Voile

21/11/2013 08:21

Voile

1. Différents termes hébreux et grecs sont rendus en français par le mot voile. Il est difficile de les définir de manière exacte, mais l’hébreu tsa’iph désigne un grand châle avec lequel les femmes se couvraient la tête en public (#Ge 24:66). Le tsammah de #Ca 4:1,3; 6:7 correspond au tsa’iph. Une fiancée était voilée lorsqu’elle était présentée à son fiancé.
Lors d’un deuil, les femmes se couvraient aussi la tête. Le terme employé ici est l’hébreu masseKhah (utilisé au sens figuré dans #Esa 25:7). Dans #Esa 3:23, le prophète parle des mantilles (Colombe) des femmes orgueilleuses de Jérusalem (hébreu redid). Moïse portait aussi un voile (hébreu masveh ; grec kalumma) pour cacher l’éclat de son visage ; Paul précise que c’était pour cacher le fait que cet éclat diminuait progressivement (#2Co 3:13-16). Dans le Nouveau Testament, Paul recommande aux femmes le port du voile dans l’assemblée (#1Co 11:4-6). En ayant la tête couverte, elles montrent leur condition de femme honorable et leur soumission à leur mari. En Orient (#Esa 47:2) et en Grèce, une femme honnête portait habituellement son voile en public. Seules les prostituées se promenaient tête nue pour signifier qu’elles n’étaient sous l’autorité de personne, donc disponibles pour quiconque. Elles avaient souvent aussi la tête rasée comme les hommes. C’est pourquoi Paul dit aux Corinthiennes qui voulaient renoncer au signe distinctif d’une femme honnête et soumise à son mari, c’est-à-dire au voile : « Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore son chef (= tête et mari), c’est comme si elle était rasée » (#1Co 11:5). « L’homme, par contre, ne doit pas se voiler la tête » (#1Co 11:7) : en Grèce (comme encore chez nous), les hommes se découvraient lors des cérémonies religieuses publiques, contrairement aux Juifs qui priaient toujours la tête couverte. Paul se réfère donc au contexte culturel de ses destinataires pour leur donner ses directives concernant la tenue dans les réunions cultuelles. Pour motiver les Corinthiennes à adopter une attitude qui, dans leur contexte culturel, puisse être jugée conforme à celle que Dieu a assignée à la femme dans son rapport avec l’homme, Paul fait appel à l’ordre créationnel tel qu’il est défini dans la Genèse.
2. (Hébreu parokhet). Rideau dans le tabernacle ou le Temple (#Ex 26:31-35; 27:21; 30:6 ; #2Ch 3:14) qui séparait le lieu saint du Saint des saints. Il était « violet, pourpre et cramoisi, de fin lin retors » (#Ex 26:31), brodé de chérubins (#Ex 26:31). Lorsque le tabernacle était transporté, le voile servait à couvrir l’arche (#No 4:5). Selon les ordonnances lévitiques, seul Aaron, c’est-à-dire le grand prêtre, était autorisé à aller au-delà du voile, dans le Saint des saints. Il n’y pénétrait qu’une fois l’an, le jour des expiations (#Lé 16:2).


      Lorsque Jésus mourut à la croix, le voile du Temple se déchira en deux de haut en bas (#Mt 27:51). Cet événement signifiait que Jésus, par sa mort, avait ouvert pour les hommes un nouvel accès au Père (#Hé 6:19; 9:3). Voir Habillement, Tabernacle 2, Temple 3.

 

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