Volonté

21/11/2013 08:16

Volonté.

      En hébreu il n’y a pas à proprement parler de terme pour le mot volonté. Les noms approchants sont :

1. Haphets (prendre du plaisir à quelque chose). Ce terme s’applique à la volonté souveraine de Dieu à l’égard des hommes (#1S 2:25, #Esa 53:10). Dans #Ru 3:13, Haphets implique une nuance de liberté : « Si Booz veut s’acquitter de son devoir de rachat envers toi… » ;
2. ratson (fait d’être content, plaisir, bonne volonté) s’applique à celui qui cherche à faire la volonté de Dieu (#Ps 143:10) ou qui prend plaisir à l’accomplir (#Ps 40:9) ;
3. ’abhah (être désireux de, consentir). Ce terme apparaît par exemple dans #Ex 10:27 ; #De 29:19 ; #1S 22:17 ; #2S 6:10 ; #2R 8:19 ; #1Ch 19:19 ; #Ez 3:7 ;
4. le verbe nadabh indique l’engagement de la volonté (par exemple #Jug 5:9 ; #1Ch 29:5) et s’applique en particulier aux offrandes volontaires des Israélites (#Ex 35:21 ; #1Ch 29:9).


      Sous l’ancienne alliance, on attend du peuple israélite qu’il fasse la volonté de Dieu (par exemple #Ps 40:9; 143:10).

      L’Ancien Testament affirme que Dieu accomplit sa propre volonté. Il conclut une alliance avec les êtres humains parce qu’il le veut bien. L’Éternel « fait ce qu’il veut dans le ciel et sur la terre, dans la mer et dans tous les abîmes » (#Ps 135:6). Il a créé l’univers et a pris l’initiative du salut. L’homme avec qui Dieu a fait alliance est appelé à vivre selon Sa volonté, en observant la Loi. Prendre plaisir à faire la volonté de Dieu, c’est avoir la Loi de Dieu au fond de son cœur (#Ps 40:9). Seuls les fous (#Ec 8:3) et les rois (#Da 11:3,16,36) font ce qu’ils veulent.

      Dans le Nouveau Testament, deux familles de synonymes grecs expriment l’idée de volonté : thelô et boulomai (par exemple #Ro 2:18, #Ga 1:4 ; #Col 4:12). On peut en rapprocher aussi eudokia (bonne volonté ou faveur : #Mt 11:26) et son verbe eudokeô (#Ga 1:15), prothesis : dessein (#Ro 8:28), arestos : ce qui plaît (#1Jn 3:22) et des composés : euarestos (#Ep 5:10) et euprosdektos : acceptable (#1P 2:5). Quelques textes du Nouveau Testament combinent plusieurs de ces termes plus ou moins équivalents (#Ro 12:1 ; #Ep 1:5,11 ; #Hé 13:21).

      La volonté de Dieu est un thème fondamental de l’enseignement de Jésus (par exemple #Lu 7:30 ; #Ac 2:23; 4:28 ; #Ep 1:11 ; #Hé 6:17). Jésus lui-même n’agit pas selon sa propre volonté, mais il fait celle de son Père (#Jn 5:30; 6:38). Sa nourriture est de faire la volonté de Celui qui l’a envoyé (#Jn 4:34). Luc confirme cela en rapportant les paroles de Jésus à Gethsémané : « Père si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui soit faite » (#Lu 22:42). Dans les Actes, les apôtres affirment que c’est conformément à la volonté de Dieu que Jésus a été crucifié (#Ac 2:23; 4:28), comme David a accompli cette volonté en son temps (#Ac 13:36). #Hé 10:5-10 affirme que cet accomplissement de la volonté de Dieu a aboli une fois pour toutes les sacrifices offerts selon la Loi. En même temps, Jésus fait la volonté de Dieu et l’enseigne aux hommes : tous doivent obéir à la volonté de son Père. Le sermon sur la montagne se termine sur l’avertissement que seul celui qui fait la volonté de son Père entrera dans le royaume des cieux (#Mt 7:21).

      Dans les épîtres, Paul se présente plusieurs fois comme étant apôtre de Jésus-Christ « par la volonté de Dieu » (#1Co 1:1 ; #2Co 1:1 ; #Ep 1:1 ; #Col 1:1 ; #2Ti 1:1), car il considère son ministère comme un prolongement de l’activité de Jésus lui-même. Aussi veut-il annoncer tout le conseil (ou : toute la volonté : boulê) de Dieu (#Ac 20:27) qui lui a été communiqué par Dieu (#Ac 22:14).

      Tous les rachetés ont été prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés, « selon le dessein bienveillant de la volonté de Dieu » (#Ep 1:5,11). Ils sont nés de nouveau selon cette volonté (#Ja 1:18 ; cf. #Jn 1:13 qui contraste cette naissance à celle due à la volonté d’un homme), car ce n’est pas la volonté de Dieu qu’un seul « de ces petits périsse » (#Mt 18:14). Vivre selon la volonté de Dieu (#1P 4:2), c’est pour le chrétien, offrir « son corps en sacrifice vivant » et être « transformé par le renouvellement de l’intelligence » (#Ro 12:1-2; 6:13,19), travailler à sa sanctification, « s’abstenir de l’inconduite » (#1Th 4:3), faire le bien (#1P 2:15) et « rendre grâces en toutes circonstances » (#1Th 5:18). Toute prière faite selon la volonté de Dieu est certaine non seulement d’être entendue mais d’être exaucée (#1Jn 5:14).

      Le chrétien est appelé à « faire la volonté divine de tout son cœur » (#Ep 6:6), avec persévérance, afin d’obtenir ce qui lui est promis (#Hé 10:36) et de demeurer pour toujours (#1Jn 2:17). Ceux qui « souffrent selon la volonté de Dieu » peuvent être certains de la protection de leur Créateur (#1P 4:19 ; cf. #1P 3:17). Cette volonté de Dieu s’oppose, pour le croyant à la « volonté de la chair », c’est-à-dire de l’ancienne nature corrompue (#Ep 2:3 ; cf. #1P 4:3) qui, en fait, accomplit la volonté du diable (#2Ti 2:26).

      Pour accomplir la volonté de Dieu, il faut la connaître. Cette volonté révélée autrefois aux Israélites est maintenant portée à la connaissance des païens (#Ro 1:5). Nous pouvons même être « remplis de la connaissance de sa volonté …  pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables » (#Col 1:9-10) ; nous comprenons « quelle est la volonté du Seigneur » si nous nous laissons toujours à nouveau remplir de l’Esprit de Dieu (#Ep 5:17-19). Voir Conseil ; Dessein.

 

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