Parallèles entre l`histoire d`Israël et l`histoire de l`Église 6 DE 7 Lettre à Philadelphie

21/08/2015 08:29

Parallèles entre l`histoire d`Israël et l`histoire de l`Église 6 DE 7

Lettre à Philadelphie

 

HISTOIRE D`ISRAËL

 

De la fin de la monarchie au retour de l`exil

Retour à la parole sous l`impulsion des rois intègres (avant l`exil), des prophètes (pendant l`exil), d`Esdras et Néhémie (après l`exil).

Néhémie 8 : 5 à 12 + Note de John Macarthur

5  Esdras ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple ; et lorsqu’il l’eut ouvert, tout le peuple se tint en place.

se tint en place. Ou « se tint debout ». Par respect pour la Parole de Dieu, le peuple resta debout pendant toute la lecture, comme s’il se trouvait en présence de l’Éternel lui-même.

6  Esdras bénit l’Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit, en levant les mains : Amen ! Amen ! Et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Éternel, le visage contre terre.

bénit l’Éternel. Cette louange était particulièrement appropriée. Dans une synagogue, la lecture est précédée d’une bénédiction. En répondant: « Amen! Amen! », le peuple s’associa à la prière d’Esdras.

7  Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub, Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place.

8:7-8 Certains Lévites aidèrent Esdras à faire comprendre l’Écriture au peuple en la lisant et l’expliquant.

8  Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.

en donnaient le sens. Peut-être, s’agissait-il d’une traduction, nécessaire pour ceux qui, suite à l’exil, ne connaissaient que l’araméen. Mais il s’agissait probablement surtout d’analyser le texte afin que le peuple puisse le comprendre. Il n’y avait pas seulement un travail de traduction, mais aussi de développement et d’explication, à faire.

pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu. Ce genre d’enseignement reflétait l’engagement personnel d’Esdras, qui avait étudié la loi, l’avait appliquée à sa propre vie, puis s’était mis à l’enseigner (#Esd 7:10).

9 ¶  Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Éternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.

Esdras, le sacrificateur. Cf. #Esd 7:11-12, #Esd 7:21 ; #Esd 10:10, #Esd 10:16.

pleurait en entendant les paroles de la loi. Lorsqu’ils entendirent et comprirent la loi de Dieu, les Juifs se rendirent compte qu’ils l’avaient enfreinte. Ils ne pleurèrent pas de joie, mais furent emplis de profonds regrets (v. #Né 8:10) et d’une conviction de péché (v. #Né 8:11), lorsqu’ils prirent conscience de ce que signifiaient les transgressions des commandements divins et du châtiment qu’elles avaient entraîné, la captivité.

10  Ils leur dirent : Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force.

8:10-12

la joie de l’Éternel sera votre force. Il fallait un jour saint d’adoration, à la hauteur de l’événement, pour préparer les Juifs aux épreuves à venir (cf. #Né 12:43), et ils furent donc encouragés à se réjouir. Les paroles qu’ils avaient entendues leur rappelaient que l’Éternel punissait le péché, mais aussi qu’il bénissait l’obéissance. Ils n’avaient pas été complètement détruits, en tant que nation, malgré leurs péchés, et ils étaient, par la grâce de Dieu, à la veille d’un renouveau. Cela méritait une joyeuse célébration.

11  Les Lévites calmaient tout le peuple, en disant : Taisez-vous, car ce jour est saint ; ne vous affligez pas !

12  Et tout le peuple s’en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions, et pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées.

 

LA FIDÉLITÉ À LA PAROLE

LETTRE À PHILADELPHIE

Apocalypse 3 : 7 à 13

7 ¶  Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira:

l’ange. Mot qui signifie littéralement « messagers ». Bien qu’il puisse désigner les anges  comme c’est le cas dans le reste du livre - il ne peut avoir ce sens ici, car les anges ne sont jamais des responsables d’Églises. Il est plus vraisemblable que ces messagers soient les anciens les plus importants, les représentants de chacune de ces Églises

Philadelphie. Située à flanc de coteau, à 50 km environ au sud-est de Sardes, cette ville (Ala-Sheher de nos jours) fut construite vers 190 av. J.-C. par Attale II, roi de Pergame. La relation d’affection peu commune qu’il entretenait avec son frère valut son nom à cette ville: « amour fraternel ». C’était une étape importante d’un point de vue commercial sur la route de la poste impériale, selon le trajet suivi par le courrier au Ier siècle. Les Écritures ne mentionnent cette Église nulle part ailleurs, mais elle était probablement issue du ministère prolongé de Paul à Éphèse (cf. #Ac 19:10).

le Saint, le Véritable. Description habituelle dans ce livre (#Ap 4:8 ; #Ap 6:10 ; #Ap 15:3 ; #Ap 16:7 ; #Ap 19:2, #Ap 19:11). Christ a la même nature, sans péché et sainte, que son Père (#Ps 16:10 ; #Esa 6:3 ; #Esa 40:25 ; #Esa 43:15 ; #Ha 3:3 ; #Mr 1:11, #Mr 1:24 ; #Jn 6:69 ; #Ac 3:14); cela signifie qu’il est absolument pur et séparé du péché. L’adjectif « véritable » évoque à la fois celui qui dit la vérité et celui qui est authentique par opposition à un imposteur.

la clé de David. Christ détient l’autorité suprême sur l’entrée dans le royaume (#Esa 22:22 ; cf. #Mt 16:19 ; #Jn 14:6). En #Ap 1:18, on le décrit avec les clés de la mort et de l’enfer à la main; ici, ce sont celles du salut et de la bénédiction.

