peu de temps auparavant (#Jn 6:39-40, #Jn 6:44 ; #Jn 10:28 ; #Jn 17: 12). Il savait en effet qu’une arrestation, avec peut-être une mise aux fers, voire l’exécution, était plus qu’ils n’en pouvaient supporter alors. Cela aurait risqué de briser leur foi. C’est pourquoi Jésus fit en sorte que cela ne se produise pas. Tout croyant est faible et vulnérable sans la protection du Seigneur. Mais il ne les laissera jamais être tentés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter (#1Co 10:13), comme on en eut une preuve à cette occasion. Les croyants sont en sécurité pour l’éternité, non par leurs propres forces, mais grâce à la protection constante et pleine de grâce du Sauveur (cf. #Ro 8:35-39).

10  Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.

Simon Pierre. Il visait sans doute la tête de Malchus, prêt à engager la bataille pour défendre son Seigneur, mais son amour et son courage manquaient de sagesse. Christ guérit l’oreille du malheureux (#Lu 22: 51).

11  Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ?

Ne boirai-je pas la coupe. L’impétueuse témérité de Pierre au v. 10 était non seulement inopportune, mais elle démontrait surtout qu’il ne comprenait pas l’importance cruciale de la mort de Jésus. La « coupe » dans l’A.T. est associée à la souffrance et tout particulièrement au jugement, c’est-à-dire à la coupe de la colère de Dieu (#Ps 75:9 ; #Esa 51:17, #Esa 51:22 ; #Jér 25:15 ; #Ez 23:31-34 ; cf. #Ap 14: 10 ; #Ap 16: 19).

12  La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent.

13 ¶  Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne ; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là.

d’abord chez Anne. Anne fut souverain sacrificateur de 6 à 15 apr. J.-C, année où Valerius Gratus, le prédécesseur de Pilate, le releva de ses fonctions. Anne n’en continua pas moins à exercer une grande influence sur cette fonction, probablement parce qu’on le considérait toujours comme le légitime souverain sacrificateur et aussi parce que pas moins de cinq de ses fils, ainsi que son gendre Caïphe, avaient occupé ce poste à un moment ou un autre. Deux procès eurent lieu: un par les Juifs, l’autre par les Romains. La phase juive commença avec un examen informel par Anne (vv. #Jn 18:12-14, #Jn 18:19-23), sans doute destiné à donner aux membres du sanhédrin le temps de se rassembler en toute hâte. Une session était ensuite prévue devant le sanhédrin (#Mt 26:57-68), d’où se dégagea un consensus pour envoyer Jésus devant Pilate (#Mt 27:1-2). La phase romaine commença avec la première comparution devant Pilate (vv. #Jn 18:28-38a; #Mt 27:11-14), puis Hérode Antipas (« ce renard », #Lu 13: 32) l’interrogea (#Lu 23:6-12). Finalement Jésus comparut de nouveau devant Pilate (vv. #Jn 18:38b-19: 16; #Mt 27:15-31).

18:13-14

Caïphe. Caïphe devint souverain sacrificateur vers 18 apr. J.-C., nommé par le préfet romain Valerius Gratus. Son beau-père était Anne, qui avait auparavant occupé la même fonction (de 6 à 15 apr. J.-C.) et qui continuait à exercer une grande influence sur ce poste (voir #Jn 18:12-14). Caïphe resta aux commandes jusqu’en 36 apr. J.-C. où, en même temps que Ponce Pilate, il fut relevé de ses fonctions par Rome. Il joua un rôle majeur dans le procès et la condamnation de Jésus. C’est dans son tribunal ou son palais que les chefs des sacrificateurs (sadducéens) et les pharisiens s’assemblèrent et complotèrent pour prendre Jésus par surprise afin de le tuer (voir #Mt 26:3-4).

 Jean ne rapporte pas la comparution devant Caïphe (voir #Mt 26:57-68).

14  Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.

