JOB 31 : 1 à 40 ** + JOB 31 : 1 to 40 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

08/07/2017 01:59

JOB  31 : 1 à 40 ** +
 

1 ¶  J’avais fait un pacte avec mes yeux, Et je n’aurais pas arrêté mes regards sur une vierge.

 

31:1-40

Tentant de plus en plus énergiquement de se disculper des fausses accusations qui pesaient contre lui, Job réitéra ses protestations d’innocence (relative, bien sûr) et exigea qu’on lui rende justice. Lorsqu`un prévenu était innocent, il en attestait en prêtant serment devant le roi ou devant une divinité. Cette procédure avait cours parmi les nations avoisinantes et servait de protocole dans les procédures juridiques. La formulation « si …  que » reprend celle de ce type de serment: « si » introduit le mal que Job était susceptible d’avoir commis, « que » la malédiction qui devrait en résulter. Il acceptait de subir ces malédictions, s’il les méritait. C’était son ultime tentative de se défendre devant Dieu et devant les hommes. Il pouvait affirmer n’avoir jamais eu un mode de vie pécheur dans le domaine de la sexualité (v. #Job 31:1), du péché en général (vv. #Job 31:2-3), de la vérité (v. #Job 31:5), de la cupidité (v. #Job 31:7), de la fidélité conjugale (v. #Job 31:9), de l’équité (v. #Job 31:13), de la compassion (vv. #Job 31:16-21), du matérialisme (vv. #Job 31:24-25), de la fausse religion (vv. #Job 31:26-27), de l’amour envers les ennemis et les étrangers (vv. #Job 31:29-32), des péchés secrets (v. #Job 31:33-34) ou des relations d’affaires (vv. #Job 31:38-40). Il s’attendait donc à ce que Dieu lui accorde une réponse (v. #Job 31:35) et lui expose les raisons de ses souffrances.

J’avais fait un pacte avec mes yeux. Il est question ici de pureté envers les femmes (cf. #Pr 6:25 ; #Mt 5:28).

 

2  Quelle part Dieu m’eût-il réservée d’en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant m’eût-il envoyé des cieux ?

3  La ruine n’est-elle pas pour le méchant, Et le malheur pour ceux qui commettent l’iniquité ?

4  Dieu n’a-t-il pas connu mes voies ? N’a-t-il pas compté tous mes pas ?

5  Si j’ai marché dans le mensonge, Si mon pied a couru vers la fraude,

6  Que Dieu me pèse dans des balances justes, Et il reconnaîtra mon intégrité !

7  Si mon pas s’est détourné du droit chemin, Si mon cœur a suivi mes yeux, Si quelque souillure s’est attachée à mes mains,

8  Que je sème et qu’un autre moissonne, Et que mes rejetons soient déracinés !

9 ¶  Si mon cœur a été séduit par une femme, Si j’ai fait le guet à la porte de mon prochain,

10  Que ma femme tourne la meule pour un autre, Et que d’autres la déshonorent !

11  Car c’est un crime, Un forfait que punissent les juges ;

12  C’est un feu qui dévore jusqu’à la ruine, Et qui aurait détruit toute ma richesse.

13  Si j’ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante Lorsqu’ils étaient en contestation avec moi,

14  Qu’ai-je à faire, quand Dieu se lève ? Qu’ai-je à répondre, quand il châtie ?

15  Celui qui m’a créé dans le ventre de ma mère ne l’a-t-il pas créé ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel ?

