JOUR 61 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

12/10/2018 00:04

JOUR 61 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

 

ROMAINS 4 ET 5

 

ROMAINS 4 * 1 à 25

 

1 ¶  Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ?

Abraham, notre père. Paul utilisa l’exemple d’Abraham pour prouver la justification par la foi seule parce que les Juifs le considéraient comme l’homme juste par excellence (#Jn 8:39) et parce qu’il avait clairement montré que le judaïsme, avec sa justice basée sur les œuvres, avait dévié de la foi des patriarches. Sur le plan spirituel, Abraham était aussi l’ancêtre de l’Église de Rome, essentiellement composée de païens.

 

2  Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.

justifié par les œuvres. Déclaré juste sur la base de ses efforts.

se glorifier. Si les œuvres d’Abraham avaient été la base de sa justification, il aurait eu le droit de s’enorgueillir devant Dieu. Cela rend la prémisse hypothétique du v. 2 impensable (#Ep 2:8-9 ; #1Co 1:29).

 

3  Car que dit l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.

Citation de #Ge 15: 6. L’une des plus claires déclarations de toute l’Écriture sur la justification.

crut. Abraham était un homme de foi;  cf. #Ro 4:18-21 ; #Ga 3:6-7, #Ga 3:9 ; #Hé 11:8-10), mais la foi n’est pas une œuvre méritoire. Elle n’est jamais la base de la justification: elle est simplement le canal par lequel elle est reçue, et elle est aussi un don. Et cela ne vient pas de vous. « Cela » renvoie à toute la proclamation antérieure du salut, non seulement du point de vue de la grâce mais aussi de la foi. Certes, il est demandé aux hommes de croire pour être sauvés, mais même cette foi fait partie du don de Dieu. C’est elle qui sauve, et nous ne pouvons pas l’exercer par nos propres forces. La grâce de Dieu domine toutes les facettes du salut (cf. #Ro 3:20 ; #Ga 2:16).

imputé. Cf. vv. #Ro 4:5-6, #Ro 4:8-11, #Ro 4:22-24. Utilisé à la fois dans les domaines commercial et juridique, ce verbe grec renvoie à l’acte de prendre quelque chose qui appartient à une personne et le mettre sur le compte d’une autre. On le rencontre 9 fois dans ce ch. #Ro 4. C’est une transaction à sens unique: Abraham n’a rien fait pour bénéficier de la justice, Dieu l’a simplement mise sur son compte. Dieu a pris sa propre justice et l’a portée au compte d’Abraham comme si c’était vraiment la sienne. Il a agi ainsi parce qu’Abraham avait cru en lui.

 

4  Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ;

4:4-5 Élargissant son raisonnement à tous les hommes, l’apôtre affirme clairement que l’acte juridique consistant à déclarer un homme juste est complètement indépendant de toute forme d’œuvre humaine. Si le salut s’obtenait sur la base de nos efforts, le salut serait un dû; mais en réalité, le salut est toujours un don de la grâce, que Dieu accorde souverainement (#Ro 3:24 ; #Ep 2:8-9) à ceux qui croient (cf. #Ro 1:16). Puisque la foi est mise en contraste avec les œuvres, elle doit signifier la fin de toute tentative de gagner la faveur de Dieu par un quelconque mérite personnel.

 

5  et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice.

justifie l’impie. Seuls ceux qui renoncent à toute prétention d’être bons et reconnaissent qu’ils sont impies sont des candidats à la justification (cf. #Lu 5:32).

 

6  De même David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres:

4:6-8 Paul appuie son raisonnement avec le #Ps 32:1-2, un psaume sur la joie du pardon écrit par David après son adultère avec Bath-Schéba et l’assassinat de son mari (#2S 11). Malgré la gravité de son péché et l’absence complète de mérite personnel, David connaissait la bénédiction liée à la justice imputée.

 

7  Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts !

8  Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché !

9 ¶  Ce bonheur n’est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham.

circoncis. C’est-à-dire les Juifs;  cf. #Ac 15:19-29 ; #Ro 2:25-29 ; #Ro 4:11 ; #Ga 5:1-4 ; #Ga 6:12 ; #Ph 3:2-5).