15  Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur ;

un autre disciple …  Ce disciple. Traditionnellement, il a été identifié comme le « disciple que Jésus aimait » (#Jn 13:23-24), c’est-à-dire l’apôtre Jean, qui rédigea cet Évangile sans mentionner son propre nom.

16  mais Pierre resta dehors près de la porte. L’autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre.

connu du souverain sacrificateur. Apparemment, Jean était plus qu’une simple connaissance, puisque le terme pour « connu » peut désigner un ami (#Lu 2:44). Le fait qu’il mentionna Nicodème (#Jn 3:1) et Joseph (#Jn 19: 38) peut indiquer qu’il connaissait d’autres Juifs influents.

18:16-18

Pierre. Premier des trois reniements de Jésus annoncés

17  Alors la servante, la portière, dit à Pierre : Toi aussi, n’es-tu pas des disciples de cet homme ? Il dit : Je n’en suis point.

18  Les serviteurs et les huissiers, qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait.

19  Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.

Le centre de leurs accusations était que Jésus s’était déclaré Fils de Dieu (#Jn 19: 7). Au cours d’une audience formelle juive, poser des questions à l’accusé pouvait être illégal, parce qu’il fallait, au préalable, un chef d’accusation reposant sur le témoignage de deux personnes au moins. S’il s’agissait d’un interrogatoire informel devant le souverain sacrificateur honoraire et non devant le sanhédrin, Anne ne se sentait sans doute pas lié par le respect de telles règles. Jésus, cependant, connaissait la loi et exigea que des témoins soient convoqués (vv. #Jn 18:20-21). Un des huissiers comprit que Jésus mettait Anne en difficulté, et il se vengea de lui (v. #Jn 18: 22 plus bas.)

20  Jésus lui répondit : J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret.

21  Pourquoi m’interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m’ont entendu ; voici, ceux-là savent ce que j’ai dit.

22  A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?

23  Jésus lui dit : Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?

Jésus demandait essentiellement la tenue d’un procès impartial, tandis que ses adversaires, qui avaient déjà fixé le verdict (voir #Jn 11:47-57), n’avaient aucunement l’intention de le satisfaire.

24  Anne l’envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.

Anne reconnut qu’il n’arrivait à rien et envoya Jésus à Caïphe parce que, s’il devait comparaître devant Pilate pour son exécution, la loi voulait que l’accusation légale soit portée par le souverain sacrificateur effectivement en fonction (c’est-à-dire Caïphe), en sa qualité de président du sanhédrin.

25  Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit : Toi aussi, n’es-tu pas de ses disciples ? Il le nia, et dit : Je n’en suis point.

Simon Pierre. C’était la troisième fois que Pierre reniait Jésus, accomplissant ainsi la prophétie de Jésus (cf. #Mt 26:34).

26  Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit : Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?

27  Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta.

28 ¶  Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent point eux-

au prétoire. Quartier général du commandant en chef du camp militaire romain ou du gouverneur militaire romain (c’est-à-dire Pilate). D’habitude, Pilate avait son quartier général à Césarée, dans le palais qu’Hérode le Grand s’était construit. Cependant, comme ses prédécesseurs, il tenait à se trouver à Jérusalem pendant les fêtes pour étouffer toute émeute. Jérusalem devenait son prétoire ou quartier général.

le matin. Le mot est ambigu. Il est probable qu’il était environ 6 heures du matin, car beaucoup d’officiers romains commençaient leur journée très tôt et la finissaient vers 10 ou 11 heures.

afin de ne pas se souiller. D’après les lois orales juives, si un Juif entrait dans la demeure de païens, il devenait rituellement impur. Il leur fallait donc rester à l’extérieur, sous les colonnades, pour éviter toute souillure. Jean note avec une grande ironie que les chefs des sacrificateurs prenaient un soin scrupuleux à se purifier rituellement, alors même qu’ils s’abaissaient à se souiller moralement d’une façon infiniment plus grave en intentant contre Jésus une procédure sans fondement.

