JOUR 26 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

07/09/2018 00:10

JOUR 26 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

LUC 7 ET 8

 

LUC 7 * 1 à 50

1 ¶  Après avoir achevé tous ces discours devant le peuple qui l’écoutait, Jésus entra dans Capernaüm.

2  Un centenier avait un serviteur auquel il était très attaché, et qui se trouvait malade, sur le point de mourir.

 

Un centenier avait un serviteur. L’attention affectueuse du centenier pour un humble esclave ne correspondait pas à l’image des officiers de l’armée romaine telle qu’elle s’était forgée en Israël. Pourtant, le N.T. mentionne encore deux autres centeniers qui manifestèrent une foi authentique cf. #Ac 10).

 

3  Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya quelques anciens des Juifs, pour le prier de venir guérir son serviteur.

 

anciens des Juifs. #Mt 8:5-13 ne mentionne pas le fait que le centenier fit appel à Jésus par le truchement de ces intermédiaires. Cette attitude de la part des anciens des Juifs, qui acceptèrent d’intercéder pour lui auprès de Jésus, est le témoignage du respect dont cet homme jouissait dans leur communauté. Il aimait la nation juive et avait personnellement contribué à la construction de la synagogue locale (v. #Lu 7:5). C’était évidemment Dieu lui-même qui l’attirait à Christ (cf. #Jn 6:44, #Jn 6:65). Comme tous les hommes saisis d’une conviction de péché, il ressentait profondément sa propre indignité, c’est pourquoi il eut recours à des intermédiaires, au lieu de s’adresser lui-même à Jésus (vv. #Lu 7:6-7).

 

4  Ils arrivèrent auprès de Jésus, et lui adressèrent d’instantes supplications, disant : Il mérite que tu lui accordes cela ;

5  car il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue.

6  Jésus, étant allé avec eux, n’était guère éloigné de la maison, quand le centenier envoya des amis pour lui dire : Seigneur, ne prends pas tant de peine ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.

7  C’est aussi pour cela que je ne me suis pas cru digne d’aller en personne vers toi. Mais dis un mot, et mon serviteur sera guéri.

8  Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un : Va ! et il va ; à l’autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela ! et il le fait.

9  Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira le centenier, et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.

10  De retour à la maison, les gens envoyés par le centenier trouvèrent guéri le serviteur qui avait été malade.

11 ¶  Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui.

 

Naïn. Une petite ville au sud-est de Nazareth.

 

12  Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville.

13  Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas !

14  Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi !

 

toucha le cercueil. Un tel acte, normalement, rendait la personne rituellement impure. Jésus démontra d’une manière expressive qu’il se trouvait hors d’atteinte de telles impuretés. Toucher le cercueil ne le souilla pas ; bien au contraire, sa puissance chassa toute la mort et l’impureté. Cette résurrection fut la première d’une série de trois accomplies par Jésus (cf. #Lu 8:49-56 ; #Jn 11:20-44). Le v. 22 implique que Christ ressuscita d’autres personnes dont le nom n’est pas mentionné.

 

15  Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.

16  Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple.

17  Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.

18  Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples.

 

ses disciples. Jean-Baptiste se tenait au courant de la progression du ministère de Christ même après avoir été mis en prison - par l’intermédiaire de disciples qui remplissaient pour lui le rôle de messagers. Cf. #Ac 19:1-7.

 

19 ¶  Il en appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

 

Es-tu celui qui doit venir. Jean n’était pas le genre d’homme à vaciller dans ses convictions (v. #Lu 7:24). Son questionnement ne signifie pas que sa foi chancelait ou qu’il avait perdu confiance en Christ. Néanmoins, devant tant d’événements inattendus son propre emprisonnement, une attitude hostile et incrédule à l’égard de Christ - Jean désirait une assurance de la part de Christ lui-même. Jésus répondit pleinement à sa demande (v. #Lu 7:22-23).

 

20  Arrivés auprès de Jésus, ils dirent : Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

21  A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles.

22  Et il leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

 

Allez rapporter à Jean. Les vv. #Lu 7:22-23 reprennent les promesses messianiques d’#Esa 35:5-6 ; #Esa 61:1. #Esa 61:1 fait partie du passage que Jésus avait lu dans la synagogue de Nazareth. Les disciples de Jean avaient pour mission de lui rapporter que Jésus accomplissait précisément ce que l’Ecriture annonçait à propos du Messie (v. #Lu 7:21), même si les événements prophétisés ne se déroulaient pas tout à fait comme Jean l’avait imaginé.

 

23  Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !

