Le soupir est universel parmi les saints

04/12/2013 16:15

Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. {#Ro 8:23}

Ce soupir est universel parmi les saints : avec une plus ou moins grande ampleur nous le ressentons tous. Ce n’est pas un gémissement de murmure ou de plainte : c’est plutôt une note de désir que de détresse. Ayant reçu un gage, nous désirons la totalité de notre part ; nous soupirons de toute notre nature humaine, dans sa trinité d’esprit, d’âme, et de corps, qui peut nous libérer du dernier vestige de la chute ; il nous tarde de chasser la corruption, la faiblesse, et le déshonneur, et de nous envelopper dans ce qui est incorruptible, dans l’immortalité, dans la gloire, dans le corps spirituel que le Seigneur Jésus donnera à son peuple.

Nous soupirons pour la manifestation de notre adoption comme enfants de Dieu. « Nous gémissons, » mais il est « en nous ». Ce n’est pas le gémissement de l’hypocrite, par lequel les hommes croient qu’il est un saint parce qu’il est misérable. Nos soupirs sont des choses sacrées, trop sacrées pour nous pour être éparpillées. Nous les gardons pour notre Seigneur seul. Lorsque l’apôtre dit que nous « attendons,  » nous apprenons que nous ne devons pas être irritables, comme Jonas ou Élie, lorsqu’ils ont dit : « Permet que je meure » ; et que ce ne soient pas des gémissements et des soupirs pour qu’il soit mis fin à notre vie, parce que nous sommes fatigués de travailler, ou parce que nous souhaitons échapper à nos souffrances, mais pour que la volonté du Seigneur soit faite. Nous soupirons pour sa glorification, mais nous nous attendons patiemment à lui, sachant que ce que le Seigneur décide est le meilleur. L’attente implique être prêt. Nous sommes debout à la porte, attendant que le Bien-aimé vienne ouvrir et nous faire entrer avec lui.

Ce « soupir » est une épreuve. Vous pouvez juger d’un homme par ce après quoi il soupire. Certains gémissent après la richesse : ils adorent Mammon ; d’autres gémissent continuellement sur les troubles de la vie : ils sont simplement impatients ; mais l’homme qui soupire après Dieu, qui n’est pas satisfait tant qu’il n’est pas semblable au Christ, celui là c’est l’homme béni. Puisse Dieu nous aider à soupirer dans l’attente de la venue du Seigneur, et de la résurrection qu’il nous apportera.

 

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