Ville ’ir

13/12/2013 12:57

Ville. Le mot hébreu ’ir, (grec polis) qui apparaît 1090 fois dans l’Ancien Testament, désigne un groupement de demeures permanentes, qu’il soit petit ou grand, spécialement s’il y avait un mur d’enceinte (#Ge 4:17; 18:26; 19:20,29; 24:11 ; #Ex 1:11 ; #Lé 25:29 ; #No 13:19 ; #Jos 3:16; 10:39; 13:17 ; #Jug 20:15 ; #1S 15:5; 20:6 ; #2R 17:6 ; #Est 9:19 ; #Jér 51:42-43,58 ; #Jon 3:3 ; #Na 3:1 ; #Lu 2:4; 23:51 ; etc.). L’hébreu emploie également les mots qiryah, qeret et cha’ar (littéralement portail) pour désigner une ville (#Esd 4:10,15 ; #Job 29:7 ; #Pr 8:3). On distinguait les villes fortifiées, entourées de remparts (hébreu ’ir mibhtsar), de celles qui n’en avaient pas (hébreu perazi, perazot) (#De 3:5 ; #Esa 9:19 ; #Jér 34:7). Les villes étaient souvent bâties sur des collines (#Jos 11:3 ; #1R 16:24 ; #Mt 5:14 ; Guerre juive 3.7.7) ce qui en facilitait la défense, et dans les lieux fertiles où l’eau et la fécondité du sol engageaient l’homme à se fixer. Les villes étaient entourées d’ordinaire de hautes murailles, interrompues par des portes  —  munies de barres (#No 13:28 ; #De 3:5 ; #Jos 2:5,15; 6:5 ; #Né 3:3 ; #Ac 9:24,25). Plus tard, elles eurent des tours de défense (#Né 3:1,11,25 ; Guerre juive 5.4.3). Les murs de 6 à 9 m d’épaisseur n’étaient pas rares. Des habitations étaient aménagées à l’intérieur des murailles (#Jos 2:15). La porte, construction massive, était parfois surmontée d’une chambre située au-dessus de l’entrée monumentale (#2S 18:33; 19:1). Dans les périodes critiques, on plaçait une garde à la porte (#2R 7:10 ; #Né 13:19), et une sentinelle se tenait au faîte de l’entrée monumentale ou sur la tour (#2S 18:24 ; #2R 9:17 ; Josèphe, Guerre juive 5.6.3). Le nombre d’entrées dans la ville variait. La ville idéale d’Ézéchiel avait douze entrées ou portes (#Ez 48:30-35 ; cf. #Ap 21:12-13). En plein air, sur la place, à l’intérieur de la porte, on traitait les affaires publiques, le juge prononçait ses arrêts, on concluait les marchés (#Ge 19:1; 23:10 ; #Ru 4:1-11 ; #2S 15:2 ; #1R 22:10 ; #2R 7:1 ; #Né 8:1 ; #Am 5:10,12,15). Les rues étaient d’ordinaire étroites (Josèphe, Antiquités 20.5.3 ; Guerre juive 2.14.9 ; 15.5 ; 5.8.1) mais pas toujours (#2S 15:1 ; #1R 1:5 ; #Jér 17:25) ; certaines rues étaient réservées aux boutiques des commerçants, c’est-à-dire aux bazars ou souks orientaux (#1R 20:34 ; #Né 3:31 ; #Jér 37:21). Les troupeaux paissaient aux abords immédiats de la ville (hébreu migrach = pâturage) (#No 35:2 ; #Jos 14:4 ; #1Ch 5:16; 6:55 ; #Ez 48:15,17). En Égypte, des villes servaient de greniers (= villes d’approvisionnement, #Ex 1:11). Salomon fit bâtir des villes pour ses chars et ses cavaliers (#1R 4:26; 9:19). Dans la Bible, la ville de Jérusalem a une place particulière car elle est le siège de la maison de David et le centre de la vie religieuse d’Israël. Elle est appelée « cité de David », « cité de Dieu » ou encore « ville du grand roi » (#2S 5:7,9; 6:10,12 ; #1R 9:24 ; #Ps 46:5 ; #Mt 5:35 ; #Hé 12:22). La Nouvelle Jérusalem ou ville céleste apparaît dans #Ap 21; 22 où elle représente la gloire de Dieu. Elle est habitée par les croyants. Elle est comparée à la fiancée de l’Agneau, elle figure par une autre image l’Église pour qui Jésus-Christ mourut. Elle est le modèle parfait de toute société humaine rachetée par le Dieu vivant. Voir Jérusalem, Lévites, Villes de refuge.

 

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