Les difficultés rencontrées par un ex-Catholique Partie 36 de 37

09/03/2018 02:13

Les difficultés rencontrées par un ex-Catholique

 

LES CATHOLIQUES

Partie 36 de 37

 

Question : je suis un ancien Catholique Romain. Cela fait maintenant près de dix ans que j'ai quitté l'Eglise Catholique, mais je souffre encore de cette rupture, et j'ai encore divers doutes. Parlez-moi de votre vie quand vous étiez Catholique, et de votre conversion. J'attribue certaines de mes difficultés à mes origines Italiennes. Comment cela s'est passé pour vous ?

 

Réponse: L'Eglise Catholique Romaine exerce un puissant contrôle psychologique sur ses fidèles. Les Catholiques pensent qu'ils se rendraient coupables envers Dieu Lui-même s'ils quittaient l'Eglise Catholique. Vous le savez aussi bien que moi, les Catholiques sont conditionnés et endoctrinés depuis leur enfance. Ils restent emprisonnés dans ce système religieux toute leur vie. Ce n'est que par la grâce de Dieu qu'un Catholique peut être libéré de l'emprise de Rome.

 

Même après en avoir été libéré, certains continuent à se poser beaucoup de questions, et des doutes leur parcourent l'esprit. Ma conversion fut un processus long et pénible. Avant tout, je combattais ardemment les allégations des Protestants, qui prétendaient que les enseignements catholiques sur le salut étaient erronés. Après avoir lu la Bible pendant des mois, et discuté de ce problème avec des amis Catholiques et des prêtres, mes convictions changèrent progressivement, et je fus de plus en plus d'accord avec l'enseignement des Chrétiens évangéliques. Je parvins finalement au point où, par la grâce de Dieu, je compris la simplicité de l'Evangile. Le salut n'était pas mon œuvre, mais l'œuvre de notre Sauveur, Jésus-Christ.

 

Je me rappelle encore ce jour où, seul devant Dieu, je remis mon âme à Ses soins. Je demandai au Seigneur Jésus-Christ de me sauver, parce que je ne pouvais rien faire de bon pour me sauver moi-même. Je savais que Christ était mon substitut. Il était mort sur la croix à ma place, pour payer le prix de mes péchés. A partir de ce moment-là, mon seul désir fut de vivre pour Celui qui m'aimait tant.

Le dimanche suivant, je me rendis à la messe comme d'habitude. Le prêtre prêcha sur les mérites acquis par nos bonnes œuvres personnelles, qui étaient capables de nous gagner le salut. Il n'y avait rien de nouveau dans ce message, que j'avais entendu auparavant bien souvent. J'ai parlé de ce problème du "mérite personnel" avec l'un de mes vieux amis, qui était assis auprès de moi, et dont le prénom est Jesmond. A cette époque, les deux seuls passages bibliques que je connaissais par cœur étaient Jean 3:16 ("Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle") et Ephésiens 2:8-9 ("Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie").

 

Je dis à voix basse à mon ami: "As-tu entendu ce que le prêtre vient de dire à propos des bonnes œuvres, qui nous permettent de mériter le salut ? La Bible dit pourtant que nous sommes sauvés par grâce, par la foi, et que cela ne vient pas de nous-mêmes, mais que c'est un don de Dieu, afin que personne ne se glorifie par ses œuvres". Je ne suis pas sûr que mon ami ait compris ce que je voulais lui dire. Mais j'ai ajouté quelque chose qui l'a surpris, et qui m'a surpris aussi: "C'est la dernière fois que j'assiste à une messe !"

Le dimanche suivant, je ne suis pas allé à la messe. C'était pour le moins un dimanche très étrange ! J'avais régulièrement assisté à la messe depuis mon enfance. Bien plus, on m'avait endoctriné, en me disant que l'assistance à la messe du dimanche était imposée par Dieu dans Son troisième commandement, et que toute désobéissance à ce commandement constituait un péché mortel. Comme j'étais alors un jeune Chrétien immature, il n'était pas surprenant que je ressente des sentiments de culpabilité et de doute.

 

Mais d'autres anxiétés m'attendaient. J'habite dans un pays presque entièrement Catholique. Plus de 95 % de la population de l'île de Malte est Catholique, tout au moins de nom. La pression sociale et les manœuvres d'intimidation sont parfois subtiles, mais parfois plus directes. Ce qui m'a été le plus pénible, ce fut la dégradation de mes relations avec les membres de ma famille, en particulier avec ma mère.

 

J'avais profondément offensé ma mère. Etant une Catholique très pratiquante, elle ne pouvait pas comprendre pourquoi je n'allais plus à l'église. Naturellement, elle tenta de me persuader de rester fidèle à son Eglise. Son amour, son chagrin, et ses bonnes motivations rendirent très difficile ma décision de rester fidèle au Seigneur. En quittant l'Eglise Catholique, j'avais blessé une femme qui m'aimait tellement ! Il n'était donc pas étonnant que je ne me sente pas à l'aise ! Mon seul réconfort était de me sentir en paix avec ma conscience. Je n'avais pas pris cette décision sous l'impulsion de la haine ou de l'amertume envers quiconque, surtout envers ma mère bien-aimée. Je suis resté fidèle à la Parole de Dieu. Tout simplement, j'aimais le Seigneur plus que tout. Lui obéir était pour moi plus important que tout le reste.

 

Tout au long de ces vingt dernières années, j'ai régulièrement étudié les Ecritures Saintes, ainsi que des livres chrétiens et catholiques. Je suis reconnaissant envers mes parents et mes anciens professeurs et prêtres Catholiques, qui m'ont enseigné la religion le mieux qu'ils le pouvaient. Certes, leurs enseignements comportaient de graves erreurs, mais aussi beaucoup de vérités bibliques. Parmi ces doctrines fondamentales du Christianisme, je citerai la nature des Ecritures Saintes, la Trinité, l'incarnation de Jésus-Christ, et d'autres doctrines reprises dans les antiques credos. Je n'ai jamais rejeté ces doctrines, que j'avais apprises dans l'Eglise Catholique. Par la grâce de Dieu, je continuerai à les répandre et à les défendre de tout mon cœur, car elles font partie des Saintes Ecritures. Je le répète, je suis reconnaissant pour tout cela.

 

Hélas, il y a aussi tous les aspects négatifs. En tant que système religieux, le Catholicisme est mortellement atteint par de graves erreurs. J'ai étudié, et je continue à étudier les diverses doctrines catholiques à la lumière des Ecritures, mais je ne peux que refuser tout ce qui est contraire à la Parole de Dieu. Je veux vivre avec une conscience claire. Je dois en subir les conséquences naturelles, qui se traduisent pour moi par un isolement social et culturel. J'en souffre beaucoup. Pourtant, ce n'est qu'un faible prix à payer, en comparaison du merveilleux privilège de connaître Christ, mon Sauveur et Seigneur !



 

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