JOUR 66 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

17/10/2018 00:34

JOUR 66 DE 130 : NOUVEAU TESTAMENT

 

ROMAINS 14 ET 15

 

ROMAINS 14 * 1 à 23

 

1 ¶  Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Accueillez. Le mot grec renvoie à une acceptation personnelle et volontaire les uns des autres.

faible dans la foi. Caractéristique des croyants incapables de se séparer des cérémonies religieuses et des rites de leur passé. Le croyant faible d’origine juive ne parvenait pas à abandonner les rites et interdictions de l’ancienne alliance, il se sentait obligé d’adhérer aux règles alimentaires, d’observer le sabbat et d’offrir des sacrifices dans le temple. Le croyant faible d’origine païenne avait été plongé dans l’idolâtrie avec ses rites; il se sentait souillé par le contact avec tout ce qui avait un rapport avec son passé, comme la consommation de la viande offerte à une divinité païenne et ensuite vendue au marché. Tous deux avaient une conscience très aiguisée sur ces sujets et n’étaient pas encore assez mûrs pour être libérés de ces convictions. Cf. #1Co 8:1-13.

ne discutez pas les opinions. Mieux traduit « pas dans le but d’émettre un jugement sur son opinion (ou ses scrupules) ». Le croyant mûr ne devrait pas se poser en juge des pensées sincères mais insuffisamment développées qui gouvernent la conduite du frère faible.

14:1-12 La diversité de l’Église confirme la puissance de Christ pour rassembler des personnalités dissemblables de façon à ce qu’elles vivent une véritable unité. Toutefois, Satan agit souvent sur la chair non rachetée de l’homme pour semer la discorde et menacer cette unité. Dans ce passage, Paul traite du danger qui surgit lorsque des croyants mûrs (forts)  d’origine juive ou païenne - entrent en conflit avec des croyants immatures (faibles). Les croyants d’origine juive forts avaient pris conscience de leur liberté en Christ et réalisé que les exigences cérémonielles de la loi mosaïque n’étaient plus en vigueur. Les ex-païens mûrs avaient compris que les idoles n’étaient pas des dieux et qu’ils pouvaient par conséquent manger la viande qui leur avait été offerte. Mais dans les deux cas, la conscience des frères faibles était troublée, et ils étaient même tentés de violer leur conscience (une chose à ne pas faire). Sachant que les chrétiens mûrs parviendraient à comprendre ces luttes, Paul leur adresse la plupart de ses commentaires.

 

2  Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

Tel croit. La foi mûre du croyant lui permet d’user de sa liberté en Christ en mangeant la viande bon marché des païens (bon marché parce qu’un adorateur l’avait préalablement offerte en sacrifice à une divinité païenne.

que des légumes. Régime strict que s’imposaient les croyants d’origine juive ou païenne pour éviter de manger de la viande impure ou offerte en sacrifice aux idoles.

 

3  Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

méprise …  juge. « Mépriser », c’est considérer que l’autre ne vaut rien, qu’il n’inspire que dédain et dégoût. « Juger » équivaut à « condamner ». Paul les utilise comme synonymes: le fort méprise le faible en l’accusant de légalisme et de pharisaïsme; le faible juge le fort irresponsable, voire corrompu.

 

4  Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

cela regarde son maître. L’important, c’est la manière dont Christ évalue chaque croyant, et son jugement ne tient pas compte des traditions religieuses ni des préférences personnelles (cf. #Ro 8:33-34 ; #1Co 4:3-5).

 

5  Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

distinction entre les jours. Bien que Dieu ne l’exige plus, le croyant faible d’origine juive se sentait obligé de respecter le sabbat et d’autres jours particuliers associés au judaïsme (cf. #Ga 4:9-10). Quant à l’ex-païen faible, il voulait se séparer de l’immoralité et de l’idolâtrie des jours de fête associés au paganisme.

 

les estime tous égaux. Les croyants forts n’étaient pas affectés par ces questions.

