mer, ou un monstre marin

21/09/2013 09:09

Suis-je une mer, ou un monstre marin, pour que tu établisses une garde autour de moi ? {#Job 7:12}

Ceci était une question étrange de la part de Job, insignifiant au point d’être si sévèrement observé et châtié, et sa recherche était naturelle pour un homme entouré de telles misères insupportables mais, après tout, capables de lui procurer une véritable réponse d’humilité. Il est vrai que l’homme n’est pas la mer mais il est pire et plus indiscipliné. La mer peut, avec la soumission, respecter ses limites, et quoiqu’il n’y ait qu’une ceinture de sable autour, elle ne franchit pas sa limite. Puissante comme elle est, elle écoute le « jusqu’ici » divin, et quand elle est la plus déchaînée par la tempête, elle respecte la parole. Mais l’homme, livré à lui-même, avec sa propre volonté, défie le ciel et oppresse la terre. Il n’y a point de fin à sa rage de rébellion. La mer obéit à l’attraction exercée par la lune. Les jusants et le flot lui font décrire une baisse et une montée d’une incessante régularité et ainsi rend témoignage d’une active aussi bien que passive obéissance. Mais l’homme, sans trêve ni repos, au delà de sa sphère, sommeille à l’intérieur des lignes du devoir, indolent là où il devrait être actif. Il ne viendra ni ne partira sur l’ordre divin mais, de mauvaise grâce, préfère faire ce qu’il ne devrait pas et abandonner inachevé ce à quoi il a été appelé. Chaque goutte de l’océan, chaque bulle perlée, et chaque flocon d’écume au goût de levure, chaque coquillage et caillou éprouve la puissance de la loi et cède ou se met en mouvement tout de suite.

Oh ! que cette nature humaine puisse, ne serait-ce que d’un millième, se conformer à la volonté de Dieu ! Nous appelons la mer changeante, fausse et trompeuse, mais pourtant combien elle est constante ! Puisque depuis les jours de nos pères, et jadis avant eux, la mer est où elle était, frappant, déferlant sur les mêmes falaises avec la même mélodie. Nous savons où la trouver. Elle n’abandonne pas son lieu et elle ne varie pas dans son grondement perpétuel. Mais où est l’homme vain, l’homme changeant ? L’homme sage peut-il estimer par quelle folie il sera prochainement séduit de son obéissance ? Nous avons besoin de veiller davantage que les flots tumultueux de la mer, car nous sommes de loin bien plus rebelles.

         Seigneur, enseigne-nous pour ta gloire. Amen.

 

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