NÉHÉMIE 2 : 1 à 20 *** + NEHEMIAH 2 : 1 to 20 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

15/05/2017 05:11

NÉHÉMIE  2 : 1 à 20 *** +
 

 1 ¶  Au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, je pris le vin et je l’offris au roi. Jamais je n’avais paru triste en sa présence.

 

Nisan. Mars/avril, en 445 av. J.-C.

comme le vin était devant lui. La responsabilité de goûter le vin pour prouver qu’il n’était pas empoisonné fortifiait la relation de confiance entre le roi et l’échanson. Néhémie choisit donc ce moment précis pour attirer l’attention d’Artaxerxès et obtenir son approbation. Les rois développaient souvent une confiance telle en leurs échansons que ces derniers devenaient leurs conseillers.

Jamais je n’avais paru triste. Il était risqué de manifester de la tristesse en présence du roi. Ce dernier voulait en effet voir ses sujets heureux, car cela prouvait le bien-être apporté par ses compétences de dirigeant.

 

2  Le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage ? Tu n’es pourtant pas malade ; ce ne peut être qu’un chagrin de cœur. Je fus saisi d’une grande crainte,

 

une grande crainte. Il craignait que son attitude, son explication ou sa demande ne mette le roi en colère et ne provoque ainsi sa mort (cf. #Est 4:11 ; #Est 5:1-3).

 

3  et je répondis au roi : Que le roi vive éternellement ! Comment n’aurais-je pas mauvais visage, lorsque la ville où sont les sépulcres de mes pères est détruite et que ses portes sont consumées par le feu ?

 

sépulcres …  portes. Le profond souci et la tristesse de Néhémie lorsqu’il pensait à la situation de Jérusalem et de son peuple s’exprimaient dans son allusion aux tombeaux et aux portes. Les « sépulcres » étaient l’endroit où l’on témoignait du respect aux défunts de la communauté qui avaient donné naissance à la génération suivante et lui avaient transmis leurs valeurs spirituelles. C’était aussi l’endroit où l’on espérait être honoré à sa mort. Les « portes » étaient l’emblème de la vie d’une ville, puisque le peuple s’y rassemblait pour les questions judiciaires ou sociales. Des portes brûlées représentaient la mort de la vie sociale, c’est-à-dire la fin d’une communauté.

 

4  Et le roi me dit : Que demandes-tu ? Je priai le Dieu des cieux,

 

Que demandes-tu? En voyant l’attitude de Néhémie, le roi discerna son désir d’agir pour son peuple et pour sa patrie. La réaction de l’échanson illustre le fait que sa vie de prière était continuelle (cf. #Né 1:6).

 

5  et je répondis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur lui est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des sépulcres de mes pères, pour que je la rebâtisse.

 

pour que je la rebâtisse. Cette requête se rapportait incontestablement aux murailles de la ville, car il ne pouvait y avoir aucune stabilité sans elles, mais elle pouvait aussi impliquer la reconstruction politique et administrative de Juda.

 

6  Le roi, auprès duquel la reine était assise, me dit alors : Combien ton voyage durera-t-il, et quand seras-tu de retour ? Il plut au roi de me laisser partir, et je lui fixai un temps.

 

la reine. Puisque Esther avait été l’épouse du précédent roi, Assuérus (Xerxès, 486-464 av. J.-C.), et donc la belle-mère d’Artaxerxès, il est possible que l’attitude favorable de ce roi envers les Juifs ait été le fruit de son influence.

de retour. Néhémie fut donc envoyé dans sa patrie conformément à son désir, avec la charge de revenir en Perse une fois sa mission accomplie (cf. #Né 13: 6).

 

7  Puis je dis au roi : Si le roi le trouve bon, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de l’autre côté du fleuve, afin qu’ils me laissent passer et entrer en Juda,

 

qu’on me donne des lettres. Le port de lettres officielles conférait une partie de l’autorité du roi à Néhémie. Il devait traverser des régions habitées par des ennemis de Juda qui pouvaient le blesser ou l’empêcher d’atteindre Jérusalem. Les routes empruntées par les messagers, les ambassadeurs et les envoyés de toutes sortes étaient jalonnées de postes où l’on pouvait réclamer ces lettres afin de lui accorder le droit de passage. Le voyage de trois mois qui menait de Suse à Jérusalem était long et dangereux. Ce fut peut-être le danger lié aux droits de passage, mais surtout l’autorité administrative attachée aux lettres convoyées par Néhémie, qui poussa Artaxerxès à assurer sa protection en le faisant accompagner par des chefs de l’armée et des cavaliers (v. #Né 2:9).

