LE FILS DE LA SUNAMITE 2 de 8

13/09/2017 12:40

LE FILS DE LA SUNAMITE RESSUCITÉ PAR ÉLISÉE   2 de 8

 

 

Sunamite (SEGOND) ; de Chounem (Français Courant) ; de Shunem (JÉRUSALEM) ; Shounamite (T.O.B.). Originaire de Sunem, ou y habitant ; Abichag était Sunamite (#1R 1:3). La femme dont Élisée ressuscita le fils, l’était aussi (#2R 4:8,12; 8:1).

 

13  Et Elisée dit à Guéhazi : Dis-lui : Voici, tu nous as montré tout cet empressement ; que peut-on faire pour toi ? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l’armée ? Elle répondit : J’habite au milieu de mon peuple.
14  Et il dit : Que faire pour elle ? Guéhazi répondit : Mais, elle n’a point de fils, et son mari est vieux.
15  Et il dit : Appelle-la. Guéhazi l’appela, et elle se présenta à la porte.
16  Elisée lui dit : A cette même époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils. Et elle dit : Non ! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante !
17  Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l’année suivante, comme Elisée lui avait dit.
18 ¶  L’enfant grandit. Et un jour qu’il était allé trouver son père vers les moissonneurs,
19  il dit à son père : Ma tête ! ma tête ! Le père dit à son serviteur : Porte-le à sa mère.
20  Le serviteur l’emporta et l’amena à sa mère. Et l’enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu’à midi, puis il mourut.
21  Elle monta, le coucha sur le lit de l’homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit.
22  Elle appela son mari, et dit : Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses ; je veux aller en hâte vers l’homme de Dieu, et je reviendrai.
23  Et il dit : Pourquoi veux-tu aller aujourd’hui vers lui ? Ce n’est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit : Tout va bien.
24  Puis elle fit seller l’ânesse, et dit à son serviteur : Mène et pars ; ne m’arrête pas en route sans que je te le dise.
25  Elle partit donc et se rendit vers l’homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L’homme de Dieu, l’ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur : Voici cette Sunamite !
26  Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui : Te portes-tu bien ? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien ? Elle répondit : Bien.
27  Et dès qu’elle fut arrivée auprès de l’homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s’approcha pour la repousser. Mais l’homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l’amertume, et l’Eternel me l’a caché et ne me l’a point fait connaître.
28  Alors elle dit : Ai-je demandé un fils à mon seigneur ? N’ai-je pas dit : Ne me trompe pas ?
29  Et Elisée dit à Guéhazi : Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue pas ; et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l’enfant.
30  La mère de l’enfant dit : L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit.
31  Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l’enfant ; mais il n’y eut ni voix ni signe d’attention. Il s’en retourna à la rencontre d’Elisée, et lui rapporta la chose, en disant : L’enfant ne s’est pas réveillé.
32  Lorsque Elisée arriva dans la maison, voici, l’enfant était mort, couché sur son lit.
33  Elisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l’Eternel.
13  Et Elisée dit à Guéhazi : Dis-lui : Voici, tu nous as montré tout cet empressement ; que peut-on faire pour toi ? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l’armée ? Elle répondit : J’habite au milieu de mon peuple.
 
J’habite au milieu de mon peuple. Cette réponse exprimait une totale satisfaction, une absence de désir particulier. 
 
14  Et il dit : Que faire pour elle ? Guéhazi répondit : Mais, elle n’a point de fils, et son mari est vieux.
 
point de fils, et son mari est vieux. Cette remarque avait deux implications: 
1° cette femme devait endurer la souffrance et le déshonneur attachés à la stérilité (cf. #Ge 16:1 ; #Ge 18:10-15 ; #Ge 25:21 ; #Ge 30:1-2 ; #1S 1:6); 
2° son mari pouvait mourir sans laisser d’héritier apte à perpétuer son nom (#De 25:5-10). 
 
 
15  Et il dit : Appelle-la. Guéhazi l’appela, et elle se présenta à la porte.
16  Elisée lui dit : A cette même époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils. Et elle dit : Non ! mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante !
 
Non! mon seigneur. Face à la promesse d’Elisée, la femme réagit en le priant de ne pas lui donner de faux espoirs. Sa réplique indique qu’elle considérait comme impossible d’avoir un enfant. 
 
