Phénicie

14/06/2018 00:47

Phénicie (SEGOND, Français Courant, JÉRUSALEM, T.O.B.). On donne 3 explications du sens de ce nom, dérivé du grec :

 

1. Pays du palmier (phoinix ; cf. Palmyre) ;

2. Pays de la pourpre (phoinos signifie rouge sang). À Tyr par exemple on teignait beaucoup en pourpre avec le mollusque Murex trunculus. Voir Pourpre ;

3. Pays des hommes au teint basané, cuivré (c’est-à-dire des marins phéniciens). Étroite bande de terre, resserrée entre la Méditerranée à l’ouest, les sommets du Liban à l’est, et ses ramifications au sud. La ville d’Arvad en marquait probablement la frontière septentrionale. Quand les Israélites se furent établis au sud, sur la côte, la limite méridionale de la Phénicie se terminait à l’Échelle de Tyr, à environ 22 km au sud de Tyr. Mais les Israélites ne chassèrent les Phéniciens ni d’Akko ni d’Akzib (#Jug 1:31). Au temps de Christ, la Phénicie atteignait Dor, à presque 26 km au sud du Carmel. D’Arvad à l’Échelle de Tyr, il y a plus de 200 km. Villes principales : Tyr et Sidon, laquelle fut renommée avant Tyr, Byblos (Guébal), Arvad. À une époque reculée, les Israélites appelaient la Phénicie « Canaan » (#Esa 23:11), et mettaient ses habitants au nombre des Cananéens (#Ge 10:15). Selon ce passage, les Cananéens étaient premièrement des descendants de Cham ; ils s’établirent sur l’étroite bande de terre qui reliait l’Égypte et les grands empires sémitiques du Croissant fertile. De bonne heure, ils doivent avoir succombé à l’influence du mélange linguistique et interracial avec les Sémites, perdant ainsi leur caractère ethnique distinctif. Ainsi s’explique, semble-t-il, le fait que finalement les Cananéens étaient plus sémites que chamites (cf. Unger’s Bible Dictionary, 1957, page 862). Les Phéniciens racontent eux-mêmes qu’ils émigrèrent des bords du golfe Persique, passèrent en Syrie et s’établirent dans la région maritime de Canaan (Hérodote 1.1 ; 7.89). Le territoire où les Phéniciens s’installèrent avait de bons ports naturels. Le Liban possédait des réserves inépuisables de bois de charpente, dont les Phéniciens firent des navires. Ce peuple excella dans l’art de la navigation. Il ne se borna pas à négocier dans des régions méditerranéennes fort éloignées, mais colonisa des lieux convenant à son trafic ; certains de ces comptoirs devinrent plus tard de grands centres commerciaux. La colonie phénicienne la plus importante, Carthage (située près de la Tunis moderne), rivalisa longtemps avec Rome, qui finalement l’anéantit. Lors des guerres puniques, certains chefs carthaginois portaient des noms phéniciens évoquant l’hébreu. Hannibal signifie « faveur de Baal », Hasdrubal, « Baal est un secours ». Le territoire de Tyr et de Sidon que Jésus parcourut, se trouvait en Phénicie (#Mt 15:21 ; #Mr 7:24,31). La persécution, consécutive au martyre d’Étienne, obligea des chrétiens à s’enfuir en Phénicie (#Ac 11:19). En allant d’Antioche à Jérusalem, Paul et Barnabas traversèrent la Phénicie (#Ac 15:3). Lors de son dernier voyage à Jérusalem, Paul s’embarqua sur un navire phénicien qui l’amena à Tyr (#Ac 21:2,3) ; voir Tyr, Jézabel, Hiram, Divinités païennes, Alphabet.

 

 

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