Voyage * Hébreu derekh yom * grec hodos hodoiporia

21/11/2013 08:12

Voyage. (Hébreu derekh yom ; grec hodos, #Lu 9:3 ; hodoiporia #Jn 4:6). En Orient il était courant d’évaluer les distances en heures ou jours de marche. C’était le moyen le plus naturel vu que les routes n’étaient que des pistes cavalières qui, même, n’existaient plus dans le désert. La distance parcourue différait énormément suivant les difficultés rencontrées en chemin. Ainsi les voyageurs se souciaient-ils avant tout de savoir où ils pourraient passer la nuit, plutôt que de poursuivre en risquant de ne plus trouver d’abri pour la nuit. On a calculé qu’une mule chargée effectuait environ 5 km par heure. En une journée on pouvait parcourir environ 40 km. Souvent les villes ou les caravansérails étaient à 40-50 km les uns des autres. Dans #Ge 24:40, Dieu promet au serviteur d’Abraham, qui va chercher une femme pour Isaac en Chaldée, de faire réussir son voyage. Dans #Ge 35:3 et suivants Jacob dresse un autel à Dieu qui a été avec lui pendant son voyage à travers Canaan. Dans #No 35:3, il est ordonné aux Juifs qui seraient en voyage au moment de la Pâque de la célébrer là où ils se trouvaient. Au premier siècle, les voyages étaient favorisés par l’excellent réseau routier construit par les Romains et par la sécurité des voyages maritimes. Des routes pavées, bien entretenues et protégées par l’armée rendaient les voyages plus faciles et plus sûrs qu’en aucun siècle antérieur ou postérieur, jusqu’à une époque très récente. Paul emprunta, à plusieurs reprises, la Voie Égnatienne qui menait de Rome à Byzance. Il a certainement foulé la Voie Sébastéenne qui joint les villes de Pamphylie et de Pisidie. Il a suivi la route qui mène d’Antioche de Pisidie à Éphèse et, plus tard, il entrera à Rome par la Voie Appienne (#Ac 28:15).

      Les voyages par mer étaient encore plus sûrs que les déplacements terrestres. Avant la naissance d’Auguste, Pompée avait débarrassé la Méditerranée de ses pirates. Aussi la mer était-elle sillonnée en tous sens par une flotte nombreuse et bien armée voguant à une vitesse moyenne de 4 à 6 milles marins (7 à 11 km) à l’heure. Bien qu’il se fût agi essentiellement de navires marchands, ils transportaient aussi des voyageurs : 276 sur le bateau qui devait mener Paul à Rome (#Ac 27:37), 600 sur celui où voyagera Josèphe (Autobiographie III. 15). Pour réduire au minimum les risques de naufrages, la mer était fermée à la navigation du 11 novembre au 10 mars ; pour plus de sûreté, les voyages se faisaient essentiellement entre le 26 mai et le 14 septembre. C’est parce que le capitaine du navire d’Adramyte n’a pas écouté les sages conseils de Paul que son bateau a été pris dans la tempête et qu’il s’est échoué (#Ac 27:21). Les Romains ne se privaient pas de voyager. Pline le Jeune se plaint de ce que ses compatriotes aient visité les merveilles de la Grèce, de l’Égypte et de l’Asie mais qu’ils ignorent les curiosités de leur propre ville (Lettre à Gallus II, Lettres VIII, 20). Sur une tombe, à Hiérapolis en Phrygie, un marchand se vante d’avoir été 72 fois à Rome.

 

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