18:28-19:16 Cette section traite du procès de Jésus devant Pilate. Bien que Pilate soit omniprésent, c’est Jésus lui-même  et la nature de son royaume - qui occupe le centre de la scène.

29  Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?

Quelle accusation. Par cette question s’ouvrait formellement la phase civile romaine de la procédure contre Jésus (par opposition à la phase juive religieuse au v. 24). Le fait que des troupes romaines avaient servi à l’arrestation prouve que les autorités juives avaient déjà eu des communications avec Pilate sur ce cas. Elles devaient s’attendre à ce qu’il s’empresse d’entériner leur jugement contre Jésus, mais eurent la surprise de le voir ordonner une nouvelle instruction en sa présence.

30  Ils lui répondirent : Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.

31  Sur quoi Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.

Il ne nous est pas permis. Quand Rome prit le pouvoir en Judée et y gouverna par l’intermédiaire d’un préfet dès l’an 6 apr. J.-C., la juridiction de la peine capitale (c’est-à-dire le droit de mettre un homme à mort) fut soustraite aux Juifs pour passer sous l’autorité du gouverneur romain. La peine de mort constituait la prérogative la plus jalousement gardée de toutes celles de l’administration provinciale romaine.

32  C’était afin que s’accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu’il indiqua de quelle mort il devait mourir.

afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait dite. Jésus avait annoncé qu’il mourrait en étant « élevé » (#Jn 3:14 ; #Jn 8:28 ; #Jn 12:32-33). S’il avait été exécuté selon les lois juives, il aurait été précipité à terre et lapidé. Mais Dieu contrôlait par sa providence le déroulement de toute la procédure, pour s’assurer que Jésus, une fois condamné, serait crucifié par les Romains plutôt que lapidé par les Juifs comme Etienne (#Ac 7:59). Les Juifs auraient sans doute préféré cette dernière forme d’exécution, sur la base de #De 21: 23.

33  Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ?

34  Jésus répondit : Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?

d’autres. De nouveau (cf. vv. #Jn 18:20-21), Jésus exige que se présentent des témoins à charge.

35  Pilate répondit : Moi, suis-je Juif ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi : qu’as-tu fait ?

36  Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

Mon royaume n’est pas de ce monde. Jésus voulait dire que son royaume n’était pas lié aux entités politiques et nationales terrestres, et qu’il ne tirait pas son origine du système du monde mauvais qui se rebelle constamment contre Dieu. Si son royaume avait été de ce monde, il se serait défendu. Les rois de ce monde se préservent en se défendant énergiquement. Le royaume du Messie n’a pas pour origine les efforts de l’homme mais commence avec le Fils de Dieu, qui remporta de façon définitive et radicale la victoire sur le péché dans la vie de son peuple. Lors de sa seconde venue, il viendra conquérir le système mauvais du monde en établissant la forme terrestre de son royaume. Ce royaume ne constituait pas la moindre menace pour l’identité nationale d’Israël ou pour l’identité politique et militaire de Rome. Il existe dans la dimension spirituelle jusqu’à la fin des temps (#Ap 11:15).

37  Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

38  Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui.

Qu’est-ce que la vérité? En réponse à la mention par Jésus de la « vérité » au v. 37, Pilate répond de façon rhétorique et avec cynisme, convaincu qu’aucune réponse n’existe à cette question. Sa réplique prouve qu’il ne faisait pas partie de ceux que le Père avait donnés à son Fils (« Quiconque est de la vérité écoute ma voix » v. 37.

aucun crime. Cf. #Jn 19: 4. Jean montre clairement que Jésus n’était coupable d’aucun péché, d’aucun crime, pour que sautent aux yeux l’injustice et la culpabilité des Juifs autant que des Romains, qui se chargèrent de l’exécution.

39  Mais, comme c’est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu’un à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?