 

8  et une lettre pour Asaph, garde forestier du roi, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle près de la maison, pour la muraille de la ville, et pour la maison que j’occuperai. Le roi me donna ces lettres, car la bonne main de mon Dieu était sur moi.

 

et une lettre pour Asaph, garde de la forêt du roi. Le bois de construction était une matière première très appréciée, un document d’une ville antique de Mésopotamie  qui mentionne la venue d’un agent forestier à la cour pour abattre un arbre - l’atteste. Les forêts étant très bien gardées, une permission écrite du roi garantissait à Néhémie le bois dont il aurait besoin pour construire la citadelle, renforcer la muraille et bâtir sa propre résidence d’où il dirigerait les travaux.

la citadelle. Cet édifice, situé au nord-ouest du temple, était un bâtiment fortifié qui devait assurer sa protection. Il serait, plus tard, reconstruit par Hérode et appelé forteresse Antonia.

la bonne main de mon Dieu était sur moi. Ce refrain revient souvent dans les livres d’Esdras et Néhémie. Il rappelle que Dieu agit par ses serviteurs pour accomplir sa volonté (cf. #Esd 1:5 ; #Esd 7:6).

 

9 ¶  Je me rendis auprès des gouverneurs de l’autre côté du fleuve, et je leur remis les lettres du roi, qui m’avait fait accompagner par des chefs de l’armée et par des cavaliers.

 

2:9-3:1

Le voyage depuis la Perse jusqu’à Jérusalem et la période de préparatifs durèrent trois à quatre mois (cf. v. #Né 2:1 et #Né 6:15).

Je me rendis auprès des gouverneurs. L’empiètement de la mission de Néhémie sur leur contrôle de la province représentait une menace potentielle pour ces dirigeants. Si les choses tournaient mal, un comportement méprisant envers les autres fonctionnaires locaux pouvait mettre la vie de Néhémie et celle des habitants de Jérusalem en danger. Pour éviter une telle réaction, Dieu avait poussé le roi perse à envoyer des chefs de l’armée royale et des cavaliers avec Néhémie, afin de le protéger de toute attaque.

 

10  Sanballat, le Horonite, et Tobija, le serviteur ammonite, l’ayant appris, eurent un grand déplaisir de ce qu’il venait un homme pour chercher le bien des enfants d’Israël.

 

Sanballat …  Tobija. Ces hommes furent probablement à l’origine de l’opposition, décrite en #Esd 4:7-23, qui interrompit les travaux à Jérusalem. Sanballat était gouverneur de la Samarie (Horonaïm étant une ville de Moab, il était probablement moabite), et Tobija de la région située à l’est du Jourdain. Ces magistrats locaux étaient les chefs des factions samaritaines (voir ch. #Né 6) au nord et à l’est. Ils avaient désormais perdu tout moyen d’empêcher les Juifs de poursuivre la reconstruction, puisque ceux-ci avaient l’autorisation officielle de fortifier la ville contre les attaques ennemies. Les attaquer ou s’opposer ouvertement à eux équivaudrait à s’opposer au roi perse.

 

11  J’arrivai à Jérusalem, et j’y passai trois jours.

 

2:11-16

Néhémie passa trois jours à mettre au point son plan avant d’en informer qui que ce soit; il examina sagement et discrètement le terrain et évalua la partie sud de la ville, prenant note des parties de la muraille en ruine et des portes brûlées.

 

12  Après quoi, je me levai pendant la nuit avec quelques hommes, sans avoir dit à personne ce que mon Dieu m’avait mis au cœur de faire pour Jérusalem. Il n’y avait avec moi d’autre bête de somme que ma propre monture.

