JOB 8: 1 à 22 *** + JOB 8 : 1 to 22 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

15/06/2017 01:04

JOB  8: 1 à 22 *** +
 

1 ¶  Bildad de Schuach prit la parole et dit:

 

8:1-22

Le deuxième ami et accusateur de Job entreprit alors de le faire bénéficier de ses lumières. Tout aussi certain que les autres de sa culpabilité et de la nécessité pour lui de se repentir, Bildad se montra impitoyable dans les accusations dont il le couvrit. Voir les ch. #Job 18 et 25 pour ses autres discours.

 

2  Jusqu’à quand veux-tu discourir de la sorte, Et les paroles de ta bouche seront-elles un vent impétueux ?

 

8:2-7

Bildad accusa Job de défendre son innocence avec des paroles en l’air, et il affirma que son triste sort ne pouvait que constituer un châtiment divin à cause de ses péchés et de ceux de sa famille. Cette logique était irréprochable, si l’on se fondait sur le principe que Dieu punit le péché; le problème, c’était qu’elle ne tenait aucun compte du débat céleste entre Dieu et Satan (voir les ch. #Job 1:1-2:2). Bildad était certain que la relation entre Job et Dieu avait été altérée, d’où son appel à la repentance et sa conviction que, si Job s’y résolvait enfin, il serait de nouveau béni (vv. #Job 8:6-7).

 

3  Dieu renverserait-il le droit ? Le Tout-Puissant renverserait-il la justice ?

 

renverserait-il la justice. Bildad reprit à son compte les protestations d’innocence de son ami en les accommodant à sa conception simpliste de la rétribution divine, et il conclut que celui-ci était en train d’accuser Dieu d’injustice. Job n’avait pas formulé de telles accusations, mais l’argumentation de Bildad le poussait à cette conclusion, puisqu’il n’avait pas connaissance de ce qui se tramait dans les lieux célestes.

 

4  Si tes fils ont péché contre lui, Il les a livrés à leur péché.

5  Mais toi, si tu as recours à Dieu, Si tu implores le Tout-Puissant ;

6  Si tu es juste et droit, Certainement alors il veillera sur toi, Et rendra le bonheur à ton innocente demeure ;

7  Ton ancienne prospérité semblera peu de chose, Celle qui t’est réservée sera bien plus grande.

 

C’est effectivement ce qui arriva à Job (cf. #Job 42:10-17), non, toutefois, suite à une quelconque repentance par rapport à un péché précis, mais parce qu’il s’humilia devant la souveraine volonté divine, incompréhensible pour l’esprit humain.

 

8 ¶  Interroge ceux des générations passées, Sois attentif à l’expérience de leurs pères.

 

8:8-10

Bildad en appela ici aux autorités passées, aux ancêtres pieux qui avaient enseigné le même principe: pas de souffrance qui ne cache un péché. Son mauvais jugement avait donc des précédents historiques.

 

9  Car nous sommes d’hier, et nous ne savons rien, Nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre.

10  Ils t’instruiront, ils te parleront, Ils tireront de leur cœur ces sentences:

11  Le jonc croît-il sans marais ? Le roseau croît-il sans humidité ?

 

8:11-19

Bildad continua à défendre sa logique simpliste « cause = effet » en s’appuyant sur des illustrations tirées de la nature. Il accusa de nouveau Job d’avoir commis un péché, mais aussi, dans la foulée, d’avoir oublié Dieu (v. #Job 8:13).

 

12  Encore vert et sans qu’on le coupe, Il sèche plus vite que toutes les herbes.

13  Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu, Et l’espérance de l’impie périra.

14  Son assurance est brisée, Son soutien est une toile d’araignée.

15  Il s’appuie sur sa maison, et elle n’est pas ferme ; Il s’y cramponne, et elle ne résiste pas.

16  Dans toute sa vigueur, en plein soleil, Il étend ses rameaux sur son jardin,

17  Il entrelace ses racines parmi les pierres, Il pénètre jusque dans les murailles ;

18  L’arrache-t-on du lieu qu’il occupe, Ce lieu le renie : Je ne t’ai point connu !

19  Telles sont les délices que ses voies lui procurent. Puis sur le même sol d’autres s’élèvent après lui.

20 ¶  Non, Dieu ne rejette point l’homme intègre, Et il ne protège point les méchants.

