Rançon.

25/11/2016 14:43

Rançon. Le mot hébreu est apparenté au verbe couvrir (qui signifie aussi absoudre). Il est utilisé pour la somme payée pour racheter sa vie de la mort (#Ex 21:28-30 ; #Job 33:24; 36:18), un esclave (#Lé 19:20), un prisonnier (#Lé 19:20 ; #Esa 43:13), une terre (#Lé 25:24). La délivrance hors d’Égypte était un rachat (#De 7:8). Le meurtrier ne pouvait pas être racheté par une rançon (#No 35:31,32). On achetait parfois aussi le silence d’un témoin par une rançon (#1S 12:3 ; #Am 5:12 ; #Pr 6:35). Pour racheter son peuple captif à Babylone, Dieu a donné comme rançon l’Égypte, la Nubie et Sévva (#Esa 43:3 ; cf. #Esa 35:10) Le mot rançon était également utilisé pour la somme payée aux sacrificateurs pour le rachat des nouveau-nés mâles (#No 18:16) qui, depuis la dernière plaie d’Égypte, appartenaient à l’Éternel (#Ex 13:2 et suivant ; #Lé 27:27 ; #No 3:49; 18:16). Selon d’autres interprètes, on ne rachetait que le nombre de garçons qui dépassait celui des Lévites (#No 3:41,46; 8:18).

 

      Dans le Nouveau Testament, le mot lutron (dérivé de luô : délier, délivrer, racheter) a le même sens. Le Fils de l’homme a donné sa vie en rançon pour beaucoup (#Mt 20:28 ; #Mr 10:45), c’est-à-dire pour délivrer tous ceux qui acceptent par la foi le sacrifice de sa vie sur la croix (#Ro 3:24 ; #Ga 3:13 ; #1Ti 2:6). Il a offert sa vie en échange de la leur pour qu’ils soient libres comme le prisonnier ou l’esclave racheté. Le problème qui a tourmenté les théologiens de certaines époques, de savoir à qui a été payé cette rançon, à Dieu ou à Satan, est un faux problème, l’idée de cette parole étant celle de la libération et de la grandeur du prix payé et non celle d’un destinataire de la rançon. Cette idée est également contenue dans les mots acheter (#1Co 6:20) et racheter (#1P 1:18 et suivant). Pour la rançon expiatoire, l’apôtre Paul utilise le mot antilutron (#1Ti 2:6). Voir Rédemption.

 

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