4:9-12 Paul anticipe la réaction de ses lecteurs juifs: si Abraham a été justifié par la foi seule, pourquoi Dieu lui a-t-il ordonné, ainsi qu’à ses descendants, de pratiquer la circoncision? Sa réponse est pertinente non seulement pour ceux que la circoncision concerne, mais aussi pour les millions de personnes qui se fondent encore sur des rites ou des activités religieuses pour gagner la justice.

 

10  Comment donc lui fut-elle imputée ? Était-ce après, ou avant sa circoncision ? Il n’était pas encore circoncis, il était incirconcis.

pas encore circoncis, il était incirconcis. La chronologie de la Genèse appuie l’exposé de Paul: Abraham avait 86 ans à la naissance d’Ismaël (#Ge 16: 16), et il fut circoncis à l’âge de 99 ans, mais Dieu le déclara juste avant la conception d’Ismaël (#Ge 15: 6 ; #Ge 16:2-4), soit au moins 14 ans avant sa circoncision.

 

11  Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu’il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d’être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,

signe. Cela indique le besoin qu’à l’homme d’une purification spirituelle (cf. #Ro 2:28-29 ; #Jér 4:3-4 ; #Jér 9:4-26) et d’une relation d’alliance avec Dieu.

sceau. Une démonstration extérieure de la justice que Dieu a mise sur son compte par la foi.

4:11-12

le père de tous les incirconcis qui croient. D’un point de vue physique, Abraham est le père de tous les Juifs (circoncis); d’un point de vue spirituel, il est le père des Juifs croyants (v. #Ro 4:12) et des païens croyants (incirconcis, v. 11). Cf. #Ro 4:16 ; #Ga 3:29.

 

12  et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.

13  En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi.

pas par la loi. Ce n’est pas grâce à son respect de la loi.

héritage du monde …  promis. Se rapporte à Christ et constitue l’essence de l’alliance que Dieu conclut avec Abraham et ses descendants;  cf. #Ge 15: 5 ; #Ge 18: 18 ; #Ge 22: 18): la dernière clause de cette alliance stipulait que, par la postérité d’Abraham, le monde entier serait béni (#Ge 12:3); Paul précisa que cette postérité désignait précisément Christ et que cette promesse correspondait vraiment à l’Évangile (#Ga 3:8, #Ga 3:16 ; cf. #Jn 8:56). Tous les croyants, par le fait qu’ils sont en Christ, deviennent héritiers de la promesse (#Ga 3:29 ; cf. #1Co 3:21-23).

par la justice de la foi. La justice reçue de Dieu par la foi.

4:13-15 Abraham ne fut pas justifié par le rite de la circoncision (vv. #Ro 4:9-12), ni par le respect de la loi mosaïque (vv. #Ro 4:13-15).

 

14  Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie,

le sont par la loi. Si seuls ceux qui respectent parfaitement la loi  chose impossible - bénéficient de la promesse, la foi n’a aucune valeur.

la promesse est annulée. Faire une promesse sous réserve d’une condition impossible rend cette promesse nulle.

 

15  parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression.

la loi produit la colère. En révélant l’état de pécheur de l’homme (cf. #Ro 7:7-11 ; #Ga 3:19, #Ga 3:24).

 

16  C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous,

par la foi. La justification est reçue par la foi seule.

par grâce. Mais la puissance de la justification, c’est la grande grâce de Dieu, et non la foi de l’homme.

celle qui est sous la loi. Les Juifs croyants.

celle qui a la foi d’Abraham. Les païens croyants.

selon qu’il est écrit. Citation de #Ge 17: 5.

 

17 ¶  (4-16) selon qu’il est écrit : (4-17) Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

qui donne la vie aux morts. Abraham en avait fait personnellement l’expérience (#Hé 11:11-12 ; cf. #Ro 4:19).

appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. C’est une autre allusion au caractère juridique de la justification: en leur imputant sa justice, Dieu peut déclarer justes des pécheurs croyants même s’ils ne le sont pas, tout comme il a fait ou déclaré Jésus « péché » et l’a puni bien qu’il n’ait pas été un pécheur. Ceux qu’il justifie, il les rendra semblables à l’image de son Fils (#Ro 8:29-30).

 

18  Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité.

Espérant contre toute espérance. D’un point de vue humain, cela semblait impossible (cf. v. #Ro 4:19). Cf. #Ge 17: 5.

selon ce qui lui avait été dit. Introduit une citation de #Ge 15: 5.