 

Dieu ne rejette point l’homme intègre. Ce commentaire contenait une offre voilée d’espoir: Job pouvait de nouveau connaître la joie, mais il devait prendre des mesures pour devenir sans reproche. Pas plus que son ami, Bildad n’était au courant du dialogue entre le souverain juge et l’accusateur relaté dans les premiers ch. du livre. Il ne pouvait donc savoir que Dieu avait déjà  par deux fois - déclaré devant les êtres célestes que Job était sans reproche (#Job 1:8 ; #Job 2:3), comme l’avait fait le rédacteur de ce livre (#Job 1:1). Cf. #Ps 1:6 ; #Ps 126:2 ; #Ps 132:18.

 

21  Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d’allégresse.

22  Tes ennemis seront couverts de honte ; La tente des méchants disparaîtra.

 

JOB  8 : 1 to 22 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 ¶ Bildad of Schuach answered and said,

 

8: 1-22

The second friend and accuser of Job then undertook to make him benefit from his enlightenment. Bildad was equally certain of his guilt and of the necessity for repentance, and showed himself pitiless in the accusations he covered. See ch. #Job 18 and 25 for his other speeches.

 

2 How long do you want to speak in this way, and will the words of your mouth be a rushing wind?

 

8: 2-7

Bildad accused Job of defending his innocence with words in the air, and he asserted that his sad fate could only constitute a divine punishment for his sins and those of his family. This logic was irreproachable, on the principle that God punishes sin; The problem was that she ignored the heavenly debate between God and Satan (see # 1: 1-2: 2). Bildad was certain that the relationship between Job and God had been altered, hence his call to repentance and his conviction that if Job finally resolved upon it, he would be blessed again (vv. #Job 8: 6-7 ).

 

3 Would God overthrow the law? Would the Almighty overthrow justice?

 

He would overturn justice. Bildad resumed his friend's protestations of innocence by accommodating them to his simplistic conception of divine retribution, and concluded that he was accusing God of injustice. Job had not made such accusations, but Bildad's argument led him to this conclusion, since he had no knowledge of what was going on in the heavenly places.

 

4 If your sons have sinned against him, He has delivered them to their sin.

5 But you, if you have recourse to God, if you implore the Almighty;

6 If thou art righteous and upright, then surely he will watch over thee, and restore happiness to thy innocent dwelling;

7 Your former prosperity will seem little, the one that is reserved for you will be much greater.

 

This is indeed what happened to Job (see #Job 42: 10-17), not, however, following any repentance from a specific sin, but because he humbled himself before the divine will , Incomprehensible to the human mind.

 

8 ¶ Ask those of past generations, and be attentive to the experience of their fathers.

 

8: 8-10

Bildad appealed here to the past authorities, to the pious ancestors who had taught the same principle: no suffering that does not hide a sin. His bad judgment had historical precedents.

 

9 For we are of yesterday, and we know not; our days upon the earth are but a shadow.

10 They will instruct you, they will speak to you, they will draw from their hearts these sentences:

11 Does the rush grow without swamps? Does the reed grow without moisture?

 

8: 11-19

Bildad continued to defend his simplistic logic "cause = effect" by drawing on illustrations drawn from nature. He again accused Job of committing a sin, but also, in the wake of God's forgetting (v. #Job 8:13).

 

12 Still green and without being cut, it dries faster than all herbs.

13 So it happens to all those who forget God, and the hope of the wicked will perish.

14 His confidence is broken, His support is a spider's web.

15 He leans on his house, and is not firm; It clings to it, and it does not resist.

16 In all his strength, in full sun, He spreads his branches over his garden,

17 He intertwines his roots among the stones, He penetrates even into the walls;

18 Is it from the place which he occupies? This place denies it: I have not known thee.

19 Such are the delights of his ways. Then on the same floor others rise after him.

20 ¶ No, God does not reject the upright man, nor protects the wicked.

 

God does not reject integrity. This comment contained a veiled offer of hope: Job could once again experience joy, but he had to take steps to become blameless. Neither his friend nor Bildad was aware of the dialogue between the sovereign judge and the accuser recounted in the first ch. Of the book. So he could not know that God had twice already declared before the heavenly beings that Job was blameless (#Job 1: 8; #Job 2: 3), as did the editor of this book (#Job 1: 1). Cf. #Ps 1: 6; #Ps 126: 2; #Ps 132: 18.

 

21 He will fill your mouth with cries of joy, And your lips with songs of joy.

22 Your enemies shall be covered with shame; The tent of the wicked will disappear.

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