Que chacun ait …  une pleine conviction. Chaque chrétien doit suivre ce que lui dicte sa conscience par rapport aux sujets qui ne sont pas précisément abordés dans l’Écriture. Puisque la conscience est un mécanisme donné par Dieu pour avertir et qu’elle répond au plus haut standard de la loi morale (#Ro 2:14-15), il est déconseillé de s’entraîner à l’ignorer. En revanche, réagissons aux remords et, à mesure que nous grandirons en apprenant plus, notre conscience ne nous avertira que des choses essentielles.

 

6  Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

Le croyant fort mange ce qui lui plaît et remercie le Seigneur. Le frère faible mange ses légumes et remercie le Seigneur de s’être offert en sacrifice à sa place. Dans les deux cas, le croyant remercie le Seigneur; la motivation est donc identique.

pour le Seigneur. Les raisons qui motivent les décisions d’un croyant, fort ou faible, par rapport à sa conscience doivent correspondre à son désir de plaire au Seigneur.

 

7  En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

ne vit pour lui-même …  ne meurt pour lui-même. Nous ne sommes jamais au centre de la vie chrétienne; en tout, nous devons chercher à plaire à notre Seigneur, qui est souverain (cf. #1Co 6:20 ; #1Co 10:31).

 

8  Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

9  Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Christ …  dominer sur les morts et sur les vivants. Christ est mort non seulement pour nous libérer du péché, mais aussi pour faire de nous ses esclaves (#Ro 6:22), pour s’établir comme souverain sur les saints qui sont déjà en sa présence et sur ceux qui sont encore sur terre (cf. #Ph 2:11 ; #1Ti 6:15 ; #Ap 17: 14 ; #Ap 19: 16).

 

10  Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

ton frère. Quelqu’un qui croit en Christ.

tribunal de Dieu. Chaque croyant rendra compte pour lui-même, et le Seigneur jugera les décisions prises, y compris celles relatives au domaine de la conscience. Ce verdict est le seul qui compte

 

11  Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

il est écrit. Paul cite #Esa 45:23 ; #Esa 49:18 (cf. #Ph 2:10-11).

 

12  Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

13  Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

mais pensez plutôt. Le même mot grec est traduit ailleurs « juger » (vv. #Ro 14: 3, #Ro 14: 10, #Ro 14: 13) et ici « penser ». Aux vv. 3, 10, 13a, le sens est négatif: condamner. Au v. 13b, le sens est positif: déterminer ou prendre une sage décision. Par ce jeu de mots, Paul montre qu’au lieu d’exercer un jugement vis-à-vis de leurs frères, ils devraient plutôt utiliser leur jugement pour aider leurs frères en Christ.

pierre d’achoppement. Tout ce que fait un croyant  même si l’Écriture le permet - et qui entraîne une personne à tomber dans le péché (#1Co 8:9).

 

14  Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Je sais …  par le Seigneur Jésus. Cette vérité n’était pas le produit de sa réflexion ni des enseignements reçus, mais d’une révélation divine (cf. #Ga 1:12).

rien n’est impur en soi. cf. #Mr 7:15 ; #1Ti 4:3-5 ; #Tit 1:15).

impur. Le mot grec signifiait à l’origine « ordinaire » mais finit par signifier « impur » ou « mauvais » .

pour celui qui la croit impure. Si un croyant est convaincu qu’un certain comportement est mauvais  même si son analyse est fausse - il ne devrait jamais l’adopter. S’il le faisait, il violerait sa conscience, ressentirait de la culpabilité (cf. #1Co 8:4-7 )et serait peut-être amené à un légalisme plus profond au lieu d’avancer vers la liberté. 

15  Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour : ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

attristé. Le verbe grec signifie à l’actif « faire souffrir, faire de la peine ». Un croyant faible peut être blessé en voyant un frère faire quelque chose qu’il considère comme un péché, mais pire encore, le croyant fort peut pousser le frère faible à violer sa propre conscience (cf. #1Co 8:8-13).

amour. L’amour donnera au chrétien fort sensibilité et compréhension envers les faiblesses de son frère (#1Co 8:8-13).

la perte. La destruction totale. Dans le N.T., ce mot indique souvent la damnation éternelle (#Mt 10:28 ; #Lu 13: 3 ; #Jn 3:16 ; #Ro 2:12). Dans ce contexte, il se réfère à une destruction complète de la croissance spirituelle (cf. #Mt 18: 3, #Mt 18: 6, #Mt 18: 14).

celui pour lequel Christ est mort. Tout chrétien (cf. #1Co 8:11).