13  Je sortis de nuit par la porte de la vallée, et je me dirigeai contre la source du dragon et vers la porte du fumier, considérant les murailles en ruines de Jérusalem et réfléchissant à ses portes consumées par le feu.

 

2:13, 15

porte de la vallée. Néhémie commença et termina son parcours au même endroit (cf. #Né 3:13), à l’ouest.

source du dragon. Son emplacement exact est inconnu, mais elle était située quelque part dans la partie sud de Jérusalem.

porte du fumier. Au sud de la ville (cf. #Né 3:13 ; #Né 12:31), un égout partait du torrent du Cédron et allait jusqu’à la vallée de Hinnom.

 

14  Je passai près de la porte de la source et de l’étang du roi, et il n’y avait point de place par où pût passer la bête qui était sous moi.

 

porte de la source. Son emplacement exact est inconnu, mais elle était située dans la partie sud de Jérusalem, probablement du côté est.

étang du roi. Peut-être, le réservoir de Siloé (cf. #Né 3:15).

 

15  Je montai de nuit par le torrent, et je considérai encore la muraille. Puis je rentrai par la porte de la vallée, et je fus ainsi de retour.

 

la vallée. C’est-à-dire la vallée du Cédron, qui s’étendait du nord au sud, à l’est de la montagne du temple.

 

16  Les magistrats ignoraient où j’étais allé, et ce que je faisais. Jusqu’à ce moment, je n’avais rien dit aux Juifs, ni aux sacrificateurs, ni aux grands, ni aux magistrats, ni à aucun de ceux qui s’occupaient des affaires.

17  Je leur dis alors : Vous voyez le malheureux état où nous sommes ! Jérusalem est détruite, et ses portes sont consumées par le feu ! Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem, et nous ne serons plus dans l’opprobre.

 

nous ne serons plus dans l’opprobre. La destruction de la ville par Nébucadnetsar avait jeté le discrédit sur Israël, mais surtout sur son Dieu. Néhémie encouragea les Juifs à persévérer (v. #Né 2:20), puisque Dieu accorderait du succès à leurs efforts, pour sa gloire.

 

18  Et je leur racontai comment la bonne main de mon Dieu avait été sur moi, et quelles paroles le roi m’avait adressées. Ils dirent : Levons-nous, et bâtissons ! Et ils se fortifièrent dans cette bonne résolution

 

La vue des lettres de créance de Néhémie et son message stimulant remontèrent le moral des Juifs, et ils se mirent au travail malgré les railleries des hommes influents (vv. #Né 2:19-20).

 

19  Sanballat, le Horonite, Tobija, le serviteur ammonite, et Guéschem, l’Arabe, en ayant été informés, se moquèrent de nous et nous méprisèrent. Ils dirent : Que faites-vous là ? Vous révoltez-vous contre le roi ?

 

Guéschem, l’Arabe. Ce dirigeant était probablement en fonction au sud de Jérusalem.

 

20  Et je leur fis cette réponse : Le Dieu des cieux nous donnera le succès. Nous, ses serviteurs, nous nous lèverons et nous bâtirons ; mais vous, vous n’avez ni part, ni droit, ni souvenir dans Jérusalem.

 

Dieu des cieux. Cf. #Né 1:5. Non seulement Néhémie avait la permission du roi et n’était pas en train de se rebeller, mais il bénéficiait aussi de la protection de Dieu. Ces ennemis n’avaient ni l’un ni l’autre, puisqu’ils n’étaient envoyés en mission ni par Dieu ni par le roi.

 

 

NEHEMIAH  2 : 1 to 20 + NOTES TO JOHN MACARTHUR

 

1 In the month of Nisan, in the twentieth year of King Artaxerxes, as the wine was before him, I took the wine, and offered it unto the king. I had never looked sad in his presence.

 

Nisan. March / April, in 445 BC. AD

As the wine was before him. The responsibility of tasting wine to prove that it was not poisoned strengthened the relationship of trust between the king and the cupbearer. Nehemiah therefore chose this precise moment to attract the attention of Artaxerxes and obtain his approval. Kings often developed such confidence in their cupbearers that the latter became their advisers.

