Parallèles entre l`histoire d`Israël et l`histoire de l`Église LA SOUFFRANCE 2 DE 7

07/05/2015 10:04

Parallèles entre l`histoire d`Israël et l`histoire de l`Église 2 DE 7

Lettre à Smyrne

 

Au désert

Israël dans l`épreuve pendant 40 ans

Deutéronome 8 : 2  Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. 3  Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères,

Note de John Macarthur

8:2

Souviens-toi. Les Israélites devaient se remémorer ce que Dieu avait fait pour eux (cf. #De 5:15 ; #De 7:18 ; #De 8:18 ; #De 9:7 ; #De 15: 15 ; #De 16: 3, #De 16: 12 ; #De 24: 9, #De 24: 18 ; #De 25:17) et ne pas l’oublier (cf. #De 4:9, #De 4:23, #De 4:31 ; #De 6:12 ; #De 8:11, #De 8:14, #De 8:19 ; #De 9:7 ; #De 25:19 ; #De 26:13).

les dispositions de ton cœur. Les quarante années passées par les Israélites au désert avaient été un temps de mise à l’épreuve et de souffrance voulu par Dieu afin de révéler leur attitude fondamentale envers lui-même et envers ses commandements. Ainsi, il avait choisi de soutenir son peuple affamé en lui envoyant une nourriture inconnue jusqu’alors, la manne. Par cette intervention miraculeuse, il l’avait humilié et avait testé son obéissance.

 8:3

manne, que tu ne connaissais pas. Le tout premier envoi de manne est relaté en #Ex 16: 15 et le dernier en #Jos 5:12.

l’homme ne vit pas de pain seulement. La nourriture accordée aux Israélites dans le désert l’avait été par décret divin. C’était sur l’ordre de Dieu qu’ils disposaient de la manne; en fin de compte, ce n’était donc pas grâce à elle qu’ils vivaient, mais grâce à la parole de Dieu (cf. #Mt 4:4 ; #Lu 4:4).

 

 

 

LA SOUFFRANCE

Lettre à Smyrne

https://www.chercherjesus-christ.com/revelation-de-la-bible/lettres-aux-7-eglises/a2-ecris-%C3%A0-l%E2%80%99ange-de-l%E2%80%99eglise-de-smyrne-/

 

Apocalypse 2 : 8 à 11

8 ¶  Écris à l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie:

9  Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.

10  Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.

11  Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.

 

Note de John Macarthur

2:8

Smyrne. Ce mot signifie « myrrhe », substance utilisée comme parfum et, souvent, pour embaumer les morts. Appelée « la couronne de l’Asie », cette ville (de nos jours Izmir, en Turquie) était connue dans l’Antiquité comme la plus belle ville d’Asie Mineure, et c’était un pôle scientifique et médical. Smyrne s’était toujours placée du côté des vainqueurs pendant les conquêtes romaines, et sa loyauté indéfectible envers Rome débouchait sur une pratique fervente du culte de l’empereur. Plus de cinquante ans après la mort de Jean, Polycarpe, le pasteur de l’Église de cette ville, fut brûlé vif à l’âge de 86 ans pour avoir refusé de participer au culte rendu à l’empereur. Une importante communauté juive y manifestait aussi son hostilité envers l’Église.

le premier et le dernier. En appliquant à lui-même un titre que l’A.T. attribuait à l’Éternel (#Ap 22: 13 ; #Esa 41:4 ; #Esa 44:6 ; #Esa 48:12), Jésus-Christ proclame sans ambiguïté qu’il est aussi Dieu. Les idoles vont et viennent, mais lui existait avant elles, et il demeurera après leur disparition.

2:9

ceux qui se disent Juifs. Bien que physiquement juifs, ils n’étaient pas de vrais Juifs mais des païens, d’un point de vue spirituel (cf. #Ro 2:28). Ils s’alliaient aux païens pour mettre les chrétiens à mort, dans le but de rayer de la carte la foi chrétienne.

synagogue de Satan. Du fait de son rejet du Messie, le judaïsme était devenu, tout autant que le culte de l’empereur, un outil entre les mains de Satan.