 

celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute. Ces paroles ne constituent pas une critique de Jean-Baptiste, mais au contraire un encouragement (cf. v. #Lu 7:28).

 

24  Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ?

25  Mais, qu’êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d’habits précieux ? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois.

26  Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.

27  C’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi.

 

Citation de #Mal 3:1

 

28  Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.

29  Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean ;

 

ont justifié Dieu. Les gens ordinaires et les collecteurs d’impôts méprisés par la société qui avaient entendu la prédication de Jean-Baptiste avaient reconnu que ce qu’il exigeait d’eux par le moyen de la repentance venait de Dieu et était juste.

 

30  mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

 

rendu nul à leur égard le dessein de Dieu. En appelant à la repentance, Jean exprimait la volonté de Dieu. Ceux qui refusèrent de se repentir rejetèrent non seulement Jean-Baptiste, mais Dieu lui-même.

 

31  A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ?

32  Ils ressemblent aux enfants assis dans la place publique, et qui, se parlant les uns aux autres, disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et vous n’avez pas pleuré.

 

enfants. Christ fait aux pharisiens un reproche qui les tourne en dérision. Il leur fait comprendre qu’ils adoptent une attitude enfantine, décidés qu’ils sont à bouder aussi bien une invitation à « danser » (allusion au style joyeux du ministère de Jésus, « mangeant et buvant » en compagnie des pécheurs, v. 34) qu’un appel à « pleurer » (évocation de l’appel à la repentance de Jean-Baptiste et de son style de ministère plus austère, v. 33).

 

33  Car Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon.

34  Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie.

 

mangeant et buvant. C’est-à-dire menant une vie ordinaire. Ce passage explique pourquoi le ministère de Jean différait radicalement de celui de Jésus du point de vue du style et de l’approche, tout en présentant le même message. Ces deux méthodes différentes enlevaient toute excuse aux pharisiens. Les caractéristiques qu’ils exigeaient de voir en Jésus une abstinence rigoureuse et un mode de vie spartiate - étaient celles du ministère de Jean-Baptiste, qu’ils avaient pourtant déjà rejeté. En réalité, ils rejetaient le message à cause de la corruption de leur cœur, mais ils ne voulaient pas le reconnaître.

 

35  Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.

 

la sagesse a été justifiée par tous ses enfants. La vraie sagesse est manifeste grâce à ses conséquences et à ses fruits. Cf. #Ja 2:14-17.

 

36 ¶  Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

 

Un pharisien. Il s’appelait Simon (v. #Lu 7:40). Il ne paraît pas avoir été un sympathisant de Jésus (cf. vv. #Lu 7:44-46). Le motif de son invitation ne fait aucun doute : il voulait soit piéger Jésus, soit trouver une raison lui permettant de l’accuser ensuite (cf. #Lu 6:7).

 

37  Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,

 

un vase d’albâtre. Ce récit coïncide en bien des points avec ceux de #Mt 26:6-13 ; #Mr 14:3-9 ; #Jn 12:2-8. Il est clair cependant que Luc décrit un événement distinct. L’incident rapporté dans les autres Evangiles eut lieu à Béthanie, près de Jérusalem, durant la semaine de la Passion. La personne qui oignit Jésus de parfum à cette occasion fut Marie, la sœur de Marthe et de Lazare. Ici, l’action se déroule en Galilée et implique « une femme pécheresse », une prostituée. Il n’y a aucune raison d’identifier cette femme à Marie de Magdala, contrairement à ce que font certains

 

38  et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

 

se tint derrière, aux pieds de Jésus. Jésus était à moitié allongé sur une sorte de divan, selon la coutume. Il était choquant aux yeux de tous qu’une femme jouissant d’une telle réputation entre dans la maison d’un pharisien. De tels repas, auxquels participaient des notables de la société, étaient souvent offerts aux yeux du public, un peu à la manière d’un spectacle, mais personne ne s’attendait à voir une prostituée se mêler aux convives. Elle fit preuve d’un grand courage en venant, ce qui montre sa détermination à rechercher le pardon. Ses « larmes » étaient l’expression d’une repentance sincère et profonde.

 

39  Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

 

de quelle espèce est la femme. Les pharisiens n’éprouvaient que du mépris pour les pécheurs. Simon était convaincu que, si Jésus connaissait la vraie nature de cette femme, il l’aurait renvoyée, notamment parce qu’elle était supposée le rendre rituellement impur par le contact physique.

 

40  Jésus prit la parole, et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Maître, parle, répondit-il. — 

 

Jésus prit la parole. Jésus connaissait les pensées de Simon (cf. #Lu 5:22) il démontrait ainsi à son hôte qu’il était effectivement un prophète.