I never seemed sad. It was risky to show sadness in the presence of the king. The latter wanted to see his subjects happy, as this proved the well-being provided by his leadership skills.

 

2 The king said to me, "Why do you have a bad face?" Yet you are not sick; It can only be a heartbreak. I was seized with a great fear,

 

A great fear. He was afraid that his attitude, explanation or request would make the king angry and thus cause his death (cf # 4:11; #Est 5: 1-3).

 

3 And I said unto the king, Let the king live forever. How could I not have a bad face, when the city where the graves of my fathers are destroyed, and its gates burned with fire?

 

Sepulchres ... doors. Nehemiah's deep concern and sadness when he thought of the situation of Jerusalem and his people, were expressed in his allusion to tombs and gates. The "sepulchres" were the place where we showed respect to the deceased of the community who had given birth to the next generation and had transmitted to them their spiritual values. It was also the place where one hoped to be honored at his death. The "gates" were the emblem of the life of a city, since the people gathered there for judicial or social matters. Burned doors represented the death of social life, that is, the end of a community.

 

4 And the king said unto me, What askest thou? I prayed to the God of heaven,

 

What do you ask? On seeing the attitude of Nehemiah, the king discerned his desire to act for his people and for his country. The cupbearer's reaction illustrates the fact that his life of prayer was continual (cf # Born 1: 6).

 

5 And I said unto the king, If the king find him good, and if thy servant is agreeable to him, send me into Judah to the city of the sepulchres of my fathers, that I may rebuild it.

 

That I may rebuild it. This request undoubtedly related to the city walls, for there could be no stability without them, but it could also involve the political and administrative reconstruction of Judah.

 

6 And the king, with whom the queen sat, said to me, How long shall your journey be, and when shall ye return? It pleased the king to let me go, and I fixed a time for him.

 

the Queen. Since Esther had been the wife of the previous king, Ahasuerus (Xerxes, 486-464 BC), and thus the mother-in-law of Artaxerxes, it is possible that the favorable attitude of this king towards the Jews was the fruit of his influence.

back. Nehemiah was therefore sent to his country according to his desire, with the burden of returning to Persia once his mission had been accomplished (cf. Bishop 13: 6).

 

7 Then I said to the king, "If the king thinks fit, let me give letters to the rulers on the other side of the river, that they may let me pass into Judah,

 

Let me be given letters. The carrying of official letters conferred part of the King's authority on Nehemiah. He had to go through areas inhabited by the enemies of Judah, which could hurt him or prevent him from reaching Jerusalem. The roads used by messengers, ambassadors, and envoys of all kinds were marked out with posts in which these letters could be claimed in order to grant him the right of passage. The three-month journey from Susa to Jerusalem was long and dangerous. Perhaps it was the danger connected with the rights of passage, but especially the administrative authority attached to the letters conveyed by Nehemiah, who urged Artaxerxes to secure his protection by having him accompanied by chiefs of the army and cavalry. # Born 2: 9).

 

8 And a letter to Asaph the king's ruler, that he might give me timber for the gates of the citadel near the house, and for the wall of the city, and for the house that I will occupy. The king gave me these letters, for the good hand of my God was upon me.

And a letter to Asaph, guard of the king's forest. Timber was a highly valued raw material, a document from an ancient city of Mesopotamia that mentions the arrival of a forest officer at the court to cut down a tree - attests. The forests being very well guarded, a written permission from the king guaranteed to Nehemiah the wood he needed to build the citadel, to strengthen the wall and to build his own residence from which he would direct the works.

the Citadel. This building, located to the northwest of the temple, was a fortified building which was to provide its protection. It would be, later, rebuilt by Herod and called fortress Antonia.

The good hand of my God was on me. This refrain often recurs in the books of Ezra and Nehemiah. He reminds us that God acts through His servants to fulfill His will (cf #Esd 1: 5; #Esd 7: 6).

 

9 ¶ And I went to the governors on the other side of the river, and gave them the letters of the king, who had brought me with captains of the army, and with horsemen.

 

2: 9-3: 1

The journey from Persia to Jerusalem and the period of preparation lasted three to four months (see v. # Born 2: 1 and # Born 6:15).