4:18-25 Ayant montré que la justification est reçue par la foi et absolument pas sur la base des œuvres (vv. #Ro 4:1-8), et que le pécheur est rendu juste par pure grâce et non grâce à son respect de la loi (vv. #Ro 4:9-17), Paul conclut maintenant en montrant que cette justification découle de la puissance divine et non des efforts de l’homme (vv. #Ro 4:18-25).

 

19  Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants.

faiblir dans la foi. Fait qui survient lorsque le doute mine la confiance en la Parole de Dieu.

Sara n’était plus en état. Elle avait 90 ans, 10 de moins qu’Abraham (#Ge 17: 17), lorsqu’elle reçut la promesse de la naissance d’Isaac.

 

20  Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,

la promesse. De la naissance d’un fils (#Ge 15: 4 ; #Ge 17: 16 ; #Ge 18: 10).

donnant gloire à Dieu. Faire confiance à Dieu est une manière d’affirmer son existence et son caractère, et par conséquent de lui rendre gloire (cf. #Hé 11:6 ; #1Jn 5:10).

 

21  et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir.

22  C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice.

C’est pourquoi. Compte tenu de sa foi authentique (voir #Ge 15: 6).

 

23 ¶  Mais ce n’est pas à cause de lui seul qu’il est écrit que cela lui fut imputé ;

pas à cause de lui seul. Toute l’Écriture a une application universelle (cf. #Ro 15: 4 ; #2Ti 3:16-17), et l’expérience d’Abraham ne fait pas exception. Si Abraham a été justifié par la foi, alors tous les autres sont justifiés sur la même base.

 

24  c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur,

25  lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

Paraphrase d’#Esa 53:12 dans la LXX (traduction grecque de l’A.T.). Ces mots ont peut-être été adaptés d’une première confession chrétienne ou d’un hymne.

livré. C’est-à-dire crucifié.

pour notre justification. La résurrection apporta la preuve que Dieu avait accepté le sacrifice de son Fils et pouvait être juste tout en justifiant des impies.




ROMAINS 5 * 1 à 21


1 ¶  Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,

Étant donc justifiés. La construction grecque indique que la justification est une déclaration juridique unique aux conséquences permanentes, et non un processus continu.

paix avec Dieu. Non pas un sentiment subjectif et intérieur de tranquillité et de sérénité, mais une réalité objective extérieure. Dieu s’est déclaré en guerre contre tout être humain à cause de sa rébellion coupable (v. #Ro 5:10 ; cf. #Ro 1:18 ; #Ro 8:7 ; #Ex 22: 24 ; #De 32:21-22 ; #Ps 7:12 ; #Jn 3:36 ; #Ep 5:6), mais le premier grand résultat de la justification, c’est que la guerre du pécheur avec Dieu est terminée pour toujours (#Col 1:21-22). L’Écriture parle de la fin de ce conflit en termes de réconciliation avec Dieu (vv. #Ro 5:10-11 ; #2Co 5:18-20).

5:1-11 Paul achève son exposé à propos de la justification des pécheurs sur la base de la foi seule et s’attache ensuite à contrecarrer une notion erronée: celle qui voudrait que, si les croyants reçoivent le salut par la foi, ils puissent le conserver grâce aux bonnes œuvres. Il affirme que les chrétiens sont éternellement liés à Jésus-Christ, protégés par sa puissance et non par leurs efforts (cf. #Esa 11:5 ; #Ps 36:6 ; #La 3:23 ; #Ep 1:18-20 ; #2Ti 2:13 ; #Hé 10:23). Pour le chrétien, les preuves de ce lien éternel sont:

1° sa paix avec Dieu (v. #Ro 5:1);

2° son maintien dans la grâce (v. #Ro 5:2a);

3° son espérance de la gloire (vv. #Ro 5:2b-5a);

4° l’amour divin dans son cœur (vv. #Ro 5:5b-8);

5° son assurance d’échapper à la colère divine (vv. #Ro 5:9-10);

6° sa joie dans le Seigneur (v. #Ro 5:11).