 

16  Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

votre privilège. L’usage légitime de la liberté du chrétien (cf. #1Co 10:23-32).

pas un sujet de calomnie. Une manière de blasphémer. Lorsque les incroyants voient un chrétien fort abuser de sa liberté en Christ et causer du tort à un frère plus faible, ils concluent que le christianisme rassemble des gens sans amour, ce qui nuit gravement à la réputation de Dieu (cf. #Ro 2:24).

 

17  Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.

royaume de Dieu. La sphère du salut où Dieu règne dans le cœur de ceux qu’il a sauvés.

le manger et le boire. Des pratiques extérieures qui ne sont pas essentielles.

justice. La vie sainte et obéissante (cf. #Ep 6:14 ; #Ph 1:11).

paix. Une douce tranquillité, produite par l’Esprit, et qui devrait caractériser les relations des croyants avec Dieu et avec les autres (#Ga 5:22).

joie, par le Saint-Esprit. Cet autre fruit de l’Esprit implique une attitude permanente de louange et de reconnaissance, indépendamment des circonstances, et découle de la confiance en la souveraineté de Dieu (#Ga 5:22 ; #1Th 1:6).

 

18  Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

approuvé des hommes. Le verbe renvoie à l’acte d’approuver quelque chose après un examen minutieux, comme un bijoutier qui examine une pierre pour déterminer sa qualité et sa valeur. Les chrétiens sont sous le projecteur d’un monde sceptique qui évalue l’attitude qu’ils ont les uns envers les autres (cf. #Jn 13: 35 ; #Ph 2:15).

 

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20  Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

l’œuvre de Dieu. Un chrétien qui a été racheté par les efforts du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et non par ses propres efforts (cf. v. #Ro 14: 15 ; #Ep 2:10).

toutes choses sont pures. Les libertés que Dieu a données aux croyants et qui sont bonnes en elles-mêmes (cf. vv. #Ro 14: 14, #Ro 14: 16).

il est mal …  mange. Celui qui utilise cette liberté négligemment et égoïstement offense son frère plus faible.

 

21  Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

de scandale ou de faiblesse. N’apparaît que dans certains manuscrits.

 

22  Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

garde-la pour toi devant Dieu. Meilleure traduction: « garde-la comme ta conviction personnelle devant Dieu ». Paul encourage le croyant fort à prendre conscience de sa liberté, à en jouir et à la garder entre Dieu et lui.

ce qu’il approuve. Le croyant fort garde une bonne conscience parce qu’il ne devient pas une pierre d’achoppement pour le frère faible.

14:22-23 Dans le domaine de la liberté, le chrétien le plus fort peut se faire du tort à lui-même en dénonçant ou en dénigrant la liberté que Dieu lui a donnée (#Ga 5:1), ou en affichant négligemment sa liberté sans tenir compte des conséquences sur les autres (cf. #1Co 10:23-32).

 

23  Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

celui qui a des doutes …  est condamné. Lorsque le frère faible viole sa conscience, il pèche.

Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction. Les pensées et actions condamnées par notre conscience.





ROMAINS 15 * 1 à 33


1 ¶  Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

supporter. Signifie « prendre un fardeau et le porter », comme porter une cruche d’eau (#Mr 14:13), porter un homme (#Ac 21:35) et, au figuré, assumer une responsabilité (#Ac 15:10). Les forts ne doivent pas se contenter de tolérer les faiblesses de leurs frères, ils doivent les aider à porter leurs fardeaux dans l’amour et de manière concrète (#Ga 6:2 ; cf. #1Co 9:19-22 ; #Ph 2:2-4).

 

2  Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

édification. Comporte à la fois les notions de construire et de fortifier. C’est pratiquement le même appel qu’en #Ro 14:19, avec en plus la condition du sacrifice de soi (#1Co 10:23-24 ; cf. #Ph 2:2-5).

