JOB 42 : 1 à 17 ** + JOB 42 : 1 to 17 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

19/07/2017 01:57

JOB  42 : 1 à 17 ** +
 

1 ¶  Job répondit à l’Éternel et dit:

 

42:1-6

Job parvint enfin à confesser ses erreurs et à s’en repentir. Il ignorait toujours pourquoi il avait souffert si cruellement, mais c’en était fini des plaintes, des récriminations et de la contestation de la sagesse comme de la justice divines. Il était réduit à une telle humiliation, écrasé qu’il était par la grandeur de Dieu, qu’il ne lui restait plus qu’à se repentir de son insolence. Sans avoir reçu le moindre début de réponse à toutes ses questions, il s’inclina calmement, se soumettant humblement devant son créateur et admettant la souveraineté totale du Seigneur (cf. #Esa 14: 24 ; #Esa 46:8-11). Il est crucial, pour comprendre le message de ce chapitre, de garder à l’esprit que Job était toujours aussi cruellement atteint dans sa santé, qu’il était toujours privé de ses enfants et de tous ses biens: Dieu n’avait rien changé à son sort, sinon son cœur, qui était désormais plein de l’humilité d’un serviteur devant son maître. Il était clair, désormais, que Satan s’était totalement trompé sur Job, que ses accusations étaient sans fondement et qu’il avait échoué dans sa tentative de lui faire perdre la foi salvatrice en Dieu; ses amis avaient, eux aussi, porté des accusations totalement fausses à son encontre, mais  et c’est là le plus important - Job lui-même avait eu tort de mettre Dieu en cause. Il exprima son propre remords de ne pas s’être contenté d’accepter la volonté divine, au lieu de se livrer à des récriminations et de poser des questions oiseuses.

 

2  Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.

3  Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ? — Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, De merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.

 

42:3-4

Dans sa réponse, Job reprit deux déclarations de Dieu. La première «  Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins » (#Job 38:2) - accusait Job d’orgueil et de présomption par rapport à Dieu. La seconde «  Je t’interrogerai, et tu m’instruiras » (#Job 38:3 ; #Job 40:2) - soulignait l’autorité dont jouissait Dieu pour exiger des réponses de la part de son accusateur. Par ces deux citations, Job prouvait qu’il avait parfaitement compris les reproches que Dieu lui avait adressés.

 

4  Écoute-moi, et je parlerai ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras.

5  Mon oreille avait entendu parler de toi ; Mais maintenant mon œil t’a vu.

 

avait entendu …  t’a vu. Job put dire qu’il comprenait Dieu, après l’avoir vu avec l’œil de la foi. Jamais auparavant il n’avait aussi bien saisi la grandeur, la majesté, la souveraineté et l’indépendance de Dieu.

 

6  C’est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre.

 

je me repens. Tout ce qu’il restait à faire à Job, c’était de se repentir! Les cendres sur lesquelles il s’était assis en homme brisé étaient toujours là, mais son cœur n’était plus le même. Il n’avait pas besoin de se repentir des péchés dont Satan et ses interlocuteurs l’avaient accusé. En revanche, il avait fait preuve de présomption contre son Seigneur, il s’était permis de l’accuser d’injustice, et il se détestait pour cela, à un tel point qu’il était brisé et contrit.

 

7 ¶  Après que l’Éternel eut adressé ces paroles à Job, il dit à Éliphaz de Théman : Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n’avez pas parlé de moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job.

 

42:7-17

Après la forme poétique qui prévalait depuis 3:1, le texte revient à la prose.

 42:7-8

pas parlé de moi avec droiture. Dieu justifia explicitement Job en affirmant qu’il avait parlé comme il le fallait de lui en rejetant les erreurs de ses amis. Ces derniers furent ensuite blâmés pour leur arrogance et leur insensibilité, qui les avaient induits en erreur. Cela ne signifiait pas que tout ce qu’ils avaient dit était mauvais, mais ils avaient émis des affirmations erronées quant à la personne et à l’œuvre de Dieu, et ils avaient porté de fausses accusations contre son serviteur.

 

8  Prenez maintenant sept taureaux et sept béliers, allez auprès de mon serviteur Job, et offrez pour vous un holocauste. Job, mon serviteur, priera pour vous, et c’est par égard pour lui seul que je ne vous traiterai pas selon votre folie ; car vous n’avez pas parlé de moi avec droiture, comme l’a fait mon serviteur Job.