 

2  à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

accès. Utilisé seulement deux autres fois dans le N.T. (#Ep 2:18 ; #Ep 3:12 traduit « approcher »), le mot grec est toujours en rapport avec l’accès qu’a le croyant vers Dieu en Jésus-Christ. Cet accès, inconcevable pour un Juif de l’A.T. (cf. #Ex 19: 9, #Ex 19:20-21 ; #Ex 28:35), est maintenant ouvert à tous (#Jér 32:38, #Jér 32:40 ; #Hé 4:16 ; #Hé 10:19-22 ; cf. #Mt 27:51).

demeurons fermes. Position permanente et sûre dont jouissent les croyants par la grâce de Dieu (cf. v. #Ro 5:10 ; #Ro 8:31-34 ; #Jn 6:37 ; #Ph 1:6 ; #2Ti 1:12 ; #Jude 24).

espérance de la gloire de Dieu. Contrairement au verbe français « espérer », le terme du N.T. ne comporte aucune notion d’incertitude; il renvoie à quelque chose de certain, quoique pas encore réalisé. La destinée ultime du croyant est de partager la gloire même de Dieu (#Ro 8:29-30 ; #Jn 17: 22 ; #2Co 3:18 ; #Ph 3:20-21 ; #1Jn 3:1-2) et cette espérance se réalisera car Christ lui-même nous le promet (#1Ti 1:1). Sans les promesses claires et certaines de la Parole de Dieu, le croyant n’aurait aucune base pour espérer (#Ro 15: 4 ; #Ps 119:81, #Ps 119:114 ; #Ep 2:12 ; cf. #Jér 14: 8 ).

 

3  Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

afflictions. Ce mot décrit la pression, comme celle d’une presse extrayant le liquide des olives ou du raisin. Il ne s’agit pas des pressions normales de la vie (cf. #Ro 8:35), mais des difficultés inévitables que rencontrent les disciples de Christ à cause de leur relation avec lui (#Mt 5:10-12 ; #Jn 15: 20 ; #2Co 4:17 ; #1Th 3:3 ; #2Ti 3:12 ; #1Pi 4:19). De telles épreuves produisent de riches avantages spirituels (vv. #Ro 5:3-4).

persévérance. Parfois traduit par « patience », ce mot désigne l’endurance, la capacité de supporter les fardeaux et la pression sans succomber (#Ro 15: 5 ; #Col 1:22-23 ; #2Th 1:4 ; #Ap 14: 12).

 

4  la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

victoire dans l’épreuve. En rapport avec le test que l’on faisait subir aux métaux afin de déterminer leur degré de pureté, le mot grec désignait la preuve de la réussite à ce test. Le caractère chrétien a valeur de preuve (cf. #Ja 1:12). Les chrétiens peuvent se glorifier dans les épreuves, compte tenu de ce que ces difficultés produisent.

 

5  Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

l’amour de Dieu est répandu. L’amour de Dieu (cf. v. #Ro 5:8) a été répandu abondamment en nous au point de déborder de notre cœur. Paul passe des aspects objectifs de notre sécurité en Christ aux aspects plus subjectifs et intérieurs. Dieu a mis dans notre cœur la preuve que nous lui appartenons en ce que nous aimons celui qui nous a aimés le premier (#1Co 16: 22 ; cf. #Ga 5:22 ; #Ep 3:14-19 ; #1Jn 4:7-10).

Saint-Esprit qui nous a été donné. Un témoignage merveilleux de l’amour de Dieu pour nous (#Ro 8:9, #Ro 8:14, #Ro 8:16-17 ; #Jn 7:38-39 ; #1Co 6:19-20 ; #1Co 12:13 ; #Ep 1:18).

 

6 ¶  Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

sans force. Littéralement « impuissants ». Les pécheurs non régénérés sont morts spirituellement et incapables de faire quoi que ce soit pour s’aider eux-mêmes (#Jn 6:44 ; #Ep 2:1).

Christ …  est mort pour des impies. L’amour de Dieu pour les siens est inébranlable, car il ne repose pas sur notre degré de sympathie, mais sur la constance de son propre caractère; l’acte d’amour suprême de Dieu s’est manifesté à un moment où nous étions des plus indésirables (cf. #Mt 5:46).

au temps marqué. Au moment choisi par Dieu (cf. #Ga 4:4).

 

7  A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

un juste …  homme de bien. Un tel sacrifice est inhabituel. Paul souligna que, même si nous n’étions pas des justes ni des hommes de bien, cela n’avait pas empêché Christ de se sacrifier pour nous.