40  Alors de nouveau tous s’écrièrent : Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand.

Or, Barabbas était un brigand. Le terme de « brigand » désigne aussi un pillard et peut donc renvoyer aussi bien à un cambrioleur qu’à un terroriste ou un guérillero qui participe à une insurrection sanglante (voir #Mr 15: 7).

 

JOHN 18 : 1 à 40 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

1 ¶ And when he had said these things, Jesus went with his disciples across the Kidron valley, where a garden was, into which he entered, he and his disciples.

Jesus went. There is here the supreme courage to Jesus, through his determination to go to the cross, where its purity and perfect holiness would be violated, and it would bear the wrath of God for the sins of the world (#Jn 3:16). The time of the power of darkness had come (#Lu 22: 53).

brook Kidron. It was an intermittent stream, dry most of the time, but that turned into a torrent during the rainy season. It flowed into the Kidron Valley between the Temple Mount, east of Jerusalem, and the Mount of Olives, still further east.

a garden. Many gardens were on the slopes of the Mount of Olives, so named because of the olive groves that covered. #Mt #Mr 26:36 and 14: 32 call it "Garden of Gethsemane" means "olive press."

he entered. The text suggests that there was an enclosure, a stone wall around the garden.

18: 1-40 This c. deals with the arrest and trial of Jesus. The purpose of John is to present Jesus as the Messiah and the Son of God, it provides evidence in this direction through the story of the Passion of Jesus. In describing all the demeaning and humiliating actions to which Jesus was subjected, John demonstrates with great skill that far from contradicting the mission and the person of Christ, they form a bundle of irrefutable evidence of its nature and the reason why he came on land (#Jn 1:29; cf. 2 Cor 5:21 #).

2 Judas, who betrayed him, knew the place because Jesus and his disciples often met there.

3 Judas then, having received a band and officers from the chief priests and Pharisees, cometh thither with lanterns and torches and weapons.

cohort and officers. A "cohort" was a detachment of Roman troops. A complete auxiliary cohort offered a potential reinforcement of 1,000 men (that is to say 760 infantry and 240 cavalry led by a chief captain or "head of 1000"). Usually, however, a cohort had 600 men in practice, but it could even be only a force of 200 men (that is to say, a "manipulated"). The Roman auxiliary troops were normally stationed in Caesarea, but during the holidays they were transferred to the Antonia Fortress, on the northwest perimeter of the temple (to ward off any hint of rebellion of the people, at a time when Jerusalem was teeming with world). The second group, called "bailiffs", consisted of police of the temple; they were the first to arrest Jesus, since it was decided to send him to the high priest (vv #Jn. 18: 12-14). They came armed ("weapons") to guard against possible resistance on the part of Jesus and his disciples.

4 Jesus, knowing all things that should come upon him, went forth, and said unto them, Whom seek ye?

knowing everything. Without seeming to, John states that Jesus was omniscient, and therefore God.

18: 4-8

Whom do you seek? By asking this question twice (vv #Jn. 18: 4, #Jn 18: 7), to which they answered (vv #Jn. 18: 5, #Jn 18: 7), Jesus forced them to acknowledge that they only came for him and therefore had no mandate to stop his disciples. It therefore demanded that they let them go (v #Jn. 18: 8), and the strength of his claim was manifest by the power of his words, when Jesus uttered "this is me" (or "I am ", v 6), an expression he had used before to proclaim his divine identity (#Jn 8:28, 8:58 #Jn;. #Jn cf. 6:35; 8:12 #Jn; #Jn 10: 7, #Jn 10: 9, 10:11 #Jn, #Jn 10:14; 11:25 #Jn; #Jn 14: 6; #Jn 15: 1, #Jn 15: 5), those came to arrest him were cast ashore (v #Jn. 18: 6). This show of force and authority was perceived in his request to let his followers were free of paramount importance, as indicated by v. next.

