JOB 13 : 1 à 28 *** + JOB 13 : 1 to 28 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

20/06/2017 02:16

JOB  13 : 1 à 28 *** +
 

1 ¶  Voici, mon œil a vu tout cela, Mon oreille l’a entendu et y a pris garde.

 

12:13-13:3

Cette section donne une définition frappante de la sagesse, la puissance et la souveraineté de Dieu (v. #Job 12:13). Malgré ses interrogations concernant la souffrance, Job pouvait affirmer que la puissance de Dieu était visible dans la nature, la société humaine, les questions religieuses et les affaires nationales ou internationales. Cependant, il s’exprima dans des termes qui reflétaient un désespoir plein de fatalisme. Il savait déjà tout cela, et cela ne lui était d’aucun secours (#Job 13:1-2); il ne souhaitait plus par conséquent discuter avec ses amis, mais seulement porter son cas devant Dieu lui-même (#Job 13: 3).

 

2  Ce que vous savez, je le sais aussi, Je ne vous suis point inférieur.

3  Mais je veux parler au Tout-Puissant, Je veux plaider ma cause devant Dieu ;

4  Car vous, vous n’imaginez que des faussetés, Vous êtes tous des médecins de néant.

 

13:4-19

Job s’adressait à ses inefficaces conseillers.

13:4-5

Job ne pouvait plus se retenir face à ses prétendus conseillers. Il leur expliqua sur un ton acerbe qu’il ferait preuve de sagesse si eux-mêmes décidaient enfin de se taire (cf. v. #Job 13: 13).

 

5  Que n’avez-vous gardé le silence ? Vous auriez passé pour avoir de la sagesse.

6  Écoutez, je vous prie, ma défense, Et soyez attentifs à la réplique de mes lèvres.

7  Direz-vous en faveur de Dieu ce qui est injuste, Et pour le soutenir alléguerez-vous des faussetés ?

 

en faveur de Dieu ce qui est injuste …  alléguerez-vous des faussetés? Job accusa ses amis d’avoir eu recours à des mensonges et à des arguments fallacieux, pour justifier Dieu, en affirmant qu’il ne pouvait qu’être un pécheur puisqu’il souffrait.

 

8  Voulez-vous avoir égard à sa personne ? Voulez-vous plaider pour Dieu ?

 

Voulez-vous plaider pour Dieu? Job demanda à ses amis s’ils s’estimaient assez sages pour plaider la cause de Dieu. Une telle prétention était le signe d’une grande témérité et revenait à se moquer de Dieu en donnant une fausse image de lui (v. #Job 13: 9). Cela devait amener à craindre un châtiment (vv. #Job 13:10-11).

 

9  S’il vous sonde, vous approuvera-t-il ? Ou le tromperez-vous comme on trompe un homme ?

10  Certainement il vous condamnera, Si vous n’agissez en secret que par égard pour sa personne.

11  Sa majesté ne vous épouvantera-t-elle pas ? Sa terreur ne tombera-t-elle pas sur vous ?

12  Vos sentences sont des sentences de cendre, Vos retranchements sont des retranchements de boue.

 

cendre …  boue. C’est-à-dire inutiles et sans valeur.

 

13 ¶  Taisez-vous, laissez-moi, je veux parler ! Il m’en arrivera ce qu’il pourra.

14  Pourquoi saisirais-je ma chair entre les dents ? J’exposerai plutôt ma vie.

 

Pourquoi …  dents? Proverbe signifiant: « Pourquoi devrais-je à tout prix désirer sauver ma vie? » Comme un animal agrippant sa proie avec sa bouche pour ne pas la perdre ou un homme serrant dans sa main ce qu’il veut garder, Job pouvait essayer de préserver sa vie, mais ce n’était pas son objectif.

 

15  Voici, il me tuera ; je n’ai rien à espérer ; Mais devant lui je défendrai ma conduite.

 

quand même il me tuerait, je ne cesserais d’espérer en lui. En s’affirmant disposé à mourir dans la confiance en Dieu, Job assurait à ses accusateurs que ses convictions n’étaient pas dues à un quelconque opportunisme. Néanmoins, il voulait défendre sa cause devant Dieu, car il était certain d’être innocent devant lui; il avait la conviction d’être vraiment sauvé et de ne pas être un hypocrite (sens possible d’« impie », v. 16).