 

42:8-9

Tout comme il avait fait grâce à Job, Dieu fit aussi grâce à ses amis au travers de sacrifices et de prières. Le livre souligne ici la nécessité des sacrifices d’expiation, dont l’accomplissement final se trouve en Jésus-Christ notre Seigneur, qui s’est offert lui-même en sacrifice pour les péchés et qui vit éternellement pour intercéder en notre faveur (cf. #1Ti 2:5). Même avant l’établissement du sacerdoce lévitique, le chef de famille exerçait le rôle de sacrificateur: il offrait des sacrifices et faisait office de médiateur dans la prière.

sept taureaux et sept béliers. C’étaient les sacrifices indiqués en #No 23: 1 par le prophète Balaam; on peut donc penser qu’il s’agissait d’un holocauste d’expiation traditionnel.

 

9  Éliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama allèrent et firent comme l’Éternel leur avait dit: et l’Éternel eut égard à la prière de Job.

10 ¶  L’Éternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis ; et l’Éternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé.

11  Les frères, les sœurs, et les anciens amis de Job vinrent tous le visiter, et ils mangèrent avec lui dans sa maison. Ils le plaignirent et le consolèrent de tous les malheurs que l’Éternel avait fait venir sur lui, et chacun lui donna un kesita et un anneau d’or.

12  Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Éternel plus de bénédictions qu’il n’en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs, et mille ânesses.

13  Il eut sept fils et trois filles:

 

sept fils et trois filles. Puisque Job reçut deux fois plus d’animaux qu’auparavant, pourquoi n’en fût-il pas de même dans le cas des enfants? Évidemment parce qu’il avait toujours sept fils et trois filles qui l’attendaient dans la présence de Dieu (v. #Job 42:17).

 

14  il donna à la première le nom de Jémima, à la seconde celui de Ketsia, et à la troisième celui de Kéren-Happuc.

 

Ces noms représentent les joies de la restauration. Jémima signifie « lumière du jour », Ketsia « bonne odeur », et Kéren-Happuch décrit la belle couleur du maquillage dont les femmes paraient leurs paupières.

 

15  Il n’y avait pas dans tout le pays d’aussi belles femmes que les filles de Job. Leur père leur accorda une part d’héritage parmi leurs frères.

 

leur accorda une part d’héritage. Une telle attitude n’était pas courante en Orient. Selon la loi juive, les filles ne touchaient de part qu’en l’absence d’un héritier de sexe masculin (#No 27:8). Job disposait de telles richesses qu’il fut en mesure de combler tous ses enfants.

 

16  Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération.

17  Et Job mourut âgé et rassasié de jours.

 

Job mourut âgé et rassasié de jours. Cette conclusion ramène le lecteur au début du récit (#Job 1:1). Job mourut dans la prospérité, et ses jours furent bénis. Pour reprendre les termes de Jacques (#Ja 5:11), cette fin montrait que le Seigneur est « plein de compassion et de miséricorde ». Il est aussi vrai que « l’accusateur de nos frères » (#Ap 12:10) rôde toujours sur la terre « comme un lion rugissant » (#1Pi 5:8), et les serviteurs de Dieu doivent toujours apprendre, lorsqu’ils sont confrontés à l’incompréhensible, à faire confiance au juge omniscient et omnipotent de l’univers.

 

JOB  42 : 1 to 17 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 Job answered the LORD, and said,

 

42: 1-6

Job finally succeeded in confessing his mistakes and repenting of them. He was still unaware of why he had suffered so cruelly, but it was over with complaints, recriminations, and the challenge of divine wisdom and justice. He was reduced to such a humiliation, crushed that he was by the greatness of God, that he had only to repent of his insolence. Without receiving the slightest answer to all his questions, he bowed calmly, humbly submitting himself before his Creator and admitting the total sovereignty of the Lord (cf. #Esa 14:24; #Esa 46: 8-11). To understand the message of this chapter, it is crucial to keep in mind that Job was still so cruelly affected in his health, that he was always deprived of his children and all his possessions: God had not changed anything To his fate, if not his heart, which was now filled with the humility of a servant before his master. It was clear from now on that Satan was totally mistaken about Job, that his accusations were unfounded, and that he had failed in his attempt to make him lose the saving faith in God; His friends had also made totally false accusations against him, but this is the most important - Job himself had been wrong to put God in charge. He expressed his own remorse at not being content to accept the divine will, instead of indulging in recriminations and asking idle questions.

 

2 I know that thou canst do all things, and that thou shalt not oppose thy thoughts.

3 Who is it that fools me to obscure my plans? "Yes, I have spoken, without understanding them, of marvels which surpass me and which I can not conceive.