 

41  Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

 

deniers. Un denier avait la valeur d’une journée de travail la somme en question était donc considérable: environ deux ans de salaire.

 

42  Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

43  Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

44  Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

 

point donné d’eau pour laver mes pieds. Une négligence manifeste ; laver les pieds aux invités constituait en effet une formalité essentielle. Ne pas offrir d’eau à un invité pour le lavement des pieds équivalait à une insulte. C’était comparable au fait pour un hôte, dans la culture occidentale moderne, de ne pas proposer à son invité d’enlever son manteau.

 

45  Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46  Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

47  C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

 

car elle a beaucoup aimé. Cela ne signifie pas que la femme fut pardonnée en raison de son grand amour. La parabole (vv. #Lu 7:41-43) dépeint un pardon inconditionnel dont l’amour est le fruit. Vouloir conditionner le pardon accordé à la femme par la mesure de son amour reviendrait à tordre le sens de la leçon que Jésus veut enseigner. « Car » a ici le sens de « par conséquent ». De plus, si elle put obtenir le pardon de la part de Christ, ce fut à cause de sa foi (v. #Lu 7:50), et non grâce à l’onction qu’elle offrit à Jésus.

 

48  Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

49  Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ?

50  Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

 

Ta foi t’a sauvée. Ceux que Jésus avait guéris ne furent pas tous sauvés, mais uniquement ceux qui manifestèrent une foi authentique (cf. #Lu 17:19 ; #Lu 18:42 ; #Mt 9:22).

 

LUC 8 * 1 à 56

1 ¶  Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

2  Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons,

 

quelques femmes. Normalement, il n’y avait pas de femmes parmi les disciples des rabbins.

 

Marie, dite de Magdala. Certains l’identifient à la femme décrite en #Lu 7:37-50, mais il est fort peu probable que Luc la présente pour la première fois par son nom ici, si elle était le personnage principal du récit qu’il vient de terminer. De plus, alors qu’il est clair qu’elle avait souffert entre les mains de « démons », il n’y a aucune raison de penser qu’elle ait été une prostituée.

 

3  Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens.

 

Jeanne. Son nom n’est mentionné qu’ici et en #Lu 24:10. Il est possible qu’elle ait été à l’origine de certains détails du récit de Luc concernant Hérode (cf. #Lu 23:8, #Lu 23:12).

 

Susanne. L’Ecriture ne parle nulle part ailleurs de cette femme, que Luc connaissait certainement à titre personnel.

 

de leurs biens. Selon la coutume juive, les disciples subvenaient aux besoins du rabbin. Cf. #Lu 10:7 ; #1Co 9:4-11 ; #Ga 6:6 ; #1Ti 5:17-18.

 

4 ¶  Une grande foule s’étant assemblée, et des gens étant venus de diverses villes auprès de lui, il dit cette parabole:

 

il dit cette parabole. Cette parabole marque un tournant dans le ministère de Jésus.

 

5  Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent.

 

semer sa semence. On semait à la volée sur une terre labourée. Lorsque le semeur lançait les grains vers les bords d’un champ, certains tombaient inévitablement sur la terre durcie aux abords du champ où ils ne pouvaient pas pénétrer dans le sol et pousser. Cette image peut aisément représenter les chefs religieux juifs au cœur endurci.

 

6  Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha, parce qu’elle n’avait point d’humidité.

 

sur le roc. C’est-à-dire un sol très peu profond qui recouvre à peine une couche rocheuse sous-jacente. La foule inconstante qui suivait Jésus uniquement pour ses miracles correspond bien à cette image.

 

7  Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec elle, et l’étouffèrent.

 

épines. Cette description conviendrait bien à l’attitude des matérialistes qui estiment les biens terrestres supérieurs aux richesses spirituelles.

8  Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

 

au centuple. Luc simplifie la parabole originale. #Mt 13:8 et #Mr 4:8 distinguent trois niveaux, selon l’abondance des fruits. « Le centuple » est synonyme d’une abondance incommensurable (cf. #Ge 26:12).

 

celui qui a des oreilles. Les trois Evangiles synoptiques rapportent cette recommandation à la suite de la parabole du semeur (cf. #Mt 13:9 ; #Mr 4:9). Jésus la répéta souvent afin de souligner des enseignements particulièrement importants énoncés dans un langage mystérieux (cf. #Lu 14:35 ; #Mt 11:15 ; #Mt 13:43 ; #Mr 4:23).

 

9  Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.