2:10

diable. Le nom grec de l’ennemi juré de Dieu signifie « accusateur, calomniateur ». A propos de Satan. En réalité, la puissance de Satan sur les chrétiens a déjà été brisée, et la grande guerre déjà gagnée par la crucifixion et la résurrection de Christ: par elles, la victoire ultime a été remportée sur la puissance du péché et de la mort (#Ro 5:18-21 ; #1Co 15:56-57 ; #Hé 2:14). Néanmoins, notre vie sur la terre est marquée par de perpétuelles batailles contre la tentation. La puissance du Seigneur, la force de son Esprit et celle des vérités bibliques sont indispensables à la victoire

tribulation de dix jours. Leur emprisonnement serait bref.

couronne de vie. Il s’agit de la couronne ou récompense constituée par la vie, et non d’une couronne matérielle destinée à orner le front. La « couronne » ne renvoie pas ici au symbole d’autorité des rois, mais à la récompense gagnée par des athlètes victorieux.

2:11

Celui qui vaincra. C’est-à-dire tout chrétien. Selon la définition qu’en donne Jean, être chrétien c’est être un vainqueur.

Jean définit clairement qui sont ces chrétiens victorieux: ce sont tous ceux qui croient que Jésus est le Fils de Dieu, avec tout ce que cela signifie. Tous les véritables croyants triomphent du monde (cf. #1Jn 2:13). « Triompher » traduit le verbe grec « conquérir », « avoir la victoire, la supériorité, la puissance conquérante » et désigne une réelle supériorité conduisant à un succès écrasant. La victoire est totale; elle implique la défaite de l’ennemi d’une manière évidente pour tous. Jésus a aussi employé ce verbe en parlant de lui-même (#Jn 16: 33). C’est grâce à leur union avec Christ que les croyants ont part à sa victoire sur le monde (#Ro 8:37 ; #2Co 2:14). Le verbe grec suggère une victoire permanente sur le monde. ;  cf. vv. #Ap 2:11, #Ap 2:17, #Ap 2:26 ; #Ap 3:5, #Ap 3:12, #Ap 3:21).

la seconde mort. La première mort n’est que physique, alors que la seconde est spirituelle et éternelle (cf. #Ap 20: 14).

Autres notes

Des sept villes mentionnées dans les chapitres 2 et 3, seule Smyrne subsiste, sous le nom d’Izmir ; elle se trouve à environ soixante-dix kilomètres au nord de l’ancienne ville d’Éphèse, à l’ouest de la Turquie. Des six autres villes, il ne reste que des ruines.

       Christ se présente à cette église comme le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie (voir #Ap 1:17-18).

Du vivant de Jean, l’église de Smyrne avait déjà connu la tribulation. La plupart des habitants de cette ville adoraient l’empereur romain comme un dieu et ils lui avaient construit un grand temple. Comme les chrétiens refusaient de lui offrir un culte, ils étaient persécutés par les autorités et par les soldats romains. Ils trouvaient difficilement un gagne-pain. Leurs magasins et leurs maisons étaient pillés (#Hé 10:34). Ils étaient donc réduits à la pauvreté. Cela ne les empêchait pas d’être riches spirituellement (voir #Mt 6:19-20 ; #Ja 2:5). Les JUIFS de Smyrne aussi s’opposaient aux chrétiens et ils les abreuvaient de calomnies. Jésus les qualifie de faux Juifs qui appartiennent à la synagogue de SATAN ; ils sont serviteurs de Satan, le grand « calomniateur » .

L’église de Smyrne avait surtout besoin d’encouragement et de force pour supporter la persécution. En restant fermes jusqu’au bout, jusqu’à la mort, les chrétiens de la ville recevraient la couronne de vie, autre expression pour la « vie éternelle » (voir #Mr 13: 13 ; #1Co 9:25 ; #1P 5:4). Les dix jours de persécution annoncés par Christ ici ne concernent pas la tribulation qui fondra sur toute l’humanité à la fin du monde (#Ap 3:10), mais une brève période d’épreuves particulièrement difficiles qu’allait traverser l’église de Smyrne.