5 They answered him, Jesus of Nazareth. Jesus said to them, I am. And Judas, who betrayed him, stood with them.

6 When he said to them: I am he, they went backward and fell to the ground.

7 He asked them again, Whom seek ye? And they said, Jesus of Nazareth.

8 Jesus answered, I told you it's me. If therefore ye seek me, let these men go.

9 He said this was to fulfill the word which he had said: I have not lost any of those you have given me.

I have lost none. Jesus and his disciples claimed he was protecting the arrest just to lose any, so taking the promises he had made shortly before (#Jn 6: 39-40, 6:44 #Jn; #Jn 10:28; #Jn 17: 12). For he knew that an arrest, with perhaps a shackling or running was more than they could bear then. This would have risked to break their faith. That is why Jesus made sure that this does not happen. Every believer is weak and vulnerable without the protection of the Lord. But he never let them be tempted beyond what they can bear (1Cor # 10:13), as we had evidence at that time. Believers are safe for eternity, not by their own strength, but thanks to the constant protection and full of grace of the Savior (cf. #Ro 8: 35-39).

10 Simon  Peter having a sword, drew it and struck the high priest's servant, and cutting off his right ear. The servant's name was Malchus.

Simon Peter. It probably aimed Malchus head, ready to engage in battle defending his Lord, but his love and courage lacked wisdom. Christ heals the ear of the unfortunate (#Lu 22: 51).

11 Jesus said to Peter: Put up thy sword into the sheath. Do I not drink the cup the Father has given me to drink?

Do I not drink the cup. The impetuous recklessness in Pierre v. 10 was not only inappropriate, but it demonstrated especially he did not understand the crucial importance of Jesus' death. The "cut" in the A.T. is associated with suffering and especially judgment, that is to say, the cup of God's wrath (#PS 75: 9; 51:17 #Esa, #Esa 51:22; Jer 25:15 # ; #Ez 23: 31-34; cf. #Ap 14: 10; #Ap 16: 19).

12 The cohort, the tribune, and the officers of the Jews, seized Jesus and bound him.

¶ 13 First they led him to Annas; for he was the father-in-law of Caiaphas, who was high priest that year.

first at Anne. Anne was high priest from 6 to 15 AD. AD, when Valerius Gratus, the predecessor of Pilate, raised him from office. Anne did nevertheless continued to exercise great influence on this feature, probably because still considered him the legitimate high priest and because no fewer than five of his son and his son Caiaphas, had occupied this position at one time or another. Two trials were held: one by the Jews, the other by the Romans. The Jewish stage began with an informal review by Anne (#Jn vv. 18: 12-14, #Jn 18: 19-23), probably intended to provide members of the Sanhedrin time to gather in a hurry. A session was then scheduled before the Sanhedrin (#Mt 26: 57-68), which pulled away a consensus to send Jesus before Pilate (#Mt 27: 1-2). The Roman phase began with the first appearance before Pilate (vv #Jn. 18: 28-38a; #Mt 27: 11-14) and Herod Antipas ("that fox" #Lu 13: 32) questioned (# 23 Mon: 6-12). Finally Jesus appeared again before Pilate (vv #Jn 18: 38b-19. 16; #Mt 27: 15-31).

18: 13-14

Caiaphas. Caiaphas became high priest about 18 AD. AD, the Roman prefect appointed by Valerius Gratus. His stepfather was Anne, who had previously held the same position (6 to 15 AD.) And continued to exercise great influence on this position (see #Jn 18: 12-14). Caiaphas remained in command until 36 AD. BC where, together with Pontius Pilate, he was removed from office by Rome. He played a major role in the trial and condemnation of Jesus. It is in his court or his palace as the chief priests (Sadducees) and the Pharisees gathered and plotted to take Jesus by surprise to kill him (see #Mt 26: 3-4).

 John does not relate the appearance before Caiaphas (see #Mt 26: 57-68).