10  Il répondit : Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils ne comprennent point.

 

en voyant, ils ne voient point. Cette citation d’#Esa 6:9 décrit l’acte de jugement de Dieu par lequel il met un voile d’incompréhension sur les incroyants.

 

11  Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c’est la parole de Dieu.

12  Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

13  Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

 

ils croient pour un temps. Ils ne sont croyants que de nom et n’ont pas la foi qui conduit au salut.

14  Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

15  Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.

 

ayant entendu …  retiennent …  portent du fruit. Cette suite constitue la preuve du salut authentique: ceux qui ont « entendu » ont compris et cru (#Jn 8:31, #Jn 8:47); ils « retiennent » l’enseignement lorsqu’ils obéissent continuellement (#Lu 11:28 ; ils produisent dès lors du « fruit », c’est-à-dire des bonnes œuvres (#Mt 7:16-20 ; #Ja 2:14-26).

 

16  Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

 

sous un lit. Le fait que Christ enseigna des mystères sous forme de paraboles ne signifie pas que son message était destiné à une élite ou qu’il devait être gardé secret. On n’allume pas une lampe pour la garder cachée, mais pour la mettre sur un chandelier, d’où sa lumière peut porter plus loin. Pourtant, seuls ceux qui ont les yeux pour voir la verront.

 

17  Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.

 

il n’est rien de caché qui ne doive être découvert. Toute vérité sera révélée lors du jugement. Cf. #Lu 12:2-3 ; #1Co 4:5 ; #1Ti 5:24-25. Le but ultime de Dieu n’est pas de cacher la vérité, mais de la faire connaître.

 

18  Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.

 

Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez. La manière de recevoir la lumière dans cette vie revêt une importance cruciale. En effet, devant le trône du jugement il sera trop tard pour se déclarer en faveur de la vérité auparavant rejetée (#Ap 20:11-15). Ceux qui méprisent la lumière de l’Evangile aujourd’hui seront privés de toute lumière pour l’éternité. Cf. #Lu 19:26 ; #Mt 25:29.

 

19  La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver ; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule.

20  On lui dit : Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir.

21  Mais il répondit : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

22 ¶  Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit : Passons de l’autre côté du lac. Et ils partirent.

23  Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Un tourbillon fondit sur le lac, la barque se remplissait d’eau, et ils étaient en péril.

24  Ils s’approchèrent et le réveillèrent, en disant : Maître, maître, nous périssons ! S’étant réveillé, il menaça le vent et les flots, qui s’apaisèrent, et le calme revint.

25  Puis il leur dit : Où est votre foi ? Saisis de frayeur et d’étonnement, ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, qui commande même au vent et à l’eau, et à qui ils obéissent ?

26  Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est vis-à-vis de la Galilée.

27  Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons. Depuis longtemps il ne portait point de vêtement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres.

 

un homme. Matthieu précise qu’il y eut en fait deux hommes. Seul l’un d’entre eux prit la parole.

 

28  Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas.

29  Car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps ; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts.

30  Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui.

31  Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme.

32  Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit.

33  Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya.

34  Ceux qui les faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.

35  Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l’homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur.

36  Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.

37  Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s’éloigner d’eux, car ils étaient saisis d’une grande crainte. Jésus monta dans la barque, et s’en retourna.

38  L’homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais Jésus le renvoya, en disant:

39  Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a fait. Il s’en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

40 ¶  A son retour, Jésus fut reçu par la foule, car tous l’attendaient.

41  Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d’entrer dans sa maison,

 

chef de la synagogue. Jésus avait une fois chassé un démon d’un homme dans la synagogue de Jaïrus (#Lu 4:33-37).

 

42  parce qu’il avait une fille unique d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule.

 

pressé. Littéralement « étouffé », sous la pression écrasante de la foule.

 

43  Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir.

44  Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta.

 

s’approcha par derrière, et toucha. A cause de sa maladie, elle rendait impure toute personne qu’elle touchait. Cependant, ce fut exactement l’inverse qui se produisit ici.

 

45  Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis: Qui m’a touché ?

46  Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi.

47  La femme, se voyant découverte, vint toute tremblante se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant.

48  Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix.

49  Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte ; n’importune pas le maître.

50  Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée.

 

crois seulement. La foi n’était pas toujours indispensable pour obtenir la guérison (cf. #Lu 22:51), il arrivait cependant que Jésus l’exige.

 

51  Lorsqu’il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer avec lui, si ce n’est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l’enfant.

52  Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, mais elle dort.

53  Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte.

54  Mais il la saisit par la main, et dit d’une voix forte : Enfant, lève-toi.

55  Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu’on lui donnât à manger.

56  Les parents de la jeune fille furent dans l’étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

 

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