JOB 29 : 1 à 25 ** + JOB 29 : 1 to 25 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

06/07/2017 04:30

JOB  29 : 1 à 25 ** +
 

1 ¶  Job prit de nouveau la parole sous forme sentencieuse et dit:

 

29:1-25

Job ne changea pas d’avis sur son propre péché; il continua de nier qu’une faute de sa part ait pu être à l’origine de sa douleur. Comme il n’avait pas pleinement pris conscience de ce que signifiaient ses propres paroles (ch. #Job 28), il retomba dans le désespoir et se remémora ce qu’était sa vie avant les événements des ch. #Job 1:1-2:2, à l’époque où il était béni et où Dieu était avec lui (v. #Job 29:5). Dieu était toujours avec lui, mais il donnait l’impression d’être absent.

 

2  Oh ! que ne puis-je être comme aux mois du passé, Comme aux jours où Dieu me gardait,

3  Quand sa lampe brillait sur ma tête, Et que sa lumière me guidait dans les ténèbres !

4  Que ne suis-je comme aux jours de ma vigueur, Où Dieu veillait en ami sur ma tente,

5  Quand le Tout-Puissant était encore avec moi, Et que mes enfants m’entouraient ;

 

était encore avec moi. Job se sentait abandonné de Dieu, mais ce dernier lui démontrerait, en lui adressant ses critiques, qu’il était resté avec lui pendant toutes ses épreuves.

 

6  Quand mes pieds se baignaient dans la crème Et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d’huile !

 

crème …  huile. Il possédait en abondance le lait le plus riche et l’huile d’olives la meilleure.

 

7 ¶  Si je sortais pour aller à la porte de la ville, Et si je me faisais préparer un siège dans la place,

 

la porte …  siège. C’était la place réservée aux anciens de la cité. Job en avait été un parce qu’il était très riche et influent.

 

8  Les jeunes gens se retiraient à mon approche, Les vieillards se levaient et se tenaient debout.

9  Les princes arrêtaient leurs discours, Et mettaient la main sur leur bouche ;

10  La voix des chefs se taisait, Et leur langue s’attachait à leur palais.

11  L’oreille qui m’entendait me disait heureux, L’œil qui me voyait me rendait témoignage ;

12  Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, Et l’orphelin qui manquait d’appui.

 

29:12-13

pauvre …  orphelin …  malheureux …  veuve. Dans tout le Proche-Orient antique, la vertu d’un homme se mesurait à sa façon de traiter les membres les plus faibles et les plus vulnérables de la société. S’il les protégeait et subvenait à leurs besoins, il était respecté. Job avait effectivement agi ainsi, mais ses interlocuteurs le niaient parce qu’il subissait de grandes souffrances (voir #Job 22:1-11).

 

13  La bénédiction du malheureux venait sur moi ; Je remplissais de joie le cœur de la veuve.

14  Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, J’avais ma droiture pour manteau et pour turban.

15  J’étais l’œil de l’aveugle Et le pied du boiteux.

 

29:15-16

aveugle …  boiteux …  misérables. Contrairement à ce qu’avaient prétendu ses trois amis, Job avait fait plus que ce qu’exigeait la norme de son temps lorsqu’il s’était agi de prendre soin de la veuve, de l’orphelin, des pauvres, des infirmes et des opprimés.

 

16  J’étais le père des misérables, J’examinais la cause de l’inconnu ;

 

j’examinais la cause de l’inconnu. Bien des injustices étaient perpétrées dans des tribunaux corrompus, et Job s’était levé pour prendre la défense des victimes.

 

17  Je brisais la mâchoire de l’injuste, Et j’arrachais de ses dents la proie.

18 ¶  Alors je disais : Je mourrai dans mon nid, Mes jours seront abondants comme le sable ;

 

29:18-20

Job jouissait d’une santé aussi florissante qu’un arbre aux racines profondes baigné d’une rosée fraîche, et c’est pourquoi il s’attendait à jouir d’une longue vie, entouré de sa famille (« nid »).

 

19  L’eau pénétrera dans mes racines, La rosée passera la nuit sur mes branches ;

20  Ma gloire reverdira sans cesse, Et mon arc rajeunira dans ma main.

21  On m’écoutait et l’on restait dans l’attente, On gardait le silence devant mes conseils.

 

29:21-25

Job rappela à ses amis qu’il y avait eu une époque où personne ne rejetait ses idées. C’était au contraire lui que l’on consultait.