 

3  Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit : Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

Christ n’a pas cherché ce qui lui plaisait. Son but suprême était de plaire à Dieu et d’accomplir sa volonté (#Jn 4:34 ; #Jn 5:30 ; #Jn 6:38 ; #Jn 8:25, #Jn 8:27-29 ; #Ph 2:5-8).

il est écrit. Introduit une citation du #Ps 69:10.

Les outrages …  sont tombés sur moi. « Outrages » désigne des calomnies, fausses accusations et insultes. Les hommes haïssaient Dieu et manifestaient la même haine envers celui qu’il avait envoyé pour se révéler (cf. #Jn 1:10-11, #Jn 1:18).

 

4  Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

tout …  écrit d’avance. L’A.T. divinement révélé.

pour notre instruction. Bien que les chrétiens vivent sous la nouvelle alliance et ne soient pas sous l’autorité de l’ancienne, la loi morale de Dieu n’a pas changé, et toute l’Écriture fait du bien à leur esprit (#1Co 10:6, #1Co 10:10-11 ; #2P 1:20-21). La description que Paul donne des bienfaits de l’Écriture concerne certainement aussi le N.T., mais elle renvoie tout d’abord aux « saintes lettres », c’est-à-dire l’A.T. (#2Ti 3:15-17).

consolation. Littéralement « encouragement ». La Parole de Dieu enseigne la persévérance aux croyants et les encourage dans ce processus.

espérance. Sans les promesses claires et certaines de la Parole de Dieu, les croyants n’auraient aucune raison d’espérer (cf. #Ps 119:81, #Ps 119:114 ; #Ep 2:12 ; #Jér 14:8).

 

5 ¶  Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ,

avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres. Paul encourage les forts et les faibles à rechercher l’harmonie spirituelle à propos des sujets sur lesquels la Bible garde le silence, malgré leur différence de point de vue sur ces questions secondaires.

 

6  afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

tous ensemble, d’une seule bouche. Notre unité devrait être à la fois réelle (les mêmes sentiments) et évidente (une seule bouche). Toutefois, le but de l’unité n’est pas de plaire aux autres croyants mais de glorifier Dieu.

Dieu et Père. Cette expression souligne la divinité de Christ. Jésus n’est pas un fils de Dieu adopté; il est de la même essence et de la même nature que Dieu. Ce lien si important apparaît fréquemment dans le N.T. (#2Co 1:3 ; #2Co 11:31 ; #Ep 1:3 ; #Col 1:3 ; #1Pi 1:3).

 

7 ¶  Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

comme Christ vous a accueillis. Si le Fils de Dieu parfait et sans péché a bien voulu introduire des pécheurs dans la famille de Dieu, ces pécheurs pardonnés devraient à bien plus forte raison être disposés à s’accepter chaleureusement les uns les autres malgré leurs désaccords sur des questions de conscience (#Mt 10:24 ; #Mt 11:29 ; #Ep 4:32-5:2).

 

8  Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

serviteur des circoncis. Jésus était un Juif. Enfant, il fut circoncis et ainsi identifié physiquement au signe de l’alliance

promesses faites aux pères. L’alliance avec Abraham que Dieu renouvela avec Isaac puis Jacob.

 

9  tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit : C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom.

les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde. Parce qu’il a accordé sa grâce et sa miséricorde à des personnes qui ne faisaient pas partie de l’alliance.

il est écrit. Introduit des citations de #2S 22:50 ; #Ps 18:50. Le psalmiste fait allusion au salut des païens.

15:9-12 Pour montrer que le plan de Dieu a toujours été d’accueillir de la même manière les Juifs et les païens dans son royaume et pour atténuer les préjugés des chrétiens d’origine juive contre leurs frères d’origine païenne, Paul cite la loi, les prophètes et 2 fois les Psaumes, soit toutes les parties reconnues de l’A.T. Il démontre le plan de Dieu à partir de leurs propres Écritures.

 

10  (15-9) Il est dit encore : (15-10) Nations, réjouissez-vous avec son peuple !

Citation de #De 32:43.

 

11  Et encore : Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples !

Citation du #Ps 117:1.