16 ¶  Si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils demandaient, Si j’ai fait languir les yeux de la veuve,

17  Si j’ai mangé seul mon pain, Sans que l’orphelin en ait eu sa part,

18  Moi qui l’ai dès ma jeunesse élevé comme un père, Moi qui dès ma naissance ai soutenu la veuve ;

19  Si j’ai vu le malheureux manquer de vêtements, L’indigent n’avoir point de couverture,

20  Sans que ses reins m’aient béni, Sans qu’il ait été réchauffé par la toison de mes agneaux ;

21  Si j’ai levé la main contre l’orphelin, Parce que je me sentais un appui dans les juges ;

22  Que mon épaule se détache de sa jointure, Que mon bras tombe et qu’il se brise !

23  Car les châtiments de Dieu m’épouvantent, Et je ne puis rien devant sa majesté.

24 ¶  Si j’ai mis dans l’or ma confiance, Si j’ai dit à l’or : Tu es mon espoir ;

25  Si je me suis réjoui de la grandeur de mes biens, De la quantité des richesses que j’avais acquises ;

26  Si j’ai regardé le soleil quand il brillait, La lune quand elle s’avançait majestueuse,

27  Et si mon cœur s’est laissé séduire en secret, Si ma main s’est portée sur ma bouche ;

28  C’est encore un crime que doivent punir les juges, Et j’aurais renié le Dieu d’en haut !

29  Si j’ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j’ai sauté d’allégresse quand les revers l’ont atteint,

30  Moi qui n’ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation ;

31  Si les gens de ma tente ne disaient pas: Où est celui qui n’a pas été rassasié de sa viande ?

32  Si l’étranger passait la nuit dehors, Si je n’ouvrais pas ma porte au voyageur ;

33 ¶  Si, comme les hommes, j’ai caché mes transgressions, Et renfermé mes iniquités dans mon sein,

 

comme les hommes. Ou « comme Adam », représentant de l’humanité (cf. #Os 6:7).

 

34  Parce que j’avais peur de la multitude, Parce que je craignais le mépris des familles, Me tenant à l’écart et n’osant franchir ma porte … 

35  Oh ! qui me fera trouver quelqu’un qui m’écoute ? Voilà ma défense toute signée : Que le Tout-Puissant me réponde ! Qui me donnera la plainte écrite par mon adversaire ?

 

la plainte écrite par mon adversaire. Job regrettait que Dieu, le procureur général parfait, qui connaissait l’authenticité des allégations des uns et des autres, n’ait pas rédigé un livre exposant la volonté et la sagesse divines ainsi que les causes de sa douleur. Il aurait ainsi pu être totalement disculpé aux yeux de ses amis.

 

36  Je porterai son écrit sur mon épaule, Je l’attacherai sur mon front comme une couronne ;

37  Je lui rendrai compte de tous mes pas, Je m’approcherai de lui comme un prince.

38  Si ma terre crie contre moi, Et que ses sillons versent des larmes ;

39  Si j’en ai mangé le produit sans l’avoir payée, Et que j’aie attristé l’âme de ses anciens maîtres ;

40  Qu’il y croisse des épines au lieu de froment, Et de l’ivraie au lieu d’orge ! Fin des paroles de Job.

 

Fin des paroles de Job. Les trois cycles de discours débutés en #Job 3:1 prennent fin ici. Job eut donc le premier et le dernier mot dans le débat contradictoire qui l’opposait à ses amis.

 

JOB  31 : 1 to 40 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ I made a covenant with my eyes, and I would not have looked upon a virgin.

 

31: 1-40

Trying more and more energetically to exonerate himself from the false accusations against him, Job reiterated his protestations of innocence (relative, of course) and demanded justice. When an accused was innocent, he testified by taking an oath before the king or before a divinity. This procedure was carried out among neighboring nations and served as a protocol in legal proceedings. The formulation "if ..." takes up that of this type of oath: "if" introduces the evil that Job was likely to have committed, "that" the curse that should result. He would accept these curses if he deserved them. It was his ultimate attempt to defend himself before God and men. He could affirm that he had never had a sinful way of life in the field of sexuality (v. # 310: 1), sin in general (vv. # 310: 2-3), truth (V. #Job 31: 7), conjugal fidelity (v. #Job 31: 9), equity (v. #Job 31:13), Compassion (vv. #Job 31: 16-21), materialism (vv. #Job 31: 24-25), false religion (vv. #Job 31: 26-27), love to the Enemies and strangers (vv. #Job 31: 29-32), secret sins (v. #Job 31: 33-34) or business relationships (vv. #Job 31: 38-40). He therefore expected God to give him an answer (v. #Job 31:35) and explain the reasons for his sufferings.

