Paradis

09/02/2019 09:55

Paradis, latin paradisus, grec paradeisos : parc, jardin d’agrément ; de l’avesta pairi-daeza (enclos). Dans #Ec 2:5 ; #Ca 4:13 ; #Né 2:8, l’hébreu a pardes, jardin, verger, parc, prenant le sens de forêt dans ce dernier passage (SYNODALE a : parc). Josèphe (Antiquités 8.7.3 ; Contra Apionem 1.20) appelle en grec paradis les jardins de Salomon à Étam et les jardins suspendus de Babylone. Les Septante mettent paradis d’Éden pour le jardin d’Éden (#Ge 2:8). Paradis, désignant le lieu de félicité que l’homme a perdu, devint le nom de la demeure des justes dans l’au-delà. Les Israélites de l’époque tardive distinguaient entre un paradis céleste et un paradis inférieur, le premier appartenant au ciel, tandis que le second était une division du hadès (hébreu che’ol, séjour des morts) assignée aux âmes des justes. Jésus parle dans ce sens lorsqu’il déclare au brigand repentant : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (#Lu 23:43). Il veut dire : dans le séjour des morts bienheureux, que les Juifs appelaient aussi « le sein d’Abraham » (#Lu 16:22). En effet, c’est là que Jésus est descendu au moment de sa mort (#Ep 4:9 ; #Ac 2:27,31), de sorte que, le jour de Pâques, il pouvait dire à Marie de Magdala : « Je ne suis pas encore monté vers mon Père » (#Jn 20:17).

 

      Dans les autres passages du Nouveau Testament, le terme prend son sens céleste : Paul est ravi « dans le paradis », jusqu’au 3e ciel, dans la présence de Dieu (#2Co 12:2,4). À celui qui vaincra, le Seigneur donnera à manger de l’arbre de vie, « qui est dans le paradis de Dieu » (#Ap 2:7; 22:2).

 

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