 

12  Esaïe dit aussi : Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations ; Les nations espéreront en lui.

Citation d’#Esa 11:1, #Esa 11:10.

d’Isaï un rejeton. Allusion à Jésus qui était le descendant de David, lui-même fils d’Isaï (ou Jessé); Autre titre clairement messianique il le présentait comme le descendant de David qui, avec une force dévastatrice, contraindra les méchants à se plier à sa volonté.

 

13 ¶  Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit !

Dieu de l’espérance. Dieu est la source de l’espérance éternelle, de la vie et du salut, et il est la raison d’espérer de chaque croyant.

par la puissance du Saint-Esprit. Le croyant fonde son espérance sur l’Écriture (cf. #Ro 15:4 ; #Ep 1:13-14), qui elle-même a été écrite et est appliquée au cœur de chaque croyant par le Saint-Esprit.

 

14 ¶  Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

bonnes dispositions. Caractère moral élevé. Les croyants de Rome haïssaient le mal et aimaient la justice, ce que confirmait clairement leur comportement.

connaissance. Une connaissance profonde et intime, signe d’une doctrine saine (#Col 2:2-3) et illustrant le fait que la vérité et la vertu sont inséparables (cf. #1Ti 1:19).

exhorter. Encourager, avertir ou conseiller: un terme large pour désigner la prédication (#1Co 14:3) et la relation d’aide. Chaque croyant est tenu d’encourager et de fortifier ses frères en Christ en s’appuyant sur la Parole. Dieu l’équipe dans ce but (#2Ti 3:16).

15:14-22 Ne voulant pas compromettre sa relation avec les croyants de Rome en paraissant insensible, présomptueux ou peu aimant, Paul explique comment il a pu écrire une lettre si franche à une Église qu’il n’avait ni fondée ni visitée.

 

15  Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

comme pour réveiller vos souvenirs. En dépit de leur force spirituelle, ces chrétiens avaient besoin qu’on leur rappelle les vérités qu’ils connaissaient déjà, mais qu’ils risquaient de négliger ou même d’oublier (cf. #1Ti 4:6 ; #2Ti 2:8-14 ; #Tit 3:1).

 

16  d’être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit-Saint.

ministre. Le terme grec était général et désignait les fonctionnaires publics. Dans le N.T., il est souvent utilisé en parlant de ceux qui servent Dieu dans l’adoration publique (p. ex. #Ph 2:17 ; #Hé 1:7, #Hé 1:14 ; #Hé 8:1-2, #Hé 8:6), comme le sacrificateur (#Lu 1:23 « service »).

parmi les païens. Bien que Paul ait eu l’habitude d’annoncer d’abord l’Évangile aux Juifs à son arrivée dans une ville, il avait été appelé comme apôtre des païens (#Ro 11:13 ; #Ac 9:15).

une offrande. S’étant identifié au ministre, un terme lié au sacerdoce, Paul explique que son ministère sacerdotal consiste à présenter à Dieu une offrande composée d’une multitude de païens convertis.

 

17 ¶  J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus-Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

me glorifier. Littéralement « me vanter ». Paul ne se vanta jamais de ses exploits en tant qu’apôtre, mais bien de ce que Christ avait accompli par lui (#1Co 1:27-29, #1Co 1:31 ; #2Co 10:13-17 ; #2Co 12:5, #2Co 12:9 ; #Ga 6:14 ; #1Ti 1:12-16).

 

18  Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19  par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

des miracles et des prodiges. Dieu les utilisa pour authentifier la prédication et l’enseignement véritables.

Illyrie. La région correspondant approximativement à l’ancienne Yougoslavie. Environ 2250 km séparaient Jérusalem de l’Illyrie.

 

20  Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui,

sur le fondement d’autrui. Paul désirait atteindre ceux qui n’avaient jamais entendu l’Évangile. C’était la fonction principale d’un évangéliste du N.T. (#Ep 4:11). Le ministère principal des pasteurs consiste à bâtir sur les fondations posées par un tel évangéliste (cf. #1Co 3:6).