17  Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l’année suivante, comme Elisée lui avait dit.
 
enfanta. Comme Abraham et Sara (#Ge 21:1-2). 
 
 
18 ¶  L’enfant grandit. Et un jour qu’il était allé trouver son père vers les moissonneurs,
19  il dit à son père : Ma tête ! ma tête ! Le père dit à son serviteur : Porte-le à sa mère.
 
Ma tête! ma tête! L’enfant avait sans doute attrapé une insolation. Ses plaintes, la localisation de la douleur et la saison (période des moissons) permettent de poser un tel diagnostic. L’insolation pouvait être fatale, et ce fut effectivement le cas (v. #2R 4:20). 
 
20  Le serviteur l’emporta et l’amena à sa mère. Et l’enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu’à midi, puis il mourut.
21  Elle monta, le coucha sur le lit de l’homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit.
22  Elle appela son mari, et dit : Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses ; je veux aller en hâte vers l’homme de Dieu, et je reviendrai.
23  Et il dit : Pourquoi veux-tu aller aujourd’hui vers lui ? Ce n’est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit : Tout va bien.
 
ni nouvelle lune ni sabbat. Le premier jour du mois et le septième jour de la semaine étaient tous deux caractérisés par des cérémonies religieuses particulières et une cessation de toute activité (cf. #No 28:9-15). Pour le mari, ce n’était qu’en de telles journées qu’on pouvait rendre visite à un prophète. Sa femme lui cacha apparemment la mort de leur enfant (« tout va bien ») pour lui épargner une souffrance inutile: connaissant la puissance dont disposait l’homme de Dieu, elle croyait qu’il pouvait accomplir un miracle pour son fils.
 
24  Puis elle fit seller l’ânesse, et dit à son serviteur : Mène et pars ; ne m’arrête pas en route sans que je te le dise.
25  Elle partit donc et se rendit vers l’homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L’homme de Dieu, l’ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur : Voici cette Sunamite !
 
montagne du Carmel.  La distance de Sunem au Carmel était d’une trentaine de km.
 
26  Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui : Te portes-tu bien ? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien ? Elle répondit : Bien.
 
Bien. Elle ne laissa rien transparaître de la souffrance qu’elle éprouvait en raison de la mort de son fils, car elle voulait l’annoncer directement au prophète Elisée. 
 
27  Et dès qu’elle fut arrivée auprès de l’homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s’approcha pour la repousser. Mais l’homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l’amertume, et l’Eternel me l’a caché et ne me l’a point fait connaître.
 
embrassa ses pieds. C’était un signe d’humiliation et de vénération.
 
28  Alors elle dit : Ai-je demandé un fils à mon seigneur ? N’ai-je pas dit : Ne me trompe pas ?
29  Et Elisée dit à Guéhazi : Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue pas ; et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l’enfant.
 
mettras mon bâton sur le visage de l’enfant. Elisée envoya Guéhazi devant lui car il était plus jeune, et donc plus rapide. Peut-être, espérait-il que Dieu guérirait l’enfant par l’intermédiaire du bâton, en considérant celui-ci comme représentant sa propre présence et comme symbolisant la puissance divine (cf. #2R 2:8). 
 
30  La mère de l’enfant dit : L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit.
31  Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l’enfant ; mais il n’y eut ni voix ni signe d’attention. Il s’en retourna à la rencontre d’Elisée, et lui rapporta la chose, en disant : L’enfant ne s’est pas réveillé.
32  Lorsque Elisée arriva dans la maison, voici, l’enfant était mort, couché sur son lit.
33  Elisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l’Eternel.
34  Il monta, et se coucha sur l’enfant ; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui. Et la chair de l’enfant se réchauffa.
 
se coucha sur l’enfant. Comme Elie (voir #1R 17:17-24), Elisée démontra la puissance de l’Eternel sur la mort en ressuscitant un enfant. Comme pour Elie, une partie du processus de guérison nécessita qu’il se couche sur le corps du garçon. 
 
35  Elisée s’éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s’étendit sur l’enfant. Et l’enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux.
36  Elisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l’appela, et elle vint vers Elisée, qui dit: Prends ton fils !
37  Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit.
 
 
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