14 Caiaphas was the one who had advised the Jews that it was expedient that one man should die for the people.

15 Simon Peter and another disciple followed Jesus. That disciple was known to the high priest, and went in with Jesus into the high priest's courtyard;

another disciple ... That disciple. Traditionally, it has been identified as the "disciple whom Jesus loved" (#Jn 13: 23-24), that is to say the apostle John who wrote this Gospel without mentioning his name.

16 But Peter stood at the door. The other disciple, who was known to the high priest, went out and spoke to the door, and brought in Peter.

known to the high priest. Apparently John was more than just knowledge, since the term "known" can refer a friend (#Lu 2:44). The fact that he mentioned Nicodemus (#Jn 3: 1) and Joseph (#Jn 19: 38) may indicate that he knew other influential Jews.

18: 16-18

Pierre. First of the three denials of Jesus announced

17 Then the maid who kept the door said to Peter, Thou also wast thou not disciples of this man? He said: I am not.

18 Now the servants and the officers were standing there, having made a fire of coals because it was cold, and warmed themselves. Peter stood with them and warmed himself.

19 The high priest questioned Jesus about his disciples and his teaching.

The center of their accusations was that Jesus was Son of God (#Jn 19: 7). In a Jewish formal hearing, put questions to the accused could be illegal, because it was necessary, first, a charge based on the testimony of at least two people. If it was an informal examination before the honorary priest and not before the council, Anne was feeling probably not bound by compliance with such rules. Jesus, however, knew the law and demanded that witnesses be summoned (#Jn vv. 18: 20-21). One of the officers knew that Jesus put Anne in trouble, and he avenged him (v #Jn 18.. 22 below)

20 Jesus answered him, I spoke openly to the world; I always taught in synagogues and in the temple, where all Jews come together, and I have said nothing in secret.

21 Why do you ask me? Asks what I told them those who have heard me; behold, these know what I said.

22 At these words, one of the officers who stood by struck Jesus, saying, Is this the way you answer the high priest?

23 Jesus answered him, If I have spoken evil, bear that I said wrong; and if I have spoken rightly, why do you strike me?

Jesus essentially demanded the holding of a fair trial, while his opponents, who had already secured the verdict (see #Jn 11: 47-57), had no intention of satisfying it.

24 Annas sent him bound to Caiaphas the high priest.

Anne admitted that he came to nothing and sent Jesus to Caiaphas because, if he was to appear before Pilate for execution, the law wanted the legal charge was laid by the priest actually in use (that is -to say Caiaphas), in his capacity as president of the Sanhedrin.

25 Simon Peter was standing and warming himself. It is said: Thou also wast thou one of his disciples? He denied it, and said, I am not.

Simon Peter. It was the third time that Peter disowned Jesus, thus fulfilling the prophecy of Jesus (cf. #Mt 26:34).

26 One of the servants of the high priest, a relative of him that Peter cut off the ear, said: Do you not I see you with him in the garden?

27 Peter then denied again. And immediately the cock crew.

28 ¶ Then they led Jesus from Caiaphas to the judgment: and it was morning. They went not them-

in court. Headquarters commander of the Roman military camp or Roman military governor (that is to say, Pilate). Usually Pilate had his headquarters in Caesarea, in the palace that Herod the Great had built. However, like his predecessors, he wanted to be in Jerusalem during the holidays to stifle riot. Jerusalem became his courtroom or headquarters.

morning. The word is ambiguous. He probably was about 6 am, as many Roman officers started their day early and ended about 10 or 11 hours.

so as not to defile himself. According to Jewish oral laws, if a Jew entered the home of Gentiles, he became ritually impure. So they had to stay outside, under the colonnades, to avoid contamination. Jean notes with great irony that the chief priests took scrupulous care to ritually purify themselves, even as they lowered defile himself morally a much more serious way against Jesus by filing a baseless procedure.