 

22  Après mes discours, nul ne répliquait, Et ma parole était pour tous une bienfaisante rosée ;

23  Ils comptaient sur moi comme sur la pluie, Ils ouvraient la bouche comme pour une pluie du printemps.

24  Je leur souriais quand ils perdaient courage, Et l’on ne pouvait chasser la sérénité de mon front.

 

souriais. L’hébreu permet de comprendre que ses auditeurs ne croyaient même pas qu’il plaisantait quand il faisait de l’humour, mais le prenaient toujours au sérieux. Cela souligne à quel point ses paroles étaient respectées.

 

25  J’aimais à aller vers eux, et je m’asseyais à leur tête ; J’étais comme un roi au milieu d’une troupe, Comme un consolateur auprès des affligés.

 

comme un roi. Job n’était pas un roi, mais une sorte de haute autorité civile comparable à un maire. Les maires, appelés « hazannu » à cette époque, avaient toutes les activités revendiquées par Job dans la section précédente.

 

JOB  29 : 1 to 25 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Job again took the word in sententious form, and said,

 

29: 1-25

Job did not change his mind about his own sin; He continued to deny that a fault on his part might have been at the origin of his grief. Since he had not fully realized what his own words meant, he fell back into despair and recalled what his life was like before the events of ch. #Job 1: 1-2: 2, at the time when he was blessed and where God was with him (v. #Job 29: 5). God was always with him, but he seemed to be absent.

 

2 Oh! What can I not be like in the months of the past, As in the days when God kept me,

3 When his lamp shone on my head, and his light was guiding me in the darkness!

4 What am I not like in the days of my strength, when God watched as a friend on my tent,

5 When the Almighty was still with me, and my children were around me;

 

Was still with me. Job felt abandoned by God, but the latter would show him, by criticizing him, that he had remained with him during all his trials.

 

6 When my feet were bathed in the cream And the rock poured out streams of oil near me!

 

Cream ... oil. He possessed in abundance the richest milk and the best olive oil.

 

7 ¶ If I went out to the gate of the city, and had a seat in the place prepared for me,

 

The door ... seat. It was the place reserved for the elders of the city. Job had been one because he was very rich and influential.

 

8 The young men retired at my approach, The old men rose and stood.

9 The princes stopped their speeches, and laid their hands on their mouths;

10 And the voice of the princes was silent, and their tongue clung to their palace.

11 The ear that heard me said to me happy, The eye that saw me testified to me;

12 For I saved the poor man who implored help, and the orphan who lacked support.

 

29: 12-13

Poor ... orphan ... unhappy ... widow. Throughout the ancient Near East, the virtue of a man was measured by the way he treated the weakest and most vulnerable members of society. If he protected them and provided for them, he was respected. Job had indeed done so, but his interlocutors denied it because he suffered great suffering (see #Job 22: 1-11).

 

13 The blessing of the unfortunate came upon me; I filled the widow's heart with joy.

14 I clothed myself with righteousness, and served him as a garment, and my righteousness as a cloak and as a turban.

15 I was the eye of the blind man, and the foot of the lame.

 

29: 15-16

Blind ... lame ... miserable. Contrary to what his three friends had claimed, Job had done more than the standard of his time required to care for the widow, the orphan, the poor, the infirm and Of the oppressed.

 

16 I was the father of the wretched, and examined the cause of the unknown;

 

I examined the cause of the unknown. Many injustices were perpetrated in corrupt courts, and Job stood up to defend the victims.

 

17 And I broke the jaws of the unrighteous, and plucked the prey out of his teeth.

18 ¶ Then I said, I will die in my nest, My days shall be as abundant as sand;

 

29: 18-20

Job enjoyed a health as flourishing as a tree with deep roots bathed in a fresh dew, which is why he expected to enjoy a long life surrounded by his family ("nest").

 

19 The water shall come into my roots; the dew shall pass over my branches in the night;

20 My glory shall be everlasting, and my bow shall be made ye new in my hand.

21 They listened to me and waited for me. They kept silence before my counsels.

 

29: 21-25

Job reminded his friends that there had been a time when no one rejected his ideas. On the contrary, he was consulted.

 

22 After my speeches, no one replied, And my word was for all a beneficent dew;

23 They counted on me as on rain, and opened their mouths as for a spring rain.

24 I smiled at them when they lost courage, and the serenity of my brow could not be cast out.

 

smiling. Hebrew makes it clear that his listeners did not even believe he was joking when he was humorous, but always took him seriously. This underscores the extent to which his words were respected.

 

25 I loved to go unto them, and I sat at their head; I was like a king in the midst of a company, like a consoler to the afflicted.

 

like a king. Job was not a king, but a sort of high civil authority comparable to a mayor. The mayors, called "hazannu" at that time, had all the activities claimed by Job in the previous section.

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