La seconde mort mentionnée ici est la mort éternelle, la sanction définitive pour tous ceux qui auront fait le mal. Elle est appelée étang de feu dans #Ap 20: 14 et étang brûlant de feu et de soufre dans #Ap 21:8.

Autres notes

Notre Seigneur Jésus est « le Premier », car c’est par Lui que toutes choses ont été faites ; Il était avant toutes choses, avec Dieu, et Il est Dieu lui-même. Il est aussi « le Dernier », car Il sera le Juge de tous. En tant que Premier et Dernier, Celui qui était mort et qui maintenant est vivant, est le Frère et l’Ami du croyant ; Il est riche dans la pauvreté la plus profonde, honorable dans l’humiliation la plus basse, et heureux sous la tribulation la plus lourde, comme l’était l’église de Smyrne.

Beaucoup de riches ici-bas sont en fait des « pauvres » devant Dieu ; d’autres sont pauvres extérieurement, mais sont riches intérieurement : riches en la foi, en bonnes œuvres, libéraux pour octroyer des privilèges et des dons, et enfin, riches en espérance.

Quand une âme jouit d’une spiritualité fervente, toute pauvreté extérieure éventuelle peut être très bien supportée ; quand le peuple de Dieu est pauvre en ce monde, mais qu’il dispose d’une bonne conscience envers Christ, ce Dernier fait abonder en eux la richesse spirituelle. Christ nous protège dans les difficultés que nous pouvons devoir subir. Il ne faut pas les appréhender ! Ne vous contentez pas « d’étouffer » toute crainte servile, mais subjuguez-la, en fortifiant votre âme avec vigueur et courage ! Les problèmes surviennent pour nous éprouver, non pour nous détruire.

Observez l’authenticité de la récompense, promise au verset #2:10* : « Je te donnerai » ; ces âmes recevront leur récompense de la propre main de Christ. On peut voir également ce qui lui est associé : « une couronne de vie » ; une existence passée au service du Seigneur, ou consacrée pour Sa cause, sera récompensée par une vie bien meilleure, une vie qui sera éternelle !

La seconde mort est infiniment pire que la première : d’une part dans l’agonie, mais aussi parce qu’elle est éternelle ; il est déjà affreux de mourir, mais rester perpétuellement dans cet état … 

Si un homme est préservé de la seconde mort et de la colère divine, il peut patiemment endurer tout ce qu’il subira ici-bas !

Autres notes

Smyrne signifie « myrrhe » ou « amertume ». Ici Christ se présente comme le premier et le dernier [ … ] qui était mort, et qui est revenu à la vie. Cette description apporte un réconfort exceptionnel à ceux qui affrontent quotidiennement la menace de la mort.

Autres notes

Cette ville était l’une des plus prospères d’Asie Mineure et portait le nom de « métropole ». Les Juifs y étaient exceptionnellement nombreux et puissants ; l’antagonisme violent qu’ils ressentaient contre l’Église chrétienne affleure dans cette lettre comme dans l’épître qu’Ignace écrivit à celle-ci.

  Ce titre de Christ apparaît en 1.18. L’Église, qui allait sous peu être sévèrement éprouvée, avait besoin de réentendre que son Sauveur est Maître de l’histoire et vainqueur de la mort (cf. verset 10). Remarquez la différence entre la condition des chrétiens de Smyrne, et la richesse matérielle et la pauvreté spirituelle des Laodicéens (3.17).

Autres notes

 

Ville située au fond d’un golfe au nord d’Éphèse ; son Église n’est pas mentionnée dans les autres parties du N.T.

 

Autres notes

Le christianisme des Catacombes, dans l`épreuves pendant trois siècles

Jean 16 : 33

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.

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