Vie

13/12/2013 13:00

Vie

      Ancien Testament.

a) Les termes hébreux : le verbe Hayah = vivre, avoir la vie, continuer à vivre, ou vivre dans la prospérité. Le nom abstrait Hayyim = la vie, c’est-à-dire le principe vital avec ses énergies et ses activités. Nephech = souvent l’être vivant, la créature ; parfois le siège de l’âme, de la personnalité, des émotions et des passions ; fréquemment la vie ou le siège de la vie chez l’homme et chez l’animal. RouaH = vent ou souffle, principe ou source de la vitalité, n’est jamais utilisé dans le sens de la vie proprement dite ;
b) Enseignement de l’Ancien Testament : En résumé, la vie est celle du corps, de l’existence et de l’activité de l’homme, de la personne complète, consciente et active. Le domaine matériel est nécessaire pour que l’homme puisse vivre et agir à la lumière de la faveur de Dieu. Entretenir de bonnes relations avec Dieu et connaître la communion avec lui sont la source et le secret de la vie. Par conséquent le centre de gravité de la vie est situé dans la partie morale et religieuse de la nature de l’homme.


      Vue dans le détail, la notion de la vie est très complexe. Celle-ci peut signifier :

I) le principe vital sans manifestation (#Ge 2:7) ; le souffle de vie, émanant de Dieu, qui fait de l’homme un nephech, ou être vivant (#Ge 1:30; 6:17 ; etc.).
II) la période ou durée de l’existence d’un homme (#Ge 23:1; 15:7 ; etc.).
III) la vie vue comme un don direct de Dieu qui, pour sa durée, dépend absolument de lui (#Ge 1:11-27; 2:7 ; etc.).
IV) la somme totale des relations et des activités d’un homme qui, ensemble, constituent sa vie (#De 32:47 ; #1S 25:29 ; etc.).
V) synonyme des moyens de soutien de la vie (#De 24:6 ; #Pr 27:27).
VI) synonyme du bonheur ou du bien-être (#De 30:15,19 ; #Ps 16:11 ; etc.).


      Partout la vie est présentée comme un don précieux, à posséder dans une relation vitale avec Dieu. Quand Dieu envoie son Esprit, les choses sont créées et prennent vie ; quand il le retire, elles meurent (#Ps 104:29,30). Toute offense contre la vie devait être sévèrement punie (#Ge 9:4,5 ; #Lé 17:14 ; etc.).

      Nouveau Testament.

      Les termes grecs : bios = l’équivalent de l’hébreu Hayyim, c’est-à-dire la période de l’existence, et les moyens nécessaires pour soutenir la vie ; psuchê = tantôt l’équivalent de Hayyim, tantôt de nephesh et parfois de rouaH, c’est-à-dire le principe vital, l’être vivant, la partie immatérielle de l’homme, le siège des affections et des désirs, etc. ; zôê correspond de près à Hayyim, et signifie l’état de celui qui est animé, la plénitude de ses activités et relations aussi bien dans le domaine matériel que spirituel. Ce dernier mot grec constitue le thème principal du Nouveau Testament : la vie d’en haut qui est communiquée aux croyants par la médiation de Jésus-Christ. Ainsi les idées implicites dans l’Ancien Testament sont développées et enrichies par la révélation suprême en Christ et par son enseignement.

      Dans la littérature johannique, en particulier, l’enseignement sur la zôê est le plus développé, à tel point que tous les autres thèmes abordés gravitent autour d’elle. Jean a écrit son évangile « afin que vous ayez la vie » (#Jn 20:31). En tant que Logos, Jésus est la source et le moyen de subsistance de toute vie dans le monde, sous quelque forme que ce soit (#Jn 1:4). C’est pour donner la vie qu’il est venu dans le monde (#Jn 6:33,34,51 ; etc.). Mais le mot zôê se rapporte surtout aux activités qui sont l’expression de la communion avec Dieu et son Fils : ces relations sont appelées la « vie éternelle » (#Jn 3:15,16,36; 4:14 ; etc.). La définition que Jésus lui-même donne de la « vie éternelle » est de « connaître (par une relation, une communion personnelle) Dieu, et Jésus-Christ qu’il a envoyé » (#Jn 17:3). Cette vie est à la fois une possession actuelle et une espérance merveilleuse pour l’avenir : par la foi, le croyant entre d’ores et déjà dans une relation vitale avec Dieu, reçoit une nouvelle puissance et exerce de nouvelles activités. Jean souligne cette réalité présente plus qu’il ne parle de sa récompense glorieuse dans l’au-delà, bien qu’il mentionne aussi celle-ci (#Jn 4:36; 5:29 ; etc.). Dans ses épîtres il reprend, confirme et développe les mêmes thèmes. Dans l’Apocalypse, il évoque la couronne de vie promise à ceux qui sont fidèles jusqu’à la mort (#Ap 2:10), l’eau de la vie offerte gratuitement à celui qui a soif (#Ap 21:6), le fleuve d’eau de la vie qui sort du trône de Dieu (#Ap 22:1), et l’arbre de vie (#Ap 22:2,14).

 

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