Ostraca ; Ostracon

13/06/2019 12:15

Ostraca (pluriel) ; Ostracon (singulier).

 

      Ostracon est le terme grec pour un tesson de poterie. Des tessons étaient souvent utilisés au Proche-Orient comme supports d’écriture, surtout en Égypte où beaucoup ont été retrouvés. En Palestine quelques collections d’ostraca ont été découvertes : 65 à Samarie ; 21 à Lakich, les fameuses lettres de Lakich ; et quelque 200 à Arad. D’autres ostraca ont été trouvés séparément sur d’autres sites.

 

      Appelés « papier des pauvres », les éclats de poterie se prêtaient bien à l’écriture. En principe, le scribe écrivait sur la surface convexe. En Palestine, l’humidité du climat a souvent fait disparaître l’écriture, alors qu’en Égypte la sécheresse a mieux permis la conservation du texte. D’ailleurs, si davantage d’ostraca ont été mis à jour à Arad dans le Néguev, c’est pour cette même raison.

 

      Les ostraca trouvés en Palestine ne présentent pas des textes littéraires, ce sont plutôt des lettres ou des « bordereaux de commerce ». Ils sont pourtant d’une grande valeur et, du point de vue philologique, ils ont une grande importance. Même les noms qu’ils portent sont révélateurs : certains sont « théophores », c’est-à-dire qu’ils portent les noms de YHWH, d’autres celui de Baal, ce qui indique l’infidélité des habitants vis-à-vis du Yahvisme et du culte israélite. Les noms Abiba’al, Meriba’al, Ba’almeoni ont été déchiffrés sur des ostraca de Samarie. Voir Arad, Lakich, Samarie.

 

 

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