I went to the governors. The encroachment of Nehemiah's mission on their control of the province posed a potential threat to these leaders. If things went wrong, contemptuous behavior towards other local officials could put the life of Nehemiah and the lives of Jerusalemans at risk. To avoid such a reaction, God had urged the Persian king to send the leaders of the royal army and horsemen with Nehemiah, in order to protect him from any attack.

 

10 Sanballat, the Horonite, and Tobiah, the Ammonite servant, having heard of it, greatly displeased that a man came to seek the good of the children of Israel.

 

Sanballat ... Tobija. These men were probably at the origin of the opposition, described in #Esd 4: 7-23, which interrupted the work in Jerusalem. Sanballat was governor of Samaria (Horonaim being a town of Moab, it was probably Moabite), and Tobija of the area east of the Jordan. These local magistrates were the chiefs of the Samaritan factions (see ch. # 6) to the north and east. They had now lost all means of preventing the Jews from continuing the reconstruction, since they had official permission to fortify the city against enemy attacks. To attack them or openly oppose them would be tantamount to opposing the Persian king.

 

11 And I came to Jerusalem, and spent three days there.

 

2: 11-16

Nehemiah spent three days preparing his plan before informing anyone; He examined the ground wisely and discreetly and assessed the southern part of the city, taking note of the parts of the ruined wall and burnt doors.

 

12 Then I arose with a few men in the night, and said to no man what my God had put in my heart to do for Jerusalem. There was no other beast of burden but my own horse.

13 And I went out at night by the gate of the valley, and went to the fountain of the dragon, and to the door of the dunghill, and to the ramparts of Jerusalem, and to the burning gates thereof.

 

2:13, 15

Door of the valley. Nehemiah began and ended his journey in the same place (see # 3:13), to the west.

Source of the dragon. Its exact location is unknown, but it was located somewhere in the southern part of Jerusalem.

Door of manure. In the south of the city (cf # 3:13, # 12:31), a sewer flowed from the Kidron River to the valley of Hinnom.

 

14 And I passed by the gate of the fountain and the king's pond, and there was no place by which the beast that was under me could pass.

 

Door of the source. Its exact location is unknown, but it was located in the southern part of Jerusalem, probably on the east side.

King's pond. Perhaps, the reservoir of Siloë (cf # Born 3:15).

 

15 And I went up by the torrent by night, and I looked upon the wall again. Then I went through the gate of the valley, and so I returned.

 

The valley. That is, the valley of the Kidron, which stretched from north to south, east of the mountain of the temple.

 

16 The magistrates did not know where I went, and what I did. Until that time I had said nothing unto the Jews, or to the priests, or to the nobles, or to the magistrates, or to any of those who were engaged in business.

17 Then I said unto them, Ye see the unhappy state in which we are! Jerusalem is destroyed, and its gates are consumed by fire! Come, rebuild the wall of Jerusalem, and we shall no longer be in reproach.

We shall no longer be in reproach. The destruction of the city by Nebuchadnezzar had cast discredit upon Israel, but especially on its God. Nehemiah encouraged the Jews to persevere (see # 2:20), since God would grant success to their efforts, for his glory.

 

18 And I told them how the good hand of my God had been upon me, and what words the king had spoken to me. And they said, Let us rise up, and let us build. And they fortified themselves in this good resolution

 

The sight of Nehemiah's credentials and his stimulating message raised the morale of the Jews, and they began to work despite the taunts of the influential men (see # 2: 19-20).

 

19 Sanballat, the Horonite, Tobiah, the Ammonite servant, and Geshem the Arab, having been informed of it, mocked and despised us. They said, "What are you doing here?" Do you revolt against the king?

 

Geshem, the Arab. This leader was probably in office south of Jerusalem.

 

20 And I said unto them, The God of heaven will give us success. We, his servants, will rise and build; But you have no share, no right, no recollection in Jerusalem.

 

God of heaven. See # Born 1: 5. Not only did Nehemiah have the King's permission and was not rebellious, but he also enjoyed the protection of God. These enemies had neither the one nor the other, since they were sent on mission neither by God nor by the king.

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