8  Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.

porte ouverte. Cela désigne soit l’admission dans le royaume (voir le v. 7), soit une occasion de servir (cf. #1Co 16:9 ; #2Co 2:12 ; #Col 4:3).

9  Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé.

synagogue de Satan. Du fait de son rejet du Messie, le judaïsme était devenu, tout autant que le culte de l’empereur, un outil entre les mains de Satan.

qui se disent Juifs. Bien que physiquement juifs, ils n’étaient pas de vrais Juifs mais des païens, d’un point de vue spirituel (cf. #Ro 2:28). Ils s’alliaient aux païens pour mettre les chrétiens à mort, dans le but de rayer de la carte la foi chrétienne.

10  Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.

je te garderai aussi à l’heure de la tentation. La description donnée par Christ  un événement futur qui, pendant une courte période, servira à éprouver le monde entier - renvoie sans doute à la tribulation: les 7 années précédant l’avènement du royaume terrestre de Christ, caractérisées par la colère divine qui se déchaînera sous la forme de jugements décrits comme les sceaux, les trompettes et les coupes. Cette période est décrite en détail aux ch. #Ap 6:1-19:@. Sa seconde partie est appelée « la grande tribulation » (#Ap 7:14 ; #Mt 24:21), et sa durée est précisée en #Ap 11:2-3 ; #Ap 12:6, #Ap 12:14 ; #Ap 13:5. Le verbe « garder » est suivi d’une préposition dont le sens habituel est « hors de », ce qui appuie l’idée que l’Église sera enlevée avant la tribulation (prétribulationisme; voir les notes sur Jn 14:1-3 {==> "Jn 14:1"}; 1 Co 15:51-52 {==> "1Co 15:51"}; 1 Th 4:13-17 {==> "1Th 4:13"}). Cette période correspond à la 70e semaine de Daniel (voir les notes sur Da 9:24-27 {==> "Da 9:24"}) et au « temps d’angoisse pour Jacob » (voir la note sur Jé 30:7 {==> "Jér 30:7"}).

11  Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.

Je viens bientôt. Cette déclaration n’a rien à voir avec le jugement menaçant du v. 3 et de 2:5, 16 ni avec le jugement dernier du ch. #Ap 19, mais plutôt avec un événement espéré: Christ viendra prendre son Église au moment de l’épreuve.

Cette expression véhicule l’idée que tous les croyants seront réunis au Seigneur Jésus et se rapporte de toute évidence à l’enlèvement de l’Église décrit en #1Th 4:13-18 et #Jn 14:1-3 (cf. #Hé 10:25 pour la seconde occurrence de cette expression dans le N.T.). Les Thessaloniciens vivaient dans l’attente de cet événement (cf. #1Th 1:10 ; #1Th 3:13 ; #1Th 5:9).

 

12  Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.

Celui qui vaincra. Tous les chrétiens sont concernés (voir la note sur 2:7 {==> "Ap 2:7"}).

une colonne. Les croyants jouiront d’une place éternellement assurée et inaliénable dans la présence de Dieu.

j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu. À l’époque biblique, le nom évoquait le caractère. Lorsque Dieu écrit son nom sur nous, il nous imprime son caractère et nous identifie comme lui appartenant.

la nouvelle Jérusalem. La capitale du ciel (voir les notes sur 21:1-27 {==> "Ap 21:1"}). Celui qui vaincra jouira de la citoyenneté éternelle du royaume.

mon nom nouveau. Un jour, nous verrons Christ face à face. Alors, quelle que soit la manière dont nous l’ayons appelé, et quoi que nous ayons compris à son sujet, tout cela pâlira devant la réalité que nous aurons sous les yeux. Il nous donnera un nom nouveau et éternel, et c’est sous ce nom que nous le connaîtrons.

13  Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !

 

HISTOIRE DE L`ÉGLISE

L`Église militante de Christ devenue missionnaire aux XIXe et XXe siècles; faible selon le monde, elle forte par la parole.

2 Corinthiens 12 : 10 + Note de John Macarthur

10  C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Autres notes

Paul est tellement sûr de la puissance de Dieu qu’il en arrive à se plaire dans les épreuves, car tout ce qui survient glorifie le Seigneur. Fort. La puissance divine est toujours infaillible et invincible (#Php 4:11,13).

Paul ne faisait pas que supporter les faiblesses, les outrages, les privations, les persécutions, les angoisses : il en faisait des sujets de joie ! Paul se plaisait dans ces difficultés, car lorsqu’il était faible, c’est alors qu’il était fort. L’apôtre trouve son plaisir dans toutes ces épreuves parce qu’elles permettent à la consolation de Christ d’abonder dans sa vie (#2Co 1:5). Il se réjouit en elles parce qu’en elles la vie de Jésus se manifeste dans son corps (voir #2Co 4:8-10). C’est pour Christ que Paul trouve son plaisir dans ses tribulations. Contrairement aux adeptes d’autres religions, Paul ne cherche pas à tirer un avantage personnel des épreuves. Il ne recherche que l’intérêt supérieur de Christ. Dieu nous récompensera seulement pour ce que nous aurons supporté à cause de Christ (voir #Mt 5:11; 19:29). 

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