18: 28-19: 16 This section of Jesus' trial before Pilate. Although Pilate is omnipresent, it is Jesus himself and the nature of his kingdom - which occupies the center of the scene.

29 Pilate therefore went out to them and said, What accusation bring you against this man?

What accusation. By this question formally opened the Roman civil phase of the proceedings against Jesus (as opposed to religious Jewish stage in v. 24). The fact that Roman troops had served the arrest proves that the Jewish authorities had already had communications with Pilate on this case. They were expected to endorse it hastened their judgment against Jesus, but were surprised to see him order a new trial in his presence.

30 They answered him, If he were not a malefactor, we would not have delivered to you.

31 Then said Pilate unto them, Take him yourselves and judge him according to your law. The Jews said to him: It is not lawful for us to put anyone to death.

It is not allowed us. When Rome took power in Judea and ruled it through a prefect in the year 6 AD. AD, the jurisdiction of the death penalty (that is to say, the right to put a man to death) was subtracted to the Jews to pass under the authority of the Roman governor. The death penalty was the most jealously guarded prerogative of all those of the Roman provincial administration.

32 It was in order to fulfill the word which Jesus had said, signifying what death he should die.

in order to fulfill the word which Jesus had said. Jesus had announced that he would die by being "high" (#Jn 3:14; 8:28 #Jn; #Jn 12: 32-33). If he had been run according to Jewish law, it would have been thrown to the ground and stoned. But God in His providence controlled the conduct of the entire procedure to ensure that Jesus, once convicted, would be crucified by the Romans rather than stoned by Jews as Etienne (#AC 7:59). The Jews would have preferred the latter embodiment, based on # of 21: 23.

33 Pilate entered the praetorium and called Jesus and said to him: Art thou the King of the Jews?

34 Jesus answered: Is it yourself that you say that, or the other you they told me?

others. Again (see verses #Jn. 18: 20-21), Jesus demands that arise from prosecution witnesses.

35 Pilate answered, Am I a Jew? Your own nation and the chief priests have delivered thee unto me: what hast thou done?

36 My kingdom is not of this world, Jesus said. If my kingdom were of this world, my servants would fight, so that I should not be delivered to the Jews; but now my kingdom is not of this world.

My kingdom is not of this world. Jesus meant that his kingdom was not related to political and terrestrial national entities, and does not draw its origin from the evil world system that constantly rebel against God. If his kingdom were of this world, he would have defended. The kings of this world will preserve defending itself vigorously. The kingdom of the Messiah does not originate from human efforts but begins with the Son of God, who won a definitive and radical victory over sin in the lives of his people. At his second coming, he will conquer the evil world system by establishing the earthly form of his kingdom. This kingdom did not constitute any threat to the national identity of Israel or the identity of political and military Rome. There is in the spiritual dimension to the end of time (#Ap 11:15).

37 Pilate said to him: Art thou a king? Jesus answered, Thou sayest that I am a king. I was born and came into the world to bear witness to the truth. Everyone who is of the truth hears my voice.

38 Pilate said to him: What is truth? Having said this, he went out again unto the Jews, and said to them: I find no fault in him.

What is the truth? In response to the statement by Jesus of the "truth" in v. 37, Pilate responds rhetorically with cynicism, convinced that no response is the question. His answer shows that he was not one of those that the Father had given to his son ("Everyone who is of the truth hears my voice" v. 37.

no crime. See #Jn 19: 4. John clearly shows that Jesus was not guilty of any sin, no crime, for obvious injustice and the guilt of the Jews as much as the Romans, who took charge of execution.

39 But that ye have a custom that I release unto you one at the passover: will ye that I release unto you the King of the Jews?

40 Then they all cried again, Not this man, but Barabbas. Now Barabbas was a robber.

Now Barabbas was brigand. The term "bandit" includes a looter and can refer both to a burglar than a terrorist or guerrilla who participates in a bloody insurgency (see #Mr 15: 7).

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