 

42: 3-4

In his answer Job resumed two declarations from God. The first "Who is foolish to obscure my purposes" (Job 38: 2) - accused Job of pride and presumption in relation to God. The second "I will ask you, and you will instruct me" (# 38: 3; #Job 40: 2) - emphasized God's authority to demand answers from his accuser. By these two quotations, Job proved that he had fully understood the reproaches God had given him.

 

4 Hear me, and I will speak; I will ask you, and you will instruct me.

5 My ear heard of you; But now my eye has seen you.

 

Had heard ... saw you. Job could say that he understood God, after seeing him with the eye of faith. He had never before grasped the greatness, majesty, sovereignty, and independence of God.

 

6 Therefore I condemn myself and repent on dust and ashes.

 

I repent. All that remained for Job was to repent! The ashes on which he had sat as a broken man were still there, but his heart was no longer the same. He did not need to repent of the sins of which Satan and his interlocutors had accused him. On the other hand, he had assumed a presumption against his Lord; he had allowed himself to accuse him of injustice, and he detested himself to such an extent that he was broken and contrite.

 

7 ¶ And when the LORD had spoken to Job, he said to Eliphaz the Temanite, "My anger is kindled against thee, and against thy two friends: for thou hast not spoken of me with uprightness, My servant Job.

 

42: 7-17

After the poetic form that prevailed since 3: 1, the text returns to prose.

 42: 7-8

Not talked of me righteously. God explicitly justified Job by asserting that he had spoken as he should of rejecting the errors of his friends. The latter were later blamed for their arrogance and insensitivity, which had misled them. This did not mean that everything they said was wrong, but they had made erroneous assertions about the person and work of God, and they had made false accusations against his servant.

 

8 Take now seven bulls and seven rams, go to my servant Job, and offer a burnt offering for you. Job, my servant, will pray for you, and it is out of respect for him alone that I will not treat you according to your folly; For you have not spoken of me righteously, as my servant Job did.

42: 8-9

Just as he had given thanks to Job, God also gave thanks to his friends through sacrifices and prayers. The book underlines here the necessity of the atonement sacrifices, the final fulfillment of which is found in Jesus Christ our Lord, who offered himself as a sacrifice for sins and lives eternally to intercede in our favor (cf. . # 1Ti 2: ​​5). Even before the establishment of the Levitical priesthood, the head of the family exercised the role of priest: he offered sacrifices and mediated prayer.

Seven bulls and seven rams. These were the sacrifices indicated in # 23: 1 by the prophet Balaam; We may therefore think that it was a holocaust of traditional expiation.

 

9 And Eliphaz of Teman, and Bildad of Shuah, and Zophar of Naama, went and did as the LORD said unto them: and the LORD regarded Job's prayer.

10 ¶ And the LORD restored Job in his first state, when Job had prayed for his friends; And the LORD gave him the double of all that he had possessed.

11 The brothers, sisters, and old friends of Job all came to visit him, and they ate with him in his house. They pitied him and consoled him for all the misfortunes that the Lord had brought upon him, and each gave him a kesita and a ring of gold.

12 In his last years Job received more blessings from the Lord than he had received in the former. He possessed fourteen thousand sheep, six thousand camels, a thousand pairs of oxen, and a thousand asses.

13 And he had seven sons and three daughters:

 

Seven sons and three daughters. Since Job received twice as many animals as before, why was it not so in the case of children? Obviously because he always had seven sons and three daughters who were waiting for him in the presence of God (v. #Job 42:17).

 

14 And he gave the first to the name of Jemimah, and to the first to Keshiah, and to the third to Keren-hephuc.

 

These names represent the joys of restoration. Jemima means "daylight", Ketsia "good smell", and Kéren-Happuch describes the beautiful color of the make-up that women put on their eyelids.

 

15 There were not in all the land as beautiful women as the daughters of Job. Their father granted them an inheritance among their brethren.

 

Granted them a share of inheritance. Such an attitude was not common in the East. According to Jewish law, girls only received a share in the absence of a male heir (# 27: 8). Job had such riches that he was able to fill all his children.

 

16 Job lived after this one hundred and forty years, and he saw his sons and the sons of his sons as far as the fourth generation.

17 And Job died old and full of days.

 

Job died aged and full of days. This conclusion brings the reader back to the beginning of the story (#Job 1: 1). Job died in prosperity, and his days were blessed. In the words of James (Jn. 5:11), this end showed that the Lord is "full of compassion and mercy." It is also true that "the accuser of our brothers" (#Ap. 12:10) still roams the earth "like a roaring lion" (# 1Pi 5: 8), and the servants of God must always learn, They are confronted with the incomprehensible, to trust the omniscient and omnipotent judge of the universe.

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