I made a pact with my eyes. It is a question here of purity towards women (cf. #Pr 6:25; #Mt 5:28).

 

2 What part would God have reserved for me from above? What inheritance would the Almighty send me from heaven?

3 Is not the ruin for the wicked, and evil for those who commit iniquity?

4 Did not God know my ways? Has he not counted all my steps?

5 If I walked in the lie, If my foot ran to fraud,

6 May God weigh me in righteous scales, and he will acknowledge my integrity!

7 If my footsteps have turned away from the right way, If my heart has followed my eyes, if some defilement has clung to my hands,

8 Let me sow and another reap, and let my offspring be uprooted.

9 ¶ If my heart was seduced by a woman, If I have kept watch at my neighbor's door,

10 May my wife turn the millstone for another, And let others dishonor her!

11 For it is a crime, a punishment which the judges punish;

12 It is a fire that devours even to ruin, and destroys all my wealth.

13 If I have despised the right of my servant or servant, when they were in dispute with me,

14 What have I to do, when God gets up? What have I to answer, when he chastises?

15 Did not the one who created me in my mother's womb create it? Has not the same God formed us in the womb?

16 ¶ If I have refused to the poor what they asked, If I have made the eyes of the widow languish,

17 If I have eaten my bread alone, and the orphan has not had his share,

18 I, who have raised him from my youth as a father, I who from my birth have supported the widow;

19 If I have seen the unfortunate lack of clothing, the needy have no covering,

20 And his loins have not blessed me, and he was not heaten by the fleece of my lambs;

21 If I have lifted up my hand against the fatherless, because I felt a support in the judges;

22 Let my shoulder be loosed from its joints, let my arm fall and be broken.

23 For the chastisements of God terrify me, and I can do nothing before his majesty.

24 If I have put my trust in gold, if I have said to gold, Thou art my hope;

25 If I have rejoiced in the greatness of my goods, in the quantity of the riches which I had acquired;

26 If I looked at the sun when it shone, the moon when it advanced majestically,

27 And if my heart let herself be seduced in secret, if my hand be upon my mouth;

28 It is yet a crime that the judges must punish, and I would have denied the God from on high.

29 If I have been merry with the misfortune of my enemy, If I have jumped with joy when the reverses have touched him,

30 I who have not allowed my tongue to sin, to ask his death with imprecation;

31 If the men of my tent did not say, Where is he that is not satisfied with his meat?

32 If the stranger should pass the night outside, If I did not open my door to the traveler;

33 ¶ If I hid my transgressions as men, and shut up my iniquities in my bosom,

 

Like the men. Or "as Adam," the representative of mankind (cf. # 6: 7).

 

34 Because I was afraid of the multitude, because I feared the contempt of families, keeping me apart and not daring to go through my door ...

35 Oh! Who will make me find someone who is listening to me? This is my signed defense: May the Almighty answer me! Who will give me the complaint written by my opponent?

the complaint written by my opponent. Job regretted that God, the perfect attorney general, who knew the authenticity of the allegations of both, did not write a book exposing the divine will and wisdom as well as the causes of his grief. He could have been totally exonerated in the eyes of his friends.

 

36 I will carry his writing on my shoulder, and I will bind him on my forehead like a crown;

37 I will give him account of all my steps, and I will draw near to him as a prince.

38 If my land shall cry against me, and its furrows shed tears;

39 If I have eaten the produce without paying it, and have saddened the soul of its former masters;

40 Let there be thorns instead of wheat, and tares instead of barley. End of Job's words.

 

End of Job's words. The three speech cycles started in #Job 3: 1 end here. Job therefore had the first and last word in the contradictory debate which opposed him to his friends.

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