 

8  Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

9  A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

À plus forte raison. Ce que Paul va dire est encore plus étonnant et merveilleux.

par son sang. Par sa mort substitutive. Les références au sang du Sauveur indiquent qu’il saigna effectivement lors de sa mort (une nécessité pour accomplir le symbole du sacrifice de l’A.T.), mais elles ne se limitent pas au liquide en soi. Les auteurs du N.T. utilisent aussi le terme « sang » pour décrire la mort violente, notamment celle des prophètes ou des innocents (voir #Mt 23: 30, #Mt 23: 35 ; #Mt 27:4-8, #Mt 27:24-25 ; #Jn 6:53-56 ; #Ac 5:28 ; #Ac 20: 26), la mort de Jésus et toute son œuvre expiatoire (cf. #Ro 3:25 ; #Ep 1:7 ; #Ep 2:13 ; #Col 1:14, #Col 1:20 ; #Hé 9:12 ; #Hé 10:19 ; #Hé 13: 12 ; #1Pi 1:2, #1Pi 1:19 ; #1Jn 1:7 ; #Ap 1:5).

colère. Christ a supporté toute la fureur de la colère de Dieu à la place des pécheurs croyants, et ils en sont délivrés (voir #Ro 8:1 ; #1Th 1:10 ; #1Th 5:9).

 

10  Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

sauvés par sa vie. Lorsque nous étions les ennemis de Dieu, Christ s’est montré capable de nous réconcilier avec Dieu par sa mort. Maintenant que nous sommes enfants de Dieu, le Sauveur est certes capable de nous protéger par sa puissance vivante.

 

11  Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

réconciliation. Entre Dieu et les pécheurs.

 

12  C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, … 

comme …  le péché est entré. Ne renvoie pas à un péché particulier, mais à la propension innée à pécher qui pénétra le domaine des hommes; ils devinrent pécheurs par nature. Suite à sa première désobéissance, Adam transmit sa nature pécheresse à tous ses descendants. Comme cette nature est présente depuis la conception (#Ps 51:7), l’homme est incapable de vivre d’une manière qui plaise à Dieu. Satan, le père du péché (#1Jn 3:8), tenta Adam et Ève en premier (#Ge 3:1-7).

par un seul homme. Lorsque Adam pécha, tous les hommes péchèrent dans ses reins (v. #Ro 5:18 ; cf. #Hé 7:7-10). Puisque son péché transforma sa nature intérieure et entraîna la mort spirituelle et la dépravation, cette nature coupable fut aussi transmise à sa postérité (#Ps 51:7).

mort. À l’origine, Adam n’était pas destiné à la mort, mais à cause de son péché, sa mort devint une sinistre certitude pour lui et sa postérité. La mort a trois manifestations distinctes:

1° la mort spirituelle ou la séparation d’avec Dieu (cf. #Ep 2:1-2 ; #Ep 4:18);

2° la mort physique (#Hé 9:27);

3° la mort éternelle (appelée aussi « seconde mort »), qui comprend non seulement la séparation éternelle d’avec Dieu mais les tourments éternels dans l’étang de feu (#Ap 20:11-15).

parce que tous ont péché. Comme toute l’humanité existait dans les reins d’Adam et a hérité de sa nature déchue et de sa dépravation par la procréation, Paul peut dire que tous ont péché en lui. Par conséquent, les hommes ne sont pas des pécheurs parce qu’ils pèchent, mais ils pèchent parce qu’ils sont des pécheurs.

5:12-21 Dans l’un des passages les plus énigmatiques de tout le livre, Paul cherche à montrer que la mort d’un homme peut apporter le salut à beaucoup. Pour étayer son exposé, il a recours à Adam et établit un principe: les actions d’un homme peuvent avoir un impact inexorable sur de nombreuses autres personnes.

 

13  car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.

le péché n’est pas imputé. Même si tous les hommes étaient considérés comme pécheurs (v. #Ro 5:12), du fait qu’il n’y avait pas de liste explicite des commandements, il n’y avait pas de relevé de leurs infractions à la loi.

quand il n’y a point de loi. La loi mosaïque n’existait pas au cours de la période d’Adam à Moïse.