 

21  (15-20) selon qu’il est écrit : (15-21) Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

Citation d’#Esa 52:15 ; Cette citation de l’A.T. concerne d’abord la seconde venue de Christ et, dans un sens plus large, le processus d’évangélisation qui a commencé à l’époque de Paul et qui se poursuivra jusqu’au retour de Christ à travers l’histoire de l’Église.

 

22 ¶  C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

empêché d’aller vers vous. La forme de ce verbe grec indique un problème permanent et un obstacle indépendant de sa volonté. Paul fut providentiellement empêché d’aller à Rome (cf. #Ac 16:7).

 

23  Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

n’ayant plus rien …  dans ces contrées. Paul pensait avoir suffisamment couvert la région avec l’Évangile et pouvoir se rendre dans d’autres régions.

le désir d’aller vers vous. 15:23-24 Une planification minutieuse et sensée ne prouve pas un manque de confiance en la providence divine. Mais il faut bien sûr soumettre ces plans au Seigneur et être prêt à accepter des changements, tout comme Paul (cf. #Pr 16:9).

 

24  j’espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j’aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous.

Espagne. La ville, avec sa région, désignée sous le nom de Tarsis dans l’A.T. (#1R 10:22 ; #Jon 1:3). Tout à l’ouest du continent européen, elle était devenue un centre important de commerce et de culture grâce au vaste réseau des routes romaines. Son plus célèbre ressortissant fut Sénèque, le philosophe et homme d’État, précepteur de Néron et premier fonctionnaire de l’Empire.

y être accompagné par vous. Paul espérait que l’Église de Rome lui fournirait une escorte et le nécessaire pour entreprendre son voyage en Espagne.

 

25  Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26  Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

la Macédoine et l’Achaïe. Paul évangélisa ces régions lors de ses premier et deuxième voyages missionnaires.

contribution. Le mot grec suggère l’idée du partage et est habituellement traduit « amitié » ou « communion ». Le contexte indique qu’il s’agit d’un don financier pour aider les pauvres de Jérusalem (#1Co 16:1 ; #2Co 8:2-4 ; #Ga 2:9-10).

 

27  Elles l’ont bien voulu, et elles le leur devaient ; car si les païens ont eu part à leurs avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles.

leurs avantages spirituels. Les vérités de l’Évangile, annoncées pour la première fois aux païens par des apôtres, des prophètes, des docteurs et des évangélistes d’origine juive.

 

28  Dès que j’aurai terminé cette affaire et que je leur aurai remis ces dons, je partirai pour l’Espagne et passerai chez vous.

ces dons. L’argent récolté pour l’Église de Jérusalem, un fruit de leur amour sincère et de leur gratitude.

 

29  Je sais qu’en allant vers vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai.

30 ¶  Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur,

l’amour de l’Esprit. Cette expression n’apparaît qu’une seule fois dans l’Écriture et fait allusion à l’amour de Paul pour le Saint-Esprit et non pas à l’amour de l’Esprit pour lui (cf. #Ps 143:10).

15:30-31

prières …  afin que je sois délivré. Bien des Juifs de Judée rejetaient l’Évangile et se préparaient à attaquer Paul lors de son passage. Conscient des difficultés qui l’attendaient (#Ac 20:22-24), il demanda aux chrétiens romains de prier pour sa délivrance afin qu’il puisse achever le ministère que le Seigneur lui avait confié. Leurs prières furent entendues, puisqu’il parvint à Jérusalem sans encombre (#Ac 21:17, #Ac 21:19-20) et fut délivré de la mort, mais pas de l’emprisonnement (#Ac 21:10-11 ; #Ac 23:11).

 

31  afin que je sois délivré des incrédules de la Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints,

soient agréés. Paul voulait que les chrétiens d’origine juive de Jérusalem reçoivent ce don des païens avec reconnaissance, en le considérant comme un geste d’amour fraternel et de bonté.

 

32  en sorte que j’arrive chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos.

jouisse au milieu de vous. Paul finit par trouver la joie et le repos qu’il espérait (#Ac 28:15).

 

33  Que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen !

le Dieu de paix. Tout comme il est le Dieu de l’espérance, Dieu est aussi la source de la paix réelle (cf. #Ep 2:11-14 ; #Ph 4:7).

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