 

16  Cela même peut servir à mon salut, Car un impie n’ose paraître en sa présence.

17  Écoutez, écoutez mes paroles, Prêtez l’oreille à ce que je vais dire.

 

13:17-19

paroles …  dire …  plaider ma cause …  j’ai raison. Ce langage juridique donne de la force à la déclaration de Job, avant qu’il ne se tourne vers Dieu dans la prière (#Job 13: 20-14: 22).

 

18  Me voici prêt à plaider ma cause ; Je sais que j’ai raison.

19  Quelqu’un disputera-t-il contre moi ? Alors je me tais, et je veux mourir.

20  Seulement, accorde-moi deux choses Et je ne me cacherai pas loin de ta face:

 

13:20-14:22

Job chercha à convaincre Dieu (v. #Job 13: 3) en plaidant sa cause.

13:20-22

Job demanda à Dieu de mettre un terme à son épreuve en cessant de l’effrayer par de si grandes terreurs (cf. v. #Job 13: 24), puis de dialoguer avec lui. Il était certes préoccupé par son malheur, mais bien plus encore par sa relation avec le Dieu qu’il aimait et adorait.

 

21  Retire ta main de dessus moi, Et que tes terreurs ne me troublent plus.

22  Puis appelle, et je répondrai, Ou si je parle, réponds-moi !

23 ¶  Quel est le nombre de mes iniquités et de mes péchés ? Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés.

 

le nombre de mes iniquités. Connaître cela permettrait à Job de déterminer si ses souffrances étaient proportionnelles à ses fautes, et il pourrait se repentir de péchés dont il n’avait pas le souvenir.

 

24  Pourquoi caches-tu ton visage, Et me prends-tu pour ton ennemi ?

25  Veux-tu frapper une feuille agitée ? Veux-tu poursuivre une paille desséchée ?

26  Pourquoi m’infliger d’amères souffrances, Me punir pour des fautes de jeunesse ?

 

m’infliger d’amères souffrances. Littéralement « écrire des choses amères sur moi », expression liée au domaine juridique et à la rédaction d’une sentence à l’encontre d’un criminel. Au figuré, elle présente ces souffrances comme le fruit d’un verdict divin, la juste sanction d’un péché abominable. Job se disait que Dieu le punissait peut-être pour des péchés commis de nombreuses années plus tôt, du temps de sa jeunesse.

 

27  Pourquoi mettre mes pieds dans les ceps, Surveiller tous mes mouvements, Tracer une limite à mes pas,

 

surveiller tous mes mouvements. Dans un autre contexte, ces paroles exprimeraient la notion de protection, mais ici, Job reprocha à Dieu de le serrer de trop près, c’est-à-dire de sanctionner ses péchés avec plus de sévérité que ceux des autres.

 

28  Quand mon corps tombe en pourriture, Comme un vêtement que dévore la teigne ?

 

Ce v. peut être compris comme un commentaire général sur le sort de l’homme, qui devrait être rattaché à 14: 1, auquel il sert d’introduction.

 

JOB  13 : 1 to 28 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Behold, my eye hath seen all this, My ear hath heard it, and beware.

 

12: 13-13: 3

This section gives a striking definition of God's wisdom, power and sovereignty (see #Job 12:13). Despite his concerns about suffering, Job could claim that the power of God was visible in nature, human society, religious issues, and national or international affairs. However, he expressed himself in terms that reflected despair full of fatalism. He already knew all this, and it was of no help to him (#Job 13: 1-2); He no longer wished to discuss with his friends, but only to bring his case before God himself (# 13: 3).

 

2 What ye know, I know also, I am not inferior to you.

3 But I will speak to the Almighty; I will plead my cause before God;

4 For you imagine nothing but falsehoods. You are all doctors of nothingness.

 

13: 4-19

Job addressed his ineffective advisers.

13: 4-5

Job could no longer restrain himself against his alleged advisers. He explained to them in an acerbic tone that he would show wisdom if they themselves finally decided to be silent (cf. # 13: 13).