 

14  Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

Cependant la mort a régné. Mais même sans la loi, la mort était universelle. Tous les hommes d’Adam à Moïse sont morts, non à cause de leurs transgressions de la loi mosaïque (qu’ils ne possédaient pas encore), mais à cause de la nature pécheresse dont ils avaient hérité.

pas péché …  semblable à celle d’Adam. Ceux qui n’avaient reçu aucune révélation, contrairement à Adam (#Ge 2:16-17), ou ceux qui avaient la loi mosaïque (cf. v. #Ro 5:13), mais péchèrent cependant contre la sainteté de Dieu, c’est-à-dire ceux qui ont péché sans la loi (#Ro 2:12).

la figure de celui qui devait venir. Adam et Christ étaient semblables en ce que leurs actes eurent un impact sur toute l’humanité. Cette phrase sert de transition entre la discussion sur l’héritage du péché d’Adam et l’attribution de la justice de Christ.

 

15  Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

beaucoup sont morts. Paul donne au mot « beaucoup » deux significations distinctes, tout comme au « tous » du v. 18. Il a déjà établi que tous les hommes, sans exception, portent la culpabilité du péché et sont par conséquent sujets à la mort. Ainsi, les « beaucoup » qui sont morts doivent correspondre à tous les descendants d’Adam.

à plus forte raison. L’acte rédempteur unique de Christ fut bien plus grand que l’acte condamnateur d’Adam.

5:15-21 Dans ce passage, Paul analyse les contrastes entre l’acte d’Adam, qui a eu pour effet la condamnation, et l’acte de Christ, qui a eu pour résultat le rachat. Ils étaient différents quant à leur effet (v. #Ro 5:15), leur importance (v. #Ro 5:16), leur efficacité (v. #Ro 5:17), leur essence (vv. #Ro 5:18-19) et leur pouvoir (vv. #Ro 5:20-21).

 

16  Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

du don. Le salut par grâce.

condamnation. Le verdict divin de culpabilité, le contraire de la justification.

plusieurs offenses. Adam provoqua la condamnation de beaucoup d’hommes par une seule offense: son acte volontaire de désobéissance. Christ délivre cependant l’élu de la condamnation due à plusieurs offenses.

 

17  Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

la mort a régné. Le péché d’Adam engendra la mort universelle. C’était exactement le contraire de ce qu’il espérait, car Satan avait promis: « Vous serez comme Dieu » (#Ge 3:5). Le sacrifice de Christ offre le salut à ceux qui croient.

don de la justice. voir aussi #2Co 5:21 ; #Ph 3:8-9.

régneront-ils dans la vie. Contrairement à l’acte d’Adam, l’acte de Christ accomplit et accomplira précisément son but (cf. #Ph 1:6), c’est-à-dire la vie spirituelle (cf. #Ep 2:5).

 

18  Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.

un seul acte de justice. Il ne s’agit pas d’une référence à un simple événement, mais de l’obéissance de Christ (cf. v. #Ro 5:19 ; #Lu 2:49 ; #Jn 4:34 ; #Jn 5:30 ; #Jn 6:38). Le point culminant de cette preuve d’obéissance fut sa mort sur la croix (#Ph 2:8).

la justification …  à tous les hommes. Cela ne signifie pas que tous les hommes soient sauvés; le salut est destiné à ceux qui vivent par la foi en Jésus-Christ (cf. #Ro 1:16-17 ; #Ro 3:22, #Ro 3:28 ; #Ro 4:5, #Ro 4:13). Comme pour le mot « beaucoup » au v. 15, Paul utilise « tous » avec deux acceptions différentes, pour les besoins du parallélisme (procédé courant dans l’A.T.).

5:18-19 Résumés de l’analogie entre Adam et Christ.

 

19  Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.

rendus justes. Cette expression se rapporte probablement au statut juridique devant Dieu, et non au réel changement de caractère. En effet, Paul compare la justification et la condamnation tout au long de ce passage, et il n’a pas encore introduit la doctrine de la sanctification (ch. #Ro 6:1-8:2) qui traite de la véritable transformation du pécheur consécutive à la rédemption.

 

20  Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

la loi est intervenue. Cf. #Ga 3:19. Même si la loi mosaïque était sans défaut (#Ro 7:12), son introduction provoqua l’augmentation du péché de l’homme (cf. #Ro 7:8-11). Les hommes prirent davantage conscience de leur état de pécheurs et de leur incapacité à respecter la norme parfaite de Dieu (#Ro 7:7 ; #Ga 3:21-22). La loi servit en outre à les conduire à Christ (#Ga 3:24).

 

21  afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

C’est le dernier résumé de l’analogie entre Adam et Christ.

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