Ourim et Toummim ; Urim et Thummim ; dés sacrés ; Urim et Tummim

12/05/2019 13:28

Ourim et Toummim (Français Courant, T.O.B.) ; Urim et Thummim (SEGOND) ; dés sacrés (Français Courant) ; Urim et Tummim (JÉRUSALEM) : lumières et perfections. Ces 2 termes sont souvent présentés dans l’ordre inverse (#De 33:8) ; ourim figure 2 fois seul (#No 27:21 ; #1S 28:6). Ces mots mystérieux désignent un ou plusieurs objets, de nature inconnue, inclus dans l’éphod du souverain sacrificateur et placés dans le pectoral, pièce d’étoffe double, formant un carré d’environ 24 cm, qui se portait sur la poitrine (#Ex 28:30 ; #Lé 8:8). À l’extérieur, le pectoral du jugement portait les noms des 12 tribus, gravés sur 12 pierres précieuses différentes, disposées en 4 rangs de 3. À l’intérieur du pectoral, il y avait l’ourim et le toummim, dont le souverain sacrificateur se servait pour découvrir la volonté divine, dans les cas douteux concernant la nation. Il ne les employait jamais pour s’enquérir de cette volonté à l’égard des individus (#No 27:21 ; cf. #Jos 9:14 ; #Jug 1:1; 20:18,23,27,28 ; #1S 10:22; 14:36-42). À condition d’être revêtu de l’éphod, le souverain sacrificateur pouvait se servir de l’ourim et du toummim dans d’autres lieux que celui où se trouvait l’arche (#Jug 20:27,28 ; #1S 22:10). La réponse, d’ordinaire fort simple, ne l’était cependant pas toujours (#1S 10:22 ; #2S 5:23,24). L’interdit empêchait d’obtenir une réponse (#1S 14:37; 28:6).

      Postérieurement à David, les textes sacrés ne mentionnent plus l’emploi de l’ourim et du toummim. Au retour de l’exil, aucun sacrificateur n’en avait la charge (#Esd 2:63 ; #Né 7:65). Josèphe prétend que cet usage n’aurait cessé que 200 ans avant lui (Antiquités 3.8.9), mais les rabbins affirment qu’il n’y avait ni ourim ni toummim dans le 2e temple. Leur usage était une prérogative du souverain sacrificateur, ce qui ajoutait à l’importance de la tribu de Lévi (#De 33:8) ; voir Souverain Sacrificateur.

      Certains commentateurs ont cherché une analogie entre l’insigne de sa charge porté par le grand prêtre égyptien lorsqu’il rendait la justice, et celui du souverain sacrificateur israélite. Mais cet insigne égyptien n’a pas de rapport avec l’ourim et le toummim, qui servaient à déterminer la volonté divine. D’autres confondent ourim, toummim et pectoral et imaginent que l’éclat intermittent des pierres précieuses, éclairant les lettres gravées, aurait permis au souverain sacrificateur de formuler la réponse. Deux interprétations seulement semblent vraisemblables :

1. L’ourim et le toummim auraient été des objets détachables du pectoral, que l’on aurait jetés comme des dés pour consulter Dieu. Cette opinion s’appuie sur 2 mentions de tirage au sort, en relation avec la recherche de la volonté divine par l’ourim et le toummim (#1S 10:19-22; 14:37-42) ; le texte des Septante favorise cette interprétation.

2. Selon d’autres autorités, l’ourim et le toummim n’avaient qu’une valeur symbolique. Revêtu de l’éphod, portant l’ourim et le toummim, emblèmes de lumière et de vérité (le nom l’indique), le souverain sacrificateur cherchait à connaître la volonté divine, comme le Seigneur l’avait ordonné. Il présentait le problème à Dieu dans la prière. La réponse était révélée à son esprit. Le souverain sacrificateur l’estimait juste, car la requête avait été présentée selon les indications expresses du Seigneur (#Ex 28:30 ; #Lé 8:8). Ses promesses garantissaient lumière et vérité parfaites. La foi comptait sur leur accomplissement. Plus tard, ce furent les prophètes qui firent connaître au peuple la volonté de l’Éternel. Leurs révélations remplacèrent l’ourim et le toummim. Voir Sort.

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