 

5 What have you not kept silent? You would have passed for wisdom.

6 Listen, my defense, and be attentive to the reproof of my lips.

7 Wilt thou say unjustly in God's behalf, and to support him, will you allege falsehoods?

 

In favor of God what is unjust ... will you allege falsehoods? Job accused his friends of having used falsehoods and false arguments to justify God by asserting that he could only be a sinner because he was suffering.

 

8 Would you care about him? Do you want to plead for God?

 

Do you want to plead for God? Job asked his friends if they thought they were wise enough to plead the cause of God. Such a pretense was a sign of great temerity, and returned to laughing at God by giving a false image of him (v. # 13: 13: 9). This led to fear of punishment (vv. # 13: 10-11).

 

9 If he probe you, will he approve you? Or will you deceive him as one deceives a man?

10 Certainly he will condemn you, if you act in secret only out of respect for his person.

11 Will not his majesty frighten you? Will not his terror fall upon you?

12 Your sentences are ashes of ashes, your entrenchments are mud entrenchments.

 

Ash ... mud. That is to say, useless and worthless.

 

13 ¶ Shut up, leave me, I will speak! He will get what he can.

14 Why should I seize my flesh between my teeth? I will rather expose my life.

 

Why ... teeth? Proverb meaning: "Why should I want to save my life at all costs? Like an animal grabbing his prey with his mouth so as not to lose it or a man clasping what he wants to keep in his hand, Job could try to preserve his life, but that was not his goal.

 

15 Behold, he will kill me; I have nothing to hope for; But before him I will defend my conduct.

 

Even though he would kill me, I would never cease to hope in him. By asserting himself willing to die in trust in God, Job assured his accusers that his convictions were not due to any opportunism. Nevertheless, he wanted to defend his cause before God, for he was sure of being innocent before him; He was convinced that he was truly saved and not a hypocrite (a possible meaning of "impious", v. 16).

 

16 Even this may serve my salvation, for an impious man dares not appear in his presence.

17 Listen, listen to my words, Listen to what I am about to say.

 

13: 17-19

Words ... say ... plead my cause ... I'm right. This legal language strengthens Job's statement before he turns to God in prayer (# 13).

 

18 I am ready to plead my cause; I know I'm right.

19 Will any one dispute with me? So I'm silent, and I want to die.

20 Only grant me two things, and I will not hide myself from your presence:

 

13: 20-14: 22

Job sought to convince God (v. #Job 13: 3) by pleading his cause.

13: 20-22

Job asked God to put an end to his ordeal by ceasing to frighten him with such great terrors (cf. #Job 13:24) and then to dialogue with him. He was certainly preoccupied with his misfortune, but more so with his relationship with the God he loved and worshiped.

 

21 Withdraw thy hand from me, and let not thy terrors trouble me any more.

22 Then call, and I will answer, Or if I speak, answer me!

23 ¶ What is the number of my iniquities and my sins? Let me know my transgressions and my sins.

 

The number of my iniquities. To know this would enable Job to determine if his sufferings were proportional to his faults, and he could repent of sins that he did not remember.

24 Why do you hide your face, and do you take me for your enemy?

25 Do you want to strike a rough leaf? Do you want to sue a dried straw?

26 Why do you inflict bitter sufferings on me, and punish me for the sins of youth?

 

Inflict bitter sufferings on me. Literally "writing bitter things about me", an expression related to the legal field and the drafting of a sentence against a criminal. In figurative terms, she presents these sufferings as the fruit of a divine verdict, the just sanction of an abominable sin. Job told himself that God punished him perhaps for sins committed many years earlier, in his youth.

 

27 Why put my feet in the vines, Watch all my movements, Draw a limit to my steps,

 

Monitor all my movements. In another context, these words would express the notion of protection, but here, Job reproached God for squeezing him too closely, that is, punishing his sins with greater severity than those of others.

 

28 When my body falls to rot, like a garment that devours the moth?

 

This v. Can be understood as a general comment on the fate of man, which should be attached to 14: 1, to which it serves as an introduction.

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